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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Elisabeth Lévy, René Chiche et Frédéric Dabi, directeur général du pôle Opinions de l'IFOP

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2023-09-22##

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News
Transcription
00:00 Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:03 Le 24 septembre prochain se tiennent les élections sénatoriales.
00:07 Le Sénat nous paraît être une chambre qui prend une place intéressante.
00:11 Les résultats ne devraient pas trop surprendre.
00:13 Parce que d'abord on travaille au-delà de son étiquette politique.
00:16 On sait que ces résultats dépendent des dernières municipales
00:19 et que ces dernières municipales elles ont essentiellement été gagnées par LR et par le PS.
00:23 Conquérir un siège de plus.
00:25 Le mode de représentation du Sénat avantage plutôt le centre droit,
00:28 donc on ne va pas vraiment avoir changement de majorité.
00:30 En tout cas la moitié du Sénat, donc 170 sièges,
00:34 sera renouvelée ce dimanche, fort de son maillage territorial, la droite,
00:38 par grande favorite d'un scrutin réservé à 79 000 grands électeurs en majorité des élus communaux.
00:44 Pour ceux qui ne le sauraient pas, la majorité sénatoriale LR et centriste
00:47 devrait donc peut-être rester en place, si on en croit les résultats des dernières municipales.
00:52 Peut-être le retour en tout cas du RN.
00:54 On va en parler avec Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP.
00:57 Bonsoir Frédéric Dhabi, merci d'être avec nous.
01:00 Je vous en prie, bonsoir à tous.
01:02 Et on va revenir justement sur ce sondage IFOP, Frédéric Dhabi,
01:07 pour Sud Radio, sur ces sénatoriales.
01:10 Est-ce que finalement, ce qu'en pensent les Français,
01:13 est-ce qu'il y a un peu plus d'appétence pour ces sénatoriales ?
01:16 Oui, il y a un peu plus d'appétence.
01:18 Et d'une certaine manière c'est le premier scrutin du quinquennat,
01:23 alors il va avoir moins d'impact en termes de votes de sanctions que les élections européennes.
01:28 Il y a aussi un momentum particulier.
01:30 Dans notre balise, on voit que le niveau d'intérêt n'est pas mauvais, il atteint un tiers.
01:35 Puis je dirais que le Sénat a plutôt le vent en poupe,
01:38 notamment pendant cette réforme des retraites,
01:40 qui a quand même occupé tout l'espace politico-médiatique pendant le premier semestre.
01:44 On a vu une différence entre une assemblée zadisée, bordélisée,
01:48 pour prendre toutes les décrécentes qui ont été utilisées,
01:50 et un Sénat où il y a vraiment eu des débats, des discussions,
01:53 où ça s'est fait dans un cadre feutré, les Français ont plutôt apprécié.
01:57 La preuve, est-ce que le Sénat jouera l'appartement des politiques françaises ?
02:00 On n'avait que 43% de oui en 2015, à peine 51 en 2014,
02:04 là on est sur une très forte majorité,
02:06 et c'est majoritaire dans toutes les catégories, dans toutes les familles politiques,
02:11 y compris la France insoumise, y compris le Rennes,
02:13 qui sont très faiblement représentées au Sénat, voire pas du tout.
02:17 On a quand même une chambre qui s'installe, et comme je disais tout à l'heure,
02:21 les débats du passé, est-ce qu'il n'y a pas une chambre de trop,
02:24 est-ce que le Sénat n'est pas inutile, ces débats ont complètement disparu.
02:28 - Philippe Bilger, est-ce qu'on attend finalement, peut-être, le retour du Rassemblement National ?
02:34 - On l'attend, en tout cas, il l'espère, lui,
02:37 et peut-être a-t-il en effet une chance d'avoir des sénateurs,
02:42 mais je rejoins absolument Cécile, ce qu'a dit Frédéric,
02:45 sur l'importance du Sénat aujourd'hui,
02:48 et notamment dans le rôle démocratique qu'il a eu pour les commissions d'enquête,
02:53 où il a montré que le Sénat n'était pas cette vieille chose politique,
02:59 mais quelque chose, une machine qui pouvait être pugnace.
03:03 Alors, probablement, il y a quelque chose de paradoxal, et je finis là-dessus,
03:09 c'est qu'à la fois il est clair qu'il y a une dépolitisation d'une partie de la société française,
03:15 mais en même temps, on a des élections intermédiaires sénatoriales et de main européennes
03:21 qui vont probablement mobiliser énormément les citoyens.
03:25 - Elizabeth Lévy ?
03:26 - Alors, il faut rappeler que pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
03:29 il y avait une confortable majorité à l'Assemblée Nationale,
03:33 le Sénat, c'était en quelque sorte le haut-lieu de l'opposition,
03:37 et c'est pour ça d'ailleurs que Philippe a eu bien raison de citer les commissions d'enquête.
03:41 Rappelez-moi, Philippe, sur quoi il y en a eu ? Benalla ?
03:45 - Benalla, oui.
03:46 - Ils ont fait un sacré boulot.
03:48 Ce qui est intéressant, c'est la question de "Est-ce que le RN doit y être ?"
03:51 D'abord, évidemment, ça dépend des électeurs,
03:53 mais ce qui est intéressant, c'est qu'on a un mode de scrutin qui, dans le fond,
03:56 sanctionne la durabilité de l'ancrage, c'est-à-dire qu'entre le moment
04:01 où vous avez acquis une certaine force au niveau national
04:05 et celle où vous allez entrer au Sénat, il y a la moulinette du vote sénatorial,
04:11 c'est-à-dire qu'il faut que vous ayez des élus qui soient installés,
04:14 parce qu'en fait, il faut quand même que ces élus soient un petit peu connus,
04:17 et ça, c'est intéressant.
04:19 Maintenant, donc, si vous voulez, on ne peut pas dire comme pour l'Assemblée
04:23 où il y avait quand même une sorte de scandale démocratique
04:25 dans le fait que le mode de scrutin majoritaire à l'Assemblée écartait le RN.
04:30 Aujourd'hui, effectivement, ce serait mieux qu'ils y soient tous,
04:35 mais il faut laisser les choses aller à leur train de sénateurs.
04:38 - René, pardon, je vais revenir avec Frédéric Dhabi.
04:41 Frédéric Dhabi, le fait qu'éventuellement, le RN retrouve des sièges,
04:45 est-ce que c'est ça qui, finalement, peut mettre un peu de suspense
04:48 plutôt que ce soit toujours, effectivement, les LR et les centristes qui soient majoritaires ?
04:52 Est-ce que ça peut créer du suspense ?
04:54 - Non, oui, ça peut créer du suspense, ça peut créer un symbole,
04:57 comme lorsque le groupe écologiste, les écolos, avaient eu un groupe au dernier sénatorial.
05:02 Non, il y a quand même quelques inconnus.
05:04 Ça a été très bien dit, c'est une élection calme, il y a très peu d'embardés,
05:09 où le rapport de force électoral, par exemple celui issu des municipales,
05:13 n'imprègne que lentement ce qui peut se passer au Sénat, même si, n'oublions pas,
05:17 en 2011, il n'y a pas si longtemps, il y a eu la seule alternance,
05:20 puisque le Sénat est passé avec une majorité socialiste.
05:23 C'est vrai qu'il y a eu une vraie inconnue, ces petits maires,
05:27 ces petits élus municipaux très peu encartés, qui pourraient peut-être défianter du Président,
05:32 qui pourraient choisir un vote extrême, choisir le rassemblement,
05:35 les candidats à rassemblement, ou l'élite de rassemblement national, et peut-être changer.
05:39 Mais ça ne sera pas un mouvement tel qu'on l'a connu, bien sûr, aux élections législatives,
05:43 où il y a eu cette vraie surprise, ou ce coup de tonnerre des 89 députés,
05:48 maintenant 88, élus en 2022.
05:50 Il y a quand même pas mal d'inconnues, et notamment pas mal d'éléments intéressants.
05:55 Je pointe également le rééquilibrage, au sein de la gauche,
05:59 avec des écologistes qui ont bien percé aux élections municipales,
06:01 mais malheureusement, là où ils ont percé, ce n'est pas des sièges renouvelables,
06:05 donc ça sera peut-être en demi-teinte, et peut-être, oui, un rééquilibrage entre le PC, le PS, le Centre et LR.
06:13 Mais c'est vrai qu'il ne faut pas s'attendre, je le dis avec prudence,
06:16 il ne faut pas s'attendre à des mouvements très forts,
06:18 on ne voit pas ce qui empêcherait Gérard Larcher d'être conduit sur le plateau.
06:21 Oui, et René Fichaud ?
06:22 Oui, tout à fait, Gérard Larcher, de toute façon, sera réélu, on le sait.
06:25 Moi, je pense que les élections sénatoriales n'intéressent pas les Français.
06:29 Ça intéresse qui ? Ça intéresse les grands électeurs, les maires, les conseillers,
06:32 parce que les Français ne sont pas vraiment attachés à leurs sénateurs.
06:35 C'est quand même les conseillers municipaux, les maires, les conseillers généraux qui votent, qui élisent les sénateurs.
06:40 Alors, par contre, ça montre déjà quand même les différences au sein des courants politiques,
06:48 puisque, par exemple, LFI dans la NUPES, il n'y a pas eu d'accord pour les sénatoriales.
06:52 Il y a même eu une friction incroyable entre les deux parties.
06:55 Même au sein de la majorité macroniste, il y a même eu des divisions.
07:00 Parce que dans certains départements, il y a des listes horizon, des listes modem.
07:04 Vous croyez vraiment qu'il n'y a aucune division législative pour l'Assemblée nationale ?
07:08 Non, non, non, mais je vous parle là justement des élections sénatoriales qui pourraient être une occasion d'avoir des élections plus...
07:12 Oui, je parle des sénatoriales. Une élection peut-être plus apaisée, plus consensuelle.
07:16 Même là, il y a déjà des frictions. Bon, encore une fois, moi je ne pense pas que ça intéresse vraiment les Français.
07:21 Je pense que ça intéresse...
07:23 Je ne suis pas d'accord parce qu'il y a quand même des figures au Sénat aujourd'hui.
07:25 Des figures du monde de la vie politique, à Bruno Retailleau.
07:28 Je vous rappelle, vous savez qui a été pendant longtemps, a détenu le titre...
07:31 C'est beaucoup de figures de droite.
07:32 De plus jeunes sénateurs de France.
07:34 Vous savez qui a détenu pendant longtemps ce titre.
07:37 Jean-Luc Mélenchon.
07:38 Ben oui, Jean-Luc Mélenchon a été très longtemps. Moi je me rappelle, une des premières fois que j'ai vu Jean-Luc Mélenchon,
07:43 c'était au restaurant du Sénat.
07:45 Peut-être...
07:46 Qui avait une excellente réputation.
07:48 Oui, oui, oui, bien sûr. Je suis d'accord, mais il n'empêche que ça n'intéresse pas les Français.
07:52 C'est pas parce qu'il y a des personnalités.
07:54 Est-ce que Frédéric Dhabi, c'est parce que les Français se sentent peut-être un peu moins représentés au Sénat, par le Sénat ?
08:00 Parce qu'ils ne votent pas.
08:01 Non, parce que voilà, il y a vraiment le frein principal, mais c'est le système du picamérisme français
08:07 qui existe dans d'autres pays, que ce soit l'Italie, l'Espagne ou l'Allemagne.
08:11 C'est un corps électoral restreint, vous le disiez, 79 000 grands électeurs.
08:16 Mais je trouve quand même qu'avec cette réforme des retraites, avec la sagesse des sénateurs,
08:21 avec aussi, Elisabeth le disait avec beaucoup de raison, des vraies incarnations.
08:27 D'ailleurs, il y a eu beaucoup de sénateurs qui ne se représentent pas.
08:31 On a vu des sénateurs qui ont des très fortes impressions, des très fortes carrières au Sénat qui ne se représentent pas.
08:36 Ça crée auprès des Français, peut-être pas le lien de représentants à représenter,
08:40 d'où le 27% seulement représentatif de la population, mais c'est quand même 17 points de plus par rapport à 2014.
08:46 Il y a quand même un attachement, je pense, des Français au Sénat, d'autant plus que l'Assemblée,
08:51 pendant la réforme des retraites, n'a pas donné un spectacle désirable.
08:55 - Non, mais moi, je ne parle pas d'incarnation, moi.
08:58 Juste une petite remarque très courte, Elisabeth.
09:01 - Allez-y, Rony.
09:02 - Je suis sûr que vous demandez à n'importe quel citoyen le nom de son sénateur.
09:06 À part ceux qui sont vraiment très intéressés par la vie politique, un peu de microcosme,
09:10 je suis sûr qu'il y en a très peu qui donneront le nom d'un sénateur, parce que ça ne les intéresse pas.
09:14 Je suis désolé, les décidés, oui. Ça les mère, oui.
09:16 - Non, je pense que vous vous trompez. Ce qui ne les intéresse pas, c'est peut-être l'élection en tant que telle.
09:21 Effectivement, il n'y a pas un enjeu électoral direct pour nous.
09:26 L'élection, elle est quasiment déjà faite.
09:27 Moi, je voulais poser une question à Frédéric.
09:29 Mais le Sénat en tant que tel, il est pas raison.
09:31 - Allez-y, Elisabeth.
09:32 - Je voulais poser une question à Frédéric.
09:33 Est-ce que la crise qu'il y a eu, en quelque sorte, des élus locaux, si on peut le dire comme ça,
09:38 c'est-à-dire des maires qui ne se représentent pas,
09:41 une véritable difficulté du métier de maire aujourd'hui,
09:45 est-ce que ça affecte le Sénat et comment ?
09:48 - Ça peut affecter le Sénat avec un vote de protestation,
09:52 avec des élus locaux qui sont souvent très peu encaptés.
09:57 N'oublions pas que la focale médiatique met l'accent sur les 1 000 villes de plus de 10 000 habitants,
10:03 sur les métropoles, il y a 35 000 communes.
10:05 La grande ville, c'est l'exception.
10:08 L'élu local de base, c'est la majorité.
10:10 Comment vont-ils se déterminer ?
10:12 Est-ce qu'il y aura un vote de défiance ?
10:15 Est-ce qu'il y aura un vote sans le son vis-à-vis d'Emmanuel Macron et de sa majorité ?
10:19 On peut représenter au Sénat, oui, on peut avoir des éléments liés à cette défiance
10:23 qui pourraient jouer un rôle dans le cadre du scrutin de dimanche.
10:27 Mais justement, les élus locaux se sentent souvent proches des sénateurs.
10:31 Parce que les sénateurs, il y a bien sûr quelques sénateurs, peut-être, je n'ai pas parlé,
10:34 mais beaucoup de sénateurs viennent du monde rural, du monde local.
10:37 N'oublions pas l'échec du général De Gaulle à vouloir modifier la composition du Sénat.
10:42 - Allez, 0826-300-300, Frédéric est avec nous. Bonsoir Frédéric.
10:46 Jean-Pierre, ah oui, bonsoir Jean-Pierre.
10:49 - Oui, bonsoir.
10:51 - C'était le mauvais numéro qui était rentré.
10:53 Jean-Pierre, une réaction sur le Sénat. Est-ce que ça vous intéresse ?
10:57 - Le Sénat, moi j'ai fait des études de droit,
11:00 donc le Sénat a toujours été un organe intéressant,
11:03 un organe de pondération.
11:05 Et par les temps qui courent, c'est-à-dire depuis l'élection d'Emmanuel Macron,
11:09 et surtout sa réélection, c'est un organe capital, c'est la seule vraie opposition.
11:14 Simplement, c'est un scrutin qui est regardé de loin par les Français et par moi aussi,
11:21 parce que c'est un suffrage universel indirect.
11:24 Donc ce sont les grands électeurs, et majoritairement des conseils municipaux,
11:28 qui vont désigner les sénateurs.
11:30 Donc on ne peut pas être aussi impliqué que si c'était un suffrage universel direct.
11:36 Et par conséquent, moi j'espère que ça peut faire basculer des choses.
11:41 Le pays est majoritairement à droite, donc je pense que ça va rester à droite.
11:46 Le sujet a été un peu évoqué, c'est quelle sera la proportion de sénateurs RN,
11:53 qu'on reconquête, en tout cas de ce qu'il a pu représenter,
11:59 un bon pourcentage des électeurs au premier tour de la présidentielle.
12:02 - Sébastien Chenu parlait de 2 et 5 représentants.
12:05 - Le premier a parfaitement raison. J'approuve totalement ce qu'il dit.
12:09 - Reconquête, ils n'ont pas d'élu local, donc ça paraît compliqué.
12:13 Mais en réalité, personne, quand il va voter pour son maire,
12:16 quand on va voter au municipal, on ne se dit pas "attention, c'est aussi un vote indirect pour les sénatoriales".
12:22 - C'est vrai. Frédéric Dhabi, est-ce que finalement Gérard Larcher n'a pas une image un peu particulière ?
12:27 Certains ne le considèrent pas forcément presque apolitique,
12:31 c'est une personnalité de la politique, parfois un sage,
12:36 parce que parfois il est sorti du bois quand il le fallait.
12:39 - C'est un sénateur de tous bords vis-à-vis des élus locaux.
12:45 C'est quelqu'un qui a une image dépositiviste, une image très consensuelle,
12:49 à l'image de ce que veut être le Sénat, où comme tu disais,
12:52 les débats sont très feutrés, comme je disais, ça peut offenser.
12:56 Par contre, nationalement, et je prends comme base notre baromètre,
12:59 il faut faire du ciel pour match et Sud Radio,
13:01 il fait partie des personnalités qui ont une bonne cote de popularité,
13:04 mais la reste, il est gauche-droite, c'est-à-dire des meilleurs scores chez les personnes âgées,
13:09 je les sympathise en droite, mais c'est vrai qu'il n'y a dans quasiment aucune famille politique
13:14 ce que j'appellerais un rejet épidermique de Gérard Larcher.
13:18 Larcher n'est pas du tout dans cette logique de rejet radical,
13:23 ou au contraire, de soutien enthousiaste.
13:27 Il incarne, c'est aussi sa force,
13:30 parce que dans notre baromètre, sur l'image du Sénat,
13:33 sont des questions posées très longtemps.
13:35 Quand son prédécesseur, Jean-Pierre Bell, le président,
13:39 n'incarnait absolument pas le Sénat, l'image du Sénat s'est effondrée.
13:43 Ça compte énormément que la présidente du Sénat soit incarnée,
13:47 et c'est vrai, on a le sentiment chez les Français,
13:49 que Gérard Larcher incarne, bien personifie même ce Sénat.
13:53 – Je voulais poser une question juste à Frédéric David,
13:56 j'ai pas eu le temps de poser plus de questions.
13:58 Frédéric, les sénateurs ont l'image d'élus assez âgés, etc.,
14:03 mais d'après ce que j'ai cru lire,
14:05 en fait, les sénateurs ne sont pas si âgés que ça par rapport à...
14:08 – Bien sûr.
14:09 – Est-ce que vous pouvez me confirmer cette information ?
14:11 – Je n'ai pas le chiffre en tête, mais la moyenne d'âge du Sénat
14:13 a très fortement baissé ces dernières années.
14:16 J'ai en tête un sénateur socialiste qui a même 28 ans,
14:21 il y a des sénateurs jeunes, bien sûr je pense que la moyenne...
14:23 – Il n'y a pas une limite d'âge ?
14:25 – Non, il n'y a pas de limite d'âge.
14:27 – Il n'y a pas de limite vers le bas, je veux dire ?
14:29 – Absolument pas, je l'ai même écrit à 18 ans, je l'ai même fait descendre,
14:33 et je crois que la moyenne d'âge au Sénat est un peu plus âgée que l'Assemblée,
14:37 on n'est pas du tout sur le dégage, et puis bon, les expressions,
14:41 le train de sénateur, le Sénat qui ne travaille pas,
14:45 c'est si je peux dire, plus que faux.
14:47 – Par contre il n'y a pas beaucoup de femmes, non ?
14:48 – Donc on pourrait avoir Louis Boyard sénateur.
14:50 – Oui, ça c'est vous qui voyez.
14:52 – Par contre il n'y a pas beaucoup de femmes, non ?
14:54 – Et pareil, la féminisation du Sénat a progressé,
14:57 on est maintenant de mémoire à 33%.
14:59 – Ah oui ?
15:00 – Ah oui, ce qui est déjà pas mal.
15:02 – Frédéric, est-ce que vous parliez d'Hérard Larcher ?
15:05 Est-ce qu'il n'a pas réussi à imprimer une marque dans l'opinion publique
15:10 parce qu'il a réussi une synthèse assez exemplaire
15:14 entre l'engagement auquel il a droit
15:16 et la réserve que lui impose la présidence du Sénat ?
15:21 J'ai l'impression qu'il est à l'aise dans ce registre.
15:24 – Oui, et puis on l'a bien vu hier lorsqu'il a appelé le roi
15:28 avec son homologue Yael Brown-Pivet,
15:31 on a senti qu'on n'était pas sur la guerre de tranchées
15:34 et qu'il y avait des moments de tension entre l'Assemblée nationale et le Sénat,
15:39 ils sont de plus en plus rares.
15:40 Et c'est vrai que ce Hérard Larcher qui est maintenant là,
15:43 il avait déjà été président du Sénat avant l'Internet socialiste
15:48 et là maintenant, je crois depuis 2014 si je ne me trompe pas, 2015,
15:52 c'est maintenant quelqu'un qui est identifié,
15:55 qui personifie et qui incarne le Sénat.
15:57 Et en politique, l'incarnation c'est absolument fondamental
16:00 pour les Français, pour se projeter
16:02 et pour créer de la confiance avec l'institution.
16:04 – Merci beaucoup Frédéric Dhabi d'avoir été avec nous,
16:06 directeur général de l'IFOP, merci en tout cas.

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