00:00 Le sport pour moi c'est la vie, ça m'a appris tellement de choses, mais pas que dans ma
00:07 vie de sportif, dans ma vie d'homme, dans ma vie d'étudiant, dans ma vie d'amoureux,
00:11 dans tout.
00:12 Vers l'arrière, hop, et ça remonte tout seul, comme un élastique.
00:15 Je m'appelle Valentin Bertrand, j'ai 27 ans et je fais de l'athlétisme en e-sport, en
00:20 spécialité saut en longueur, donc pour les plus petits c'est le saut d'emballe cassable.
00:23 J'ai commencé l'athlétisme en général grâce à mon meilleur ami Alexandre, qui
00:28 m'a dit "Viens, viens faire de la clé, on est en bon groupe, on se marre et voilà".
00:31 Moi à la base la clé c'était pas trop mon sport de prédilection et même j'avais jamais
00:35 trop pensé à faire de la clé, mais passer du temps avec mon meilleur pote, avec mes
00:39 amis, ça me faisait plaisir.
00:40 Ok, va pas shooter devant, reviens sous, voilà, sous.
00:44 Valentin c'est un athlète qui a de l'expérience maintenant dans l'équipe de France parce
00:47 qu'il est arrivé en 2013, c'est un très bon athlète puisqu'il est dans le top 5
00:51 mondial depuis des années.
00:53 C'est surtout un athlète qui comprend et qui a besoin aussi de comprendre ce qu'il
00:58 fait, et c'est comme ça qu'il progresse vite aussi parce qu'il a un cerveau bien
01:01 rempli et donc c'est super intéressant de le coacher et de faire des séances avec lui.
01:04 J'ai commencé le handisport en 2012 et en juillet 2013 je faisais mes premiers championnats
01:12 du monde.
01:13 Donc à un moment, quand tu commences à toucher vraiment le très très haut niveau, tu te
01:18 dis "Ah bah pourquoi pas plus pousser ça".
01:20 Et en septembre 2014 je suis rentré dans un centre de formation, on appelle ça un
01:24 pôle France jeune, et c'est en rentrant dans ce pôle France où je suis vraiment rentré
01:28 dans une phase de sport de haut niveau, donc à mêler vie sportive et vie étudiant, à
01:34 s'entraîner 4, 5, 6, 7, 8 fois par semaine.
01:37 Tes accélérations de chauffe, même dans les accélérations de chauffe, de poussée,
01:41 bam, bam, bam.
01:42 Le talent, tu peux l'avoir mais si tu travailles pas, bah tu resteras un bon athlète, tu resteras
01:47 un bon sportif, mais avec le travail, tu peux tellement devenir plus fort.
01:52 Et moi c'est vraiment ça, je me dis peut-être que ça va pas payer à ces mondiaux là,
01:55 peut-être que ça va pas payer aux Jeux Paralympiques de Paris, mais je suis sûr que le travail,
02:00 ça paye toujours.
02:01 Le sport de haut niveau, faut être sérieux, mais avant tout c'est un plaisir, c'est
02:05 de la joie, on est dans des beaux stades, là en plus on va être à Paris cette année,
02:10 l'année prochaine, devant nos familles, devant nos amis, tout le monde a envie de
02:13 gagner une médaille et moi, le premier, je serai là en vouloir envie de gagner, mais
02:17 aussi j'ai envie de transmettre de l'émotion, surtout de la joie, après s'il y a de la
02:21 tristesse c'est aussi une belle émotion, mais surtout de la joie, j'ai envie d'avoir
02:24 des frissons dans 20 ans en me remémorant ça.
02:27 Comme j'ai des frissons quand je me remémore les Jeux Paralympiques de Tokyo, de Rio, ouais
02:33 c'est de l'émotion, le sport c'est de l'émotion, c'est du spectacle et faut jamais
02:37 oublier ça.
02:38 Son club c'est le stade français à Paris, Valentin Bertrand, médaille et une bronze
02:44 au championnat du monde.
02:45 Merci.
02:46 Merci.
02:46 Merci.
Commentaires