00:00 Cette situation est doublement intolérable pour les hommes, les femmes, les enfants
00:04 qui sont dans un état de précarité extrême, comme vous venez de le dire,
00:09 et puis pour des Européens qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas décider
00:13 de qui entre ou n'entre pas sur leur territoire.
00:15 C'est inexplicable, inacceptable.
00:18 Et quand on dit que fait l'Europe, il n'y a pas vraiment d'Europe en matière de migration.
00:23 Il n'y a pas vraiment d'Europe, notamment parce qu'un certain nombre de pays ne l'ont pas voulu.
00:27 Parce que les exemples que vous donne M. Bardella, dont je suis même étonnée,
00:31 qu'il s'exprime à un moment où ce qu'il prône depuis des années montre que ça ne marche pas.
00:38 – Vous êtes à l'absence de la politique de la chef du gouvernement italien.
00:42 – Je vous parle de la Hongrie, je vous parle de la Pologne en disant,
00:44 quand même, eux ils sont tranquilles.
00:45 C'est eux qui ont empêché qu'il y ait une politique migratoire européenne commune.
00:50 Il nous dit, notre ami, c'est pas tellement Mme Meloni, c'est M. Salvini.
00:55 C'est M. Salvini quand il était ministre de l'Intérieur
00:57 qui a empêché qu'il y ait une politique de l'Asie des démigrations communes.
01:01 J'étais ministre à l'époque, il y avait un consensus qui était trouvé, il a tout bloqué.
01:06 Alors je crois que Mme Meloni aujourd'hui se rend compte qu'elle a vendu des fausses promesses,
01:11 si seulement le Rassemblement national était capable de s'en rendre compte, mais on n'en est pas là.
01:15 Il y a sur la table aujourd'hui, entre Européens à 27, un accord pour renforcer le contrôle,
01:22 mais vraiment, c'est-à-dire qu'à l'entrée sur le territoire européen,
01:27 souvent en Grèce, souvent en Italie, il n'y ait plus des gens qui passent à travers les mailles du filet
01:33 parce que les Italiens sont débordés et qui se disent,
01:35 de toute façon les francophones iront en France, les anglophones essaieront d'aller au Royaume-Uni.
01:40 Qui a un vrai contrôle, que ceux qui relèvent vraiment de l'asile
01:45 puissent être accueillis plus vite et mieux, parce que pour le moment on est indignes.
01:50 Et ceux qui manifestement n'en relèvent pas puissent être raccompagnés, eux aussi, plus vite et dignement.
01:56 Cet accord, il est sur la table.
01:58 Madame Mélanie s'en est d'ailleurs félicitée,
02:01 ce qui veut dire qu'elle est passée d'une posture nationaliste à une demande de coopération européenne.
02:07 Il faut la faire cette coopération européenne aujourd'hui,
02:09 mais il faut la faire sur la fermeté et surtout il faut la faire vite,
02:12 parce que ce que je vous dis, je vous l'aurai dit déjà en 2018,
02:16 et on n'a pas réussi à le faire à cause des souverainistes et des nationalistes.
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