00:00 Sophie Dupont, le malaise est toujours là aujourd'hui dans les rangs de la majorité ?
00:05 Toujours. Un sentiment de gueule de bois, c'est le terme qu'a choisi ce matin Sacha Ollier, députée de la première heure d'Emmanuel Macron,
00:11 qui a voté contre le texte hier pour décrire son état d'esprit, au moment même où la Première Ministre Elisabeth Borne, elle, parlait de sentiment du devoir accompli.
00:20 Une dichotomie qui illustre parfaitement les contradictions qui traversent aujourd'hui la majorité, une majorité qui s'est faite discrète.
00:27 Toute l'après-midi, ici, à l'Assemblée, ils sont plusieurs à ne pas avoir voulu réagir au micro, et fait plus rare ceux qui ont bien voulu le faire.
00:34 C'était parfois pour critiquer les ministres, par exemple, qui ont mis dans la balance leur démission quelques instants avant le vote hier.
00:40 Pendant ce temps-là, les oppositions, elles, dénoncent en chœur la fin du... et en même temps, applaudissent l'apparition de frondeurs dans la majorité.
00:48 Des frondeurs qui, toutefois, réfutent ce terme.
00:50 Écoutez, par exemple, Mireille Clapot et Stella Dupont, deux députés de la majorité qui n'ont pas voté le texte hier et qui réfutent le terme de frondeuse aujourd'hui.
00:59 Pas frondeurs. On a le droit, comme sur des points éthiques, d'avoir des positions différentes.
01:06 Il y a des députés avec des sensibilités, et on a retrouvé, dans ceux qui ont voté contre ou se sont abstenus, des collègues de différentes sensibilités.
01:15 Donc pas de simplification outrancière. Et nous sommes tous dans le groupe Renaissance et Apparenté, dans la majorité.
01:21 Je réfute ce terme de frondeurs. On a discuté beaucoup en interne, on a beaucoup échangé.
01:28 Nos positions respectives étaient claires, partagées. On n'est pas dans la fronde. On est sur un désaccord de fond très clair, très net.
01:37 Cette séquence nécessite qu'on se pose, qu'on fasse une analyse, un bilan, pour se projeter sur la suite.
01:46 Même discours du porte-parole du gouvernement Olivier Véran à la sortie du Conseil de ministre.
01:51 Il n'y a pas de mouvement de fronde. Reste que tous concèdent un moment difficile.
01:56 La majorité déjà relative d'Emmanuel Macron ressort encore plus relative, car fracturée, avec même un ministre qui claque la porte aujourd'hui.
02:03 Face à cela, une question apparaît. Quelle trace cette situation va-t-elle laisser sur la suite du quinquennat d'Emmanuel Macron ?
02:09 Beaucoup attendent désormais ce soir de la part du président un cap clair et des initiatives politiques fortes dans les prochaines semaines, tel qu'un remaniement.
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