00:00 C'est un libérateur.
00:01 Non seulement il a permis à ce que nous soyons libres aujourd'hui,
00:06 mais les Gabonais attendaient cet instant depuis plus de 50 ans.
00:11 Et depuis 14 ans, ça s'est encore accru.
00:16 Et chaque élection volée, volée, volée.
00:19 Bon, il y a un problème qui nous dit souvent,
00:21 neuf jours pour le voleur, le dixième jour c'est le propriétaire.
00:24 Je pense qu'on est arrivé à cette situation.
00:27 C'est-à-dire, s'il n'y avait pas eu ce coup d'État,
00:31 je pense qu'on aurait eu un bain de sang parce que les Gabonais,
00:36 même si quelqu'un m'avait dit une fois
00:40 que les Gabonais ont atteint un niveau de tolérance jamais égalé au monde.
00:47 Donc, ça m'avait été dit en France.
00:49 Alors, donc, c'est pour dire qu'on a tellement avalé les couleuves,
00:55 on a tellement avalé des choses, on ne réagissait pas.
00:59 Mais là, je pense que c'était la goutte d'eau de trop.
01:04 Et je pense que les militaires l'ont compris et qu'ils avaient donc deux possibilités.
01:10 Soit ils déposaient l'équipe actuelle, enfin l'équipe qu'ils ont renversée,
01:15 soit ils tirent sur les Gabonais et ils devaient avoir un bain de sang.
01:19 Mais je crois qu'ils ont choisi la bonne option, la bonne solution.
01:22 C'est celle de faire ce coup d'État, que nous n'appelons plus coup d'État,
01:28 mais plutôt d'opérer à cette libération.
01:32 Voilà pourquoi vraiment, je pense que les Gabonais, dans leur unanimité, sont pour...
01:39 C'est vrai que le coup d'État dit comme ça, pour un démocrate, on peut dire non, c'est pas bon.
01:44 Mais il y a des choses où, quand vous avez subi tellement de choses,
01:48 qu'à un moment, si on vous dit que vous êtes libre, vous ne cherchez pas à vous demander comment m'a libéré,
01:55 mais vous êtes content d'être libre.
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