00:00 Les Jeux à Paris, c'est le rêve d'une vie, on ne le vivra qu'une fois.
00:02 Donc, on met tout en place pour y arriver.
00:05 Je m'appelle Héloïse Courvoisier, j'ai 26 ans.
00:18 Je fais du paratriathlon depuis 2020 et je suis kinésithérapeute.
00:22 Moi, c'est Thibaut Rigaudeau, j'ai 32 ans.
00:29 Je fais du paratriathlon depuis 2018 et je suis malvoyant.
00:34 On s'est rencontrés à Paris en première année de kiné
00:38 et le feeling est plutôt bien passé puisqu'on est encore ensemble aujourd'hui.
00:42 Moi, mon guide, c'est Cyril Viennot, qui a été champion du monde Ironman,
00:47 qui est un triathlète pro parmi les valides,
00:50 qui est encore très performant en individuel.
00:52 On a fait une première course ensemble en 2019.
00:54 On se connaissait à peine, il est venu à Paris,
00:56 on s'est entraîné trois jours, on est parti au Canada faire une Coupe du Monde.
00:59 Et ça s'est très bien passé parce qu'on a fini troisième de cette Coupe du Monde.
01:02 Et depuis ça, on a créé d'autres liens, des liens humains.
01:05 En 2020, Thibaut m'a un peu poussée à tenter aussi l'aventure du paratriathlon.
01:14 Donc, il a fallu trouver une guide.
01:16 Et il se trouve que la compagne de Cyril est elle-même triathlète
01:20 et ça l'a branché bien d'essayer.
01:23 -Juste le bas de la gauche, la première à droite et on fait la pente.
01:26 -Ça fait aussi une force de couple, mes deux binômes, on croise.
01:31 Cyril m'entraîne aussi maintenant depuis un an et demi,
01:34 donc les choses sont bien imbriquées.
01:36 -Allez, allez, allez !
01:39 -On y va !
01:46 -La particularité de ce test event, c'est qu'au lieu que ce soit un triathlon,
01:50 ça a été transformé en duathlon, donc course à pied, vélo, course à pied.
01:55 Et un peu particulier d'apprendre ça trois heures avant la course,
01:58 on s'est tout de suite refocalisés sur l'objectif qui était de faire une belle course.
02:03 C'est un parcours à vélo qui est très, très, très exigeant
02:05 avec, on va dire, 80 % du circuit sur des pavés.
02:09 Et ça secoue beaucoup et surtout en tandem, c'est assez compliqué.
02:14 Donc, nous, on a eu pas mal de soucis mécaniques sur le vélo.
02:16 Donc, on va essayer de mettre des choses en place
02:18 pour éviter que ces soucis se reproduisent.
02:21 La partie la plus difficile, c'est vrai que c'est la natation,
02:25 parce qu'on voit rien.
02:26 On donne notre confiance au guide à 100 %.
02:28 -Même si tous les deux, on a un reste visuel,
02:31 une fois qu'on est dans l'eau, on n'a plus aucun repère.
02:34 Tout est finalement "trop loin", entre guillemets,
02:36 pour qu'on puisse prendre des informations.
02:38 Il faut vraiment faire confiance à notre guide.
02:41 -Et c'est pareil sur le vélo, mais sur le vélo, on a reconnu les virages,
02:45 on sait à peu près quand est-ce qu'ils vont arriver sur le parcours.
02:47 On a créé plein de codes qu'on a mis en place ensemble,
02:49 qui facilitent un peu la performance du minhomme.
02:52 On aimerait et on souhaiterait être tous les deux et tous les quatre à Paris.
02:57 Sur le podium, ce serait une chose encore plus extraordinaire.
03:00 On souhaite tous les deux avoir le plus de supporters,
03:02 que ce soit français, parisien.
03:04 Pendant la course à pied, ça nous a boostés tous les deux,
03:06 ça nous a donné des frissons d'entendre notre prénom,
03:08 d'entendre les voix qu'on connaît au bord du parcours.
03:10 C'est quelque chose de fort.
03:12 -Ça nous a donné un bel avant-goût de ce que ça pourra être dans un an.
03:16 -Et si on pouvait avoir ça sur tout le parcours,
03:18 ça nous donnerait encore plus de motivation
03:20 pour aller chercher les concurrents juste devant.
03:22 Sous-titrage Société Radio-Canada
03:24 ...
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