- il y a 3 ans
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00:00 La Tene royale du Sipolberg à Avenue du Sipolberg 2, 1080 Bruxelles.
00:05 La Tene royale du Sipolberg où l'éducation rencontre l'avenir.
00:09 Vous écoutez Arabelle, il est 19h, place aux infos.
00:22 Bonjour à tous, environ 300 et 400...
00:28 19h20, place publique sur Arabelle.
00:32 Nicolas de Wellens avec vous, bonsoir à toutes et à tous.
00:37 Heureux de vous retrouver, soyez les bienvenus dans place publique.
00:41 Chaque jeudi, entre 19h et 20h, nous nous intéressons aux grandes questions politiques et sociétales.
00:47 Des monticules de sacs poubelle, matin, midi et soir, sur les trottoirs,
00:51 des déchets sur la voie publique et des dépôts clandestins.
00:54 Bruxelles, ma belle, capitale de l'Europe, est-elle devenue une poubelle à ciel ouvert ?
01:00 Comment lutter contre les incivilités et le manque de propreté ?
01:03 On en parle ce soir avec Olivier Coppens, président du MRD Torbeck, bonsoir.
01:08 - Bonsoir.
01:09 Déborah Lorenzino, des filles et chevines de la propreté publique à Skarbeck, bonsoir.
01:13 - Bonsoir.
01:14 Mounir Larissi, les engagés et chevins de la propreté à Jette, bonsoir.
01:18 - Bonsoir.
01:18 Emma Elgerday, créateur de l'association Clean Walker Belgique, bonsoir.
01:23 - Bonsoir.
01:24 Personne au PS et chez Ecolone était libre pour participer à ce débat ce soir
01:27 et le directeur de Bruxelles Propreté ne souhaitait pas s'exprimer.
01:31 Je vous donne aussi la parole.
01:33 J'attends vos questions et vos réactions par téléphone au 078 077 088
01:39 et je lis vos SMS au 0488 106 800.
01:43 Soyez les bienvenus, Place Publique commence maintenant.
01:46 Jusqu'à 20h, Place Publique sur Arabesque.
01:53 Tous les jours, on croise matin, midi et soir des monticules de sacs poubelles
01:59 et des dépôts clandestins, particulièrement dans certaines communes,
02:03 m'explique cette après-midi Bruxelles Propreté.
02:06 Comment l'expliquer Olivier Coppens ?
02:08 - Je pense déjà qu'il ne faut pas stigmatiser certaines communes plutôt que d'autres.
02:13 La problématique de la propreté est une problématique qui revient dans l'ensemble des communes de Bruxelles
02:18 et souvent quand on interroge les citoyens, le premier truc qu'ils disent,
02:22 c'est que c'est la propreté qui revient comme préoccupation première.
02:25 Donc c'est vraiment une thématique qui touche tout Bruxelles.
02:28 Si elle touche tout Bruxelles, c'est aussi en grande partie parce que la gestion est principalement régionale.
02:32 Parce qu'aujourd'hui, on a l'agence Bruxelles Propreté
02:35 à qui on remet un peu plus de 200 millions d'euros par an pour la gestion des déchets
02:40 et là, il y a un gros manque en termes de gestion.
02:43 Tout Bruxelles est sale, peut-être qu'à certains endroits, c'est effectivement un peu plus sale,
02:47 peut-être qu'à certains endroits, on a d'autres thématiques,
02:50 comme un peu plus de dépôts clandestins, du protoxyde d'azote et des bonbonnes qui sont dans les rues.
02:56 Je n'ai pas envie de stigmatiser des communes plutôt que d'autres.
02:58 Il y a énormément qui sont faits par les communes.
03:00 On le voit par exemple à Etterbeek où de notre côté,
03:03 il y a énormément de politiques qui sont mises en place pour pallier justement à ce manque de la région.
03:08 On note donc que les communes ont le pouvoir aussi de prendre les choses en main quand ça ne va pas.
03:13 Déborah Lorenzino, quelle est la situation à Skerbeek ?
03:16 Il y a à Skerbeek, je dois dire que la commune est entretenue tous les jours,
03:21 mais la commune, il faut le dire, s'allie aussi tous les jours par toute une série de citoyens
03:26 qui ne respectent pas toujours les règles volontairement mais aussi involontairement.
03:32 La nouvelle réforme des collectes y est pour quelque chose.
03:35 Le nouveau calendrier qu'on nous a présenté est quand même particulièrement complexe
03:40 et encore aujourd'hui, beaucoup de personnes ne s'y retrouvent pas.
03:44 Mounir Larissi, échefin de la propreté à Jette, quelle est la situation à Jette ?
03:50 Elle est compliquée, difficile.
03:54 On a, comme vous le savez, des voiries régionales et des voiries communales
03:59 et donc une gestion où il faut se coordonner, ce n'est pas toujours simple
04:07 parce que les gestionnaires des voiries ne sont pas les mêmes.
04:09 Et alors, si je peux ajouter que la propreté ou la malpropreté, c'est aussi quelque chose de collectif,
04:18 donc c'est tous ensemble qu'on sera à y répondre et donc la propreté, c'est l'affaire de tous.
04:23 Donc je n'ai pas envie de jeter la pierre sur l'un ou l'autre,
04:25 mais dire que c'est tous ensemble qu'on doit travailler à la propreté à Bruxelles,
04:29 surtout vu les défis de Bruxelles qui est la ville la plus cosmopolite du monde
04:34 avec 179 nationalités à près de Bruxelles et aussi la région la plus dense de Belgique
04:43 et donc avec toutes les difficultés, les challenges que la propreté relève avec ces deux aspects.
04:49 C'est le bon message, mais comment le faire passer, comment le faire comprendre,
04:53 le faire entendre auprès de celles et ceux qui salissent Bruxelles tous les jours ?
04:57 Il y a plein de facteurs qui vont amener à... Il n'y a pas une réponse.
05:03 C'est-à-dire qu'on travaille au travers de la sensibilisation, on travaille de la répression,
05:08 il y a la communication, mais il ne faut pas rester sous un seul angle.
05:11 Je pense qu'il faut vraiment travailler de manière multifactorielle
05:17 et donc on doit vraiment continuer à travailler sur tous les aspects possibles.
05:21 À JET, en tout cas, ce qu'on a mis en place, c'est un plan propreté
05:24 avec vraiment 10 chapitres et 10 missions à mettre en place et qu'on développe sur 25 pages.
05:32 On a essayé de résumer ce plan.
05:35 Et donc, ce que j'explique aux citoyens jetois, c'est vraiment ça.
05:38 C'est que le problème n'est pas lié à la présence ou non d'une poubelle,
05:42 au nettoyage par nos agents, etc., mais que c'est tout, le tout qui fera
05:48 qu'on va réussir à rendre la commune plus propre et la région plus propre.
05:54 Mais c'est clair qu'il y a aussi des questions structurelles
05:57 et on aura l'occasion, je pense, avec Déborah d'en parler,
05:59 à mettre en place et réfléchir l'avenir parce qu'il faut vraiment avoir une vision
06:05 de la propreté de Bruxelles sur 10, 20, 30 ans et donc déjà se poser les questions
06:10 pour que la propreté ne se dégrade pas et s'améliore à Bruxelles
06:16 avec tous les défis que je viens de citer, notamment la très grande densité de Bruxelles.
06:22 Comment lutter contre les incivilités et le manque de propreté à Bruxelles ?
06:25 On en parle ensemble jusqu'à 20h.
06:28 [Musique]
06:32 Jusqu'à 20h, place publique sur Arabe.
06:35 [Musique]
06:38 Comment lutter contre les incivilités et le manque de propreté à Bruxelles ?
06:42 On en parle ce soir avec nous en studio Maël Gerday,
06:46 créateur de l'association Clean Walker Belgique.
06:49 Parlez-nous tout d'abord de cette association.
06:51 Alors, Clean Walker, c'est une association qui a pour but de fédérer les énergies
06:55 autour de la problématique des déchets sauvages.
06:58 Enfin, les déchets sauvages, on en trouve partout, du plus petit au plus grand.
07:03 Donc, on agit sur trois pôles.
07:05 L'action que nous, on peut mener en tant que personne d'aller ramasser les déchets
07:09 près de chez nous parce qu'on a envie de faire une bonne action.
07:11 L'action que nous, on mène en tant que Clean Walker,
07:13 c'est aller ramasser les déchets avec plus de monde,
07:16 donc qu'on soit 30 ou 300 personnes comme on l'a déjà été.
07:20 Et le but est de sensibiliser les gens et de se dire,
07:26 quand il y a 300 personnes qui passent dans les rues et qui ramassent les déchets,
07:29 c'est de se dire que le citoyen a aussi un pouvoir et peut aussi agir au quotidien.
07:35 Donc, c'est vraiment pour qu'il y ait un éveil au niveau de ça.
07:40 Et c'est sûr que quand on fait une Clean Walk, après, on ne ressort pas indemne.
07:45 Enfin, indemne dans le sens où on comprend l'impact du déchet sur notre environnement
07:50 et on se dit, purée, je ne me rends pas assez compte de ce qui se passe dans nos rues.
07:53 On joue sur la sensibilisation.
07:55 La sensibilisation, c'est pour dire que c'est bien d'aller ramasser les déchets,
07:58 mais qu'est-ce qu'on en fait ?
08:00 Et je pense que le plus important, c'est d'essayer de les réduire
08:03 et d'essayer de ne plus les produire.
08:05 Et donc, on essaie de sensibiliser un autre mode de vie qui existe
08:08 et qui est de plus en plus présent dans nos villes.
08:10 C'est le zéro déchet ou, par exemple, lors d'actions,
08:13 on fait venir des gens qui font du zéro déchet,
08:15 des personnalités green qui font ça au quotidien
08:19 et qui peuvent influencer les autres à essayer de
08:22 soit changer leur comportement, soit de comprendre ce que c'est.
08:25 Et on agit, enfin, le troisième pôle, c'est ce qui lie un peu les deux,
08:28 c'est la protection de l'environnement parce que quand on voit des animaux,
08:32 des animaux, tout simplement, où notre biodiversité qui est bafouée à cause de ces déchets
08:37 ou qui est polluée par ces déchets,
08:39 ben c'est pas beau à voir.
08:40 Et voilà, donc on essaie d'agir au maximum.
08:44 L'objectif est donc de générer une prise de conscience globale
08:47 sur la problématique des déchets sauvages.
08:50 Lors de ces Clean Walk, il y a des gens qui viennent vous dire
08:53 "Oui, c'est vrai, moi j'avais un mauvais comportement, je l'avoue,
08:56 et je vous promets de changer."
08:57 Il y a des gens qui vous disent ça ?
08:58 Souvent, les gens qui viennent, c'est déjà des gens qui savent pourquoi ils le font.
09:02 Donc ce qu'on a décidé de jouer comme stratégie,
09:05 c'est que depuis la toute première Clean Walk,
09:07 on fait venir des personnalités aussi qui sont pas forcément vertes
09:10 ou qui sont pas forcément les plus attentionnées non plus,
09:13 mais qui permettent d'avoir une prise de conscience un peu plus globale
09:16 et du coup de faire venir des gens qui sont pas forcément intéressés par la cause,
09:21 mais ils voient leur artiste, leur star, etc.
09:24 Et du coup, ça permet de les sensibiliser et de se dire "Je vais faire plus attention"
09:28 et du coup de générer un maximum de prise de conscience aussi sur les réseaux, etc.
09:35 Et du coup, ce qu'on a le plus souvent, c'est que quand il y a 50 personnes,
09:37 300 personnes dans les rues, c'est des gens qui viennent nous dire "Bravo, c'est super"
09:41 ou alors d'autres qui viennent plus négativement nous dire
09:43 "Oui, mais il y a des gens qui sont payés pour le faire."
09:45 Et nous, ce qu'on essaie de faire, c'est de se dire qu'on est citoyen,
09:50 les déchets qui sont dans les rues, c'est nous,
09:54 donc on a aussi cette part de responsabilité,
09:55 même si c'est pas nous qui avons personnellement jeté ce déchet dans la rue,
09:59 mais c'est de se dire qu'on est tous capables de faire un petit pas
10:03 et aussi de se dire que c'est pas que les éboueurs qui doivent le faire,
10:06 les éboueurs, ils sont payés, mais en soi, on peut tous agir
10:11 et c'est nos déchets qui sont dans la rue.
10:12 Et donc si tout le monde essaie de faire un peu plus attention à son quotidien,
10:16 à ses déchets et à rendre la ville plus propre, ça changerait beaucoup de choses.
10:21 Donc c'est aussi agir en tant qu'individu,
10:23 mais je pense que les politiciens sont là pour aussi nous dire
10:26 qu'il faut aussi agir structurellement et dans la systémique.
10:32 - Je reviens justement dans un instant vers les politiques
10:35 qui sont avec nous autour de la table,
10:37 mais avant cela, Maël Gerdé, quel est votre sentiment
10:40 lorsque vous voyez certains Bruxellois qui ne prennent pas soin de nos espaces communs ?
10:45 - Je pense que c'est une réalité et je pense qu'on va en parler aussi énormément,
10:51 mais pour moi, il y a plusieurs choses qui sont à voir.
10:56 Je pense qu'il y a un problème au niveau de l'éducation,
10:59 qu'on en a parlé, qu'il y a différents pays qui sont représentés en Belgique
11:05 et que selon les cultures, ça varie aussi au niveau de la propreté
11:10 et que du coup, certaines personnes ne savent pas comment être propre
11:15 et ne savent pas comment être propre en Europe ou en Belgique en tout cas.
11:20 Donc je pense que ça, ça joue énormément.
11:22 Et pour répondre à la question, je pense que...
11:28 - Votre sentiment en voyant certains Bruxellois
11:31 qui ne prennent pas soin de nos espaces communs ?
11:33 - Je pense qu'il y a plus de Bruxellois qui se plaignent de la propreté globale des rues
11:39 que de Bruxellois qui ne font pas attention.
11:46 Moi, ce que je remarque beaucoup, c'est que j'ai rencontré pas mal de touristes aussi
11:51 qui sont venus à Bruxelles cet été et qui me disent
11:54 que c'est la capitale de l'Europe et on est une des villes les plus sales d'Europe.
12:00 Je trouve ça assez fou et qu'ils disent que Bruxelles est dégueulasse
12:02 alors qu'on est quand même une belle ville, une belle région.
12:09 - Débora Lorenzino, des filles et chevines de la propriété publique à Scarbeck,
12:14 comment vous réagissez face aux propos de Maëlle Gerdé
12:17 qui sont les propos de tout un chacun, "Bruxelles est la capitale de l'Europe
12:22 et c'est l'une des capitales les plus sales que l'on connaisse".
12:26 - Je suis triste d'entendre de tels propos,
12:29 mais c'est des propos malheureusement que j'entends moi-même tous les jours.
12:33 Je pense qu'au niveau politique, tous les partis sont d'accord sur ce constat.
12:42 Il faut maintenant pouvoir agir et apporter des mesures concrètes
12:46 pour améliorer la situation.
12:47 Mais c'est maintenant qu'on doit agir parce que je pense que la propreté,
12:52 l'état de propreté de nos rues s'est quand même fortement dégradé ces dernières années.
12:56 - Alors concrètement, des mesures concrètes par exemple ?
12:59 - On a parlé, et c'était l'introduction de l'émission,
13:04 du problème des sacs poubelles qui envahissent les rues.
13:08 On est quand même une des seules grandes villes où plusieurs fois par semaine,
13:14 moi depuis la réforme des collègues c'est trois fois dans mon cas,
13:18 je fais ce geste de prendre ce qui est chez moi et de le mettre dans la rue.
13:22 Alors certains respectent, certains se disent "à côté de mon sac,
13:26 je vais bien mettre la petite bassine, la vieille poussette,
13:29 c'est pas grave, ce sera quand même pris".
13:31 Et donc c'est ce geste-là qui pose problème avec aussi des sacs
13:35 qui restent toute la nuit dans la rue et ça c'est une des problématiques.
13:40 Je pense qu'il y a des solutions.
13:42 On le voit dans d'autres grandes capitales,
13:44 on a arrêté ce système de collecte en porte-à-porte
13:47 en faveur d'un système de points d'apport volontaire.
13:50 Souvent ça se traduit par des conteneurs enterrés,
13:53 mais il y a d'autres solutions aussi.
13:55 C'est, je pense typiquement, une des mesures qui constituerait
14:01 une avancée importante dans l'état de propreté des rues de Bruxelles.
14:06 Un autre problème aussi, et ça a été abordé,
14:10 c'est le fait que différents acteurs soient compétents
14:16 pour la propreté sur un même territoire.
14:19 On n'a pas entre les communes et Bruxelles-Propreté
14:22 souvent la même approche, les mêmes priorités.
14:25 Je pense que les communes connaissent leur territoire
14:28 de manière beaucoup plus approfondie
14:30 et on est en mesure, en tout cas notre souhait,
14:32 de vraiment traiter presque, parfois dans ma commune,
14:35 on a une gestion différenciée rue par rue.
14:38 Tellement une rue ou un quartier n'est pas égale à un autre.
14:42 Je pense que la région qui doit avoir une vision un peu plus macro
14:47 de l'ensemble des 19 communes ne peut pas apporter
14:51 cette attention aussi particulière aux rues.
14:54 C'est pour ça que je plaide vraiment pour que les communes qui le souhaitent
14:59 puissent reprendre la responsabilité de l'entretien
15:03 de l'ensemble de leur territoire.
15:05 Aussi parce que je pense que les citoyens ne comprennent pas
15:08 qu'en termes de responsabilité, on leur dit
15:10 "Désolée, là c'est pas moi, c'est ma commune,
15:13 mais c'est pas la commune qui est en charge de l'entretien".
15:15 On continue d'en parler dans un instant,
15:18 on se retrouve juste après une courte pause.
15:19 A tout de suite.
15:20 [Musique]
15:25 19h20, place publique sur Arabelle.
15:28 [Musique]
15:31 On parle ce soir de la lutte contre les incivilités
15:34 et le manque de propreté à Bruxelles.
15:36 Juste avant la pause, Déborah Lorenzino,
15:39 échefine de la propreté publique à Scarbeck,
15:41 défie, nous disait souhaiter reprendre la gestion
15:45 du nettoyage des voiries du territoire de sa commune.
15:49 Olivier Coppens, vous êtes le président du MR d'Éturbec.
15:53 Il y a aussi ce souhait, cette volonté à Éturbec ?
15:57 En effet, il faut en tout cas une clarification
15:59 entre ce qui se fait au niveau de la région
16:01 et au niveau des communes.
16:03 Une chose est sûre, c'est qu'on pense véritablement
16:05 qu'à un moment donné, tout ce qui est compétence
16:07 de nettoyement des voiries doit aller vers les communes
16:10 et au niveau de la région, il doit en rester
16:12 la gestion des déchets.
16:14 Ce qui est, c'est qu'aujourd'hui, le système ne fonctionne pas.
16:16 Pourquoi ? Parce qu'on a par exemple un système
16:18 où au plus vite la tournée est finie,
16:20 au plus vite les employés de Bruxelles Propreté
16:23 peuvent rentrer chez eux.
16:24 Et donc ça encourage à aller vite, à aller dans l'action.
16:26 Ça entraîne aussi des accidents de travail,
16:28 ça entraîne la frustration.
16:29 Enfin, on connaît tous ces problèmes-là.
16:32 Alors, il faut savoir qu'au niveau communal,
16:33 il y a déjà beaucoup de choses qui se font.
16:36 Sans doute, cette collaboration doit s'accentuer.
16:38 Par exemple, à Eterbe, sous l'initiative de Vincent De Wolf,
16:41 qui est le seul bourgmestre à Bruxelles
16:43 à avoir gardé la propreté dans ses attributions.
16:45 Il y a par exemple une déchetterie mobile
16:47 qui se fait une fois par mois dans cinq quartiers différents.
16:50 Et ça veut dire que ce sont véritablement
16:51 les agents communaux qui tiennent cette déchetterie
16:54 et qui ensuite amènent les déchets
16:56 auprès de Bruxelles Propreté.
16:57 Voilà le type de collaboration qui peut se renforcer.
17:01 Mais d'un côté, c'est aussi l'aveu
17:02 qu'il y a sans doute un Mans
17:04 qui n'a peut-être pas assez de déchetterie non plus
17:06 et qu'ici, la commune pallie à ça.
17:08 Un autre exemple, parce qu'on parle des déchets,
17:11 mais un autre exemple de malpropreté,
17:13 c'est par exemple les tags.
17:15 Il y a de plus en plus de tags à Eterbe
17:17 qu'on a créé une brigade anti-tag
17:19 qui se déplace en vélo-cargo
17:21 et qui, dès qu'il y a un signalement,
17:22 se déplace gratuitement
17:24 pour aller enlever ces tags auprès des habitants.
17:27 Donc il y a déjà beaucoup de choses
17:28 qui se font au niveau communal,
17:29 mais c'est sûr qu'il faut une clarification
17:32 entre qui fait quoi
17:33 et surtout, il ne faut pas que l'un pallie
17:35 au manque de l'autre
17:36 et ça va sans doute dans les deux sens.
17:38 - Maël Gerdé, qu'est-ce que ce type d'initiative,
17:41 par exemple ici, le nettoyage
17:43 et la mise en œuvre de la disparition des tags,
17:46 qu'est-ce que ça vous inspire ?
17:48 - Ça inspire que c'est des choses positives
17:50 qui se mettent en place quand même.
17:52 Après, j'ai toujours l'impression
17:56 qu'il y a des grandes choses
18:01 qui ne se mettent pas en place
18:02 entre les communes et les régions
18:04 et que c'est dommage de se dire
18:06 que c'est les communes qui doivent encore plus
18:08 mettre les choses en place.
18:09 Récemment, on en parlait pendant la pause,
18:11 il y a eu un grand plan,
18:14 une grande stratégie de la propreté
18:15 qui a été lancée à Bruxelles,
18:16 enfin à la région de Bruxelles,
18:19 c'était Clean.Bruxelles,
18:21 qui a été lancée
18:22 et j'ai rencontré du coup
18:24 Mme Lorenzino l'année passée
18:26 qui me disait que
18:27 les communes faisaient déjà énormément de choses
18:29 et que du coup,
18:30 on ne savait pas quoi faire
18:33 et donc à un moment,
18:34 c'est comme dans tous les problèmes en Belgique,
18:36 au niveau de la politique,
18:37 c'est que personne n'arrive à se mettre d'accord
18:39 et du coup, ça n'avance pas assez vite
18:41 et du coup, on n'arrive jamais
18:42 à atteindre les objectifs.
18:44 Donc ici, pour Clean.Bruxelles,
18:46 normalement, c'était un projet
18:47 qui a été mis en place pour 2030
18:51 et on ne voit pas forcément d'avancée
18:53 et j'ai l'impression qu'en fait,
18:53 depuis le Covid,
18:55 tout s'est empiré
18:56 et la propreté ne fait qu'avancer.
18:59 Donc, quelles sont les réelles solutions maintenant
19:02 pour que ces incivilités arrêtent,
19:05 pour que les personnes qui le font
19:09 soient correctement éduquées
19:13 ou punies de la meilleure des manières ?
19:15 Moi, je ne suis pas pour la punition
19:17 parce que souvent, les gens qui salissent les rues,
19:23 c'est souvent des gens qui vont peut-être continuer
19:26 ou qui ne comprennent pas forcément
19:31 pourquoi ils doivent arrêter de le faire.
19:32 Et donc, c'est aussi une question d'éducation.
19:34 Et voilà, ici, pour moi, la question,
19:37 c'est aussi comment éduquer les gens
19:40 à ne plus salir dans les rues.
19:42 Monir Larissi, Les Engagés,
19:43 vous êtes échevain de la propreté publique à Jette.
19:46 Dans ce que dit Maël Gerdé,
19:50 il y a aussi ce manque de communication
19:53 qu'il met en évidence entre les communes et la région.
19:56 Oui, ça, la région le relève aussi,
19:58 je veux dire, comme les communes.
20:00 Et donc, je pense que la région souhaite que ce soit amélioré.
20:03 C'est pour ça que Clean Brussels a été mis en place.
20:05 C'est pour ça qu'on a eu le premier conseil de la propreté.
20:09 D'ailleurs, Askar B, avec tous les échevins,
20:11 c'est quand même une première.
20:12 Moi, en tant qu'échevin de la propreté,
20:13 ça ne m'est jamais arrivé de rencontrer tous les échevins
20:16 en présence du ministre et des responsables de l'ABP
20:19 et d'autres acteurs pour discuter de la propreté
20:22 pendant quatre heures, débattre et se revoir.
20:24 D'ailleurs, la prochaine rencontre, ça sera à Jette.
20:26 Donc, ça, c'est le hasard.
20:30 Mais voilà, ça, c'est déjà inavancé.
20:32 Évidemment, la propreté, c'est quelque chose d'assez jeune.
20:36 Enfin, d'assez jeune.
20:38 L'agence Bruxelles Propreté, ça a l'âge de la région.
20:42 C'est 89.
20:43 Je veux dire, je ne me sens pas vieux.
20:46 Et c'est moins vieux que moi.
20:49 Donc, il y a toute une série de réformes qu'il faut faire.
20:55 Et je trouve que, par exemple,
20:58 on a parlé de la réforme des collectes.
21:00 Il faut avoir un peu de courage quand même.
21:02 Et ça, je dois laisser ça au ministre de mettre ça en place
21:06 parce que ce sont clairement des réformes qui sont impopulaires
21:09 et pas simples à mettre en place.
21:11 Et donc, même s'il y a plein de choses à critiquer,
21:17 je crois qu'il faut rester constructif dans le débat.
21:21 Et c'est pour ça que je pense qu'il y a des choses
21:23 qui se mettent en place.
21:24 Parce que dans le débat qu'on a eu au niveau du Conseil régional
21:27 de la propreté, on a pu voir qu'il y a toutes des réflexions
21:31 qui sont faites, dont moi-même, je n'avais pas toujours conscience
21:34 que la région était aussi loin dans la réflexion.
21:37 Donc, simplement, à l'échelle bruxelloise,
21:40 un défi comme la propreté, ça prend du temps.
21:43 Et une autre chose qui me semble importante,
21:46 parce que Olivier l'a soulevée, en tout cas,
21:52 au tout début de son intervention,
21:55 il a parlé de 200 millions d'euros.
21:58 Mais un chiffre tout seul, ça ne veut rien dire.
22:00 200 millions d'euros pour un million d'habitants,
22:03 ça fait moins d'un euro par jour par habitant
22:05 pour le premier problème des Bruxellois.
22:07 Donc, il faut se rendre compte qu'il y a un problème aussi,
22:10 je pense, au niveau du financement,
22:11 au niveau de la propreté.
22:12 - Donc, ce n'est pas assez et vous demandez plus ?
22:14 - Mais bien sûr, bien sûr.
22:16 C'est le premier, vous l'avez dit,
22:17 c'est le premier problème des Bruxellois.
22:19 Je ne suis pas sûr que c'est le premier budget à Bruxelles
22:22 au niveau du gouvernement régional.
22:23 Et donc, il y a quelque chose aussi là qui ne va pas.
22:27 Et on le vit aussi dans nos communes.
22:29 On n'a pas les moyens d'engager.
22:31 Les communes sont toutes en difficulté budgétaire.
22:33 Aujourd'hui, on devrait engager au minimum
22:36 six agents de la propreté pour juste être au minimum
22:40 des normes à Bruxelles pour les agents de la propreté.
22:45 Et on n'arrive pas à le faire.
22:47 Donc, je veux dire, on a un problème structurel aussi
22:50 au niveau du financement.
22:52 Et donc, je pense que là,
22:53 là, là, là, là, là,
22:54 là est une grande partie de la réponse
22:56 parce qu'on peut évidemment reprendre la gestion des voiries.
22:59 Mais il faut les financements qui vont avec.
23:02 Il faut les moyens logistiques qui vont avec.
23:04 Donc, je crois que c'est là qu'il y a le débat.
23:06 - On continue d'en parler jusqu'à 20 heures.
23:08 Vous êtes sur Rare Bell.
23:09 À tout de suite.
23:10 [Musique]
23:19 - Jusqu'à 20 heures, place publique sur Rare Bell.
23:22 [Musique]
23:25 - Rebonsoir ou bonsoir, si vous venez de nous rejoindre.
23:27 On parle de propreté publique ce soir dans Place publique
23:31 avec Olivier Coppens, président du MR d'Eterbeek.
23:34 Déborah Lorenzino, défi et cheffine de la propreté publique à Escarbeek.
23:38 Mounir Larissi, les engagés.
23:40 Et jeffin de la propreté à Jette.
23:41 Emma Elgerde, créateur de Clean Walker Belgique.
23:45 Faites-vous entendre.
23:47 J'attends vos questions et vos réactions par téléphone
23:49 au 078 077 088.
23:53 Et je lis vos SMS au 0488 106 800.
23:58 400 camions poubelles tous les jours dans nos rues.
24:00 2500 personnes qui travaillent tous les jours
24:03 dans les missions de propreté à Bruxelles.
24:05 Olivier Coppens, MR, ce n'est pas assez ?
24:09 - Je pense qu'on disait qu'il fallait mettre plus de budget.
24:11 Avant de mettre plus de budget, je pense qu'il faut mieux faire.
24:14 On peut toujours mettre plus.
24:15 Il faut sans doute mettre plus pour cette thématique
24:18 qui effectivement est essentielle.
24:20 Mais il faut déjà qu'on fasse beaucoup mieux.
24:22 À un moment donné, aujourd'hui, l'ABP est le seul organe
24:25 et qui est public à gérer la propreté sur Bruxelles.
24:28 Est-ce qu'il ne faudrait pas un minimum
24:31 faire rentrer le privé dans le jeu ?
24:32 Faire monter un petit peu de concurrence
24:34 pour améliorer aussi la gestion de Bruxelles-Propreté,
24:37 pousser par un peu de concurrence ?
24:39 Est-ce qu'il ne faudrait pas aussi qu'il y ait un avis externe
24:42 sur cette gestion, qu'on puisse améliorer en interne ?
24:45 Je pense qu'il y a déjà beaucoup de choses qui peuvent se faire,
24:48 qui peuvent se réfléchir.
24:49 On a des ministres successifs
24:51 qui ont changé le calendrier des collectes.
24:53 On a l'impression qu'à intervalles réguliers,
24:55 on nous dit que si on déplace à une heure plutôt qu'à une autre
24:58 et qu'on rajoute tel sac plutôt qu'un autre, ça va être mieux.
25:00 Alors certes, il y a des petits pas qui sont faits.
25:03 Je pense qu'il ne faut pas tout critiquer loin de là.
25:06 Mais il faut une réelle réforme.
25:08 Comme ça avait été dit, en fait, chaque quartier est différent.
25:11 Il y a des endroits où il y a des blocs de bâtiments.
25:13 Ce n'est pas la même façon de gérer les propretés
25:15 que dans des quartiers qui sont résidentiels.
25:17 Ce n'est pas la même chose que de gérer la propreté
25:19 dans des petites rues au centre de Bruxelles.
25:22 Et donc chacun a ses spécificités.
25:23 Et à un moment, il va falloir s'y attarder
25:25 dans une grande réforme au niveau de la propreté.
25:27 Je pense que le prochain ministre de la Propreté
25:30 aura là un enjeu sur lequel il devra s'attaquer.
25:32 Et que ce sera très important.
25:33 Vous parlez de faire entrer une société concurrente
25:38 à Bruxelles Propreté.
25:39 Est-ce que ce n'est pas encore complexifié le problème ?
25:42 Bruxelles Propreté va renvoyer la balle à la société privée.
25:46 La société privée à Bruxelles Propreté ?
25:48 Je pense que les partenariats publics-privés ont du bon.
25:51 Je pense aussi qu'il y a un autre projet
25:52 qu'on attend depuis 2009.
25:54 Il nous a été promis depuis un petit moment.
25:55 Il faut rappeler que l'OMR est malheureusement
25:57 dans l'opposition depuis 2000 quasiment.
26:01 C'est le centre de biométhanisation.
26:03 C'est-à-dire qu'aujourd'hui on récupère
26:05 les déchets alimentaires grâce au sac orange.
26:08 Et on est censé les recycler.
26:09 On est censé produire de l'énergie grâce à ça.
26:12 C'est aussi un des projets qu'on attend.
26:14 C'est là parfois également des liens qu'on peut faire
26:17 avec le privé sur la gestion des déchets par la suite.
26:20 Donc il ne faut pas tout jeter non plus.
26:22 Il y a du bon à faire avec le privé.
26:24 Débora Lorenzino, des filles et chefines
26:26 de la propreté publique Askarbek.
26:28 Il faut faire mieux ?
26:30 Il faut faire mieux.
26:31 Et je pense qu'on a quand même une belle enveloppe budgétaire.
26:35 Je pense qu'effectivement il y a moyen d'optimiser les ressources.
26:42 Des audits ont eu lieu et ont quand même mis en lumière
26:46 pas mal de dysfonctionnements au niveau de Bruxelles-Propreté.
26:49 Je sais que le nouveau directeur général y travaille beaucoup.
26:53 Il fait quand même un gros travail pour améliorer la situation.
26:56 Ça va prendre du temps.
26:58 Mais on attend vraiment des résultats visibles dans les rues.
27:02 Mounir Larissi, chefin de la propreté Aget.
27:07 2500 personnes qui travaillent tous les jours
27:09 dans les rues de Bruxelles pour la propreté.
27:11 C'est assez ?
27:13 Je pense que le débat en tout cas est juste de dire qu'on peut faire mieux.
27:19 Comme l'a dit Débora, il y a eu des audits
27:21 et donc clairement il y a des dysfonctionnements.
27:24 Et cette entreprise doit être mieux gérée.
27:28 Et je pense que c'est le processus qui est en cours.
27:31 Je pense aussi que les communes doivent peut-être participer un peu plus
27:34 au sein de, en tout cas pour créer justement ce lien avec l'ABP.
27:43 Par contre, la question du privé au niveau de la propreté,
27:51 c'est quelque chose qui a parfois été soulevé dans les communes,
27:54 mais qui va clairement faire exploser les coûts.
27:58 Et un centre de biométhanisation est en cours,
28:01 je crois que c'est près d'Aronne si je ne me trompe pas.
28:04 Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on est heureux de ce recyclage des sacs orange
28:12 et qui sera de toute façon obligatoire au niveau européen d'ici 2024.
28:16 Mais donc voilà, je pense que c'est un peu trop prématuré de parler d'externalisation
28:27 ou de donner au privé une série de missions,
28:32 alors que justement le public est dans un processus pour faire mieux
28:39 et améliorer la gestion de la propreté à Bruxelles.
28:44 Je vous donne la parole jusqu'à 20h par téléphone 078 077 088
28:50 et je lis vos SMS au 0488 106 8 ans.
28:54 On parle de propreté ou de malpropreté à Bruxelles.
28:57 Comment améliorer les choses ? Je vous pose la question.
29:00 Peut-être avez-vous des pistes, des propositions de solutions ?
29:03 A tout de suite.
29:13 Comment lutter contre les incivilités et le manque de propreté à Bruxelles ?
29:17 On en parle avec différents invités.
29:19 Dans un instant, j'aurai aussi le plaisir d'accueillir l'un ou l'une d'entre vous par téléphone.
29:24 On peut toujours faire mieux, toujours améliorer le cadre et améliorer le nettoyage,
29:29 me confiez cet après-midi.
29:31 Le porte-parole de Bruxelles Propreté, Mounir Larissi, les engagés,
29:37 échevins de la propreté publique à Jette.
29:39 Pourquoi est-ce qu'on n'améliore pas les choses alors ?
29:41 C'est en cours, comme on vous l'a dit, le processus est en cours.
29:45 Pardon, mais ça fait des années qu'on nous dit ça.
29:48 Oui, oui, sauf que ça prend des années, un processus pareil d'une entreprise de 2500 personnes,
29:55 avec tout ce qu'il y a autour et avec des majorités qui évoluent aussi,
30:00 avec parfois des visions qui sont diamétralement différentes.
30:05 Et puis un peu de courage politique aussi.
30:08 C'est difficile de changer les choses au niveau de la propreté à Bruxelles,
30:12 parce qu'on est vite soumis à la critique.
30:17 J'ai un exemple très clair dans ma commune,
30:20 et d'ailleurs c'est bien qu'il y ait un étorbé,
30:23 parce que le bourgmestre étorbé faisait exactement le contraire,
30:27 et ça a donné un débat intéressant.
30:30 C'est-à-dire ?
30:31 On a lancé un processus d'optimisation des poubelles dans l'espace public.
30:36 Ça veut dire qu'à Jette, on avait 600 poubelles dans l'espace public.
30:39 Des poubelles de Bruxelles Mobilité, qui étaient installées plic bloc un peu en fonction des travaux.
30:44 Des poubelles de la région.
30:48 On se souvient, sous l'ère de la ministre Lanane,
30:52 les fameuses poubelles Vigipirate, un peu sur toutes les voiries régionales,
30:55 les sacs transparents, et donc on avait ça.
30:59 Et puis on avait toutes sortes de poubelles au fur et à mesure des années,
31:02 qui étaient différents modèles.
31:04 Et donc avec des contenants qui étaient fort différents,
31:09 et dans lesquels on pouvait parfois jeter son sac poubelle directement dedans,
31:13 et on n'avait plus besoin de sortir les poubelles.
31:15 Et donc on avait toute une série de choses comme ça.
31:17 Ce qu'on a décidé à Jette, c'est de screener tout ça, ces 600 poubelles,
31:21 pour avoir une meilleure maîtrise, parce qu'à un moment on ne les maîtrise plus,
31:23 on ne sait plus qui a mis quoi.
31:25 On a réuni Bruxelles Mobilité, l'ABP, et le service propreté de la commune à Jette.
31:30 On s'est réunis, on s'est mis d'accord, on a dit voilà.
31:33 Les poubelles qu'on va installer sont les poubelles en fonte, avec la petite sortie.
31:37 Donc il n'y a qu'un seul type de poubelle et des big belly sur le territoire de Jette.
31:41 Et c'est ça qu'on va mettre sur tout le territoire,
31:43 de manière à ce que ce soit lisible et harmonieux.
31:45 La deuxième chose, c'est de dire où doit-on mettre des poubelles pour le public.
31:51 Les arrêts de transport en commun, c'est logique.
31:54 Les lieux publics, centres omnisport, centres culturels, administrations publiques, c'est logique.
32:02 Et les zones commerciales.
32:03 Donc on a enlevé les poubelles des zones résidentielles,
32:06 en conscientisant et en responsabilisant un petit peu le public aux déchets qu'il produit, aux déchets qu'il consomme.
32:12 Et donc tout ça, ça a amené un petit peu à une rationalisation sur le territoire des poubelles,
32:17 avec de grosses critiques.
32:19 Mais aujourd'hui ça marche.
32:20 Et d'ailleurs la région ne suit le pas,
32:22 vu que la région a lancé toute une série d'études et finalement suive la même logique.
32:26 Et plein d'autres communes ont cette logique-là.
32:28 Sauf que beaucoup d'échevins ne le disent pas,
32:31 parce qu'évidemment on est soumis parfois à la critique et le font sans toujours avertir le public.
32:37 Et donc voilà.
32:38 Dans un instant nous parlerons des sanctions.
32:41 On marque une courte pause, move on, avec Peggy.
32:44 Bienvenue dans Place Publique.
32:46 Jusqu'à 20h, Place Publique sur Arabe.
32:52 Comment lutter contre les incivilités et le manque de propreté ?
32:58 On en parle ce soir avec l'un ou l'une d'entre vous.
33:01 Bonsoir, qui est à l'appareil ?
33:03 Oui, bonsoir monsieur.
33:05 Bonsoir madame.
33:06 Je m'appelle Louisa.
33:07 Bonsoir monsieur, je m'appelle Louisa.
33:08 Bonsoir Louisa, merci d'être avec nous.
33:10 Merci monsieur. Pardonnez-moi ma voix, mais j'ai une infection de voix.
33:14 Monsieur, je suis forestoise.
33:16 Oui, Louisa.
33:18 Et je voudrais partager avec vous et tous les autres intervenants une inconstance malheureuse.
33:26 Forestoise depuis 1965, j'ai vu cette commune terriblement se dégrader.
33:31 A tous les points de vue, mais surtout au niveau des incivilités, de la malpropreté,
33:36 et depuis qu'a été mis en place le prélèvement des sacs alimentaires.
33:42 Alors, simplement pour avoir un effet de comparaison, vous savez que vous n'avez pas un sac alimentaire qui saccage ces sacs.
33:52 Ailleurs, les incivilités ne sont pas sanctionnées, ne sont pas pénalisées.
33:56 Le citoyen doit faire le travail d'informer la commune des incivilités qui ont lieu.
34:03 Je ne vois jamais une vraie enquête qui est faite.
34:08 Et donc, vous me permettrez d'être jalouse, de traverser Andoriem, Olué, Hucle,
34:15 et de voir ces quartiers dans un état de propreté impeccable.
34:19 Alors, d'où vient le problème ?
34:21 Je suis d'accord avec l'intervenant du MR qui dit, pas besoin de beaucoup de budget,
34:26 mais je pense que la compétence en échec, c'est aussi de travailler plus et de travailler mieux.
34:32 Merci beaucoup.
34:34 Louisa, qu'est-ce que vous avez envie de dire concrètement aux autorités de Forêt qui nous écoutent ce soir ?
34:40 De travailler mieux et de travailler plus.
34:43 Le plus efficace est d'accepter et verbaliser les habitants qui se permettent de sortir des sacs orange alimentaires sans le contenant.
34:52 Le contenant est gratuit, il suffit de se déplacer dans un centre de tri pour le recevoir.
34:57 Il faut que les habitants dont on sait clairement qu'il a déposé une incivilité,
35:03 soient verbalisés sans modération.
35:06 Il faut que les citoyens qui ont envie de vivre en forêt, qui ont envie de vivre dans un lieu vert comme Forêt,
35:14 soient propres et ont envie de rester.
35:17 C'est ça que j'ai envie de dire.
35:19 J'interpelle les citoyens de Forêt de faire le nécessaire.
35:24 Parce que devoir intervenir et signaler des incivilités,
35:29 parce que nous ne voulons pas en tant qu'habitants vivre dans la saleté,
35:34 je trouve ça désolant.
35:36 Et c'est vrai, je suis d'accord avec vous.
35:38 Toutes les communes vivent des restrictions budgétaires.
35:42 Toutes les communes n'ont pas les moyens.
35:45 Mais je pense que ce n'est pas toujours une question de budget.
35:48 C'est une question d'avenir rationalisé.
35:50 Et je réfléchis également à ce qui se fait dans certains pays d'Europe.
35:53 Des collectes de déchets centralisés pour éviter que 2 500 camions circulent.
36:00 J'ai la fierté de dire que 2 500 camions circulent à Bruxelles pour enlever les poubelles.
36:06 Mettons plutôt des conteneurs de prélèvements de déchets collectifs.
36:11 Ce serait peut-être plus intelligent.
36:13 Merci beaucoup.
36:14 Juste pour repréciser, Louise, 400 camions circulent tous les jours à Bruxelles.
36:19 Et je parlais de 2 500 personnes qui travaillent tous les jours
36:22 dans les missions de propreté à Bruxelles.
36:25 J'espère pour vous que votre avis sera entendu.
36:28 Et pour vous et pour toutes les habitantes et tous les habitants de Forêt qui nous écoutent ce soir.
36:33 Certains sont vos voisins d'ailleurs.
36:36 Comment ça se fait d'après vous, Louisa, que ça se passe mieux dans d'autres communes que vous évoquiez ?
36:42 Je n'ai malheureusement pas la réponse.
36:45 Mais vous savez, Huck a été, je ne sais pas combien, une dizaine d'années MR.
36:50 Et je ne peux pas faire de la politique.
36:53 Mais le constat, il est là.
36:55 Je le vois, pour avoir travaillé à Etembek pendant plus de 30 ans,
37:00 j'ai vu le travail qu'a fait DeWolfe dans cette commune.
37:03 Et je le vois au quotidien.
37:05 Et donc, il est normal que l'on ait un élément de comparaison.
37:11 Mais moi je vois qu'il y a des communes qui sont réellement et sincèrement investies
37:17 dans le quotidien de leurs citoyens.
37:20 Et ça, ça me conforte.
37:22 Je ne retrouve pas ce sentiment à Forêt, en qualité de forestoise, depuis plus de 50 ans.
37:30 Louisa, je vous remercie d'avoir pris la parole ce soir sur Arabelle, de nous avoir appelés.
37:35 Merci pour votre fidélité aussi à votre radio.
37:39 Je vous souhaite une belle soirée.
37:40 Merci pour cette qualité. Merci pour la qualité de vos émissions.
37:43 Merci beaucoup.
37:44 Merci pour vos gentils mots, Louisa. Grand merci.
37:47 Olivier Kopenz, président du MR d'Etherbek, vous souhaitez réagir à ce que vient de dire Louisa ?
37:54 On entend d'abord à quel point la propreté est un sujet qui mérite débat.
37:59 C'est un sujet qui avive de fortes émotions.
38:04 Et on peut le comprendre.
38:06 Je ne parlerai pas pour les forestoises ou les forestois.
38:09 Ce serait beaucoup trop compliqué.
38:11 Mais on entend effectivement le cri qui est de se dire
38:14 "Mais pourquoi est-ce que les choses ne vont pas mieux ?"
38:16 Et on l'a dit pendant toute cette émission, il faut qu'on fasse mieux.
38:19 C'est un sujet qui n'est pas facile.
38:21 C'est un sujet qui demande de l'ambition.
38:23 C'est un sujet qui demande qu'on fasse des choses concrètes,
38:25 qu'on continue de mettre des mesures en place.
38:27 Il y a une volonté politique derrière tout ça.
38:30 Alors, moi, je ne vais pas aller à l'encontre de ce que Louisa disait.
38:32 On le comprend. On comprend tout à fait.
38:35 C'est un travail qui met effectivement du temps.
38:37 Mais parfois, peut-être qu'il est trop mis au second plan.
38:40 On évoquait à un moment donné les sanctions.
38:42 C'est sûr que quand il y a toute une série de mesures qui sont mises en place,
38:46 des mesures préventives à Heterbeek,
38:48 on a même mis des panneaux à côté de là où il y a des encombrants.
38:51 On enlève les encombrants et au moins le panneau reste.
38:54 Et ça marque les gens pendant plusieurs jours que ce n'est pas une façon de faire.
38:57 Donc, on fait de la prévention.
38:59 On organise des clean-up days également avec les écoles pour faire la prévention.
39:02 À un moment donné, il y a peut-être des sanctions à mettre en place.
39:05 Et cette sanction, on le voit au travers de caméras intelligentes
39:08 qui arrivent à détecter des mouvements.
39:10 Il faut un suivi à Heterbeek.
39:12 Huit agents constatateurs qui sont capables de sanctionner par la suite.
39:16 C'est un travail aussi presque d'enquête,
39:18 de gens qui mettent leur sac poubelle à certains moments
39:21 qui ne sont pas les bons, de faire le suivi.
39:23 Et donc, effectivement, la propreté, on l'entendait dans la voix et dans l'émotion de Louisa,
39:28 c'est un sujet qui continuera de faire parler,
39:30 sur lequel il faut agir bien plus et mieux, comme elle le disait.
39:34 Débora Lorenzino, des filles et ch'filles de la propreté publique à Skarbeek.
39:38 Louisa parlait des sanctions, elles varient entre 300 et 600 euros.
39:42 C'est trop ou pas assez ?
39:44 Je pense que là, vous parlez peut-être des sanctions de Bruxelles-Propreté.
39:52 Moi, je connais les chiffres, en tout cas dans ma commune.
39:56 Je crois que les sanctions, elles doivent être, en tout cas, significatives.
40:01 Et elles doivent marquer le coup.
40:05 C'est aussi une sorte de mesure pédagogique, un peu différemment, un peu dure,
40:14 mais de donner un peu un électrochoc aux citoyens qui n'ont pas respecté les règles
40:21 et qui se disent "Aïe, je dois payer un tel montant dans ma commune,
40:26 un sac poubelle c'est 180 euros non indexés,
40:32 donc je crois que maintenant c'est passé à 100 dans l'an de 3".
40:35 C'est des gros montants, c'est pas quelque chose de facile.
40:39 Je pense que la politique de répression doit aussi être accompagnée de mesures,
40:44 parce que souvent, juste donner une taxe, une amende,
40:48 si la personne ne comprend pas ce qu'elle a fait de mal,
40:51 parce qu'on en est là aujourd'hui, il y a encore des gens qui ne comprennent pas,
40:55 qui pensent, qui ne voient pas ce qu'ils font de mal.
40:59 Moi j'ai eu un jour dans ma commune, on m'a dit "Ah super, Mme Lechvin,
41:03 vous passez ramasser tous les jours les encombrants, merci pour ce service".
41:07 Et donc la personne était enchantée,
41:09 mais la personne ne comprenait pas qu'elle avait un comportement qui n'était pas autorisé.
41:17 Alors aussi, il ne faut pas tomber dans le piège,
41:20 évidemment la verbalisation c'est important,
41:23 mais on n'a pas toujours les moyens de verbaliser.
41:25 Les gens, même avec des caméras, n'ont pas leur nom, prénom et numéro de registre national inscrit sur leur front.
41:33 On ne s'est pas toujours identifiés et on est parfois vraiment démunis.
41:37 C'est le cas aussi des sacs orange, c'est vrai qu'il y en a souvent beaucoup.
41:42 De par leur contenu, c'est difficile d'identifier à qui ils appartiennent.
41:47 – Dernier point d'attention avec vous, Mounir Larissi,
41:51 vous êtes engagé échefin de la propreté publique à Jette.
41:56 35 tonnes de bonbonnes de gaz hilarants collectées par Bruxelles Propreté depuis le mois de janvier,
42:03 on en croise sur les trottoirs, au coin des rues, dans les parcs.
42:06 Il faut les interdire, comme c'est le cas en France depuis l'été dernier ?
42:10 – C'est un véritable fléau parce que ça a causé de gros problèmes au niveau de la déchetterie.
42:15 À un moment, on ne pouvait même pas mettre nos déchets à la déchetterie
42:21 parce que se retrouvaient dans nos déchets des bonbonnes.
42:25 Vous m'entendez ?
42:27 – On va entendre votre réponse dans un instant.
42:31 Je vous demandais s'il fallait interdire ou non les bonbonnes de gaz hilarants
42:36 comme c'est le cas en France depuis l'été dernier.
42:39 – Comme je disais, c'est un véritable fléau
42:42 et donc c'est un véritable problème actuellement.
42:46 On a même été bloqué à jette pendant un moment pour pouvoir mettre nos déchets
42:51 parce que se retrouvaient dans nos conteneurs des bonbonnes.
42:54 Parce qu'il y a les petites bonbonnes qui sont déjà problématiques,
42:57 mais maintenant on arrive avec de très grosses bonbonnes,
43:00 type bonbonnes de plongée, et on en trouve dans l'espace public
43:04 et c'est vraiment problématique.
43:06 Donc on s'affaire pour trouver des solutions par rapport à ce fléau
43:10 et l'interdiction est effectivement une piste.
43:13 – Rapidement, l'un d'entre vous a un avis qui va dans la même direction ou pas
43:18 sur ce sujet ?
43:20 Débora Lorenzino.
43:22 – Oui, c'est vrai qu'on en retrouve de plus en plus.
43:25 On sait, en tout cas à Scarbée, qu'on a identifié des commerces
43:28 qui les vendaient pour un usage récréatif comme ça, librement.
43:32 Donc on a fermé plusieurs commerces, on les a sanctionnés.
43:36 C'est un fléau en termes de propreté qui coûte très cher à Scarbée,
43:39 qu'on en ait à 60 000 euros de frais directs, sans compter les frais indirects.
43:44 Et c'est aussi un fléau en termes de santé publique.
43:47 Donc je pense qu'il faut vraiment légiférer et s'entarder sur cette question-là.
43:52 – C'était Place publique, merci à chacune et à chacun d'avoir été avec nous.
43:56 Merci à tous mes invités.
43:58 Rendez-vous jeudi prochain 19h pour une autre question qui vous concerne.
44:02 Je vous souhaite une très belle fin de semaine.
44:04 [Générique]
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