- il y a 3 ans
Tous les matins et pendant tout l'été, les invités de #HDProsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
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00:00:00 Bonjour à tous, bienvenue dans l'heure des pros été.
00:00:03 Nous sommes ensemble pendant deux heures et au sommaire de l'émission.
00:00:06 Aujourd'hui d'abord, je recevrai dans quelques instants Bérangère Couillard,
00:00:09 ministre déléguée chargée de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations.
00:00:14 On reviendra avec elle sur les inscriptions antisémites,
00:00:17 sur la devanture d'un magasin à Levallois-Perret.
00:00:19 On parlera aussi de l'invitation de Médine aux universités d'été Europe, Ecologie, les Verts et la France insoumise.
00:00:25 Et évidemment sur les violences faites aux femmes.
00:00:27 Nous verrons notamment comment ce sujet a évolué dans son traitement médiatique depuis 20 ans.
00:00:32 Autre sujet, depuis près de trois semaines, une cinquantaine de migrants,
00:00:35 majoritairement des femmes et des enfants arrivés d'Afrique par la Méditerranée,
00:00:39 campent sur l'esplanade de l'hôtel de ville à Paris.
00:00:41 Un campement qui provoque désordre et nuisance dans ce quartier fréquenté par de nombreux touristes en cette période estivale
00:00:47 et qui interroge sur la sécurité de la capitale pour la Coupe du monde de rugby et les Jeux Olympiques.
00:00:52 Contactée par nos confrères du Figaro, la ville de Paris assure avoir interpellé l'État à ce sujet
00:00:57 et que la préfecture de police de la région est en train de s'occuper de ce problème.
00:01:01 Et puis des participants au convoi de l'eau, qui sont partis des Deux-Sèvres pour protester contre les méga-bassines,
00:01:07 sont accusés d'avoir dégradé un grid de golf dans la Vienne, près de Poitiers ce dimanche.
00:01:12 Ils avaient pourtant promis un convoi familial et convivial.
00:01:15 Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a vivement réagi sur les réseaux sociaux en disant
00:01:19 "il n'y aura jamais de dialogue possible avec ceux qui entendent imposer leur loi par la violence".
00:01:23 Les débats, c'est dans un instant, mais tout de suite le journal avec Somaya Labidi. Bonjour Somaya.
00:01:27 Bonjour Élodie, bonjour à tous.
00:01:29 A la une de l'actualité, la canicule continue d'écraser la France.
00:01:33 Désormais, 50 départements sont placés en vigilance orange.
00:01:37 Les températures vont globalement s'envoler entre 33 à 37 degrés et jusqu'à 37 à 40 degrés sur l'Occitanie.
00:01:45 De quoi rendre la tâche bien plus pénible dans certains métiers ?
00:01:49 On essaie de commencer déjà un peu plus tôt, on essaie de commencer aux alentours de 2-3 heures du matin
00:01:54 pour travailler au maximum la nuit, forcément comme tous les métiers boulangers.
00:01:58 Après on boit beaucoup, on essaie de mettre des ventilateurs au maximum, des extracteurs d'air chaud au maximum aussi.
00:02:06 Après tous les étés sont de plus en plus chauds, donc maintenant j'ai envie de dire malheureusement même on s'y fait.
00:02:15 Donc voilà, après on essaie de faire des rotations avec les salariés, que ce ne soit pas toujours la même personne au four.
00:02:21 Pareil pour les pétris, on augmente l'eau froide dans les pétriers, on met la farine dans les frigos même
00:02:28 pour avoir une température correcte au moment de faire le pain.
00:02:31 Les suites de l'incendie qui s'est déclaré à Lille-Saint-Denis ce samedi.
00:02:36 Avec ce lourd bilan, trois personnes sont mortes dans ce drame.
00:02:39 Les sapeurs-pompiers ont porté assistance à de nombreux blessés.
00:02:42 Quant aux habitants de la cité Maurice Thorez, ils se disent traumatisés.
00:02:46 Plusieurs fois on a réclamé de dire qu'il y a des problèmes, de l'électricité, de l'essenceur qui ne marche pas.
00:02:56 Mais toujours on n'a pas trouvé les solutions.
00:02:59 On a beau faire des trucs, manifester, faire des pétitions, mais ça ne sert à rien parce qu'ils ne nous écoutent pas.
00:03:07 Non, ils ne nous écoutent pas.
00:03:08 Dans le reste de l'actualité, un nouveau variant du Covid qui inquiète.
00:03:13 Le BA286 a d'ailleurs été mis sous haute surveillance par l'Organisation mondiale de la santé.
00:03:19 Alors, faut-il en avoir peur ? Les précisions de Jean-Paul Stal, infectiologue.
00:03:25 Ce que l'on sait pour l'instant, c'est qu'il est peut-être un peu plus contagieux que les précédents variants,
00:03:36 que peut-être l'efficacité des vaccins est un peu moindre.
00:03:42 Et encore, c'est quelque chose qui reste à démontrer.
00:03:46 Et puis, direction le Canada, pour terminer, où les feux gagnent du terrain.
00:03:51 Dans l'est du pays, le brasier s'étend désormais sur plus de 41 000 hectares, d'après les pompiers.
00:03:57 Conséquence, des milliers d'habitants continuent à évacuer.
00:04:00 Vendredi vers midi, on nous a dit de sortir. Ordre d'évacuation.
00:04:09 Nous avons rapidement emballé nos affaires et sommes allés chez mes parents,
00:04:12 qui se trouvent dans la zone de sécurité, mais toujours à West Kelowna.
00:04:16 Nous étions très inquiets vendredi. La nuit de vendredi à samedi, nous n'avons pas beaucoup dormi.
00:04:20 Malheureusement, les vents se sont calmés. Notre maison est toujours là,
00:04:23 le quartier est toujours sur pied et nous sommes soulagés.
00:04:26 Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à 9h, Elodie.
00:04:32 Merci beaucoup Somaïa. On vous retrouve pour un prochain point complet sur l'actualité à 10h.
00:04:37 Je vous le disais, l'invité de l'heure des pros aujourd'hui, Bérangère Couillard. Bonjour.
00:04:40 Bonjour Elodie Huchard.
00:04:41 Ministre déléguée chargée d'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.
00:04:45 Je voulais qu'on commence d'abord par l'actualité.
00:04:47 Malheureusement, ces tags antisémites découverts sur un restaurant cachère à Levallois-Perret.
00:04:53 Malheureusement, on voit aussi le retour de cet antisémitisme assumé.
00:04:57 C'est le cas pour cette aventure, c'est le cas parfois pour des stèles commémoratives.
00:05:00 On doit être intraitable, on doit être sur la tolérance zéro, vraiment.
00:05:03 Oui, intraitable. C'est évidemment consternant. C'est un antisémitisme qui est rampant
00:05:08 et qui continue en tous les cas à être présent dans notre pays et ailleurs aussi, pas qu'en France.
00:05:15 Mais je pense qu'il faut être extrêmement vigilant et surtout ne rien laisser passer sur ces actes
00:05:21 ou des propos aussi qui peuvent être tenus et qui sont assez réguliers malheureusement
00:05:25 sur la place publique ou même sur les réseaux sociaux.
00:05:28 Et donc, il faut être vigilant et toujours dénoncer l'antisémitisme,
00:05:33 quelle que soit la nature de l'acte ou des propos tenus.
00:05:38 Vous parliez des réseaux sociaux, on a vu beaucoup de réactions, notamment politiques
00:05:41 et certaines qui interrogent, par exemple le député écologiste Aurélien Taché
00:05:45 qui dit sur les réseaux sociaux en faisant référence à cette affaire,
00:05:48 l'antisémitisme, trois petits points, le vrai.
00:05:51 Il y a quelques jours, Marine Tondelier disait qu'elle distinguait ce qui était vraiment antisémite
00:05:56 et ce qu'il était par maladresse ou mimétisme.
00:05:59 Qu'est-ce que vous pensez de ces réactions politiques ?
00:06:00 Est-ce qu'on peut être antisémite parce qu'on est maladroit ?
00:06:02 Déjà, mimétisme, ça veut dire qu'on ne fréquente pas forcément les bonnes personnes,
00:06:05 ça veut dire qu'on mime des personnes qui nous entourent qui peuvent être antisémites.
00:06:08 Mais au-delà de ça, c'est-à-dire qu'il n'y a pas qu'à moitié être antisémite ou l'être complètement.
00:06:13 Je crois qu'il faut être extrêmement vigilant et qu'il n'y a pas de à moitié.
00:06:18 Et donc là, Aurélien Taché ou même les représentants d'Europe Écologie Les Verts
00:06:23 doivent être absolument vigilants.
00:06:25 Ils ont une responsabilité, ils sont des responsables politiques.
00:06:27 Et donc, moi, je crois qu'il faut qu'ils prennent leurs responsabilités.
00:06:30 Ils font aussi évidemment le lien avec l'invitation du rappeur Medin
00:06:35 dans leur événement qu'ils organisent pour la rentrée des écologistes.
00:06:40 Et je pense qu'ils doivent être responsables et ne pas inviter cette personne.
00:06:44 Je crois qu'il s'agissait d'inviter une personne, là pour le coup un rappeur ou en tout cas un artiste,
00:06:49 à venir parler des banlieues.
00:06:51 Je pense qu'il y en a beaucoup qui peuvent venir, qui ont un discours évidemment non antisémite
00:06:56 et qui peuvent venir parler des banlieues sans forcément inviter Medin aux universités d'été.
00:07:02 Et je pense que ce n'est pas raisonnable de le faire.
00:07:04 Donc, moi, je trouve que ça a été particulièrement visible et courageux de la part de Karim Adeli
00:07:11 de dénoncer cette invitation en disant que ce n'est ni un tribunal,
00:07:16 mais aussi que ce n'est pas non plus une tribune pour le rappeur Medin.
00:07:19 Et je pense qu'il faut être en effet en responsabilité et ne pas l'inviter.
00:07:23 Parce que les propos qu'il a tenus, notamment dernièrement,
00:07:26 sur une femme dont la famille a été déportée,
00:07:31 en faisant un jeu de mots sur le nom de famille, c'est totalement,
00:07:35 évidemment déjà c'est condamnable et en plus c'est irresponsable.
00:07:38 Justement, le tweet dont vous parlez qui concerne Rachel Khan,
00:07:41 est-ce que Medin n'a pas voulu un peu encore coincer la gauche ?
00:07:43 Parce que ce que disait Marine Tondelier, c'était, il a pu avoir des propos par le passé,
00:07:48 mais il a changé, en tout cas c'est elle qui le pense.
00:07:51 Quand il fait ce tweet avec un antisémitisme totalement assumé,
00:07:54 alors après il s'excuse en disant qu'évidemment aucun lien avec des origines, on en doute,
00:07:58 mais on sent que cette gauche est quelque part coincée,
00:08:01 c'est-à-dire qu'ils n'ont pas annulé, ils ont confirmé cette venue.
00:08:04 Et dans le même temps, on voit aussi qu'il y a certains écologistes qui commencent à dire
00:08:07 "attention, ce n'est pas ça notre parti", parce que cette invitation,
00:08:10 elle a de la polémique, elle en dit beaucoup aussi,
00:08:12 sur le fond de ce que pensent ces partis politiques de ces sujets-là.
00:08:15 En effet, la situation est ridicule, parce que Marine Tondelier,
00:08:18 autant que Sandrine Rousseau, ont demandé à Medin de reconnaître
00:08:21 qu'il a eu des propos antisémites.
00:08:24 Mais ça veut dire qu'elles pensent aussi que c'est antisémite,
00:08:26 et donc elles acceptent d'inviter quelqu'un qui a tenu des propos antisémites.
00:08:30 Et donc je trouve encore plus désastreux la communication
00:08:36 qui est organisée par Europe Écologie Les Verts sur cette situation,
00:08:40 parce qu'en fait, elles acceptent en effet d'inviter quelqu'un
00:08:43 qui a tenu des propos antisémites, en lui demandant de reconnaître,
00:08:46 chose qu'il n'a pas fait, mais par contre cette personne est toujours invitée.
00:08:49 On va changer de sujet et parler notamment des violences faites aux femmes,
00:08:52 et on va commencer avec le drame qui avait eu lieu à Cherbourg,
00:08:55 cette jeune femme violée avec acte de barbarie.
00:08:58 On sait que votre ministère, évidemment, suit ce dossier.
00:09:00 D'abord, est-ce que vous avez des nouvelles de la victime ?
00:09:03 On sait qu'elle était très sérieusement blessée et placée dans un coma artificiel.
00:09:06 Oui, alors très régulièrement, j'ai pris des nouvelles auprès de la préfecture de Cherbourg,
00:09:10 qui s'y sert au plus près, évidemment, et auprès de la famille,
00:09:14 vous dire que la situation est stationnaire, en tout cas,
00:09:17 sur l'état de santé de la victime, que l'enquête continue,
00:09:23 en tout cas l'enquête scientifique, pour récupérer un maximum d'indices
00:09:28 et pour pouvoir nourrir, évidemment, le dossier.
00:09:31 L'affaire, évidemment, est en cours, donc c'est difficile pour moi d'en dire davantage,
00:09:35 mais en tout cas, vous dire que je n'ai pas de nouvelles plus rassurantes,
00:09:39 ou en tout cas, la situation ne s'est pas dégradée non plus.
00:09:41 Il y a un état stationnaire de la victime, et je suis ça de très près,
00:09:44 et très régulièrement, je suis en contact avec la préfecture de Cherbourg sur ce sujet.
00:09:48 Ce qui avait interpellé aussi, au moment de ces faits,
00:09:51 c'est que l'accusé avait 17 mentions au fichier du traitement des antécédents judiciaires.
00:09:56 On se demande un peu ce qui s'est passé.
00:09:58 Est-ce que cette personne était suivie ?
00:10:00 Est-ce qu'il y a eu une absence de suivi ou un suivi qui a été défaillant
00:10:03 dans cette personne qui avait quand même, on le rappelle, 18 ans
00:10:05 et 17 mentions au fichier des antécédents judiciaires ?
00:10:07 En effet, il y a beaucoup de mentions dans son casier,
00:10:12 et donc je pense qu'il faut regarder ça de plus près.
00:10:14 C'est difficile pour moi aujourd'hui, qui n'ai pas de regard sur l'ensemble du dossier,
00:10:18 de pouvoir m'exprimer, et ce n'est pas mon rôle non plus.
00:10:21 Sachant qu'en plus, évidemment, il y a une enquête en cours,
00:10:24 donc vous imaginez bien que les éléments ne vont pas être transmis à cette date.
00:10:30 Mais en effet, il y a eu des faits qui ont été réalisés en tant que mineurs.
00:10:34 Aujourd'hui, c'est une personne qui est majeure.
00:10:36 On est face à des viols avec actes de barbarie.
00:10:41 C'est affreux.
00:10:43 Vraiment, je pense que ça touche tout un chacun.
00:10:46 Il devra évidemment répondre à ses actes.
00:10:49 Je sais qu'il y a aussi une analyse psychiatrique qui va être réalisée sur ce jeune homme.
00:10:55 Je ne peux pas en dire plus.
00:10:57 Juste avoir des mots de soutien, évidemment, pour la victime,
00:11:00 et surtout pour la famille, qui est évidemment sous le choc,
00:11:05 et qui est évidemment très inquiète pour la santé de leurs proches.
00:11:10 On va aussi parler du féminicide qui s'était produit, malheureusement, à Franconville.
00:11:14 La victime avait déposé une demande de protection,
00:11:16 refusée par le juge aux affaires familiales du tribunal de Pontoise.
00:11:20 On a malheureusement souvent des femmes qui meurent sous les coups de leurs conjoints, de leurs maris.
00:11:24 Et quand ces faits arrivent, on se rend compte qu'elles avaient déjà tenté d'alerter.
00:11:29 Qu'est-ce qu'on peut faire pour que ces femmes, qui ont le courage de tenter d'alerter, de porter plainte,
00:11:33 et on sait combien ça leur coûte, soient véritablement entendues,
00:11:35 et que ce genre de féminicide, on n'en entend plus parler ?
00:11:38 On a beaucoup agi depuis 2017, et surtout depuis le Grenelle des violences conjugales.
00:11:43 Je sais, j'étais moi-même engagée, j'avais porté la loi qui, justement,
00:11:46 était issue du Grenelle des violences conjugales.
00:11:49 On a voté cinq lois, on a fait, on a augmenté de façon significative le nombre de places d'hébergement,
00:11:55 plus de 80%, on est passé à plus de 11 000 places d'hébergement.
00:11:58 On a formé 150 000 policiers et gendarmes sur 250 000 agents,
00:12:03 ce qui représente évidemment beaucoup.
00:12:05 Il faut continuer, il faut tous les former, il faut aussi s'assurer que la formation puisse être répétée.
00:12:10 On a massivement déployé les bracelets anti-rapprochement,
00:12:14 les téléphones graves dangers qui sont aujourd'hui au nombre de 5 000,
00:12:16 et il y en a également d'autres disponibles, il n'y a pas de manque de téléphones graves dangers,
00:12:20 et vous avez parlé évidemment aussi des ordonnances de protection.
00:12:23 On a réduit les délais pour l'ordonnance de protection,
00:12:26 il faut savoir que c'était plus de 40 jours, on est passé à 8 jours pour la délivrer,
00:12:30 et aussi on a beaucoup plus depuis de demandes,
00:12:34 parce qu'en fait on a sensibilisé beaucoup les magistrats, les juges,
00:12:38 à l'importance de ces ordonnances de protection.
00:12:42 Il faut savoir que les ordonnances de protection, elles ont maintenant un peu plus de 10 ans.
00:12:45 En 2011, il y en avait 1 600 demandes, aujourd'hui il y en a plus de 6 000.
00:12:49 Sur les 6 000, il y a une très large majorité des ordonnances de protection qui sont acceptées,
00:12:56 et sont acceptées et délivrées par le juge,
00:12:58 qui du coup qualifie qu'il y a un danger vraisemblable.
00:13:02 Il peut y avoir en effet, et il semblerait compte tenu que la totalité ne sont pas acceptées,
00:13:07 qu'il y ait un certain nombre d'ordonnances de protection qui ne soient pas délivrées.
00:13:10 Je ne connais pas bien, encore une fois, le contenu exact de l'affaire de Franconville,
00:13:15 et pourquoi, et quels sont les éléments qui ont guidé le juge.
00:13:19 Ce que je peux, moi en tous les cas, en tant que ministre, proposer aux législateurs,
00:13:25 c'est de modifier un certain nombre de choses,
00:13:27 et de regarder comment on peut faire justement pour faciliter l'octroi de ces ordonnances de protection.
00:13:35 Ce que nous allons faire déjà dès la rentrée, et ça c'était un engagement du président de la République,
00:13:39 c'est de mettre en place des pôles spécialisés ou des champs spécialisés.
00:13:43 Vous savez, on a besoin de rapprocher le civil et le pénal.
00:13:48 Ça peut paraître compliqué, mais en fait il n'est pas rare d'avoir une attente de jugement sur la garde des enfants au civil,
00:13:55 et au pénal d'avoir une plainte.
00:13:58 Ce qu'on veut, c'est d'avoir toutes les informations, parce qu'aujourd'hui ça ne communique pas bien.
00:14:02 Et donc on va avoir des chambres spécialisées dans tous les tribunaux, dans toutes les juridictions de France,
00:14:07 pour justement faire en sorte d'avoir toutes les informations,
00:14:10 et dans ce cas, les juges seront plus à même de décider d'une ordonnance de protection,
00:14:16 ayant toutes les informations qu'il faut avoir à leur connaissance.
00:14:20 Donc je pense que ça c'est important, et donc on le lance dès la rentrée avec Éric Dupond-Moretti.
00:14:24 C'était un engagement du président de la République,
00:14:27 et Elisabeth Borne est évidemment extrêmement mobilisée sur cette question.
00:14:31 Est-ce qu'il faut aussi rester vigilant ?
00:14:33 Et parfois certains disent que ça traîne trop, mais il ne faut pas oublier que malheureusement,
00:14:36 parfois il peut y avoir aussi des cas de diffamation, d'accusation mensongère,
00:14:39 et donc que la justice, même si pour une femme qui est vraiment victime,
00:14:42 évidemment c'est toujours trop lent, mais que la justice prenne le temps aussi d'étudier véritablement
00:14:46 si les faits sont bien avérés, parce que certaines disent que ça ne va jamais assez vite, etc.
00:14:51 Il y a quand même un temps judiciaire qui doit être là et qui est important.
00:14:54 Oui, il faut le réduire, et on l'a réduit à huit jours.
00:14:56 Je pense qu'on peut encore aller plus loin, il faut qu'on regarde comment on peut faire pour délivrer au plus vite.
00:15:01 Moi je crois qu'il ne faut pas regarder les quelques femmes qui pourraient abuser d'une situation.
00:15:07 Je crois qu'il faut entendre toutes les femmes.
00:15:10 Les femmes, par principe, on les croit.
00:15:12 Et donc il faut aller plus vite pour octroyer ces ordonnances de protection,
00:15:17 et faire en sorte de protéger les femmes.
00:15:20 La prise en compte des violences conjugales, des violences intrafamiliales, c'est assez récent.
00:15:28 C'est que depuis 2006 que nous tenons des statistiques sur les violences faites aux femmes
00:15:35 et les féminicides dans notre pays.
00:15:38 Ils ont baissé, mais c'est encore beaucoup trop,
00:15:41 et donc il faut tout faire pour sauver les femmes qui peuvent l'être.
00:15:45 Vous parliez justement de l'évolution des mentalités sur ce sujet.
00:15:48 Je voulais qu'on revienne sur ce qu'on disait à l'époque où Marie Trintignant a été tuée par Bertrand Cantat.
00:15:53 Il y a 20 ans, on a repris un peu les titres de presse de l'époque.
00:15:56 On parlait d'une dispute qui tourne mal, d'un drame passionnel, d'un chahut ou d'une chamaillerie.
00:16:01 La violence a eu raison de l'idylle.
00:16:03 On disait aussi que c'était un amour poussé à son extrême violence.
00:16:06 La passion, comme souvent avec elle, a été destructrice.
00:16:08 On expliquait que la jalousie était à l'origine.
00:16:10 On visait Marie Trintignant en disant qu'elle possédait beaucoup de fêlures.
00:16:14 Il y a même quand même dans un article écrit que Bertrand Cantat se disloque dans le malheur le plus profond qu'il se puisse imaginer.
00:16:20 Tuer la femme qu'il aimait et survivre.
00:16:23 Quand on revoit ces titres de presse, il y a 20 ans, où on parle d'une dispute, d'une chamaillerie,
00:16:27 on se dit que beaucoup a été fait et qu'aujourd'hui plus personne n'oserait écrire ça sur une femme qui a été tuée par son compagnon.
00:16:34 En effet, il n'était pas rare de dépeindre les homicides conjugaux comme des actes isolés qui découleraient d'un amour fou.
00:16:42 Sauf qu'on ne tue pas par amour, on tue par possession.
00:16:47 Et en fait, sinon, ça voudrait dire qu'on pourrait justifier le crime par un trop-plein d'amour.
00:16:54 Et donc, ce sont des crimes de possession.
00:16:57 Et d'ailleurs, vous remarquerez, et c'est un fait, c'est qu'il y a des passages à l'acte beaucoup plus réguliers lorsqu'il y a une séparation.
00:17:05 Lorsque la femme veut s'émanciper, veut regagner sa liberté.
00:17:09 Et moi, ce qui m'a marquée, c'est les chiffres, notamment de 2019, où il y avait ce qui a déclenché le Grenelle,
00:17:15 parce qu'on avait un nombre important de féminicides cette année-là.
00:17:19 Et 50% des femmes tuées l'étaient dans le contexte familial, conjugal, alors que les hommes, c'est seulement 3,5%.
00:17:28 Ça vous montre, en fait, la situation dans laquelle se retrouvent les femmes de notre pays dans le contexte conjugal.
00:17:37 Et donc, il faut évidemment tout faire pour lutter contre ces violences faites aux femmes.
00:17:42 Et vous parlez notamment des médias et des journalistes.
00:17:47 Moi, il y avait un titre qui m'avait beaucoup marquée en 2017.
00:17:51 Ce n'est pas si loin, parce qu'on parle de Marie Trentignan, c'était en 2003.
00:17:54 C'était il y a 20 ans maintenant.
00:17:56 Mais en 2017, il y avait encore un titre qui disait "elle énerve son compagnon, il la tue et la met la poubelle".
00:18:03 Un titre comme ça, un titre acrylique, qu'on pourrait dire aujourd'hui.
00:18:07 Mais aujourd'hui, on ne retrouve plus ça en 2023, bien heureusement, même si on a encore quelques ratés.
00:18:12 Il y a eu encore un titre assez polémique en début d'année.
00:18:15 Mais on ne retrouve plus ça, et c'est bien heureux, parce que les mots tuent.
00:18:19 Et les mots ont aussi une importance, parce que ça participe à la déshumanisation des violences conjugales, des violences intrafamiliales.
00:18:27 Et il faut savoir nommer les choses, et on ne peut pas faire d'humour sur ce type de fait.
00:18:34 Et lorsque vous avez donné certains exemples, en effet, il y a 20 ans,
00:18:39 c'est qu'on a toujours excusé le trop plein d'amour que pourrait ressentir l'auteur.
00:18:45 Et on a toujours tenté de dénigrer aussi la victime.
00:18:49 Et ça a été le cas aussi dans un fait assez récent pour Alexia Daval.
00:18:54 Rappelez-vous, c'était assez saisissant la manière dont les médias relataient et mettaient en porte-à-faux la victime,
00:19:03 alors que c'est elle qui était morte sous les coups de son conjoint.
00:19:06 Mais en fait, on lui montrait un caractère qui pouvait laisser à penser qu'il avait eu peut-être raison,
00:19:13 ou il avait peut-être des raisons d'avoir porté ces coups.
00:19:16 Et c'était évidemment inacceptable.
00:19:18 Et il faut évidemment être extrêmement vigilant de ne pas porter ces propos,
00:19:22 évidemment lorsqu'il y a ce type de fait.
00:19:25 Je voulais vous faire réagir à ce que disait Brigitte Bardot dans les colonnes de Varmatin.
00:19:29 Elle s'exprime sur sa vision du féminisme.
00:19:32 Elle dit ceci, "Je crains qu'à force de vouloir se libérer, les femmes ne finissent par devenir malheureuses.
00:19:37 Être une femme seule qui, tout en travaillant, élève ses enfants et fait les courses, ce n'est pas une vie, c'est un esclavage."
00:19:42 Elle dit aussi qu'elle n'a pas été violée ou alors qu'elle était consentante et que les mains aux fesses, c'est assez normal dans le cinéma.
00:19:48 Et à son époque, qu'est-ce que vous avez pensé de cette interview, de cette sortie de Brigitte Bardot, dont la parole est par ailleurs assez rare ?
00:19:53 Écoutez, c'est assez consternant, surtout pour le sujet de la main aux fesses,
00:19:58 parce que je pense qu'il faut toujours défendre le fait depuis s'être consentante.
00:20:01 Et que là, pour le coup, il semblerait que ces mains aux fesses n'aient pas attendu le consentement.
00:20:06 Malgré tout, je retiens de Brigitte Bardot qu'elle a permis la libération, en tous les cas, des femmes à une certaine époque.
00:20:16 Malgré tout, je crois que le sujet du consentement est un sujet important et qu'il ne faut pas le négliger.
00:20:23 Et que je pense que beaucoup de femmes qu'on interrogerait, si on faisait ne serait-ce qu'un micro-trottoir,
00:20:28 ou si on invitait un certain nombre de femmes, nous répondraient qu'elles n'attendent pas des hommes qu'on leur mette la main aux fesses lorsqu'elles passent,
00:20:34 qu'on les siffle sur le bord de la route ou qu'on les traite d'un certain nombre d'injures lorsqu'elles passent.
00:20:42 Il n'y a aucun plaisir à ça. Et je pense qu'aujourd'hui, on doit défendre le consentement et le fait d'avoir une relation qui soit,
00:20:48 évidemment, d'égal à égal avec les hommes. C'est ce qu'il faut défendre.
00:20:53 Je trouve que c'est évidemment dommage. Je ne sais pas si beaucoup écoutent Brigitte Bardot sur le regard qu'elle porte sur l'époque.
00:21:03 Je retiens malgré tout, en tout cas, que dans les années 50-60,
00:21:07 elle a permis la libération des femmes par les films et la façon de vivre.
00:21:12 Elle le dit d'ailleurs dans l'interview qu'elle a subi en tous les cas beaucoup d'injures de la part des femmes de l'époque.
00:21:19 Donc, elle a participé à la libération des femmes. C'est ce que je retiendrai de Brigitte Bardot.
00:21:23 On va parler maintenant de ces luttes contre les discriminations, puisque ça fait partie de votre portefeuille.
00:21:27 Le député Renaissance Marc Ferracci propose une loi pour lutter contre les discriminations à l'embauche
00:21:32 en raison de l'origine des candidats en faisant systématiquement des tests statistiques et individuels.
00:21:37 C'est une bonne idée ? Il était temps d'en arriver là pour que les choses bougent un peu ?
00:21:41 Oui, c'est une excellente idée du député Ferracci. C'est un engagement du président de la République
00:21:45 de lutter contre les discriminations et notamment le racisme qui est encore présent dans notre pays.
00:21:51 On sait que des personnes d'origine, ou en tous les cas qui, soit en fonction de leur lieu d'habitation,
00:21:59 en fonction de leur nom, en fonction de leur origine, n'ont pas les mêmes chances lors du passage d'entretien à l'embauche.
00:22:07 Parfois, ils n'ont même pas la chance de passer les entretiens d'embauche.
00:22:11 Donc, nous allons mettre en place des testings, c'est-à-dire que des entreprises vont être testées sur plus de 500 salariés.
00:22:20 Ça va prendre la forme d'une demande de la part de personnes qui ont passé des entretiens d'embauche
00:22:28 et qui estiment n'avoir pas forcément été bien traitées.
00:22:32 On va donc aller faire des tests de ces entreprises pour s'assurer qu'il n'y a pas de biais lors des entretiens d'embauche,
00:22:40 ou en tout cas lors des recrutements.
00:22:42 On va demander à ce que ces entreprises fassent le nécessaire, c'est-à-dire des formations auprès de leur RH
00:22:50 ou auprès de ceux qui organisent les entretiens et qu'elles aient vraiment des changements opérés dans leur entreprise
00:22:59 pour que ce soit quelque chose qui n'apparaisse plus dans notre pays.
00:23:02 Un autre sujet, les propos homophobes dans le sport, notamment ces derniers.
00:23:06 Ça s'est passé lors du match Metz-Marseille vendredi dernier.
00:23:09 L'un des joueurs à la mi-temps, c'est Kevin Endorham, a dit ceci.
00:23:12 "On manque de caractère, excusez-moi du terme, mais on joue comme des tapettes."
00:23:16 On entend malheureusement souvent ces propos. Qu'est-ce qu'on peut faire pour les éviter ?
00:23:20 Parce qu'on sent bien que c'est devenu tellement dans leur langage habituel
00:23:23 qu'on ne sait même pas s'il y a d'ailleurs une quelconque volonté d'homophobie derrière
00:23:27 ou si c'est une expression qui est beaucoup trop répandue, notamment dans le monde du sport.
00:23:31 Oui, c'est beaucoup trop répandu, mais ça ne vient pas à l'idée à tout le monde d'employer ces termes.
00:23:35 Je pense qu'il faut les dénoncer tout le temps.
00:23:38 D'ailleurs, je trouve en effet dommage parce que la Ligue de football professionnel
00:23:43 a beaucoup travaillé sur la lutte contre l'homophobie ces dernières années,
00:23:49 avec notamment des campagnes sur les réseaux sociaux,
00:23:53 avec également des panneaux qui montrent l'égalité, évidemment,
00:23:58 et qui promeut en tous les cas l'égalité dans le sport.
00:24:02 Je pense qu'il faut être extrêmement vigilant.
00:24:04 Là, il s'agit en effet d'un joueur mécin qui s'en est excusé après.
00:24:10 Il n'empêche qu'il va passer en commission disciplinaire et que ça va être regardé de très près.
00:24:16 Je pense que c'est bien que ce soit regardé de très près parce qu'il faut en même temps
00:24:22 prendre des décisions disciplinaires qui soient en cohérence avec toutes les campagnes
00:24:28 de promotion de l'égalité qui est opérée par le football professionnel.
00:24:33 Et puis, en même temps, je crois que, en tous les cas, la sanction peut être lourde
00:24:38 parce que c'est quand même entre 3 et 10 matchs sur lesquels il peut être suspendu.
00:24:42 Je crois qu'il ne faut rien lâcher et il faut les dénoncer.
00:24:46 Et je trouve en tous les cas que les propos qui ont été tenus ne doivent plus être tenus
00:24:49 dans l'espace public, ne doivent plus être même pensés par un joueur.
00:24:53 Et donc, du coup, il ne faut rien laisser passer jusqu'à ce que ça disparaisse.
00:24:56 Merci beaucoup, Bérangère Couillard, d'avoir été l'invité de CNews.
00:24:59 On va marquer une courte pause et mes invités me rejoignent pour la suite de l'heure des pros.
00:25:03 A tout de suite.
00:25:07 De retour dans l'heure des pros avec moi pour m'accompagner, William T. Bonjour.
00:25:10 Bonjour.
00:25:11 Politologue. Philippe David, bonjour.
00:25:13 Bonjour, Élodie.
00:25:14 Animateur à Sud Radio, Florian Tardif, bonjour.
00:25:16 Bonjour.
00:25:17 Journaliste au service du CNews et Élisabeth Lévy, bonjour.
00:25:20 Bonjour, Élodie.
00:25:21 Directrice de la rédaction de Causeur.
00:25:23 On va commencer par parler de ces tags antisémites qui ont été découverts
00:25:26 dans la nuit du 18 au 19 août dernier sur la façade d'un restaurant cachère
00:25:30 à Levallois-Perret. Il a été totalement vandalisé et recouvert d'un jure antisémite.
00:25:34 Un acte évidemment malveillant, dénoncé et condamné.
00:25:37 Victime d'antisémitisme, les patrons de ce restaurant ont réagi.
00:25:40 Regardez les précisions de Laurent Sellerier et Célia Barotte.
00:25:43 Juifs, voleurs, des inscriptions que l'on pourrait croire d'une autre époque.
00:25:48 Absents lors de la réalisation de cet acte antisémite,
00:25:52 les patrons de cette enseigne de restauration cachère ont souhaité réagir dans un communiqué.
00:25:57 Malgré cette attaque ignominieuse, nous mettrons tout notre cœur et notre énergie
00:26:01 pour faire en sorte que notre restaurant continue d'être un lieu chaleureux, convivial et ouvert à tous.
00:26:07 Dans la joie et la bienveillance qui nous caractérisent.
00:26:10 Dans cette commune des Hauts-de-Seine, habituellement paisible, les habitants sont indignés.
00:26:15 C'est honteux. On croirait le retour à une époque en Allemagne dans les années 30.
00:26:24 On est en 2023 aujourd'hui, ça arrive encore, donc je suis juste dégoûtée.
00:26:29 Un acte malveillant condamné également au sein de la classe politique sur les réseaux sociaux.
00:26:34 Selon la maire de Levallois-Péret, c'est grâce au système de vidéoprotection de la ville
00:26:38 qu'un suspect a pu être interpellé ce samedi.
00:26:41 Grâce à notre police municipale qui a été immédiatement mise à contribution,
00:26:47 un signalement de l'individu a été transmis à l'ensemble de nos effectifs.
00:26:51 Et ce sont eux, nos effectifs de la police municipale,
00:26:54 qui dans l'après-midi ont identifié cette personne dans les rues de Levallois.
00:26:59 L'idée de rouvrir le restaurant prochainement n'est pas exclue.
00:27:02 L'affaire est désormais entre les mains de la justice.
00:27:05 William Thé, on a vu notamment le patron de ce restaurant dire qu'il souhaitait
00:27:08 que pendant quelques temps les inscriptions restent sur la devanture pour que tout le monde voit.
00:27:13 La maire de Levallois a quand même choisi de mettre une palissade.
00:27:15 Est-ce qu'on peut comprendre son argument de dire qu'il faut que ça choque les gens qui passent devant,
00:27:18 il ne faut pas qu'on s'habitue à ces tags, à ces injures antisémites ?
00:27:22 Normalement, elles ne devraient pas exister, mais je comprends ce qu'il fait.
00:27:25 Parce que quand vous regardez ce type d'inscriptions, vous pensez à des mauvais films retraçant la Seconde Guerre mondiale,
00:27:29 et notamment l'arrivée au pouvoir des nazis dans les années 30.
00:27:32 Donc ça interpelle beaucoup de personnes.
00:27:35 Les témoignages que vous avez montrés montrent quand même que les personnes sont choquées par ce qui se passe,
00:27:39 dans la mesure où ça rappelle les mauvais moments de l'histoire.
00:27:42 Ensuite, après, cette personne fait quand même un acte courageux,
00:27:44 c'est-à-dire qu'elle décide de sacrifier son commerce pour que les inscriptions restent,
00:27:50 et puis s'interpeller l'opinion publique pour qu'on puisse dire, voilà, il ne faut pas que ça se reproduise,
00:27:54 et il faut surtout sensibiliser beaucoup de personnes.
00:27:57 Alors que les actes anti-religieux ont augmenté depuis une dizaine d'années,
00:28:00 et notamment les actes anti-chrétiens, les actes anti-judaïques et les actes anti-musulmans.
00:28:04 Et la question qu'on doit se poser, c'est pourquoi est-ce que vous avez une montée des actes anti-judaïques ?
00:28:09 Un premier levier, c'est quand même la corrélation directe entre la montée de l'islam radical et la montée des actes anti-judaïques.
00:28:16 En l'occurrence pour l'instant, nous n'avons pas d'informations sur cet élément,
00:28:19 donc on ne peut pas se prononcer c'est-dessus. Pourquoi ? S'il y a des raisons précises.
00:28:22 Mais il y a quand même cette première circonstance qui montre quand même qu'il y a un lien de corrélation.
00:28:25 On voit aussi que les actes anti-judaïques et anti-juifs ont monté, notamment en raison,
00:28:30 je pense aux raisons de l'extrême gauche, en raison du lien présupposé entre les judaïques et le capitalisme.
00:28:35 Et donc du coup, on voit bien que depuis une dizaine, quinzaine, vingtaine d'années,
00:28:38 on a une montée des actes anti-religieux qui ont les mêmes ressorts que dans les années 30,
00:28:43 et 100 ans plus tard, ça pose quand même beaucoup de questions.
00:28:45 - Et vous avec les violences ?
00:28:46 - Je suis assez d'accord. Alors bon, sur le fait de maintenir les tags, je suis...
00:28:52 Ecoutez, d'abord, il faut laisser ce restaurateur, c'est après tout, c'est lui la victime.
00:28:57 - Oui, c'est son ressenti, ce moment.
00:28:59 - Moi, je suis un peu réservé, d'abord parce que je pense que les médias, ça sert à ça.
00:29:03 On a tous des photos qui circulent sur les réseaux, etc.
00:29:06 Donc il n'y a pas forcément besoin, si vous voulez, de le laisser,
00:29:09 parce que ça, c'est quand même un peu radical comme façon de le montrer.
00:29:13 Si vous le montrez, il y a des gens qui vont le voir, et c'est à peu près pour ça que ça a été fait.
00:29:17 C'était pour que des gens le voient.
00:29:19 Donc, moi, je... Bon, mais enfin, c'est pas...
00:29:21 Évidemment, c'est pas l'essentiel.
00:29:25 Moi, ce qui me frappe d'abord, je le dis, c'est la réaction unanime, quasi unanime.
00:29:31 C'est-à-dire, on voit bien, si vous voulez, qu'il y a des anticorps dans notre société aujourd'hui,
00:29:37 et qu'il n'y a pas ni banalisation, ni acceptation.
00:29:41 Maintenant, ce qui m'a frappé, c'est le tweet que vous avez montré.
00:29:45 - D'Aurélien Taché. Eh bien, on va le montrer à l'instant.
00:29:47 - Voilà, pardon. - On va le revoir.
00:29:49 Effectivement, où il réagit à ce fait en disant "l'antisémitisme", trois petits points.
00:29:54 - Le vrai. Donc, je suppose que pour M. Taché, comme pour Mme...
00:29:58 - Tondelier. - Tondelier, pardon.
00:30:00 Le vrai antisémitisme, c'est celui qui émarge à l'extrême droite,
00:30:06 chez les franchouillards, dans la France rance, chez tous ces gens vraiment pas bien.
00:30:10 Et jamais l'antisémitisme arabo-musulman.
00:30:13 Or, je le redis, et je l'ai dit 150 fois sur ce plateau,
00:30:17 si des juifs ont quitté la France ces dernières années,
00:30:20 ça n'est pas à cause de l'extrême droite.
00:30:22 C'est à cause de la montée de l'islam radical.
00:30:25 C'est parce que mon père habitait à Épinay-sur-Seine,
00:30:28 et on l'a vu monter dans ses banlieues,
00:30:30 parce qu'il y a des endroits où les enfants juifs ne vont plus à l'école publique,
00:30:34 et où l'école publique leur dit de ne plus y aller.
00:30:37 Ce n'est pas à cause de l'extrême droite, il faut le dire et le redire.
00:30:41 Et la complaisance d'une partie de la gauche,
00:30:45 d'une partie, mais d'une partie qui devient quand même significative,
00:30:48 avec cet antisémitisme qu'on a vu apparaître dans les années 2000,
00:30:53 qu'on appelait à l'époque le "nouvel antisémitisme",
00:30:56 il n'est plus si nouveau que ça,
00:30:58 qu'on a vu à Durban l'antisémitisme progressiste,
00:31:01 c'est-à-dire qu'on accuse les juifs parce qu'ils seraient racistes,
00:31:04 parce que ce seraient des blancs, des occidentaux, des capitalistes,
00:31:08 et bien celui-là, si vous voulez, vous avez toujours une partie de la gauche
00:31:11 qui regarde ses pieds, et ça, c'est insupportable,
00:31:14 parce que c'est cet antisémitisme-là, pardon, qui casse la gueule à des juifs.
00:31:18 Ce n'est pas les fins de banquets de l'extrême droite,
00:31:23 qui sont tout à fait condamnables par ailleurs,
00:31:25 ce n'est pas du tout le problème,
00:31:27 mais bon, cela, si vous voulez, c'est quelque chose, c'est résiduel à mon avis.
00:31:31 - C'est vrai que Florian Tardif y a à la fois ce tweet d'Aurélien Taché,
00:31:34 comme s'il y avait un faux et un vrai antisémitisme,
00:31:36 et puis déjà, il y a quelques jours, Marine Tondelier,
00:31:38 qui distinguait les gens qui sont fondamentalement antisémites
00:31:41 et ceux qui le seraient par maladresse ou mimétisme,
00:31:44 on voit quand même une partie de la gauche,
00:31:46 on va pas mettre tout le monde dans le même panier,
00:31:47 qui a quand même des propos très étonnants et très discutables
00:31:50 sur l'antisémitisme, il y a le bon et le mauvais.
00:31:52 - Oui, c'est exactement ça, il y a le vrai et le faux,
00:31:54 le bon et le mauvais antisémitisme,
00:31:56 il n'y a pas deux sortes d'antisémitisme, on le rappelle, en France,
00:32:00 il n'y a qu'un antisémitisme, malheureusement,
00:32:03 qui continue de sévir dans notre pays.
00:32:06 En revanche, et cela a été rappelé à l'instant,
00:32:08 il y a deux formes d'antisémitisme,
00:32:10 l'un qui est poussé par une frange de l'islam radical,
00:32:14 ces dernières années, qui a tué, il faut le rappeler,
00:32:16 tout de même dans notre pays, et un autre qui est poussé
00:32:19 par une frange de certains groupuscules,
00:32:21 effectivement, émanant de l'extrême droite.
00:32:24 Après, concernant ce qui s'est passé assez récemment,
00:32:27 il y a, au sein d'Europe Écologie, les Verts, plus précisément,
00:32:31 puisque Aurélien Taché, je le rappelle, était un dissident macroniste
00:32:35 sous la législature précédente, et qui est à présent rattaché
00:32:39 au sein d'Europe Écologie, les Verts.
00:32:41 Il y a un malaise, pourquoi ?
00:32:42 Tout simplement parce que décision a été prise d'inviter le rappeur Medin,
00:32:46 on en parle depuis plusieurs jours maintenant,
00:32:48 qui a tenu des propos antisémites sur les réseaux sociaux,
00:32:51 il s'est excusé, certes, mais ses propos ont été diffusés,
00:32:55 relayés, l'invitation a été validée, et au sein d'Europe Écologie,
00:33:00 les Verts, il y a effectivement des dissensions assez marquées
00:33:04 entre ceux qui excusent Medin, disons-le assez clairement,
00:33:10 puisque ce tweet d'Aurélien Taché, "l'antisémitisme, le vrai",
00:33:14 c'est juste pour excuser, justement, les propos de Medin.
00:33:17 Il y a ceux qui sont gênés, je ne mettrais pas Aurélien Taché
00:33:20 et Marine Tondelier dans le même sac, parce que, voilà,
00:33:22 elles tentent de s'expliquer et en même temps, elles essayent de dire
00:33:27 que Medin aura l'occasion de s'excuser, etc.
00:33:30 Vous avez raison, elle tortue !
00:33:32 Elle tortue, voilà.
00:33:33 Mais gênés, et je pense que position qui n'est pas tenable sur le long terme,
00:33:39 et puis il y a un troisième groupe, assez minoritaire, disons-le aussi
00:33:42 très clairement, autour de Karim Adeli, qui s'est exprimé sur cette question
00:33:45 avec ce hashtag #MedinFallaitPasL'Inviter.
00:33:47 Philippe David, il y a aussi cette réaction de Yonatan Harfi,
00:33:51 le président du CRIF, qui dit
00:33:53 "Il fusse l'antisémitisme de salon qui corrompt les esprits
00:33:56 comme l'antisémitisme de la rue qui charrie si à violence sur nos yeux".
00:33:59 Effectivement, il y a aussi cet antisémitisme qui se développe
00:34:02 aussi chez une partie de la gauche, qui parfois est gênée,
00:34:05 parfois l'assume et tient des propos qui, très clairement,
00:34:08 ne condamnent pas cet antisémitisme-là.
00:34:10 Ah, mais est-ce que je peux vous prendre, Elodie Bouchard,
00:34:12 un tweet qui date d'hier, de Radio France Internationale,
00:34:16 alors je vais vous avouer qu'en lisant, je suis tombé de l'armoire,
00:34:19 je cite le tweet "Deux civils israéliens tués dans une fusillade
00:34:23 en Cisjordanie occupée".
00:34:25 Alors je vais vous dire ce qui s'est passé dans cette fusillade,
00:34:27 un homme de 60 ans, accompagné de son fils de 28 ans,
00:34:30 nettoyait leur voiture et ils ont été tués à l'arme automatique
00:34:34 par un terroriste.
00:34:36 Et on vous dit que c'est une fusillade.
00:34:38 Non, ce n'est pas une fusillade, c'est un attentat.
00:34:41 Parce que sinon, dans ces cas-là, les gens qui sont morts au Bataclan
00:34:44 sont morts dans une fusillade.
00:34:46 Ils avaient juste les mains dans les poches, leur téléphone portable
00:34:49 à faire des photos ou des vidéos.
00:34:51 Non, les terroristes ont été tués dans une fusillade avec leur aide.
00:34:54 Mais quand on voit ce type de relativisme,
00:34:57 Elisabeth Lévy parlait il y a quelques instants de complaisance.
00:35:00 Permettez-moi de vous dire qu'un tweet comme ça,
00:35:02 je le trouve strictement odieux.
00:35:04 Parce que quand on attaque des gens, des armées,
00:35:06 qui nettoient leur voiture avec une Kalachnikov,
00:35:09 ça ne s'appelle pas une fusillade.
00:35:11 Ça s'appelle tuer des gens sans défense, non ?
00:35:13 C'est intéressant parce que vous amenez la question israélienne,
00:35:15 et évidemment on n'en a pas parlé,
00:35:17 mais l'antisionisme a été un des paravents
00:35:20 ces dernières années de l'antisémitisme de gauche.
00:35:23 - Non mais c'est vrai. - Que vous êtes en train de raconter.
00:35:25 Quand vous voyez Elisabeth Lévy parler à très juste titre de complaisance,
00:35:29 est-ce que ça, ce n'est pas de la complaisance,
00:35:32 du relativisme, voire même du mensonge avéré ?
00:35:35 Parce que je le dis, je le répète,
00:35:36 quand vous êtes en train de laver votre voiture
00:35:38 et que vous vous faites tuer à l'arme automatique,
00:35:40 ça ne s'appelle pas une fusillade.
00:35:42 C'est quand deux personnes ou plusieurs personnes échangent des coups de feu.
00:35:45 Et quand je vois un tweet comme ça,
00:35:47 je peux vous dire une chose,
00:35:49 pour moi, on est plus que dans le borderline,
00:35:54 je n'aime pas trop l'expression, de l'antisémitisme.
00:35:57 Parce que c'est quand même hallucinant d'appeler ça une fusillade
00:36:00 quand deux civils qui détruisent leur voiture
00:36:02 se font massacrer à l'arme automatique.
00:36:04 Enfin, je ne sais pas, ça me paraît fou.
00:36:06 On va changer de sujet et parler maintenant de Paris
00:36:08 puisque depuis trois semaines, plusieurs dizaines de migrants
00:36:10 se sont installés sur le parvis de l'Hôtel de Ville,
00:36:12 un campement qui provoque désordre et nuisance dans ce quartier,
00:36:15 évidemment très fréquenté par les touristes,
00:36:17 et surtout en cette période estivale,
00:36:19 et surtout qui interroge sur la sécurité de la capitale
00:36:21 en vue de la Coupe du monde de rugby et les Jeux olympiques.
00:36:24 Alors contactée par nos confrères du Figaro,
00:36:26 la Ville de Paris assure avoir interpellé l'État à ce sujet
00:36:29 et que la situation est en cours d'évaluation au cas par cas
00:36:32 par la préfecture de police.
00:36:34 Reportage de Laurent Cellerier, Charles Pousseau et Célia Barotte.
00:36:38 Ils viennent pour la plupart d'Afrique
00:36:40 et c'est sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris
00:36:42 qu'ils ont décidé de s'installer.
00:36:44 Ces migrants sont en attente d'un hébergement d'urgence,
00:36:47 mais ce campement de fortune, aux abords des monuments et du métro,
00:36:50 ternit l'image de la capitale auprès des touristes
00:36:53 qui se sentent en insécurité.
00:36:55 Pour les touristes, c'est très important de se sentir en sécurité
00:36:59 et bien sûr quand il y a des sans-abris, on se sent moins en sécurité.
00:37:05 Peut-être qu'il faudrait plus de policiers pour que l'on puisse se sentir en sécurité.
00:37:09 Je ne savais pas qu'il y avait autant de monde,
00:37:11 autant d'SDF, à Paris spécialement.
00:37:14 Du côté des Parisiens, ils s'inquiètent des nuisances engendrées
00:37:17 par cet afflux de migrants, encore plus à l'approche des Jeux Olympiques.
00:37:21 C'est des sujets que connaissent toutes les grandes villes aujourd'hui,
00:37:24 le cadre Paris n'est pas isolé non plus
00:37:27 et je pense que ce sont des questions qu'il faut se poser,
00:37:29 pas seulement dans le cadre de l'accueil d'événements,
00:37:31 mais dans la vie de Paris tous les jours.
00:37:33 Ce n'est pas la première fois que des migrants occupent ce parvis.
00:37:36 Il s'était même introduit dans la mairie en octobre 2022.
00:37:40 Elisabeth Lévy, on nous promet que dans un an, on n'aura plus ces images,
00:37:44 que les touristes vont circuler, que la ville sera sécurisée.
00:37:46 Vous êtes optimiste Elisabeth ?
00:37:48 Je pense qu'il est tout à fait possible qu'on arrive à mettre,
00:37:52 si vous voulez, à planquer les problèmes divers et variés pendant un jour.
00:37:56 C'est pas totalement impossible, c'est juste complètement bidon.
00:38:00 Mais moi, il y a une autre chose qui me frappe, si vous voulez,
00:38:03 dans ces manifestations de migrants, c'est leur caractère impérieux.
00:38:07 Ce sont des gens qui arrivent pour demander l'asile en France.
00:38:10 Et Dieu sait que nous sommes un pays accueillant,
00:38:13 que tant que vous n'avez pas de refus, vous pouvez être pris en charge.
00:38:18 Alors pas forcément au centre de Paris, ça c'est vrai,
00:38:21 mais ils ont une façon de demander, si vous voulez,
00:38:23 qui me semble tout à fait problématique.
00:38:26 Et ça me fait penser à ces scènes qu'on a vues dans les enclaves espagnols,
00:38:30 si vous voulez, de Horde, partant à l'assaut des barrières,
00:38:36 à l'assaut de la frontière, si vous voulez,
00:38:38 qui n'étaient pas du tout des gens qui veulent arriver pacifiquement.
00:38:41 Ce sont des gens qui arrivent et qui disent "nous sommes chez nous,
00:38:44 et vous devez maintenant, nous exigeons des sociétés, nous exigeons cela".
00:38:48 Écoutez, nous sommes très généreux.
00:38:50 Notre politique d'asile est très trop généreuse,
00:38:53 et en plus, nous n'expulsons même pas ceux qui ne l'ont pas.
00:38:57 Donc il y a une façon, si vous voulez, de se comporter en pays conquis,
00:39:02 de se comporter, si vous voulez, comme si la France était un droit de l'homme,
00:39:08 universel, que tout le monde avait le droit à ça.
00:39:10 Tout le monde avait le droit à la France,
00:39:12 qui commence à devenir problématique.
00:39:14 Par ailleurs, pour ce qui est de la politique, si vous voulez,
00:39:16 la mairie de Paris est extraordinaire,
00:39:18 parce que Mme Hidalgo, un jour, nous tient des discours plurnichards
00:39:22 sur Paris, ville d'accueil, et le lendemain, dit "c'est la faute de l'État,
00:39:26 elle se moque de nous".
00:39:27 Maintenant, les responsables, ce sont les 16% de Parisiens
00:39:30 qui ont voté pour cette dame.
00:39:32 - C'est vrai que Florian Tardif, qu'on peut faire le même comparatif
00:39:34 entre ce qui se passe avec les migrants et ce qui s'était passé,
00:39:36 par exemple, au Jardin des Halles, c'est-à-dire que la mairie dit que c'est l'État,
00:39:39 l'État dit que c'est la région, et donc tout le monde se refile la patate chaude.
00:39:42 - Et on se demande combien de temps cela va durer, finalement, ce petit jeu,
00:39:45 puisque cela fait des années maintenant que cela dure,
00:39:47 c'est jamais la faute de la mairie de Paris, c'est jamais la faute de la région Île-de-France,
00:39:51 c'est jamais la faute de l'État, et comme cela, on voit dans la presse,
00:39:55 la mairie de Paris qui demande à l'État d'agir,
00:39:57 l'État qui demande à la mairie de Paris d'agir, etc.
00:40:00 C'est un feuilleton, c'est une saga, voilà, qu'on suit maintenant,
00:40:03 chaque année, avec malheureusement des habitants qui doivent faire face à cela,
00:40:07 puisque ce sont toujours les mêmes qui trinquent d'une certaine manière.
00:40:11 Alors pourquoi on a ces images ? C'est assez simple.
00:40:13 C'est parce qu'effectivement, on n'arrive pas à réguler l'immigration en France.
00:40:18 Pourquoi on n'arrive pas à loger ces gens ?
00:40:21 Il y a peut-être parmi ces migrants, effectivement, des personnes qui relèvent
00:40:25 du droit d'asile dans notre pays et qui peuvent tout à fait bénéficier d'un logement,
00:40:29 mais tout simplement parce que les logements sont déjà occupés par ceux qui relèvent du droit d'asile,
00:40:34 par ceux qui auraient dû être déboutés et qui sont toujours sur le territoire national.
00:40:40 Quand on regarde le nombre de personnes qui sont déboutées du droit d'asile
00:40:43 et celles qui partent réellement du territoire national, les chiffres parlent d'eux-mêmes.
00:40:48 C'est aux alentours de 60-70% qui restent finalement sur le territoire national
00:40:54 et c'est sans parler d'une thématique récurrente des OQTF.
00:41:00 C'est un sujet finalement insoluble, tout simplement parce qu'il y a un manque de volonté politique derrière.
00:41:09 C'est-à-dire que les solutions sont assez simples, on en parle assez régulièrement autour de ce plateau.
00:41:13 Elles ont été exposées par différents acteurs de la classe politique.
00:41:17 Après, les mettre en place, visiblement, c'est compliqué puisqu'il n'y a rien qui est fait.
00:41:21 C'est vrai qu'on disait problème insoluble et William T, avec ce réflexe, vous le disiez tout à l'heure au début,
00:41:26 où on va avoir le réflexe pour les JO, par exemple, de se dire, les migrants qui seront à tel ou tel endroit,
00:41:30 on va les déplacer comme on a déplacé les consommateurs de crack de Stalingrad.
00:41:34 C'est-à-dire que la seule volonté, c'est de se dire éventuellement, quand ils gênent dans un endroit,
00:41:37 on les bouge un peu, ça ne résout en aucun cas le problème, mais on aura peut-être des images un peu plus jolies pour les JO.
00:41:42 Oui, je pense que ça peut être une possibilité, mais il faut reprendre le problème dans l'ordre.
00:41:46 Le premier problème numéro un, que moi je trouve, c'est que même si vous êtes migrant,
00:41:50 vous avez vécu des détresses économiques, climatiques, des guerres, etc.,
00:41:55 ça ne vous donne pas le droit de foutre le bordel en France.
00:41:58 C'est quand même le principe qu'il faut poser.
00:42:00 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a l'impression qu'être migrant donne un droit sacro-saint à tout le monde
00:42:04 de faire n'importe quoi, de pouvoir manifester, d'exiger quelque chose de l'État.
00:42:07 Or, moi si je me rappelle bien, de l'histoire que m'ont raconté mes parents,
00:42:11 quand vous êtes dans un pays en guerre et que vous arrivez, parce que la France vous accueille,
00:42:14 vous dites déjà "merci à la France de m'accueillir, de m'avoir sorti d'un pays en guerre".
00:42:17 Si vous êtes par cas, vous êtes relevé du droit d'asile.
00:42:20 Ensuite, après, si par cas la France, qui est quand même un pays généreux, vous donne un logement,
00:42:23 vous donne de l'éducation, des services publics, voire même une aide financière
00:42:26 pour pouvoir vous loger, pour pouvoir relancer votre vie, vous remerciez l'État
00:42:29 plutôt que de dire que l'État est criminel et l'État n'a pas fait ci, l'État n'a pas fait ça.
00:42:32 Déjà parce qu'il vous est sorti dans une situation qui est difficile.
00:42:34 Donc ça c'est le premier principe qu'il faut poser.
00:42:36 Le deuxième point qui est posé, c'est pourquoi est-ce qu'on a autant de camps à chaque fois,
00:42:40 de manière régulière, on parle du Jardin des Halles, on parle maintenant de l'Hôtel de Ville,
00:42:43 du Camp de Calais, etc.
00:42:44 Tout simplement parce que notre politique migratoire n'est pas la bonne.
00:42:47 C'est-à-dire qu'il faut adopter un principe qui est clair aussi, ça doit être très simple.
00:42:50 Vous faites exactement ce que fait le Parti démocrate aux États-Unis,
00:42:53 mis dirigé par Joe Biden.
00:42:54 Vous dites, vous arrivez de manière illégale sur le territoire français,
00:42:57 vous n'avez aucun droit socio, vous n'avez aucune chance d'être naturalisé,
00:43:00 et vous n'avez aucune chance d'avoir des papiers.
00:43:02 Donc si vous entrez de manière illégale en France, c'est le tarif qu'ils vous donnent,
00:43:05 de même manière dans l'Union européenne, si par cas on arrive à convaincre nos partenaires.
00:43:08 Et une fois que vous donnez ce principe, vous leur dites,
00:43:10 pour déposer une demande de droit d'asile, vous le faites dans un ambassade du pays le plus proche,
00:43:15 si par cas vous êtes dans un pays en guerre,
00:43:16 et si par cas vous êtes dans un pays qui n'est pas en guerre,
00:43:18 vous le déposez à l'ambassade de France dans votre propre pays.
00:43:20 Ça permet d'externaliser la demande, de ne pas faire en sorte d'engranger des personnes qui sont ici,
00:43:24 et surtout de ne pas avoir le problème de l'expulsion.
00:43:26 Ensuite après sur le problème que vous posez, la question qui est posée,
00:43:29 c'est la question de la volonté politique.
00:43:30 Or la volonté politique est très claire.
00:43:32 Moi je pense qu'Anne Hidalgo s'en contrefiche,
00:43:35 tout simplement parce que ses électeurs se contrefichent des questions de migrants
00:43:37 parce qu'ils ne sont pas touchés par les migrants,
00:43:39 parce que les migrants de toute façon vont être déplacés dans des endroits
00:43:42 qui ne votent pas pour elles, tout simplement.
00:43:44 Ensuite après sur l'État, Emmanuel Macron est embêté avec cette question
00:43:49 parce qu'il doit jouer avec deux leviers, c'est les leviers du "en même temps".
00:43:52 Il doit montrer qu'il est humaniste, qu'il accueille tout le monde
00:43:54 pour se donner une bonne image dans le New York Times, mais dans le même temps...
00:43:57 Et dans le monde, et dans le monde.
00:43:58 Et dans le monde, et dans le monde principalement,
00:44:00 mais surtout le New York Times et le Times Magazine.
00:44:02 Mais dans le même temps, il ne peut pas avoir des images
00:44:04 qui se transforment d'Emiline Paris en Notre-Dame-de-Paris,
00:44:07 rapidement au niveau des JO, parce que son image serait écornée,
00:44:10 comme lors de la finale des Jeux Olympiques.
00:44:11 Si on commence à avoir des bus qui prennent l'ensemble de ces migrants
00:44:15 à quelques jours de l'ouverture de la cérémonie des Jeux Olympiques
00:44:19 pour les amener un peu plus loin, pour pas qu'ils soient sur les images,
00:44:23 et qu'il y a certains journalistes du monde entier qui repèrent
00:44:25 ce qui est en train d'être fait, je ne suis pas sûr que l'image d'Emmanuel Macron...
00:44:30 Ils vont faire ça avec les SDF, même pas seulement les migrants, avec tout le monde.
00:44:34 Ils vont essayer de...
00:44:36 Ils vont essayer d'idiliquer en quelques semaines.
00:44:38 Ça va être le village potel.
00:44:39 Idilique avec les JO, on n'est pas sûr qu'on puisse parler peut-être de...
00:44:42 Idilique avec les galères de... Mais bien plus joli pour la photo.
00:44:46 Ce manque de volonté politique, on le voit à chaque fois, on le voit en plus.
00:44:49 Alors chacun qui veut évidemment être le premier à parler pour dire que ce n'est pas de sa faute.
00:44:52 Est-ce que les Parisiens sont dupes à ce point-là,
00:44:54 de vraiment penser qu'Anne Hidalgo n'y est pour rien,
00:44:56 mais qu'en même temps Valérie Pécresse non plus, et qu'en même temps l'État non plus ?
00:44:58 Vous savez, comme disait la chanson d'une comédie musicale,
00:45:01 "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire,
00:45:03 le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau."
00:45:05 Rien à voir avec Sandrine, on ne m'accuse pas de l'attaquer, vous voyez ce que je veux dire.
00:45:09 Rappelez-vous, l'église Saint-Bernard, 1996, il y a 27 ans.
00:45:16 C'était la même problématique, à part que les migrants étaient dans une église.
00:45:20 Mais la question qui se pose, on ne pourra pas tarir les flux d'immigration illégales,
00:45:26 parce que là c'est des immigrants illégaux, des immigrés illégaux pardon,
00:45:30 tant qu'on n'aura pas repris le contrôle de nos frontières.
00:45:33 Le contrôle de nos frontières, on l'a sous-traité à l'Europe avec Schengen,
00:45:36 et on voit le désastre que c'est.
00:45:39 Amusez-vous à passer la frontière entre l'Espagne, l'Italie et la France.
00:45:43 Le Danemark gère très bien ses flux migratoires, ils sont en l'Union Européenne.
00:45:47 Excusez-moi, ils les gèrent peut-être bien, mais c'est un pays de 5 millions d'habitants
00:45:50 qui a une seule frontière terrestre avec l'Allemagne,
00:45:53 et on peut faire des contrôles sporadiques avec Schengen.
00:45:56 La Hongrie non plus.
00:45:57 Mais en France on ne les fait pas. La Hongrie c'est encore différent.
00:46:00 Mais contrôler les frontières, ça c'est déjà le B.A.B.
00:46:04 Ce qu'a dit William Tess sur les mesures prises par Joe Biden.
00:46:08 En France vous proposez ça, on va vous qualifier immédiatement d'extrémiste de droite.
00:46:13 Je pense qu'on est d'accord là-dessus.
00:46:14 Mais c'est pourtant une simple mesure de bon sens.
00:46:16 Quand on rentre dans un pays, on doit y rentrer légalement.
00:46:20 Un pays, ce n'est pas un supermarché, on rentre, on vient, on y va là.
00:46:24 En principe non.
00:46:25 En principe non. Mais la France, on rentre absolument comme on veut.
00:46:28 Je le dis, je le répète, la seule frontière française qui soit contrôlée,
00:46:31 c'est la frontière avec Andorre pour vérifier si vous n'avez pas une cartouche de cigarette en trop
00:46:35 ou une bouteille d'alcool de trop.
00:46:37 Parce que là, ça rapporte de l'argent à l'État et les douanes vous font payer directement en passant.
00:46:41 Mais tant qu'on n'aura pas repris le contrôle de nos frontières,
00:46:44 on n'aura pas, on ne pourra pas solutionner ce problème.
00:46:47 Je dis, Saint-Bernard c'était il y a 27 ans, et c'est tout le temps pareil, ça ne fait que se reporter.
00:46:52 Dernier point.
00:46:53 Comme vous voyez, comme le disait Elisabeth Lévy, des gens qui exigent.
00:46:56 Vous avez des gens en France qui sont français ou qui sont étrangers mais légalement en France,
00:47:00 qui attendent des logements depuis 5 ans, 8 ans, 10 ans, 12 ans,
00:47:04 parce que tout le monde sait qu'on a une crise du logement en France depuis des décennies.
00:47:07 Qu'est-ce que vous allez leur dire ?
00:47:09 Vous allez leur dire, écoutez, vous allez encore attendre 3 ans de plus
00:47:12 et des personnes qui sont rentrées illégalement parce qu'elles blâquent la place de l'hôtel de ville
00:47:16 et que ça donne une mauvaise image de la France, on va leur donner un logement à votre place.
00:47:20 Vous y croyez ? Mais non, mais c'est vraiment la folie.
00:47:23 Quand on est illégalement dans un pays, on n'a pas exigé quoi que ce soit.
00:47:27 Ce qui est triste, parce qu'évidemment, William a fait un parfait résumé, en gros,
00:47:32 d'une politique migratoire qui serait simplement raisonnable.
00:47:35 Effectivement, on tente illégalement, c'est-à-dire on supprime la principale pompe aspirante.
00:47:42 Or, moi, ce qui me frappe, si vous voulez, dans ce sujet, c'est qu'en gros,
00:47:45 vous avez 60 à 70 % et probablement plus de la moitié des électeurs de gauche,
00:47:50 donc 60 à 70 % des Français, à mon avis 50 % des Français de gauche,
00:47:55 qui seraient pour une telle politique, si vous voulez, et en gros,
00:47:59 on a le sentiment que sur ce sujet, c'est France Inter, Le Monde, Libération,
00:48:03 qui dirigent, qui sont l'horizon de nos gouvernants.
00:48:06 Parce que je n'arrive pas à comprendre, si vous voulez, pourquoi cette affaire de pompe aspirante
00:48:10 qui est évidente, c'est évident que si vous supprimez les prestations sociales à GoGo,
00:48:14 vous allez faire chuter drastiquement, si vous voulez, les vocations.
00:48:18 Eh bien, on ne le fait pas parce que nos gouvernants s'intéressent plus
00:48:23 à ce qui va être dit d'eux, effectivement, dans le New York Times ou sur France Inter
00:48:27 qu'à ce que pensent les Français. Je ne comprends pas.
00:48:30 Leur intérêt électoral, pour le coup, l'opportunisme électoral,
00:48:33 rejoindrait l'efficacité politique. Et donc, je ne comprends pas.
00:48:37 – Florian Tardif, il y a aussi, en plus du manque de volonté politique,
00:48:39 une petite peur de ne pas vouloir braquer une partie de la population,
00:48:43 se dire on laisse couler, au moins on ne prend pas trop de risques,
00:48:45 et donc on est moins critiqués.
00:48:47 – Oui, et si on parle plus largement du gouvernement,
00:48:51 c'était un petit peu l'angle mort lors du quinquennat précédent.
00:48:54 Après, visiblement, Emmanuel Macron souhaite s'y attaquer,
00:48:59 mais à marche forcée un tout petit peu, parce que si on n'a pas la mémoire courte,
00:49:04 on se souvient que tout de même, le projet de loi Asile et Immigration
00:49:08 a été présenté l'année dernière, à l'été dernier,
00:49:12 pour être débattu lors de l'automne dernier.
00:49:15 Et à chaque fois, on devait avoir, finalement, un débat au Parlement,
00:49:19 puis il a été présenté en Conseil des ministres au tout début d'année,
00:49:22 il y a eu un début d'étude au Sénat, et finalement, on a décidé
00:49:27 de reprendre des négociations avec l'ensemble des partis politiques,
00:49:30 et plus particulièrement avec l'LR, après ce qui s'est passé
00:49:32 autour de la réforme des retraites, puisqu'on a un petit peu besoin
00:49:35 des voix des LR, on a compris ça au sein du gouvernement,
00:49:38 pour faire passer ce texte en 43.
00:49:40 Et finalement, on va enfin, peut-être, j'ai envie de dire finalement peut-être,
00:49:44 avoir un débat autour de cette question à l'automne qui arrive.
00:49:49 Donc on verra si l'ensemble de la classe politique est capable
00:49:53 de s'accorder sur cette question, puisque, disons-le très clairement,
00:49:57 si on veut mieux accueillir, il va falloir moins accueillir
00:49:59 à un moment donné, et ça, il faudrait parfois relire les discours
00:50:03 qui ont été tenus, y compris par des hommes de gauche dans les années 80-90,
00:50:07 qui disaient tout simplement cela, si on veut mieux accueillir en France,
00:50:10 il faut moins accueillir, et c'est d'ailleurs ce que disent aussi
00:50:12 ces personnes, lorsque l'on lit cet article du Figaro, elles-mêmes,
00:50:18 elles disent "je pensais que ça allait être beaucoup plus simple
00:50:21 en arrivant en France, là finalement, il y a des papiers à remplir, etc.
00:50:26 il y a une attente, etc. je ne comprends pas trop, alors qu'on nous disait
00:50:29 que la France accueillée, justement, était une terre d'accueil".
00:50:31 Oui, la France est une terre d'accueil, sauf qu'elle ne peut pas, malheureusement,
00:50:34 accueillir toute la misère du monde.
00:50:36 On marque une courte pause et on se retrouve pour la deuxième heure
00:50:38 de l'heure des points avec mes invités, à tout de suite.
00:50:41 De retour dans l'heure des pros été, on continue évidemment les débats
00:50:45 dans un instant, mais tout de suite, l'heure de l'actualité avec Somaya Labidi.
00:50:49 Rebonjour Somaya.
00:50:50 Bonjour Élodie, bonjour à tous.
00:50:52 A la une, la rigueur budgétaire est plus que jamais de mise,
00:50:55 les comptes publics sont encore très dégradés.
00:50:58 En 2022, le déficit public s'établissait à 124,5 milliards d'euros,
00:51:03 soit 4,7% du PIB.
00:51:06 Chaque euro compte, mais pas d'augmentation d'impôts, en vue, promet le ministre
00:51:09 chargé de l'industrie.
00:51:12 Vous allez l'entendre dans un instant.
00:51:18 On aura tous des efforts à faire, une responsabilité vis-à-vis de la solidité
00:51:24 de nos comptes publics.
00:51:26 On entre dans une période où chaque euro compte, on n'augmentera pas les impôts,
00:51:30 je dois être très clair là-dessus.
00:51:32 On est un gouvernement qui, en tout cas une majorité, qui depuis six ans
00:51:35 a baissé les impôts plus que personne auparavant.
00:51:38 Donc on n'augmentera pas les impôts.
00:51:40 Il y a des niches fiscales à balayer, il y a un certain nombre de mesures
00:51:44 de sérieux budgétaires à mettre en œuvre.
00:51:47 Chaque euro compte, on est sorti du quoi qu'il en coûte.
00:51:49 On entre dans une période où, effectivement, la solidité des comptes
00:51:52 de la nation fait partie des axes de force de la France.
00:51:55 Cette hausse inquiétante des hospitalisations d'enfants
00:51:59 contaminés au cannabis.
00:52:01 À présent, l'hôpital L'Enval de Nice constate une large augmentation
00:52:04 des cas d'empoisonnement.
00:52:06 Depuis le début de l'année, dix enfants ont été traités,
00:52:09 dont un bébé de 18 mois.
00:52:11 Les spécialistes alertent sur ce phénomène en hausse.
00:52:14 Bien sûr, il y en a de plus en plus parce que les parents
00:52:18 en consomment de plus en plus.
00:52:20 Et dans ce cas-là, c'est toujours l'hospitalisation immédiate,
00:52:23 l'avage d'estomac et surveillance de l'enfant.
00:52:26 Le danger est d'autant plus grand qu'il s'agit d'un jeune enfant.
00:52:29 Parce que l'enfant peut avoir des troubles très graves,
00:52:33 comme par exemple des nausées, des troubles de la marche,
00:52:37 une hyperexcitation ou une somnolence.
00:52:40 Mais ça peut même être des convulsions et aller jusqu'au coma.
00:52:43 Dans le reste de l'actualité, la canicule continue d'écraser la France.
00:52:49 Désormais, 50 départements sont placés en vigilance orange.
00:52:52 Les températures vont globalement s'envoler entre 33 et 37 degrés
00:52:56 et jusqu'à 37 à 40 degrés sur l'Occitanie.
00:52:59 Les précisions sur cette vague de chaleur avec notre journaliste
00:53:02 météo, Carine Durand.
00:53:04 On s'attend au pic d'intensité de la canicule ces prochains jours,
00:53:10 entre ce lundi et ce mercredi, mais surtout mardi et mercredi.
00:53:14 Ce sera vraiment les jours les plus chauds de l'été tout entier.
00:53:17 Et je rappelle que c'est l'une des canicules les plus tardives
00:53:20 et les plus intenses jamais enregistrées après le 15 août.
00:53:23 Alors globalement, on s'attend à des températures supérieures
00:53:26 à 40 degrés sur une large moitié sud, sur beaucoup de grandes villes.
00:53:29 Les départements les plus chauds, ce sera la Drôme, la vallée du Rhône,
00:53:32 l'Ardèche, le nord du Gard, le Vaucluse.
00:53:35 On pourra atteindre 42 encore aujourd'hui, peut-être même 43 possibles
00:53:39 localement ce mercredi, avec de nombreux records.
00:53:42 On a déjà abattu des records ce dimanche après-midi.
00:53:45 Il y en aura encore plus des records au niveau de l'après-midi,
00:53:47 mais surtout des records au niveau de la nuit, des températures minimales,
00:53:50 car les nuits ne vont pas descendre par endroit en dessous de 25 à 27 degrés,
00:53:55 notamment en Côte d'Azur.
00:53:57 Et il faut s'attendre aussi à ce qu'on connaisse probablement
00:54:00 mardi ou mercredi, la journée à l'échelle du pays la plus chaude jamais enregistrée.
00:54:05 Tout ceci va se terminer progressivement quand même à partir de jeudi,
00:54:09 mais avec un temps particulièrement violent à attendre ce jeudi.
00:54:13 Une violente dégradation orageuse va prendre place surtout à l'Est,
00:54:17 la vallée du Rhône ou encore le nord-est.
00:54:19 Et là, on va perdre 10 à 15 degrés, voire même peut-être plus,
00:54:22 proche de 20 degrés en moins, en l'espace de deux jours seulement.
00:54:26 Direction l'Espagne pour terminer où depuis près d'une semaine,
00:54:30 des centaines de pompiers combattent un brasier sur l'île touristique de Ténérife.
00:54:34 Des feux aggravés par des températures caniculaires.
00:54:37 Plus de 12 000 personnes ont dû fuir leur foyer selon les autorités régionales.
00:54:41 Et Pedro Sanchez, le Premier ministre, est attendu sur l'île dans le courant de la journée.
00:54:46 Voilà pour l'essentiel de l'actualité à 10h, Élodie.
00:54:51 Merci beaucoup Somaïa.
00:54:53 On va parler maintenant du convoi de l'eau.
00:54:55 Ils sont partis des Deux-Sèvres.
00:54:57 Ils vont rejoindre Orléans en fin de semaine.
00:54:59 Des centaines de vélos, des tracteurs pour alerter sur la gestion de l'eau
00:55:02 en faisant des étapes sur des projets qui posent problème selon eux.
00:55:05 Ils promettaient un convoi familial et convivial.
00:55:08 Mais premier problème hier en marge de ce convoi,
00:55:11 un golf a été détérioré.
00:55:13 Les explications de Célia Judat.
00:55:15 Tu es le vivant, quel manque de savoir vivre.
00:55:19 En marge du convoi de l'eau, séparent ces mots peints sur le green
00:55:22 du golfe de Beaumont-Saint-Cyr près de Poitiers,
00:55:25 qu'une quinzaine de participants cagoulés ont décidé de frapper.
00:55:28 On est vraiment très en colère, on est même très atterré de cette situation-là.
00:55:33 Je ne comprends pas très bien la démarche de saccager le travail des jardiniers.
00:55:38 Et pour autant, surtout de s'attaquer à une filière
00:55:43 qui travaille dans le bon sens pour préserver l'eau.
00:55:47 Nous on utilise les eaux de ruissellement du coteau,
00:55:50 nous n'utilisons pas d'eau potable.
00:55:52 C'est à mon avis une mauvaise analyse qui a fait qu'aujourd'hui,
00:55:56 on a été victime d'actes de vandalisme.
00:55:59 Des actes de vandalisme sévèrement condamnés par Marc Fesneau,
00:56:02 ministre de l'agriculture.
00:56:04 Voilà donc les moyens d'action pacifiques de ceux qui prétendent défendre une cause,
00:56:09 dégradent, détruisent, saccagent le travail et l'outil de travail d'autrui.
00:56:13 Il n'y aura jamais de dialogue possible avec ceux qui entendent
00:56:16 imposer leur loi par la violence, jamais.
00:56:19 Le préfet de la Vienne a quant à lui dénoncé une dégradation intolérable.
00:56:23 Les dommages s'élèveraient à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
00:56:26 Pour l'heure, une enquête a été ouverte et des contrôles ont été réalisés
00:56:30 par les gendarmes avant de laisser repartir le convoi.
00:56:33 Pour l'instant, ceux qui participent au convoi de l'eau expliquent
00:56:36 qu'ils ne sont pas responsables de cette situation.
00:56:39 Elisabeth Lévy, mais c'était quand même à craindre qu'il y ait tout au long du convoi
00:56:43 des golfes notamment qui soient détériorés.
00:56:45 Parce qu'on a vu aussi comment ça s'était passé à Sainte-Soligne.
00:56:48 Ils ne sont pas uniquement dans une ambiance familiale et conviviale.
00:56:51 Oui, si vous voulez, j'aime bien le "ils ne sont pas responsables".
00:56:54 Alors ça c'est extraordinaire.
00:56:56 Donc ils organisent une marche, il se passe des choses dans cette marche
00:56:59 qui ne vont pas, qui sont illégales.
00:57:01 Mais ils ne sont pas responsables.
00:57:03 Donc ça c'est génial, c'est l'impunité.
00:57:05 Et pendant le sujet, j'ai posé cette question à William Tech.
00:57:08 Il m'a dit "non, on ne peut pas les obliger à payer".
00:57:11 Alors William m'a répondu "non".
00:57:13 Après il m'a dit "non mais on pourrait, un tribunal pourrait le faire".
00:57:16 Mais effectivement, ne va pas le faire.
00:57:18 Et ça aussi c'est un problème.
00:57:20 Je pense que cette question de la responsabilité d'une façon générale
00:57:23 va nous tarauder dans les années à venir.
00:57:28 Parce qu'on a l'impression qu'il y a, si vous voulez,
00:57:30 au nom effectivement de bonnes causes et notamment l'environnement,
00:57:33 si vous voulez, tout est permis.
00:57:35 Tout est autorisé, la violence, les saccages, d'empêcher les gens de bosser.
00:57:38 Sachant que ça n'aide peut-être pas la cause de détériorer un golf.
00:57:41 C'est pas ça qui va faire que la planète ira mieux d'ailleurs.
00:57:43 Ni de, comme vous l'avez fait remarquer la semaine dernière,
00:57:46 ni de se coller à des tableaux, ni de toutes sortes de choses.
00:57:49 Vous vouliez vous coller vous-même à la table d'ailleurs, je m'en souviens.
00:57:51 Oui, oui, oui.
00:57:52 Vous voyez, finalement j'ai renoncé.
00:57:54 J'ai eu peur que vous me laissiez coller à la table.
00:57:56 L'effet de la lumière.
00:57:58 J'ai eu peur qu'on me laisse coller à la table en se disant "bah c'est très bien, qu'elle y reste".
00:58:03 Mais donc, si vous voulez, il y a un moment,
00:58:06 cette question de la responsabilité dans notre société va devenir, je pense, très importante.
00:58:11 On le voit, ils ont le droit de manifester, mais ils n'ont pas le droit de dégrader.
00:58:14 On va regarder ce que dit Christophe Jolin, qui est directeur de ce golf,
00:58:18 sur la façon dont les faits se sont déroulés. Écoutez-le.
00:58:21 Un groupe de 20 personnes encagoulées se sont dirigées vers l'entrée du golf.
00:58:29 Ils ont cassé une vanne d'irrigation qui nous permet d'arroser les grines.
00:58:34 Et ils ont endommagé les grines en retirant une surface assez importante.
00:58:40 Il y a également des inscriptions, un logo anarchie, qui ont été également inscrits sur les grines.
00:58:49 On est vraiment très en colère, on est même très atterré de cette situation-là, qui n'était pas du tout prévue.
00:58:56 On voit plus largement aussi que ce convoi de l'eau, c'est un bras de fer qui commence,
00:59:00 entre ces participants qui montrent aussi que le gouvernement a tenté de dissoudre les soulèvements de la terre,
00:59:06 qu'il n'y est pas parvenu, et donc ils veulent montrer que finalement ils sont un peu les gagnants
00:59:10 et qu'ils sont aussi prêts à tout pour se faire entendre, y compris de nouveau à commettre,
00:59:14 comme c'est le cas là par exemple, des dégradations.
00:59:16 Après, ce qui est drôle, c'est qu'ils sont eux-mêmes en train de constituer les futures pièces du dossier
00:59:23 qui permettraient au gouvernement de dissoudre les soulèvements de la terre.
00:59:27 Puisque toute la problématique autour de cette décision du Conseil d'État,
00:59:31 c'est que les pièces du dossier qui ont été apportées par le gouvernement
00:59:34 pour pouvoir permettre la dissolution des soulèvements de la terre,
00:59:37 le Conseil d'État a estimé que justement elles étaient trop faibles par rapport à cette décision du gouvernement.
00:59:44 En référé, pas en jugement de fonds.
00:59:46 Oui, en référé pour l'instant, mais on verra justement la suite des événements
00:59:51 et peut-être que ces nouvelles pièces pourraient permettre au gouvernement justement de justifier sa décision.
00:59:59 Là, ce qui est attaqué, ce n'est pas le fait qu'il y a des entreprises dans notre pays
01:00:04 qui sont plus consommatrices en eau que d'autres.
01:00:08 Non, et je rejoins ce qui a été dit à l'instant par Elisabeth Lévy, c'est le symbole.
01:00:11 C'est-à-dire que que représente un golfe pour cette catégorie de la population ?
01:00:15 C'est la richesse.
01:00:16 Et lorsque l'on voit la logique qui découle derrière dans le raisonnement de ces individus,
01:00:23 logique qui a été exposée au grand jour par Sandrine Rousseau pour ne pas la citer ce week-end,
01:00:30 qui a fait le parallèle entre la canicule et la réduction des inégalités,
01:00:34 c'est-à-dire que c'est en réduisant les inégalités qu'on va permettre justement d'avoir moins de canicules dans notre pays
01:00:40 et plus globalement sur l'ensemble de la planète avec ce hashtag #TaxonsLesRiches.
01:00:43 Quelle globie, vous, le gars !
01:00:45 C'est-à-dire que c'est en s'attaquant aux riches qu'on va permettre de résoudre les problématiques liées au dérèglement climatique.
01:00:55 Et c'est d'ailleurs le symbole qui a été attaqué ici, et on l'entendra peut-être, ce directeur de ce golfe,
01:01:04 a tout simplement expliqué que c'est 1 à 2 % de la surface du golfe qui est arrosée en cas de sécheresse.
01:01:13 Là, ça concerne uniquement les grines, et d'ailleurs on l'a vu très clairement sur les images,
01:01:16 il y a une petite portion de pelouse qui est arrosée,
01:01:19 le reste de la pelouse aux alentours, qu'on appelle le fairway, est totalement à sec.
01:01:23 Eh bien justement, on va l'écouter, le patron de ce golfe qui donne précisément
01:01:27 à quel point c'est une mauvaise idée de s'en prendre à un golfe, parce que regardez, il ne consomme pas tant d'oxy. Écoutez-le.
01:01:33 Depuis deux ans, on n'arrose absolument pas du tout les fairways,
01:01:36 donc la partie la plus importante du golfe n'est pas arrosée.
01:01:39 On n'arrose que les grines et ça ne représente qu'un pour cent de la surface totale de notre parcours.
01:01:44 Et on n'arrose que trois minutes dans la nuit, donc en fait, je pense que c'est la mauvaise cible de s'attaquer au golfe.
01:01:49 Je pense que là, ils sont vraiment mal renseignés.
01:01:52 Je pense que c'était prémédité, puisque les gens avaient des bombes pour taguer sur les grines,
01:01:58 et donc je pense qu'ils avaient déjà prévu d'intervenir sur le golfe pour donner un acte fort à leur déplacement.
01:02:06 C'est vrai, Philippe-David, que non seulement ça ne sert pas la cause, s'en prendre à un golfe, pourquoi ce golfe ?
01:02:11 Sinon pour d'autres revendications qui n'ont rien à voir, on voit le symbole anarchie, on voit des inscriptions anti-police.
01:02:17 Quel est le rapport avec la gestion de l'eau ?
01:02:19 Strictement aucun rapport avec la choucroute, comme on dit un peu trivialement.
01:02:22 Mais ce qui est quand même amusant, c'est de voir qu'ils vont manifester contre l'eau en France.
01:02:26 Je rappelle qu'en Chine, on ouvre l'équivalent de deux grosses centrales à charbon chaque semaine,
01:02:31 ce qui là est un vrai péril en termes de production de CO2, et que là on ne les voit pas les manifester devant l'ambassade de Chine par exemple.
01:02:37 Même pas loin, en Allemagne, ils peuvent y aller.
01:02:39 En Allemagne, c'est vrai, ils peuvent y aller.
01:02:41 A vélo, ils peuvent y aller.
01:02:42 Absolument. A vélo, pas électrique, parce que si on recharge avec du nucléaire, là ça ne marche pas.
01:02:47 Ce qui est assez quand même amusant, c'est de voir hier, c'est Marc Faineau, le ministre de l'Agriculture, qui a tweeté,
01:02:53 et qui s'est fait reprendre vertement par Olivier Faure, plusieurs fois sur Twitter, parce qu'il a condamné les dégradations dans ce golfe.
01:03:05 Il n'a dit aucun dialogue possible avec ceux qui utilisent la violence.
01:03:07 C'est ça, en quoi il a raison.
01:03:09 Je tiens à rappeler qu'un des prédécesseurs d'Olivier Faure, qui s'appelait François Mitterrand,
01:03:14 pratiquait assidûment le golfe, au golfe de Saint-Cloud quand il était à Paris, et au golfe d'Osgore quand il était à La Ché.
01:03:21 Ça fait un peu mal quand vous dites "un des prédécesseurs de François Mitterrand".
01:03:27 Oui, c'était quand même ses prédécesseurs.
01:03:29 C'est la vérité, mais ça fait quand même un peu mal.
01:03:33 Mais actuellement, il a raison.
01:03:35 Il pratiquait assidûment le golfe, je le répète, à Saint-Cloud et à Osgore, selon l'endroit où il était.
01:03:40 A l'époque, on n'en parlait pas, mais c'était pas à une époque où il y a eu un autre successeur de François Mitterrand,
01:03:45 qui disait qu'il n'aimait pas les riches, à 4000 euros par mois, non ?
01:03:49 Oui, vous êtes taquin avec la gauche.
01:03:52 C'est parce que c'est Elisabeth Lévy qui provoque.
01:03:54 C'est une bonne perdue.
01:03:58 On peut accuser Elisabeth avec plaisir, alors qu'elle était pour rien, on est désolés.
01:04:02 On va se faire pardonner. Il faut qu'on écoute aussi cet agriculteur.
01:04:06 Il est patron de la FNSEA de la Vienne et il dit aussi à quel point tous ses collègues agriculteurs
01:04:11 qui sont sur ce parcours s'inquiètent de dégradations éventuelles. Écoutez-le.
01:04:15 Depuis le convoi de l'eau, je dois le dire, là je viens de le raccrocher au téléphone
01:04:21 pour rassurer les agriculteurs et les agricultrices de la Vienne.
01:04:25 Où hier, le convoi de l'eau, qui se dit pacifiste, a passé devant les fenêtres de nos agriculteurs.
01:04:35 Harcèlement, provocation. Et là, le vrai visage ressort encore aujourd'hui.
01:04:41 Et oui, alors effectivement, c'est 40 individus cagoulés qui passent avec des sécateurs coupés des grillages
01:04:50 et entrent dans une propriété privée. Et je dois dire que ce golfe est exemplaire écologiquement.
01:04:57 Recyclage d'eau, etc.
01:04:59 William Tay, évidemment, logiquement, il y a des inquiétudes sur tous les agriculteurs,
01:05:03 toutes les installations, quand ils vont passer à proximité, de se dire
01:05:06 est-ce que c'est sur nous que ça va tomber ? Parce que finalement, les agriculteurs
01:05:09 se font prendre, se défendent comme ils peuvent, ça va être compliqué de sécuriser tout le parcours.
01:05:12 Et d'ailleurs, évidemment, ce n'est pas fait.
01:05:13 Moi, je vois deux points dans sa remarque qui sont intéressants.
01:05:16 La première, c'est que déjà, Gérald Darmanin mène plutôt une bonne action
01:05:19 en tentant de dissoudre les soulèvements de la terre.
01:05:21 Mais il doit mener une action complémentaire, c'est-à-dire de choper tous les types,
01:05:24 de les traquer pour terrorisme. Je pense qu'il faut les attraper.
01:05:28 Il parle d'éco-terrorisme.
01:05:29 Oui, mais il faut arrêter d'être aimable parce qu'en fait, les personnes qui témoignent,
01:05:32 on est toujours deux, trois personnes qui ont l'air sympathiques, qui puent, etc.
01:05:35 Donc on se dit, ce n'est pas des dangers pour l'humanité.
01:05:40 Or, à chaque fois qu'on a une action de soulèvement de la terre,
01:05:43 des manifestations écologistes, vous avez toujours des black blocs.
01:05:46 Il faut quand même rappeler qu'à Sainte-Sauline, les gens sont venus avec des cahiers,
01:05:49 des cocktails Molotov, ils ont brûlé des policiers, ils ont brûlé des voitures.
01:05:53 Et ensuite, après, ils s'en sont pris aux agriculteurs, aux biens des agriculteurs.
01:05:57 Et ils se sont pris également aux personnes.
01:05:59 Vous avez une haine anti-flic, vous avez une haine anti-agriculteur et une haine
01:06:02 également des biens de consommation qui s'apparendraient au capitalisme.
01:06:06 Or, tous ces points, lorsque vous prenez les définitions nationales et internationales
01:06:09 du terrorisme, c'est s'en prendre, s'attaquer, imposer la terreur à des biens
01:06:14 et à des personnes pour raisons d'idéologie, ce qui colle parfaitement à l'écologie.
01:06:18 L'autre point que je vois dans ce que mentionne l'agriculteur de la FNSEA,
01:06:21 c'est le deuxième, c'est à la fin, il disait oui, mais le pauvre Golfe,
01:06:24 c'était responsable écologique. Mais c'est parce qu'ils n'ont pas compris,
01:06:27 en fait, c'est parce que les types, ils n'ont rien à foutre de l'écologie.
01:06:31 C'est un prétexte pour venir. Ce n'est pas leur affaire, l'écologie.
01:06:34 Vous leur expliquez que le nucléaire est bien pour baisser les émissions
01:06:38 de gaz à effet de serre, ce qui a permis notamment de faire baisser
01:06:40 les émissions de gaz à effet de serre depuis 20 ans, depuis le protocole de Kyoto.
01:06:43 Donc, nos émissions de gaz à effet de serre ont baissé, mais ce n'est pas leur affaire.
01:06:45 Ils vous expliqueront toujours, comme l'a dit Marine Tondelier, on ne comprend pas.
01:06:48 Depuis Fukushima, on a failli faire péter le lobby nucléaire.
01:06:51 Et donc, on s'explique notamment du fait que ce sont des escrocs.
01:06:55 Voilà, c'est des escrocs de premier plan. Ils utilisent l'écologie pour se faire élire,
01:06:58 pour faire des manifestations, mais en fait, ils n'en ont rien à faire.
01:07:01 Ce qui les intéresse essentiellement, c'est d'attaquer des musées,
01:07:04 c'est d'encourager les jeunes à porter des gilets oranges pour bloquer des autoroutes, etc.
01:07:08 Ils veulent convertir les jeunes à une idéologie qui est anticapitaliste, anarchique.
01:07:13 Ils utilisent le prétexte qui est bien vu de l'écologie, qui est bien plus populaire,
01:07:16 pour faire passer leurs idées nauséabondes.
01:07:18 Alors d'abord, ce sont des escrocs qui souvent croient à leurs âneries,
01:07:22 ce qui est un problème de niveau, souvent.
01:07:26 Mais surtout, je ne suis pas d'accord avec vous sur l'interdiction.
01:07:29 C'est marrant, je n'arrive pas à me résoudre.
01:07:32 Pour moi, l'interdiction, c'est une arme de faible.
01:07:34 Et surtout, il ne faut interdire qu'avec la main qui tremble.
01:07:38 Or, avant d'interdire, condamnons.
01:07:41 Avant d'interdire, il y a des actes délictueux qui sont commis,
01:07:45 des attaques de force de l'ordre, des violences, des dégradations.
01:07:48 On n'a pas besoin d'interdire un mouvement qui, d'ailleurs,
01:07:52 c'est des mouvements multiformes, je ne suis même pas sûre que ce soit efficace.
01:07:55 On n'a pas besoin de les interdire pour sanctionner.
01:07:59 C'est ça le problème.
01:08:00 On peut faire les deux.
01:08:01 Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas faire les deux.
01:08:02 Mais l'interdiction, encore une fois, il faut quand même rappeler
01:08:05 que la liberté, ça doit être le principe.
01:08:07 La liberté de manifester, la liberté de contester,
01:08:09 la liberté d'être débile.
01:08:11 Je ne suis pas sûr, Elisabeth, qu'on puisse rentrer dans la liberté.
01:08:15 La liberté, c'est tout ce qui n'enferme pas la loi,
01:08:17 c'est ce qui ne permet pas la liberté d'autrui.
01:08:19 Or, je ne suis pas sûr que la liberté, ce soit de venir cahyasser des bagnoles,
01:08:22 de lancer des cocktails molotovs contre les policiers.
01:08:24 La liberté, c'est ce que vous avez dit,
01:08:25 mais la liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:26 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:27 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:28 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:29 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:30 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:31 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:32 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:33 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:34 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:35 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:36 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:37 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:38 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:08:39 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:05 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:12 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:13 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:14 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:15 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:16 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:17 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:18 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:19 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:20 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:21 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:22 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:23 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:24 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:25 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:26 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:45 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:46 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:47 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:48 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:49 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:50 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:51 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:52 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:53 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:54 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:55 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:56 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:57 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:58 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:09:59 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:10:00 La liberté, c'est ce que vous avez dit.
01:10:29 peu de gens feraient ce que l'on fait.
01:10:31 Moi, je n'oublie jamais que ça reste une indemnité.
01:10:33 Et puis ensuite, l'indemnité, on va la revaloriser, certes.
01:10:38 Est-ce que l'État donnera plus de moyens ?
01:10:40 Parce que sinon, ça pèse sur les communes également.
01:10:42 Le fait de devoir revaloriser les indemnités des élus,
01:10:45 ça pèse sur les budgets communaux.
01:10:47 Et j'ai entendu il y a peu, certains maires qui,
01:10:50 pour pouvoir boucler leur budget,
01:10:53 renonçaient à leur indemnité.
01:10:55 Ce qui ne me paraît absolument pas normal.
01:10:57 Actuellement, l'indemnité des maires des communes
01:11:00 de plus de 3 500 habitants varie entre 2000 et 4 400 euros brut par mois.
01:11:06 Florian Tardif, on voit que cette réflexion,
01:11:09 elle commence à prendre un petit peu au sein du gouvernement.
01:11:11 On avait vu le patron du Medef dire qu'il fallait revoir les indemnités
01:11:15 parce que les maires étaient de plus en plus souvent menacés aussi,
01:11:18 qu'ils avaient une charge de travail de plus en plus importante.
01:11:20 Et visiblement, ça trouve un écho, en tout cas chez Dominique Faure.
01:11:23 Oui, ça trouve un écho.
01:11:25 Qu'on revalorise l'indemnité des maires, pourquoi pas.
01:11:28 Après, ce qu'on peut déplorer, c'est qu'on ait cette discussion
01:11:32 suite notamment aux nombreuses incivilités,
01:11:35 aux nombreuses agressions dont ils sont victimes malheureusement.
01:11:39 C'est-à-dire que vous êtes victime d'agressions, d'incivilités.
01:11:42 On n'a pas vraiment trouvé la réponse,
01:11:43 puisque quand même on en parle depuis la mort du maire de Signes.
01:11:46 Je rappelle que c'était il y a quatre ans,
01:11:49 en plein cœur de l'été en 2019,
01:11:52 où il avait été fauché par une voiture
01:11:54 parce qu'il y avait juste des personnes habitantes de la commune
01:11:57 dont il était maire,
01:11:59 qui avaient décidé de déverser des déchets,
01:12:03 quelques déchets au gravat,
01:12:05 dans une zone qui n'était pas prévue à cet effet.
01:12:10 Et il avait tout simplement dit à ces personnes-là
01:12:13 qu'elles n'avaient pas le droit de faire ça.
01:12:15 Et il en est mort.
01:12:17 Et on a ce débat malheureusement sur les incivilités,
01:12:20 sur les agressions des élus,
01:12:22 qui sont en hausse malheureusement chaque année.
01:12:24 On déplore ces hausses,
01:12:26 mais on n'a pas vraiment trouvé de solution.
01:12:28 Là, parler d'indemnité pour leur dire
01:12:31 "Regardez, on s'occupe de vous".
01:12:33 J'espère qu'on va aussi régler le problème des incivilités
01:12:35 et des agressions à côté.
01:12:37 Parce que si c'est pour leur dire "On s'occupe de vous",
01:12:39 on va vous augmenter un petit peu vos indemnités
01:12:43 et comme ça vous serez peut-être un peu plus contents
01:12:46 et vous allez moins râler en dénonçant
01:12:49 ce qui se passe dans vos communes.
01:12:51 J'espère pas qu'on essaye d'acheter la paix avec les élus.
01:12:56 Et qu'on va les soutenir aussi sur ces sujets-là.
01:12:59 Après, peut-être que ça sera mené sur deux fronts.
01:13:02 - Vous ne vous faites pas cracher sur ces indemnités.
01:13:04 - Non mais bien sûr, mais j'espère que ça ne servira pas
01:13:07 de cache-misère, ça ne sera pas tout.
01:13:09 - Et au-delà du côté caniothérapie,
01:13:11 il y a quand même un souci.
01:13:13 - La caniothérapie, oui.
01:13:15 - Bravo Mélodie.
01:13:17 - Je vais vérifier dans le dictionnaire,
01:13:20 je suis désolée si j'invente des mots à l'antenne.
01:13:23 Elle explique, la ministre, l'indemnité des maires
01:13:25 des communes de 3500 à 100 000 habitants.
01:13:27 William, quand on sait, quand on est maire d'un petit village,
01:13:30 à quel point le maire est celui qui va annoncer
01:13:33 malheureusement les mauvaises nouvelles aux familles,
01:13:35 à quel point parfois le maire, c'est celui qui va l'aider
01:13:37 à déneiger, à ramasser des déchets ou je ne sais quoi,
01:13:39 on se dit quand même, pourquoi ces maires de petites communes
01:13:42 qui ont le moins de personnel, qui sont le plus auprès
01:13:45 des habitants, ne sont pas considérés ?
01:13:47 - Déjà, il y a un premier contexte.
01:13:49 Cette proposition intervient alors que le contexte économique
01:13:52 et social est difficile.
01:13:54 C'est-à-dire que le gouvernement a choisi le pire moment
01:13:56 pour proposer cette solution, dans la mesure où il y a
01:13:58 une inflation qui est très élevée, le budget de l'État
01:14:01 va se réduire, donc on va passer en logique austéritaire
01:14:03 pour des raisons de risque financier et de dette,
01:14:05 et d'explosion de risque de la monnaie.
01:14:08 Donc ça, c'est le contexte général qui dit quand même,
01:14:10 ça va être compliqué parce qu'on va demander aux Français
01:14:12 des efforts supplémentaires qui seront masqués,
01:14:14 ça peut être autrement, mais ils vont demander des efforts
01:14:16 supplémentaires aux Français.
01:14:17 Et dans le même temps, on va demander de revaloriser
01:14:19 les élus, alors que les élus ne sont pas une profession
01:14:21 appréciée de la part des Français, notamment.
01:14:23 Ça, c'est le contexte.
01:14:24 Ensuite, après, sur le point qui est posé, moi je pense
01:14:26 malgré tout qu'il faut quand même faire un peu de pédagogie,
01:14:28 c'est-à-dire qu'il faut expliquer qu'il y a à peu près,
01:14:30 je crois si je ne me trompe pas, 500 000 à 600 000 élus
01:14:32 qui travaillent à 95 % du temps, enfin 95 % du nombre,
01:14:36 bénévolement, c'est-à-dire qu'ils ne touchent pas un rond
01:14:38 et qu'ils consacrent des dizaines, des quinzaines,
01:14:40 des vingtaines d'heures de manière bénévole à répondre
01:14:42 aux différentes sollicitations.
01:14:44 Sur la question des maires spécifiquement que vous posez,
01:14:46 quand vous êtes maire, ce qu'il faut expliquer
01:14:48 aux téléspectateurs, c'est que vous devez répondre
01:14:50 tous les soirs, vous n'avez pas d'horaire précis.
01:14:52 C'est-à-dire que vous devez répondre tous les soirs,
01:14:54 on prend notamment le cas de Vincent Jambrin qui dormait
01:14:56 à sa mairie pendant les émeutes et qui donc du coup
01:14:58 dormait dans sa mairie.
01:14:59 Vous devez répondre à tous les week-ends, vous devez répondre
01:15:01 aux forces de l'ordre, vous devez répondre à la préfecture
01:15:03 et aux différentes demandes, que ce soit de logement,
01:15:05 d'aide sociale et de demandes au quotidien.
01:15:07 Et c'est un métier qui n'est pas très bien payé,
01:15:10 tout simplement.
01:15:11 Et la question qui est posée, c'est comment vous faites
01:15:13 à la fois pour faire en sorte que le métier soit valorisé,
01:15:15 mais en même temps, si par cas vous prenez l'équivalent
01:15:18 d'un patron de TPO ou de PME qui gérait le même nombre
01:15:21 d'employés, mais au niveau non pas public,
01:15:23 mais au niveau privé, ils exploseraient en termes de salaire.
01:15:25 Donc se pose la question de la revalorisation des élus,
01:15:27 mais surtout de l'attractivité de l'emploi.
01:15:29 Comme l'a rappelé Fiorent Tardif, une grande partie
01:15:31 des élus sont maintenant agressés et ne veulent pas se représenter
01:15:33 en 2026 pour leur succession.
01:15:34 Il y a beaucoup de maires qui démissionnent dans les courbes communes.
01:15:36 55% des maires interrogés il y a quelques mois disaient déjà
01:15:39 qu'ils ne se représenteraient pas en 2026.
01:15:41 55%.
01:15:42 Donc c'est énorme.
01:15:43 Si par cas vous voulez renforcer le niveau et l'attractivité,
01:15:46 vous n'avez pas le choix d'augmenter les salaires des maires.
01:15:48 C'est tout à fait vrai.
01:15:50 Alors rappelons quand même une chose importante.
01:15:52 Les deux élections où les Français votent le plus,
01:15:54 c'est la présidentielle, le monarque,
01:15:57 et c'est le maire, celui avec qui on est en contact.
01:16:00 Mais le maire est de loin l'élu préféré des Français.
01:16:02 Vous avez tout à fait raison.
01:16:06 Mais comme on est tous d'accord là-dessus,
01:16:08 les maires, notamment des petites communes, sont mal payés.
01:16:10 Que beaucoup travaillent bénévolement.
01:16:12 Au conseil municipal, c'est jamais payé.
01:16:14 Dans les petites villes, c'est jamais payé.
01:16:16 On est bien d'accord.
01:16:17 Et maires adjoints, on va faire les mariages le samedi,
01:16:20 ceux-ci, ceux-là, l'indemnité est ridicule.
01:16:22 Parlons franchement.
01:16:23 Ils travaillent beaucoup.
01:16:25 Ils sont victimes d'agressions.
01:16:26 Il y a encore eu un maire agressé ce week-end à côté de La Rochelle,
01:16:29 à Loum.
01:16:30 Il a pris 10 jours d'ITT.
01:16:31 Il s'appelle Jean-Luc Alleguet.
01:16:33 Il s'est opposé à l'installation de Jean-Luc Voyage sur sa commune.
01:16:36 Et il s'est fait tabasser.
01:16:39 Alors, il a eu le soutien de certains politiques.
01:16:41 On n'en a pas beaucoup parlé.
01:16:42 C'est pour ça que je tenais à en parler.
01:16:43 Parce que ça s'est passé il y a très peu de temps.
01:16:46 Et qu'on n'en a pas parlé.
01:16:47 Parce que les maires, les élus, c'est ce qu'ils vivent régulièrement.
01:16:50 Et aujourd'hui, ils se prennent en plus des procès.
01:16:53 Parce que je vais vous prendre un exemple.
01:16:55 Un gamin se blesse en faisant la courte échelle à un de ses copains
01:16:58 pour se suspendre au palot de basket.
01:17:00 Le gamin tombe, il se casse quelque chose.
01:17:02 Contre qui est-ce qu'on porte plainte ?
01:17:04 Eh bien contre la mairie.
01:17:05 Et c'est le maire qui est responsable.
01:17:07 Donc, on leur demande toujours plus pour un montant ridicule.
01:17:10 On comprend pourquoi 55% des maires ne veulent pas se représenter
01:17:14 pour la prochaine législature.
01:17:16 - On se demande dans notre pays à la fois
01:17:19 comment on trouve encore des gens pour faire ce genre de boulot.
01:17:22 Comment on trouve des gens pour être policier.
01:17:23 Comment on trouve des gens pour être professeur.
01:17:26 Vu les salaires de misère.
01:17:28 Et dans toutes ces professions, des conditions de travail
01:17:31 où vous êtes exposé à la violence de la société.
01:17:33 Donc, merci à eux. Tous.
01:17:35 - Évidemment, on les remercie.
01:17:38 On va marquer une courte pause.
01:17:39 J'en profite pour vous dire que le mot "calinothérapie" existe.
01:17:42 Il n'est pas encore dans le dictionnaire, mais que ça ne saurait tarder.
01:17:44 Donc, je n'ai pas totalement inventé un mot.
01:17:46 C'est l'essentiel, mais il est souvent cité dans des articles.
01:17:48 - Mais après que vous l'ayez prononcé, l'Académie française ne peut pas...
01:17:51 - C'est ce qui... Je pense...
01:17:52 - Ne peut pas le mettre dans la prochaine édition de Lula Rouge.
01:17:54 - Je pense qu'à mon avis...
01:17:55 - C'est "calinothérapie", mais "calinothérapie".
01:17:57 - Moi, je trouve ça super.
01:17:58 Mais bon, c'est vrai qu'ils devaient en assumer la maternité.
01:18:01 - Totalement, la maternité.
01:18:02 Allez, on marque une courte pause avec mes invités.
01:18:04 On se retrouve pour la dernière partie de l'heure des pros.
01:18:06 À tout de suite.
01:18:07 Dernière partie de l'heure des pros.
01:18:13 Et on va parler politique maintenant.
01:18:15 Et notamment de la NUPES ou peut-être de la fin de la NUPES.
01:18:18 Alors, ça a commencé notamment il y a quelques jours sur les réseaux sociaux
01:18:21 avec une sorte de règlement de compte.
01:18:23 Ah ok, chorale entre Olivier Faure, patron du Parti Socialiste,
01:18:26 et Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise.
01:18:28 Tout commence par Olivier Faure qui dit ceci.
01:18:30 Oui, mais Jean-Luc Mélenchon, quand il voit ce tweet,
01:18:43 décide de lui répondre, toujours de manière publique.
01:18:52 Olivier Faure continue de répondre.
01:18:54 Et le désespoir de la gauche.
01:19:07 Dernière réponse de Jean-Luc Mélenchon.
01:19:21 Moi je donne mon avis, c'est tout.
01:19:23 Si tu veux me rencontrer, viens à la manif du 23 septembre
01:19:25 contre les violences policières et la loi "permis de tuer"
01:19:27 que vous n'avez toujours pas reniée.
01:19:30 Ça vous fait rire, Isabel Diori ?
01:19:31 Je trouve que vous faites ça très bien.
01:19:33 Déjà, cette sixe enceinte théâtrale, vous êtes formidables.
01:19:36 La merde, vous avez vraiment joué et tout.
01:19:38 Ils théâtralisent en même temps.
01:19:40 J'ai tenté de mettre de l'intention.
01:19:42 Ce qui me fait rire, c'est quand Jean-Luc Mélenchon dit
01:19:44 "non, moi je ne dirige rien"
01:19:46 alors qu'ils sont tous terrifiés au garde-à-vous.
01:19:48 Oui, voix avec eux.
01:19:50 Il dit "voix avec eux" mais tu ne le réponds pas.
01:19:52 Alors qu'en fait, il y a une chose qui m'a frappée à la France Insoumise
01:19:55 alors que même chez les Verts, il y a quand même eu débat,
01:19:58 il y a quand même des gens qui rouspètent sur Médine.
01:20:00 À la France Insoumise, rien.
01:20:02 Pas un dissident.
01:20:04 Ils sont terrifiés par Mélenchon.
01:20:06 Mais ça c'est le...
01:20:08 Ce qui me frappe, c'est qu'en fait la nupèce
01:20:12 qui aurait dû exploser ou qui n'aurait pas dû naître
01:20:14 à cause de divergences idéologiques graves,
01:20:17 à cause de l'islamo-gauchisme de la France Insoumise,
01:20:20 c'est-à-dire les socialistes, s'ils avaient eu un peu d'honneur,
01:20:23 ne se seraient jamais alliés avec des gens dont ils ne partagent pas les idées,
01:20:28 eh bien, elles risquent de voler en éclats sur des questions,
01:20:32 en réalité, de cuisine électorale.
01:20:34 Parce que maintenant, effectivement, si j'ai bien compris,
01:20:37 je ne suis pas dans les secrets, mais Florian va certainement nous expliquer tout ça,
01:20:41 parce que, apparemment, les socialistes veulent garder pour eux leur place de sénateur.
01:20:48 Donc, c'est ça.
01:20:50 Et moi, ce qui me frappe, c'est que ces gens n'ont pas d'honneur.
01:20:54 Voilà, ils n'ont pas d'honneur.
01:20:56 Ils sont restés, ils se sont alliés avec des gens
01:21:00 qui n'avaient rien à voir avec eux.
01:21:02 – Non mais c'était une alliance de circonstances.
01:21:04 – Oui, mais en fait, ils ne sont pas capables de la reproduire.
01:21:06 – Oui, mais ce qui m'embête, c'est que cette alliance
01:21:08 n'éclate pas sur des questions de principe.
01:21:10 Pour des gens, si vous voulez, qui n'ont que la morale à la bouche
01:21:13 et qui regardent la terre entière de leur hauteur,
01:21:15 c'est quand même un peu embêtant, voilà.
01:21:17 – Et ils sont en désaccord quasiment sur tout.
01:21:19 Si on regarde dans le détail, enfin, si on prend les quatre groupes
01:21:22 qui siègent au sein de la NUPES à l'Assemblée nationale,
01:21:26 on prend le nucléaire, ils ne sont pas d'accord.
01:21:28 On prend l'économie, ils ne sont pas d'accord.
01:21:30 On prend la politique internationale, ils ne sont pas d'accord.
01:21:33 On prend la sécurité, ils ne sont pas d'accord.
01:21:36 On prend l'immigration, ils ne sont pas d'accord.
01:21:39 Enfin, on pourrait prendre, je ne vais pas vous faire une liste à l'après-vers,
01:21:42 l'ensemble des sujets, finalement, on se rend compte qu'ils ne sont pas d'accord
01:21:45 sur l'ensemble de ces sujets.
01:21:46 Alors, pourquoi restent-ils ensemble ?
01:21:47 Tout simplement parce qu'ils ont compris, par contre, une chose,
01:21:50 que s'ils veulent gagner dans quelques circonscriptions,
01:21:54 ils ont intérêt, malheureusement, à ne pas apparaître divisés.
01:21:57 Or, qu'est-ce qui se passe depuis les dernières élections législatives ?
01:22:00 Oui, ils sont divisés, mais pourquoi sont-ils divisés ?
01:22:02 Mais tout simplement parce que de base, ils ne sont pas d'accord
01:22:04 sur l'ensemble des sujets que je viens d'exposer.
01:22:06 Donc, effectivement, là, on est en train de découvrir ce qui se passe
01:22:10 entre les différents groupes de gauche, mais ce n'est pas nouveau.
01:22:14 Que vont-ils faire lors des prochaines élections ?
01:22:16 Je ne pense pas qu'ils réitèrent cette alliance de circonstances, on verra.
01:22:22 Surtout, effectivement, Philippe-David, il y a ce problème de, sur le fond,
01:22:25 ils ne sont pas d'accord.
01:22:26 Et là, on voit, par exemple, pour les sénatoriales,
01:22:28 que là où la NUPES avait fait s'effacer souvent le Parti socialiste,
01:22:32 ils disent "attention, pas deux fois la même erreur,
01:22:34 nous nos sièges, on les garde, on ne va pas les perdre une nouvelle fois".
01:22:36 Absolument, et il y a aussi les européennes après.
01:22:38 Je vais rebondir sur les propos de Florian Tardif, et c'est un faire plaisir,
01:22:42 puisqu'il est érolté, je vais citer Georges Brassens,
01:22:44 qui était originaire de CET.
01:22:46 C'est comme dans "La supplique pour être enterré sur la plage de CET",
01:22:49 "sauf qu'eux qui peuvent le vin et le pastis d'abord,
01:22:52 chacun sa bonbonne et courage".
01:22:54 C'est un peu sur ce rythme que s'est créée la NUPES,
01:22:57 puisque, excepté Jean-Luc Mélenchon, qui avait fait un très bon score
01:23:01 à la présidentielle, tous les autres partis étaient en dessous des 5%.
01:23:05 Europe Écologie Les Verts étaient à 4%,
01:23:07 le PS était à 1,75%, et les communistes étaient à 2%.
01:23:12 Donc les autres avaient besoin de ça,
01:23:16 avaient besoin de la NUPES pour espérer sauver l'immeuble
01:23:19 au moment des législatives.
01:23:21 Mais Florian a dit une chose intéressante, ils ne sont pas d'accord,
01:23:23 mais il y a surtout un point...
01:23:24 Ça m'arrive, ça m'arrive des fois, mais bon.
01:23:26 Il essaye.
01:23:27 On va faire un contrôle anti-dopage.
01:23:29 Je plaisante, évidemment.
01:23:31 Une chose importante, sur l'Europe,
01:23:34 comment voulez-vous qu'ils fassent une liste commune ?
01:23:36 Vous avez d'un côté des socialistes et des écologistes
01:23:39 qui sont plutôt, ou même totalement, sur une ligne fédéraliste,
01:23:43 et vous avez des communistes et des insoumis
01:23:46 qui ne sont pas du tout sur une approche fédéraliste.
01:23:49 Vous faites un meeting commun, quand vous en avez un qui va dire
01:23:52 "il faut une Europe des nations sociales",
01:23:56 comme par exemple Fabien Roussel,
01:23:58 et à côté, il y a Nijado qui va dire
01:24:00 "il faut une Europe fédérale avec un gouvernement fédéral à Bruxelles".
01:24:04 Vous arrivez à tenir un meeting ensemble ?
01:24:06 Ce n'est même plus le mariage de la carpe et du lapin,
01:24:08 c'est le mariage du poisson des abysses et du condor des Andes.
01:24:12 Tellement c'est éloigné, c'est quand même impossible.
01:24:15 Donc aujourd'hui, ils le payent.
01:24:16 Alors, vous savez, cette alliance électorale,
01:24:19 elle avait une vertu, vous savez, il y avait la lutte des classes,
01:24:22 là c'était la lutte des places.
01:24:23 Là, ça va être pareil.
01:24:24 William Tay, on le savait finalement presque depuis le début de cette alliance,
01:24:27 qu'elle ne pourrait pas aller très loin,
01:24:29 parce qu'il y a ce problème de ne pas être d'accord sur le fond.
01:24:31 Et puis, on voit bien que chacun embarrasse l'autre.
01:24:33 Olivier Faure, qui il y a quelques années, répondait à Médine sur les réseaux sociaux,
01:24:37 que ses propos étaient honteux, qui aujourd'hui ne dit rien.
01:24:40 On voit bien qu'en fait, chacun aussi se gêne.
01:24:42 Chaque partie gêne l'autre.
01:24:43 Ah oui, non mais moi j'ai pris du popcorn, j'ai regardé ça.
01:24:47 En plus, vous l'avez très bien raconté,
01:24:49 donc c'est déroulé, c'était quand même magnifique.
01:24:52 Moi au départ, je pensais juste que c'était une équipe de total losers.
01:24:55 Ils avaient pris les types les plus nuls pour les foutre ensemble.
01:24:57 Mais en plus, des total losers, ce sont des types qui sont incroyablement pathétiques.
01:25:00 Un total loser ?
01:25:01 Ah oui, non mais je vais expliquer pourquoi ce sont des total losers.
01:25:03 Parce qu'en fait, quand vous prenez l'équipe actuelle,
01:25:05 je ne parle pas de l'ancienne équipe du Parti socialiste,
01:25:06 je parle de l'actuelle équipe du Parti socialiste,
01:25:08 d'Europe Écologie, des Verts, des communistes et de l'insoumis.
01:25:10 Ce ne sont que des types, quand vous prenez les profits de chacun,
01:25:13 qui ont perdu toute leur vie.
01:25:15 Ils n'ont pas gagné un seul combat.
01:25:16 C'est-à-dire qu'ils n'ont pas un seul actif gagnant.
01:25:18 Mélenchon, ça fait je ne sais pas combien de temps qu'il est en politique,
01:25:20 vous n'êtes pas capable de me dire un seul succès qu'il a eu dans sa vie,
01:25:23 que ce soit politique ou en tant que ministre, en tant que responsable politique.
01:25:26 Ça veut dire qu'à chaque manif sociale auxquelles il vient,
01:25:28 il plombe la manif sociale.
01:25:29 À chaque fois qu'il se pointe quelque part, il détruit quasiment tout.
01:25:32 Moi, je me rappelle notamment d'un moment qui était très intéressant,
01:25:34 c'est qu'au moment des Gilets jaunes, qui était la grande manifestation sociale
01:25:37 depuis à peu près une dizaine, vingtaine d'années,
01:25:39 au moment où il reprend la manif, le nombre de manifestants baisse.
01:25:41 De la même manière, pour la réforme des retraites,
01:25:43 les syndicats lui ont dit "bah rentre chez toi parce que de toute façon t'es trop mauvais".
01:25:45 Oui, Philippe Martinez, je lui avais rappelé qu'il n'était pas patron de la CGT.
01:25:48 Donc ce sont des gens qui polluent.
01:25:49 Ensuite, après, sur les autres cas, des autres partis,
01:25:51 Europe Écologie et Les Verts et les socialistes,
01:25:53 est-ce qu'on est capable de pouvoir dire un seul succès qu'ils ont à leur actif,
01:25:56 hormis la lutte des places, comme l'a rappelé Philippe David ?
01:25:58 Ils n'ont aucun succès.
01:25:59 Ils se sont trompés sur quasiment tout.
01:26:01 Sur le nucléaire, sur les questions économiques,
01:26:03 sur les questions européennes, sur les questions de la licité.
01:26:06 Et en plus, ils ont commis maintenant le dernier sacrilège,
01:26:09 qui est de trahir leurs convictions d'origine.
01:26:11 Lorsque vous êtes socialiste, lorsque vous êtes intimement de gauche,
01:26:13 vous croyez à l'universalisme.
01:26:14 Vous dites que la France a une vocation universelle,
01:26:16 d'où la Déclaration des droits de l'homme, qui a une vocation universelle.
01:26:19 Mais ils ne sont pas en vocation universelle actuellement.
01:26:21 Ils sont de plus en plus repliés et fermés sur un volet communautaire.
01:26:24 Idem sur la question de la laïcité.
01:26:26 En 1905, c'est quand même la gauche qui a créé le principe de laïcité.
01:26:29 Et aujourd'hui, ils trahissent la laïcité pour revenir à l'islamo-gauchisme.
01:26:32 C'est eux qui ont fait un peu l'Europe, avec François Mitterrand et Jacques Delors.
01:26:35 Actuellement, ils renient les convictions européennes,
01:26:37 uniquement pour avoir des places.
01:26:38 Et je pourrais faire comme ça la liste de tous les sujets,
01:26:40 des grands acquis du socialisme, de Mitterrand, de Jaurès,
01:26:42 qu'on peut être pour ou contre.
01:26:43 Mais ils ont trahi toutes leurs convictions, uniquement pour des places.
01:26:46 Et comme l'a rappelé Elisabeth,
01:26:47 ils avaient le choix entre le déshonneur et la défaite.
01:26:50 Ils ont choisi le déshonneur, ils auront également la défaite électorale.
01:26:52 J'espère que vous avez raison.
01:26:54 Je voulais juste ajouter à votre...
01:26:56 porter à votre connaissance un élément qui m'a d'ailleurs un peu peinée.
01:26:59 J'espérais que le Parti communiste de Roussel
01:27:01 était un peu immunisé, si vous voulez,
01:27:03 contre les dérives diverses et variées dont nous parlons ici.
01:27:07 Alors, je découvre dans la fièche de la fête de l'humanité qu'il y a qui ?
01:27:10 - Mehdine ! - Mehdine !
01:27:12 - Mais qui c'est ? - Il y a des gens qui ne débat pas.
01:27:14 - Oui, d'accord. Mais enfin bon, si vous voulez, ça va.
01:27:16 Donc, eux-mêmes, eux-mêmes...
01:27:18 Mais alors, c'est l'intersectionnalité,
01:27:20 car il y aura aussi un groupe joliment appelé "Les vulves assassines".
01:27:24 Alors, on pourra écouter Mehdine et "Les vulves assassines".
01:27:27 Mais je ne rigole pas, c'est dans la vie.
01:27:29 - Non, non, moi non plus.
01:27:30 Je voulais qu'on parle justement de Fabien Roussel,
01:27:32 parce qu'on l'a vu notamment au moment des émeutes.
01:27:34 Tous les leaders de gauche perdent dans les sondages de bonnes opinions.
01:27:38 En revanche, celui qui s'en sort pas mal, c'est Fabien Roussel,
01:27:40 Florent Tardif, parce que c'est un peu celui qui a encore du bon sens.
01:27:42 Par exemple, c'est lui qui dit "Oui, on peut manger de la viande et boire du vin"
01:27:45 sans être pour autant catalogué.
01:27:47 C'est celui qui sait encore parler à l'électorat que la gauche peut perdre.
01:27:51 - Mais il gagne des voix en ne faisant rien, finalement,
01:27:54 en ayant juste un discours républicain,
01:27:56 c'est-à-dire d'un élu responsable qui dit se tenir aux côtés des policiers
01:28:02 et des gendarmes lorsqu'il y a des émeutes,
01:28:04 parce que ce sont les premiers à être envoyés sur le front dans le cas présent.
01:28:09 Souvenons-nous de ce qui s'est passé tout de même quelques semaines
01:28:12 avant les élections législatives, puisqu'on parlait de cela à l'instant,
01:28:16 lorsque Jean-Luc Mélenchon dit "La police tue".
01:28:19 Bien évidemment, les Français se rendent compte que non,
01:28:22 la police ne tue pas et que c'est la première à être envoyée comme cela
01:28:27 pour tenter de résoudre les conflits, pour tenter de...
01:28:30 - Elle se fait attaquer, surtout.
01:28:32 - Celle qui se fait attaquer, pour tenter de contenir des manifestations
01:28:37 parfois violentes, trop souvent violentes.
01:28:39 Et donc, ce que dit tout simplement Fabien Roussel,
01:28:41 c'est que s'il y a bavure policière, il y a la justice qui va faire son travail
01:28:47 et dans le reste des cas, il se tient aux côtés des policiers,
01:28:51 des gendarmes qui sont, on parlait tout à l'heure des salaires des uns et des autres,
01:28:54 assez souvent assez mal payés pour le travail qu'ils font,
01:28:58 qu'ils ne comptent pas leurs heures supplémentaires,
01:29:00 qui elles, parfois, ne sont pas payées.
01:29:02 On a eu des exemples assez récemment dans le passé.
01:29:05 Et donc forcément, les Français, qu'est-ce qu'ils regardent ?
01:29:09 Ils justent sur pièce, ils se disent "Bon ben voilà, enfin un élu responsable à gauche".
01:29:14 C'est assez logique finalement.
01:29:17 - Mais vous dites "républicain", il faut ajouter un mot quand même
01:29:19 qui est important chez Fabien Roussel, c'est "patriote".
01:29:22 Parce que, à mon avis, un des fondements de la crise de la gauche,
01:29:26 c'est vraiment d'avoir renoncé à la nation.
01:29:29 - On ne va pas dire que les communistes sont patriotes.
01:29:31 - Que ce soit vrai ou pas, ce que j'essaye de vous dire,
01:29:33 c'est que malgré tout, oui, mais je suis désolée,
01:29:35 le discours ça compte aussi, William,
01:29:37 et vous avez des gens qui depuis des années détestent tout ce qui est français,
01:29:41 se mettent à se pincer le nez, c'est ce que j'appelle la gauche olfactive,
01:29:44 ils trouvent toujours que c'est nauséabond.
01:29:46 - Comme ça reste le parti communiste.
01:29:47 - Oui, mais il y avait une orientation du parti communiste avant Fabien Roussel
01:29:51 qui était tout à fait problématique, il faut quand même lui rendre cette justice,
01:29:56 que cette orientation a évolué.
01:29:58 Tout ce que vient de citer Florian, ce n'est pas rien,
01:30:01 en politique, les discours ça compte aussi.
01:30:03 Il a été recherché les classes populaires old school,
01:30:07 comme disait Michel Onfray, ce qui n'est pas si mal.
01:30:09 - Pour terminer, William Terrarium.
01:30:11 - Non mais qu'il ait un discours de bon sens,
01:30:13 qui soit à l'opposé du barbecue, la masculinité toxique de Sandrine Rousseau,
01:30:16 pourquoi pas, voilà.
01:30:17 - Et de l'antifranche.
01:30:18 - Mais on ne peut pas dire aussi que le parti communiste
01:30:21 ait un discours patriote, c'est quand même paradoxal,
01:30:23 ce n'est pas possible.
01:30:24 Le parti communiste historiquement a une vocation universelle,
01:30:27 comme je le rappelais, donc ça veut dire qu'il pense que le communisme
01:30:29 est universel, que ça se rapproche davantage des autres régimes communistes
01:30:32 que d'un régime patriote.
01:30:33 Et de tout temps, depuis la création du parti communiste,
01:30:36 le parti communiste a d'un jambon tâche, était proche des autres pays,
01:30:39 notamment à l'époque commune soviétique.
01:30:41 - Il faut qu'il n'y ait pas de Moscou aujourd'hui.
01:30:42 - Non mais ce n'est pas parce qu'il n'y a pas un Moscou.
01:30:45 - Il n'y a pas de Moscou et je ne me voyais pas Fabien Roussel faire allégeance
01:30:48 à une puissance autre.
01:30:49 - Je me rappelle quand Fabien Roussel était candidat à l'élection présidentielle,
01:30:52 ses propos sur Vladimir Poutine sur l'invasion en Ukraine
01:30:54 étaient très ambigus, c'est tout ce que je dis.
01:30:56 - On va terminer sur ce sujet pour parler un petit peu maintenant santé.
01:31:00 Faut-il s'inquiéter du nouveau variant du Covid-19,
01:31:03 connu sous le nom de BA286 ?
01:31:05 Il a été mis sous haute surveillance vendredi dernier
01:31:08 par l'Organisation mondiale de la santé et les autorités sanitaires
01:31:11 aux Etats-Unis.
01:31:12 On sait pour le moment encore assez peu de choses à son sujet.
01:31:14 Justement, quelles sont ses particularités ?
01:31:16 L'élément de réponse avec Dunia Tangour.
01:31:18 - BA286, c'est son nom.
01:31:23 Ce nouveau variant de la Covid-19 attire l'attention de l'OMS
01:31:26 et des autorités sanitaires américaines.
01:31:29 Vendredi dernier, l'Organisation mondiale de la santé a dit le surveiller de près
01:31:33 à cause de ses nombreuses mutations.
01:31:35 - Ce que l'on sait pour l'instant,
01:31:38 c'est qu'il est peut-être un peu plus contagieux
01:31:43 que les précédents variants,
01:31:47 que peut-être l'efficacité des vaccins est un peu moindre.
01:31:53 Et encore, c'est quelque chose qui reste à démontrer.
01:31:57 Face à l'incertitude, certains spécialistes préfèrent faire preuve de mesure.
01:32:01 Pour l'heure, la circulation du virus ne semble pas impacter directement les hôpitaux.
01:32:06 - Pour l'instant, en tout cas, il n'y a pas de retentissement
01:32:10 avec une augmentation des cas graves,
01:32:13 ce qui est le problème le plus important, bien entendu.
01:32:17 Actuellement, le nouveau variant n'a été détecté que dans trois pays,
01:32:21 aux Etats-Unis, au Danemark et en Israël.
01:32:24 Pour le moment, l'impact de ces mutations reste inconnu, mais sous surveillance.
01:32:28 - Elisabeth Lévy, je vous entendais réagir dès même le lancement du sujet.
01:32:33 - C'est quand vous avez dit que ce virus était mis sous surveillance par l'OMS.
01:32:37 Je suis sûre qu'il tremble.
01:32:40 Non, ce que j'espère juste, c'est que cette fois-ci, on sera rationnel.
01:32:49 C'est-à-dire qu'on essaiera de mettre le paquet sur la protection des gens
01:32:53 qui risquent des formes graves et qu'on va arrêter d'essayer de terroriser
01:32:59 toute une population, mais comme il n'y a plus d'argent, à mon avis,
01:33:02 on ne va pas le faire.
01:33:04 - C'est sûr que le quoi qu'il en coûte a tellement coûté et va encore tellement coûter
01:33:08 que ne rêvez pas, vous n'aurez pas de nouveau confinement
01:33:11 pour rester à la maison tranquillement.
01:33:13 Ça, on peut faire une croix dessus.
01:33:15 Je suis entièrement d'accord avec Elisabeth.
01:33:17 Il faut arrêter de gérer la population par la peur.
01:33:20 Vacciner des gamins de 16 ans qui n'ont aucun risque ou presque
01:33:24 de faire une forme grave de la maladie, ça n'a aucun sens.
01:33:27 Le virus est sous haute surveillance, comme l'a dit Elisabeth.
01:33:31 Il tremble, mais je pense qu'il n'y aura pas grand-chose.
01:33:34 En plus, maintenant, pour faire passer une nouvelle loi
01:33:36 comme le pass vaccinal ou le pass sanitaire,
01:33:38 comme il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale,
01:33:40 il n'y aura rien de spécial parce que là, le gouvernement serait vraiment mis en vie.
01:33:44 - Sur les personnes vulnérables, je ne comprends pas.
01:33:46 - Bien sûr, mais c'est ce que j'ai dit.
01:33:48 - Il faut faire attention.
01:33:49 - Mais c'est ce que j'ai dit sur les personnes vulnérables.
01:33:50 - Sur l'acceptabilité, William Tay, beaucoup disent à l'époque
01:33:53 qu'on a été capable de tolérer un certain nombre de choses
01:33:56 et que dans la crainte de ce virus, dans l'emballement aussi,
01:33:59 on a été accepté qu'il ne le serait plus aujourd'hui.
01:34:02 Et on ne peut pas non plus reprocher qu'on regarde quand même de près ce variant.
01:34:05 Si on ne le faisait pas, on le critiquerait aussi.
01:34:07 - Mais de toute façon, ils n'ont pas le choix.
01:34:08 Parce que si par cas, on ne fait rien, on dit que le gouvernement n'a rien fait,
01:34:10 Macron est responsable de millions de morts, etc.
01:34:13 Moi, je veux bien, mais je suis d'accord pour critiquer la politique sanitaire du gouvernement.
01:34:16 La première année, ça a été quasiment une catastrophe absolue.
01:34:19 Mais depuis qu'on a eu le vaccin, la politique sanitaire était cohérente.
01:34:22 C'est-à-dire qu'il fallait protéger la population tout en libérant un maximum
01:34:24 la population des contraintes d'aller et venir en termes de restrictions de mouvements.
01:34:30 Et donc, du coup, on peut quand même dire qu'au niveau de la conjugation de principes,
01:34:35 c'est-à-dire protéger la population, leur permettre d'aller et venir,
01:34:37 et en même temps, d'appliquer le principe de précaution,
01:34:39 c'est-à-dire que c'est un virus qui était nouveau, auquel on n'avait pas toutes les informations,
01:34:43 de privilégier la protection et la liberté de la population,
01:34:46 moi, je trouve qu'on est plutôt dans le bon sens.
01:34:48 Et le fait de s'alerter d'un variant est quand même une chose à faire.
01:34:51 Parce que si par cas le variant ressurgit et qu'on est obligé de vacciner globalement la population
01:34:55 parce que l'effet de nos vaccins a quand même diminué avec le temps,
01:34:58 c'est quand même de bonne augure.
01:35:00 On se rappelle quand même que les vaccins ne protègent pas de la contagion
01:35:02 et que ça, on l'a su assez vite.
01:35:04 Alors, si vous trouvez cohérent d'avoir dit aux gens "vaccinez-vous pour protéger votre grand-mère",
01:35:13 alors que ça ne protégeait certainement pas votre grand-mère, moi, je trouve que ça a été mensonger.
01:35:18 Non, mais il y avait des personnes qui n'étaient pas à risque, qui ont subi des Covid longs,
01:35:22 donc ça permet d'éviter ça, mais c'est peut-être qu'un accessoire en termes de contraintes.
01:35:26 Ah oui, c'est le vrai problème.
01:35:29 Et d'ailleurs, c'est pour cela qu'il y a eu une défiance qui s'est accrue
01:35:32 vers la fin de la crise sanitaire vis-à-vis des gouvernements, et plus particulièrement d'une autre.
01:35:38 C'est tout simplement parce qu'on a caché certains éléments.
01:35:42 Alors certes, il y a certains éléments que nous n'avions pas à notre disposition
01:35:46 au tout début de la crise sanitaire, concernant premièrement le virus en lui-même,
01:35:51 puis deuxièmement concernant le vaccin, mais effectivement, assez rapidement,
01:35:54 on s'est rendu compte que la promesse initiale, c'était de protéger contre la transmission
01:35:59 entre les humains, et que cette promesse ne pouvait être tenue tout simplement
01:36:05 parce que malheureusement, le vaccin ne permettait pas d'empêcher la transmission,
01:36:09 mais de ralentir la transmission.
01:36:11 Et ça, la population aurait pu très bien le comprendre.
01:36:15 C'est-à-dire qu'on va être obligés de tous nous vacciner pour tenter de ralentir au maximum
01:36:21 la transmission entre les humains et d'empêcher les formes graves.
01:36:25 Sauf que ce discours de vérité n'a pas été tenu.
01:36:27 Et d'ailleurs, à chaque fois, on le répète, lorsqu'il y a des baromètres,
01:36:31 des personnalités politiques préférées des Français, depuis le début de la crise sanitaire,
01:36:35 c'est toujours Édouard Philippe qui est en tête.
01:36:37 Mais pourquoi ? Parce que c'est le seul, durant la crise sanitaire,
01:36:40 alors que les Français avaient peur, et c'est une peur justifiée,
01:36:43 lorsque l'on a un virus comme celui-là, qui est en train de contaminer
01:36:47 quasiment l'ensemble de la population mondiale, dont on sait assez peu de choses,
01:36:51 qui dit "je ne sais pas".
01:36:53 C'est-à-dire que si le gouvernement avait dit "bon ben voilà, le vaccin va permettre visiblement
01:36:57 de protéger les personnes vulnérables et on espère au maximum d'empêcher la transmission",
01:37:02 les Français auraient pu le comprendre.
01:37:04 S'il y avait eu un discours également de vérité en disant "bon, finalement,
01:37:07 il n'empêche pas la transmission, mais ça permet de le ralentir,
01:37:09 donc on va vous faire tous vacciner",
01:37:11 les Français sont intelligents et l'auraient compris.
01:37:13 Et malheureusement, ce discours de vérité n'a pas été tenu.
01:37:15 En quelques secondes, c'est vrai, comme le disait Elisabeth,
01:37:18 c'est pour ça que j'abandonnais dans son sens, elle m'a dit "je parle".
01:37:20 C'est vrai que quand on a dit que le vaccin empêchait la transmission,
01:37:23 c'était totalement faux, ce qui est une aberration.
01:37:26 Ce n'est pas totalement faux, mais ça permet de ralentir la...
01:37:29 On ne va pas redébattre, il y a eu des débats, parfois, pour des heures.
01:37:32 On ne veut plus entendre des choses du type "si les gamins vont condamner à mort papy, mamie,
01:37:38 s'ils vont le voir en n'étant pas vaccinés", ce vocabulaire, c'était insupportable.
01:37:42 Et ça l'est encore plus maintenant avec du recul.
01:37:44 On va donc, pour terminer l'émission, parler du gouvernement qui envisage de doubler la franchise médicale.
01:37:49 C'est la somme que nous payons sur chaque boîte de médicaments achetés.
01:37:52 Le passage à la pharmacie pourrait donc coûter un peu plus cher.
01:37:55 Les explications de Mathieu Deveze.
01:37:57 Se soigner pourrait désormais coûter plus cher.
01:38:02 En quête d'économie, le gouvernement souhaite en effet augmenter la franchise médicale
01:38:06 et la participation forfaitaire lors d'une consultation.
01:38:09 Une hypothèse qui divise les Français.
01:38:12 C'est un peu désolant.
01:38:13 Ça oblige à réfléchir, ça oblige aussi peut-être de se soigner différemment.
01:38:18 On a quand même la chance de vivre dans un pays où on a le droit à tout.
01:38:21 Donc on ne va pas être à pleurer non plus.
01:38:25 Il faut penser à ceux qui ont moins que nous.
01:38:27 Je trouve que c'est un peu trop.
01:38:28 Ça va être encore un peu plus de mon budget, mais ça va être chaud.
01:38:32 C'est difficile.
01:38:33 Tout ce qui est la santé, on ne peut pas contrôler.
01:38:36 Donc s'il faut l'acheter, il faut l'acheter.
01:38:38 Même si c'est un peu cher, c'est cher.
01:38:39 Mais là, on n'a pas le choix.
01:38:41 Aujourd'hui, sur chaque boîte de médicaments remboursée par la Sécurité sociale,
01:38:45 50 centimes sont à la charge du patient.
01:38:48 La somme est identique pour les interventions paramédicales
01:38:51 comme les soins infirmiers ou les séances de kiné.
01:38:53 Pour les transports sanitaires, elle atteint 2 euros.
01:38:56 Et selon le journal Les Echos, le gouvernement envisage de doubler ces montants,
01:39:00 mais aussi la participation forfaitaire lors d'une consultation.
01:39:04 Il s'agit d'un montant d'un euro à votre charge lors de chaque consultation
01:39:08 ou acte réalisé par un généraliste ou un spécialiste.
01:39:11 C'est également le cas pour un examen radiologique ou des analyses médicales.
01:39:15 Des mesures qui pourraient être intégrées dans le futur projet de loi
01:39:18 de financement de la Sécurité sociale.
01:39:21 Elisabeth Léville, il faut en venir là où on se dit
01:39:26 que ça peut créer une santé à deux vitesses,
01:39:28 comme disait l'une des personnes interrogées.
01:39:29 Non mais écoutez, il faut peut-être rappeler déjà que nous avons la chance merveilleuse
01:39:32 de vivre dans un pays où la plupart du temps, nous allons à l'hôpital,
01:39:35 à la pharmacie, chez le médecin, nous payant trois fois rien.
01:39:38 Et à mon avis, d'ailleurs, on devrait au moins savoir ce que ça coûte,
01:39:41 parce que les gens pensent que tout ça est illimité.
01:39:44 Et je trouve que déjà, c'est très bien et je suis quand même sidérée
01:39:49 que beaucoup de gens soient capables de dépenser des milliers d'euros
01:39:52 dans des téléphones portables, mais rechignent parce qu'il faudrait
01:39:55 payer un euro sur une boîte de Doliprane.
01:39:57 Doliprane, ce n'est pas raisonnable, c'est pareil.
01:39:59 Florian Tardif ?
01:40:00 Non, après, ce qui est important, puisqu'on parlait de la crise sanitaire
01:40:03 tout à l'heure et du quoi qu'il en coûte, c'est que ce qu'on est en train
01:40:08 de s'apercevoir, c'est qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses
01:40:11 de l'État, tout simplement, et qu'on est passé du quoi qu'il en coûte
01:40:13 au combien ça rapporte et qu'il va falloir s'y habituer.
01:40:17 Et on est en train de dire aux Français, là encore, on n'augmentera pas
01:40:21 les impôts, mais on va baisser les aides et augmenter les taxes.
01:40:25 Je crois que là encore, ils vont se rendre compte qu'il y aura
01:40:27 un payeur à la fin, c'est soit le consommateur, soit le contribuable.
01:40:30 Et comme je le disais à l'instant, il va falloir s'y habituer
01:40:32 ces prochaines années, puisqu'il va falloir rembourser progressivement
01:40:34 la dette, combler le déficit, etc.
01:40:36 Je crois que c'était la tribune, vous l'aviez montré, Florian,
01:40:39 qui disait qu'on allait trouver de l'argent d'autres manières,
01:40:41 mais sans augmenter les impôts.
01:40:43 C'est dans l'opinion, effectivement.
01:40:45 La tribune de l'opinion, c'était on n'augmente pas les impôts,
01:40:47 mais c'est tout comme.
01:40:48 Ça fait partie des petits, on va dire, des petits points sur lesquels
01:40:53 on peut récupérer un peu d'argent.
01:40:55 Moi, ce qui me pose problème, quand même, je suis d'accord avec
01:40:57 Elisabeth Lévy sur le fond, mais il y a quand même un problème.
01:40:59 On cotise de plus en plus pour la maladie, on est de moins en moins
01:41:02 bien remboursé.
01:41:03 - C'est pas vrai, sur la cotisation, les cotisations ont baissé.
01:41:05 - Ça dépend.
01:41:06 - Non, les cotisations publiques ont baissé.
01:41:07 - Oui, mais attendez, ce que vous mettez en plus dans les mutuelles,
01:41:09 il faut le compter aussi.
01:41:10 - Ah, mais mutuelles, c'est vous êtes remboursé, c'est pas vous.
01:41:12 - Vous avez oublié, c'est basé sur les retraites.
01:41:14 - C'est ça le problème, alors qu'on cotise aussi pour la sécurité sociale.
01:41:17 - Non, mais les cotisations sécurité sociale, maladie, retraite ont baissé.
01:41:20 - Oui, comptez ce que vous mettez pour votre mutuelle en plus, voyez ce que
01:41:23 vous avez perdu en cotisation.
01:41:24 - Mais vous vivez de plus en plus longtemps aussi, je vous rappelle.
01:41:26 - C'est vrai aussi.
01:41:27 - Vous avez oublié ça dans l'équation.
01:41:28 - C'est vrai aussi, c'est vrai aussi.
01:41:30 - Il faut que terminez William Therry.
01:41:32 - Non, mais la santé a un prix, la protection de notre modèle social
01:41:35 a un prix et ça suppose que les citoyens deviennent de plus en plus
01:41:38 responsables.
01:41:39 On demande trop à l'État ce qu'il peut faire pour nous, mais il faut
01:41:41 que les citoyens se demandent ce qu'ils peuvent faire pour l'État.
01:41:43 Or, un des comportements responsables en termes d'éducation, en termes
01:41:46 de civisme, en termes de santé et de consommation, peuvent faire en sorte
01:41:49 de responsabiliser les citoyens et surtout de permettre d'éduquer leur
01:41:51 enfant sur comment on doit consommer à l'avenir pour une médecine qui
01:41:54 soit plus juste et plus efficace.
01:41:55 - Il faut axer tout cela sur la prévention.
01:41:57 Moi, je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas comme...
01:42:00 On a un ministre de la santé et de la prévention, pourquoi on ne fait pas
01:42:03 comme ce qui a été fait ces dernières années au Royaume-Uni pour justement
01:42:06 baisser l'ensemble des dépenses en matière de santé par rapport
01:42:10 au budget global ? Nous, en France, on a décidé de diminuer le numerus
01:42:14 clausus pour qu'il y ait moins de médecins et donc qu'il y ait moins
01:42:17 de malades. Enfin, je ne sais pas qui a pris cette décision, mais sur un
01:42:21 coin de table, peut-être...
01:42:22 - Alphette, j'arrive au cœur du bureau.
01:42:24 - ...une discussion de comptoir. Il faudrait tout axer sur la prévention,
01:42:27 c'est-à-dire éviter que les personnes soient malades pour éviter,
01:42:29 effectivement, qu'on ait besoin d'un surnombre de médecins et qu'on ait
01:42:32 des urgences surchargées.
01:42:35 - Merci à tous les quatre d'avoir été mes invités.
01:42:37 Merci à ceux qui m'ont aidé à préparer cette émission.
01:42:39 Samuel Vasselin, Kylian Salé, Thibaut Palfroy à la réalisation,
01:42:42 Ludovic Liebhard à la vision, Rodrigue Lepradeau au son.
01:42:45 Tout de suite, évidemment, les débats et l'actualité continue.
01:42:47 Sur CNews, vous retrouvez Thierry Cabane pour Midi-News.
01:42:50 ...
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