00:00 Sur le fond du dossier qui était jugé là, il n'y a pas grand chose à revoir ou à redire pour vous, Julien Audoul.
00:04 Ce que l'on conteste d'abord, nous, c'est la décision politique.
00:08 C'est la décision politique totalement aberrante et même, j'allais dire, inquiétante,
00:13 de maintenir cette personne avec le bilan qui est le sien, le passif, les provocations, les outrances,
00:20 les insultes à l'endroit des 13 millions d'électeurs du Rassemblement national,
00:23 de le maintenir envers et contre tout.
00:25 Nous, c'est ce qui nous interpelle et c'est cette décision politique qui est lourde de conséquences.
00:30 Elle a des conséquences sur le quotidien des Français, sur leur insécurité,
00:35 sur la façon dont ils voient et aujourd'hui se détachent de la justice.
00:39 Aujourd'hui, il y a un fossé, on parle beaucoup du fossé entre les politiques et le peuple français,
00:44 mais très clairement la justice aujourd'hui.
00:46 Qui, quels citoyens croient en la justice de notre pays compte tenu des affaires à répétition,
00:51 compte tenu des drames, compte tenu de l'impunité dont jouissent certains délinquants.
00:55 Donc très clairement, c'est ça qui nous interpelle.
00:58 C'est plus la décision politique du maintien de M.Dupond-Moretti que la décision de justice
01:04 qui, encore une fois, peut être discutée et on peut regarder dans les détails.
01:08 Mais très clairement, c'est ce qui interpelle.
01:09 – On verra qu'un Dupond-Moretti qui est relaxé ce soir,
01:11 c'est un ministre qui va revenir au Parlement aussi, vous chercher, vous,
01:15 comme il l'a fait notamment hier.
01:17 – Vous insulter.
01:18 – Vous contrer, on l'entendrait dans une seconde,
01:20 on l'entendra dans une seconde, mais simplement puisque vous l'attaquez sur son bilan.
01:23 Le bilan de Éric Dupond-Moretti, c'est aussi un budget
01:26 qui n'a jamais été aussi important pour la justice,
01:28 c'est aussi plus de magistrats, des hausses de salaire pour le magistrat,
01:32 les magistrats d'ailleurs le reconnaissent.
01:33 C'est aussi, vous parliez de laxisme tout à l'heure, quand on regarde,
01:36 alors ce n'est pas uniquement son bilan, sur une vingtaine d'années,
01:39 sur une vingtaine d'années, on a 26 000 prisonniers en plus en France,
01:42 26 000 détenus en plus.
01:43 Tous les ans, on met 1200 personnes en plus en prison en France que l'année précédente.
01:47 Donc vous pouvez parler de laxisme, il y a quand même ces chiffres-là qui existent.
01:51 Je ne dis pas que tout est parfait etc. mais tout n'est pas noir non plus.
01:56 La justice, ce n'est pas les prisons portes ouvertes, allez-y, faites ce que vous voulez.
01:59 – Mais la justice n'est pas qu'une affaire de pognon de dingue,
02:02 et c'est ce que n'a pas compris ce gouvernement visiblement,
02:04 mais c'est comme la sécurité, vous savez,
02:06 vous pouvez mettre des effectifs de police, des gendarmeries partout,
02:09 si les délinquants et les voyous ne vont jamais en prison, ça ne sert à rien,
02:12 et les Français sont toujours menacés.
02:15 Et très clairement, la maman de Thomas à Crépole,
02:19 je pense qu'elle se moque totalement des budgets de la justice.
02:22 Vous voyez, je pense que toutes les victimes des multirécidivistes,
02:26 toutes les victimes de gens qui n'auraient jamais dû être présents sur notre territoire,
02:30 toutes les victimes de gens qui sont sortis trop tôt,
02:32 je pense qu'ils n'en ont rien à faire des budgets de la justice.
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