00:00 Peut-être avez-vous des enfants, peut-être sont-ils à l'école.
00:02 Ça veut dire que peut-être que leurs camarades de classe
00:06 ont une maman, un papa qui est étranger, qui est à la rue.
00:10 Vous savez, il y a 3 000 enfants à la rue aujourd'hui en France.
00:12 Qui va appeler le 115 et le 115 va lui dire
00:15 "Désolé, avec la nouvelle loi d'Armanin, vous n'avez plus le droit à être hébergé".
00:19 C'est un cas concret, par exemple, de ce qui va se passer.
00:23 Quelqu'un qui travaille en restauration,
00:27 dans les métiers, ce qu'on a appelé les métiers en tension au sens large,
00:30 qui cotise, qui est valeureux, on va lui dire
00:34 "Non, ta famille n'a plus le droit à certaines allocations familiales".
00:37 Tu as le droit de travailler, mais tu n'as pas le droit d'avoir un réseau.
00:41 - Ce n'est pas vrai, parce que pour ceux qui travaillent, ils ont le droit quasiment tout de suite.
00:43 - Monsieur, je finis.
00:44 - Non, mais je réquifie ce que vous dites, parce que...
00:45 - 30 mois, 30 mois !
00:47 - Une famille où vous avez plusieurs enfants,
00:52 les deux ont plus de 16 ans, ils sont français,
00:55 celui qui a moins de 16 ans n'est pas encore français.
00:57 Entre 16 et 18 ans, on va lui dire "Montre ta motivation à être français".
01:01 - Ça, c'est choquant ?
01:02 - Entre 16 et 18 ans.
01:04 - C'est choquant de faire une demande...
01:05 - Vous avez ces réflexions-là ?
01:08 Vous savez, avant 18 ans, vous êtes un gamin, vous êtes un môme.
01:11 Quel poids et quelle responsabilité on met sur l'enfant et sur sa famille ?
01:15 - C'est choquant de demander à 18 ans...
01:18 - Mais ça devrait être de fait, c'est le droit du seul.
01:20 - Vous créez une discrimination.
01:21 - Et c'est là-dessus que revient ce texte.
01:22 - Et c'est un renoncement majeur des valeurs de la République.
01:25 - C'est une chose des Républicains, et c'est même quelque chose qui vient de plus loin.
01:28 Qui vient de 1515, d'Eddie Royault, on en est là, de ce recul-là.
01:33 Alors oui, il va falloir s'organiser, et nous on appelle vraiment toutes...
01:37 Je salue déjà les conseillers départementaux,
01:39 les conseillers départementaux qui ont dit qu'ils allaient refuser,
01:42 les présidents d'universités qui se sont élevés,
01:45 et il faut vraiment appeler toutes celles et ceux,
01:48 et ils sont nombreux, y compris d'ailleurs dans la Macronie,
01:51 puisque 25% des députés macronistes n'ont pas voté ce texte.
01:54 - Je salue la démission du ministre Rousseau.
01:57 - Il faut que tout le monde se rassemble, et notamment au sein de la NUPES,
02:01 pour qu'on voit ce qu'on doit faire maintenant,
02:03 et se donner de la force par cette situation qui est gravissime.
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