Marche contre l’antisémitisme : Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher ont annoncé sur TF1, hier soir, qu’ils ne défileront dimanche pas à côté du Rassemblement National

La marche contre l’antisémitisme organisée dimanche à Paris, à l’initiative de la présidente de l‘Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et du président du Sénat, Gérard Larcher, verra les présidents des deux chambres du Parlement défiler "en tête de cortège". Pourtant, l'annonce de la participation du Rassemblement national pose problème, puisque Yaël Braun-Pivet a indiqué, ce mercredi, lors du 20H de TF1, qu'ils ne défileront "pas à côté du RN".
«Nous parlons aux Français. C’est une marche civique, ce n’est pas un rassemblement politique. Ce n’est pas un meeting, nous n’avons invité aucun parti politique», a affirmé l’élue des Yvelines. Au centre des critiques : le président du parti nationaliste Jordan Bardella, incriminé d’avoir affirmé dimanche sur BFMTV que «Jean-Marie Le Pen n’était pas antisémite». Et ce, alors que ce dernier avait été exclu du parti en 2015 après avoir à nouveau renvoyé la Shoah à un «détail» de l'Histoire.

Braun-Pivet a précisé avoir "contacté un certain nombre d'anciens présidents de la République, de l'Assemblée nationale, de Premiers ministres, de telle sorte que le cortège sera mené par des hommes et des femmes qui incarnent la République, qui incarnent des institutions".

De son côté, la France insoumise a officiellement refusé de s’y rendre, une nouvelle fois à cause de la présence du parti d'extrême droite.

ean-Luc Mélenchon a de son côté écarté toute présence des siens en déclarant que "les amis du soutien inconditionnel au massacre ont leur rendez-vous" dimanche, "sous prétexte d'antisémitisme". "Nous sommes là pour penser à nos otages qui sont aujourd'hui retenus", lui a répondu Gérard Larcher, également invité du JT de TF1, faisant allusion aux quelques Français retenus par le Hamas.

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