00:00 Dès le début de cet épisode de violence,
00:02 nous avons pris, à la demande du président de la République,
00:03 des mesures d'une grande fermeté,
00:05 qui, je crois, étaient totalement proportionnées
00:07 avec les difficultés que nous avons connues.
00:09 Je veux dire, d'ailleurs, que tout cela s'est fait
00:11 sans recourir à aucun article de la Constitution
00:13 qui prévoyait un état d'urgence particulier,
00:16 sans prendre de mesures de restriction des libertés,
00:19 en laissant l'autorité judiciaire faire son travail
00:22 sans aucune espèce de restriction,
00:25 et avec les moyens de droit commun
00:26 qui sont mis à disposition du ministre de l'Intérieur
00:29 et des préfets de la République.
00:31 Le jour de ce drame,
00:33 nous attendions, évidemment, quelques réactions
00:36 qui relevaient des manifestations,
00:38 puisqu'elles avaient été annoncées.
00:40 Et donc, nous nous préparions à une soirée,
00:44 voire une nuit d'ordre public,
00:47 c'est-à-dire de manifestations encadrées,
00:48 même spontanées, même "sauvages",
00:52 dont déclarées en préfecture.
00:54 Et nous sommes aperçus, la première nuit,
00:55 que ne s'agissait pas de manifestations,
00:58 mais d'actes de délinquance.
00:59 Et donc, le dispositif d'ordre public
01:02 n'était pas le meilleur pour tenir cela,
01:04 puisque s'attaquer à des émeutes urbaines
01:07 n'est pas tenir des manifestations, même spontanées.
01:11 C'est pour cela que nous comprenons
01:13 qu'il y a une sorte de changement de posture
01:15 du ministère de l'Intérieur,
01:16 entre la 1re nuit où nous attendions des manifestations,
01:19 aux autres nuits où nous avons compris
01:21 que nous avions affaire à des violences urbaines,
01:23 que rien ne laissait prévoir dans ces proportions,
01:25 bien évidemment.
01:27 Et c'est pour cela que le travail que nous avons fait
01:28 était un travail, en effet, de lutte contre ces émeutes urbaines
01:32 et ces actes de délinquance.
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