00:00 Je voyais que la situation ne s'améliorait pas et que la situation était très stressante.
00:04 J'ai vu que mes deux filles étaient parties la veille de mon départ, qu'elles avaient
00:11 réussi à rejoindre Tel Aviv.
00:13 Donc j'ai décidé d'y aller.
00:17 Avant de partir, nous avons reçu tous les habitants de Sidérock un SMS disant qu'on
00:24 pouvait sortir de chez nous et ne pas quitter les espaces protégés.
00:30 Maintenant, ils ont ouvert des supermarchés pour pouvoir s'alimenter.
00:33 C'était un peu plus rassuré et la route s'est passée parfaitement.
00:39 J'avais très peur au départ de me faire tuer par des terroristes.
00:43 Il n'y avait personne sur la route.
00:46 On est arrivé très rapidement vers Tel Aviv où la vie continue et tout se passe normalement.
00:51 Avant de parler de votre quotidien à Tel Aviv, est-ce que vous pensez retourner à
00:59 Sidérock dans les prochains jours ?
01:00 Tant que ce ne sera pas fini, je ne pense pas.
01:04 Donc vous êtes prête à rester auprès de vos filles encore un certain temps parce
01:09 que le Premier ministre israélien prépare la population à une guerre longue ?
01:15 Oui, on est hébergé dans un internat féminin de jeunes filles.
01:22 Tant que c'est possible, on reste ici.
01:25 Comment vivez-vous à côté de Tel Aviv actuellement ?
01:28 C'est exactement Pétard-Tiguin, à quelques kilomètres de Tel Aviv.
01:34 Quand on sort, tous les magasins fonctionnent, tout le monde est dehors.
01:38 On ne dirait pas qu'il y a une guerre.
01:41 Il y a des alertes ?
01:42 Oui, il y a eu une alerte hier sur Pétard-Tiguin où on est.
01:48 Il y a eu une seule.
01:49 Vous parliez à l'instant de la résilience des Israéliens.
01:56 On voit également que l'aide s'organise.
01:58 Il y a une immense solidarité.
02:00 J'imagine aussi que le sort des otages qui se trouvent actuellement dans la bande de
02:05 Gaza, ce sort est dans tous les esprits.
02:08 Je sais, je sais.
02:09 Ça va être très difficile, c'est pour ça que je pense que ça va être long parce
02:12 que ça ne va pas être facile de les récupérer ou de négocier, quoi que ce soit.
02:18 Est-ce que vous vous préparez à ce que ces otages ne reviennent pas ?
02:22 J'espère que non.
02:25 Je ne préfère pas penser comme ça.
02:28 Je préfère penser que l'État d'Israël va réussir à les sortir.
02:32 Parce que négocier, ce ne sera pas possible parce que le Ras Boura, c'est les frères
02:37 musulmans, c'est Daesh.
02:39 Donc il n'y a aucune négociation avec eux.
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