00:00 je suis très content de la décision.
00:02 Pourquoi ?
00:03 Parce que j'ai toujours estimé que les poursuites qui avaient été initiées contre
00:07 Dupont-Moretti étaient totalement injustes.
00:08 Deuxièmement, je pense que c'est un ministre qui fait un très gros travail au niveau de
00:12 la justice et ça fait très longtemps qu'on n'avait pas eu un ministre de cette qualité
00:16 pour l'institution judiciaire.
00:17 Troisièmement, parce que le droit a été dit par une cour de justice de la République,
00:22 j'ai entendu, qui est très décriée, mais qui est légale, qui a rendu une décision
00:26 légale incontestable.
00:28 Ça m'amuse beaucoup qu'on la critique, c'est une décision judiciaire de relax
00:31 qui ne peut pas être critiquée et à partir de ce moment-là, moi j'en suis parfaitement
00:36 satisfait.
00:37 J'aimerais juste se dire une chose.
00:39 Pourquoi vous dites que ça ne peut pas être critiqué ? Il peut y avoir encore par exemple
00:42 un appel, ce n'est pas une critique.
00:43 Non, il peut y avoir un pourvoi en cassation.
00:44 Un pourvoi en cassation, absolument.
00:45 Ce n'est pas du tout la même chose.
00:46 Il faudrait qu'il y ait une erreur de droit qui ait été commise par la cour de justice
00:49 de la République.
00:50 En l'état, je n'ai pas connaissance qu'il y ait un pourvoi en cassation d'ailleurs.
00:54 Deuxièmement, il y a une motivation de cette décision et c'est une décision de relax
00:58 qui s'impose.
00:59 Je vous dirais simplement que dans cette affaire-là, ce qui est scandaleux, c'est d'abord que
01:03 le règlement de compte, à mon sens, venait plutôt de la magistrature à l'encontre
01:07 d'Éric Dupond-Moretti, ce qui est intolérable.
01:09 Troisièmement, j'entends beaucoup parler sur les plateaux de télévision de pouvoir
01:12 judiciaire.
01:13 Il n'y a pas de pouvoir judiciaire.
01:14 Qu'est-ce que c'est que cette hérésie ? On a une constitution.
01:16 La constitution, elle prévoit deux pouvoirs, exécutif et législatif.
01:20 Et les constituants de 58 ne l'ont pas fait par hasard.
01:23 Le chapitre 8 de la constitution, c'est de l'autorité judiciaire, pas du pouvoir judiciaire.
01:28 C'est-à-dire que les juges doivent être aussi remis à leur place.
01:31 Les juges ne sont pas légitimes.
01:33 – Là, vous lancez les pétales de rose vers François-Yves Gisbert.
01:37 – Non, non, mais là, je suis… – C'est parce que je lis tous les mots.
01:39 – Je bois du petit lait, évidemment.
01:41 Parce que c'est Dupond-Moretti qui a fait cette constitution.
01:44 Il ne voulait pas entendre parler de pouvoir judiciaire, bien sûr.
01:47 Et là, aujourd'hui, on a des magistrats qui veulent nous instaurer une république
01:51 des juges.
01:52 – Il y a deux pouvoirs qui me font peur, c'est le pouvoir militaire et le pouvoir judiciaire.
01:56 – Oui, évidemment.
01:57 – Parce que ce sont deux dictatures à part entière.
01:59 Les juges n'ont aucune légitimité.
02:00 Ils ne sont pas élus dans notre pays.
02:02 La légitimité, c'est le politique qu'il a d'un point de vue démocratique.
02:05 Les juges ne tiennent leur pouvoir que de par un concours qu'ils vont passer
02:09 et une école dans laquelle ils vont rentrer,
02:11 que Éric Dupond-Moretti veut réformer d'ailleurs,
02:14 pour scinder les magistrats du siège, des magistrats du parquet.
02:16 Du parquet, il va falloir y arriver.
02:18 Et on lui en veut terriblement pour ça.
02:20 Et les juges ne sont là que pour une chose, c'est leur mission,
02:23 appliquer la loi, voter au nom du peuple français.
02:27 Ce sont des exécutants, de simples exécutants.
02:29 Ils ont une fonction très noble, dont j'ai une très haute estime.
02:32 Ce sont les gardiens de la liberté individuelle.
02:35 Mais ils ne sont pas plus que cela.
02:36 Et ils ne sont pas les régulateurs du jeu politique.
02:39 Et ils veulent le devenir.
02:40 – Ils veulent, ils le sont.
02:41 – Certains, et ça c'est inacceptable.