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  • il y a 3 ans
Le ministre de l’Intérieur est auditionné ce mercredi par la commission des lois de l’Assemblée nationale sur les violences urbaines qui ont éclaté partout en France après la mort de Nahel. 

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Transcription
00:00 Dès le début de cet épisode de violence,
00:02 nous avons pris, à la demande du président de la République,
00:03 des mesures d'une grande fermeté,
00:05 qui, je crois, étaient totalement proportionnées
00:07 avec les difficultés que nous avons connues.
00:09 Je veux dire, d'ailleurs, que tout cela s'est fait
00:11 sans recourir à aucun article de la Constitution
00:13 qui prévoyait un état d'urgence particulier,
00:16 sans prendre de mesures de restriction des libertés,
00:19 en laissant l'autorité judiciaire faire son travail
00:22 sans aucune espèce de restriction,
00:25 et avec les moyens de droit commun
00:26 qui sont mis à disposition du ministre de l'Intérieur
00:29 et des préfets de la République.
00:31 Le jour de ce drame,
00:33 nous attendions, évidemment, quelques réactions
00:36 qui relevaient des manifestations,
00:38 puisqu'elles avaient été annoncées.
00:40 Et donc, nous nous préparions à une soirée,
00:44 voire une nuit d'ordre public,
00:47 c'est-à-dire de manifestations encadrées,
00:48 même spontanées, même "sauvages",
00:52 dont déclarées en préfecture.
00:54 Et nous sommes aperçus, la première nuit,
00:55 que ne s'agissait pas de manifestations,
00:58 mais d'actes de délinquance.
00:59 Et donc, le dispositif d'ordre public
01:02 n'était pas le meilleur pour tenir cela,
01:04 puisque s'attaquer à des émeutes urbaines
01:07 n'est pas tenir des manifestations, même spontanées.
01:11 C'est pour cela que nous comprenons
01:13 qu'il y a une sorte de changement de posture
01:15 du ministère de l'Intérieur,
01:16 entre la 1re nuit où nous attendions des manifestations,
01:19 aux autres nuits où nous avons compris
01:21 que nous avions affaire à des violences urbaines,
01:23 que rien ne laissait prévoir dans ces proportions,
01:25 bien évidemment.
01:27 Et c'est pour cela que le travail que nous avons fait
01:28 était un travail, en effet, de lutte contre ces émeutes urbaines
01:32 et ces actes de délinquance.
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