- il y a 3 ans
Le Ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, était l’invité de Yoann Usaï dans #LaMatinaleEté sur CNEWS.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 Bonjour François Braune.
00:01 Bonjour.
00:01 Merci d'être sur CNews ce matin.
00:03 Vous êtes ministre de la Santé et de la Prévention.
00:04 Beaucoup de sujets évidemment à aborder avec vous.
00:07 D'abord, première question, elle intéresse évidemment beaucoup les Français.
00:10 Pouvez-vous leur assurer ce matin
00:12 que tous ceux qui auront besoin d'être soignés cet été pourront l'être ?
00:16 Tout est mis en œuvre justement pour assurer aux Français de pouvoir être soignés.
00:21 De pouvoir être soignés s'ils ont simplement besoin d'une consultation
00:26 auprès d'un médecin généraliste
00:28 et également dans les situations d'urgence
00:30 pour qu'on puisse répondre à leurs problématiques.
00:32 Vous dites que tout est mis en œuvre,
00:34 mais est-ce que ça signifie que vous en avez la certitude ?
00:36 Ce sera le cas ou pas ?
00:37 Écoutez, c'est le cas en ce qui concerne l'accès à un médecin.
00:41 Si vous avez un problème de santé qui n'est pas considéré comme urgent,
00:45 vous appelez votre médecin traitant.
00:47 Si vous êtes en vacances, bien sûr, il n'est pas sur place.
00:50 Sinon, nous mettons à disposition aujourd'hui dans une heure, une heure et demie,
00:55 une cartographie disponible sur le site santé.fr
00:58 qui vous permettra depuis votre lieu de vacances
01:00 de visualiser les médecins qui sont disponibles pour prendre en charge
01:05 ce que l'on appelle les soins non programmés
01:07 qui en fait, prend en charge des patients
01:09 qui ne sont pas des patients de leur patientèle.
01:10 Ça, c'est si vous avez besoin d'un médecin.
01:13 Ensuite, si vous avez quelque chose que vous considérez comme urgent,
01:16 bien sûr, toujours votre médecin traitant si vous êtes chez vous,
01:19 mais vous appelez le 15.
01:21 Vous faites le numéro du SAMU qui vous dira la meilleure solution
01:25 pour votre problème de santé.
01:27 J'ai bien compris ce que vous dites sur les médecins de ville,
01:29 mais j'insiste parce que vous semblez avoir un doute sur les urgences.
01:32 J'ai l'impression que ce matin, vous avez un doute.
01:34 Vous ne savez pas si tous les services d'urgence vont tenir
01:37 et seront en capacité d'accueillir tous ceux qui s'y présenteront.
01:40 Je n'ai pas de doute sur les services d'urgence.
01:42 Les services d'urgence, ils doivent être destinés aux patients qui en ont besoin
01:47 et non pas à toutes ces petites pathologies
01:50 qui peuvent être prises en charge.
01:51 C'est pour cela que certains services d'urgence ont ce que l'on appelle
01:55 le rentré qui est régulé.
01:57 C'est-à-dire que par l'appel au 15, vous avez un médecin au téléphone
02:01 qui vous dira oui, il faut vraiment aller vers les urgences
02:03 ou oui, je vous envoie une ambulance, une équipe de réanimation
02:06 ou non, votre cas relève de la médecine générale
02:09 et voilà l'endroit où vous pouvez vous rendre.
02:10 Je crois que ce qui est important, c'est ne pas mettre une pression excessive
02:14 sur nos services d'urgence parce qu'on sait que cette pression excessive,
02:17 elle va être délétère pour les gens qui y sont pris en charge,
02:20 mais bien répartir les patients au meilleur endroit, au meilleur moment.
02:24 Alors ce que vous nous décrivez là, ça s'appelle la régulation.
02:27 Vous dites qu'il n'y aura pas de fermeture de services d'urgence.
02:30 Cet été, nous allons faire de la régulation, c'est-à-dire
02:32 ne pourrons se rendre aux urgences que des personnes
02:35 qui effectivement auront un danger vital.
02:38 Mais c'est déjà une forme de fermeture.
02:40 Alors ce n'est pas un danger vital, c'est une pathologie grave,
02:44 potentielle ou réelle.
02:46 Ce n'est pas uniquement le danger vital.
02:48 Pour le danger vital, nous avons les équipes de réanimation,
02:50 du SAMU, qui interviennent et ça, elles continuent à intervenir
02:53 sur tout le territoire national.
02:55 Il n'y a pas de sujet là-dessus.
02:56 Non, ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas saturer nos services d'urgence
03:01 lorsque la pathologie que vous présentez ne nécessite pas d'aller aux urgences.
03:05 Vous savez, les urgences, c'est une grosse machine.
03:08 Ça fait des examens, ce sont des médecins qui sont spécialisés
03:11 dans des prises en charge complexes de pathologies graves.
03:14 Si vous avez un petit bobo, déjà, il y a les conseils simples de l'été.
03:19 Il y a toute la prévention, ne pas s'exposer au soleil, se protéger, etc.
03:24 Et puis, si vous avez une petite brûlure sur le dos,
03:27 ce n'est peut-être pas la peine d'aller aux urgences.
03:30 Une brûlure du soleil, vous allez à la pharmacie,
03:32 voir le pharmacien qui sera très bien vous conseiller.
03:34 Donc, ce que vous dites, appelez le 15 avant d'aller aux urgences.
03:37 Votre ministère lance d'ailleurs une campagne de communication à ce sujet.
03:40 Est-ce que vous êtes certain cette fois qu'il y aura assez de régulateurs
03:44 au SAMU pour gérer le nombre d'appels qu'ils vont recevoir pendant l'été ?
03:48 Nous avons augmenté le nombre d'assistants de régulation médicale,
03:51 qui sont les premières personnes que l'on a au téléphone quand on fait le 15,
03:54 justement pour que ce premier décroché soit très rapide.
03:58 Et ensuite, ce professionnel de santé, ce nouveau professionnel,
04:01 orientera l'appel vers un médecin urgentiste,
04:03 si la gravité est identifiée ou potentielle,
04:06 ou vers un médecin généraliste.
04:08 Vers le médecin urgentiste, vous l'aurez très vite.
04:10 Le médecin généraliste, ça peut attendre plusieurs minutes,
04:12 mais il y a déjà eu une évaluation de votre état de santé.
04:15 Alors, la semaine dernière, dans le Figaro,
04:17 le président de SAMU Urgences de France
04:19 disait n'avoir jamais connu une telle situation.
04:21 Vous semblez vous plutôt rassuré ce matin.
04:23 Lui disait pourtant, depuis l'an dernier, la situation s'est clairement dégradée.
04:28 Donc, manifestement, les acteurs de terrain,
04:30 François Braune, ne vivent pas la même situation que vous.
04:33 Alors, je me rends sur le terrain très régulièrement,
04:36 encore cet après-midi, après-demain.
04:38 Je vais voir les endroits où il y a des problèmes.
04:41 Je vais voir les endroits où ça fonctionne,
04:42 parce qu'on a trouvé des solutions.
04:45 Les professionnels sont entièrement mobilisés.
04:47 La dégradation de notre système de santé,
04:50 on l'hérite de dizaines d'années de pilotage.
04:53 Mais est-ce que cette situation s'est encore dégradée depuis l'année dernière ?
04:55 C'est ce que dit très clairement le président de SAMU Urgences de France.
04:58 Il dit, ça s'est dégradé.
04:59 Très clairement, les remontées que j'ai de la part des agences régionales de santé,
05:04 de la part des professionnels que je vois sur le terrain,
05:07 me disent que la situation est plutôt stabilisée
05:09 par rapport à ce qui s'est passé l'année dernière.
05:11 Nous avons pris des mesures l'année dernière
05:14 qui, pour la première fois, ont fait diminuer le nombre de passages aux urgences de 5 %.
05:19 Ça n'était jamais arrivé depuis 20 ans.
05:21 Toutes ces mesures que j'ai prises l'année dernière,
05:23 je les remets sur la table, nous les appliquons de nouveau.
05:27 Et l'objectif est bien sûr d'éviter cette saturation de services d'urgence.
05:31 Les Français aussi partagent ce constat, à quelque part.
05:34 Les Français se disent, c'est vrai, on paye beaucoup d'impôts,
05:36 on attend un service public de qualité.
05:38 Et quand on est malade, quand on veut aller aux urgences,
05:41 on attend parfois des heures et des heures avant d'être reçu.
05:43 Ça ne fonctionne pas.
05:45 Est-ce que vous, ministre de la Santé, vous pouvez leur dire,
05:47 écoutez, on a un problème à l'hôpital en ce moment,
05:49 c'est vrai que ça ne fonctionne pas, ça fonctionne mal en tout cas,
05:52 mais dans X années, ça ira mieux.
05:54 Est-ce que vous avez une vision à long terme ?
05:56 Je ne peux pas laisser dire que ça fonctionne mal ou qu'on attend des heures.
06:00 Vous savez, les services d'urgence...
06:00 Vous avez l'impression que les services hospitaliers fonctionnent bien en ce moment ?
06:03 Les services d'urgence, je connais bien, on ne peut pas m'enlever ça.
06:06 Quand vous avez une urgence, vous n'attendez pas.
06:10 Vous êtes pris en charge immédiatement dans un service d'urgence.
06:12 Si vous avez une entorse de cheville, vous allez peut-être attendre plusieurs heures.
06:17 D'accord, c'est trop.
06:18 D'accord, on peut considérer que ce n'est pas normal.
06:20 Mais je le redis, les services d'urgence ne sont pas faits pour cela.
06:24 Pour cela, pour une entorse de cheville,
06:25 vous pouvez aller voir un médecin généraliste,
06:27 vous pouvez aller voir un kiné.
06:28 Les services d'urgence, quand vous avez un infarctus,
06:31 quand vous avez, on va parler aujourd'hui de sécurité routière,
06:34 quand vous avez un grave accident de la route,
06:36 ce qu'on appelle un traumatisme grave,
06:38 vous êtes pris en charge immédiatement.
06:39 Nous avons un système de santé qui est en difficulté,
06:42 comme dans tous les pays européens,
06:44 comme dans tous les pays développés, qui fonctionne.
06:46 Et puis j'aimerais quand même insister sur le fait que,
06:49 où que vous soyez, quelle que soit l'heure du jour et de la nuit,
06:52 en faisant le 15, vous avez un médecin au téléphone en quelques minutes.
06:56 Et ça, il faut le rappeler.
06:57 On va parler des médecins de ville à présent.
06:59 Est-ce que vous savez, à ce jour, combien de Français sont sans médecin traitant ?
07:04 6 millions à peu près de Français sont sans médecin traitant.
07:07 Parmi ces 6 millions...
07:08 Ce qui est énorme.
07:09 Ce qui est énorme.
07:10 Parmi ces 6 millions, il y en a à peu près la moitié qui n'en veulent pas.
07:14 Vous êtes jeune, vous n'avez pas de problèmes de santé,
07:16 vous ne voyez pas l'intérêt d'avoir un médecin traitant.
07:19 Mais moi, ce qui me préoccupe parmi ces Français qui n'ont pas de médecin traitant,
07:23 ce sont ceux qui ont des pathologies déjà,
07:25 ce qu'on appelle des patients en infection de longue durée.
07:27 Les ALD.
07:28 Les ALD.
07:29 C'est donc le plan demandé par le président de la République
07:31 que j'ai lancé il y a deux mois pour rapprocher ces patients d'un médecin traitant.
07:36 Alors, qu'est-ce que nous avons fait ?
07:38 Avec la caisse d'assurance maladie, la sécurité sociale que j'ai mise sur l'ouvrage,
07:44 tous ces patients ont déjà été contactés.
07:46 Tous.
07:46 Les 700 000.
07:47 Ils sont 700 000, ont été contactés.
07:49 Et nous commençons à leur trouver un médecin traitant.
07:53 Près de 55 000 en ont déjà récupéré un.
07:55 Nous continuons, nous accélérons ce rythme pour qu'à la fin de l'année,
07:59 l'immense majorité d'entre eux puissent avoir un médecin traitant.
08:02 Et pour ceux qui ne souffrent pas d'infection de longue durée,
08:05 ces Français qui n'ont pas de médecin traitant,
08:07 il faut lutter contre les déserts médicaux.
08:08 Comment lutter contre les déserts médicaux, François Braune ?
08:11 Est-ce qu'il faut, par exemple, obliger les jeunes diplômés
08:14 à aller s'installer pendant quelques années dans ces déserts médicaux ?
08:17 Alors, la contrainte à l'installation, puisque c'est ça,
08:20 et pour bien que les téléspectateurs comprennent, un médecin aujourd'hui,
08:24 quand il décide de travailler dans le service public hospitalier,
08:27 il n'a pas le choix.
08:28 Il va où il y a de la place, dans un hôpital.
08:31 Mais quand il décide d'exercer en libéral,
08:35 il s'installe où il veut s'installer.
08:37 Contraindre les médecins à s'installer quelque part est contre-productif.
08:41 J'ai eu l'occasion d'en discuter largement à l'Assemblée.
08:44 C'est contre-productif parce que ça va diminuer, in fine,
08:46 notre nombre de médecins.
08:48 Par contre, mettre des mesures pour que, déjà,
08:52 les jeunes médecins découvrent ces territoires sous-dotés
08:55 et aient envie de s'y installer.
08:57 C'est ce que je fais avec cette quatrième année de formation en médecine générale.
09:00 C'est ce que je fais avec des aides qui sont extrêmement ciblées,
09:04 qui sont centralisées pour faciliter l'installation.
09:07 C'est également ce qui est mis en place avec une politique de consultation avancée.
09:13 Et vous avez le sentiment que ça fonctionne ?
09:14 C'est en train de se mettre en place et oui, ça fonctionne déjà.
09:18 On voit dans la Creuse cette association Médecins Solidaires
09:22 qui va remédicaliser un secteur où il n'y avait plus de médecins,
09:25 qui assurent des consultations tous les jours.
09:27 Donc oui, toutes ces mesures qui ont été mises en évidence
09:30 par le Conseil national de la refondation en santé,
09:33 qu'a voulu le président de la République,
09:34 toutes ces mesures se mettent en place et ces mesures fonctionnent.
09:37 Vous allez recevoir aujourd'hui un rapport sur la médiation en santé
09:40 qui est une priorité du président de la République.
09:43 Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin ce que contient ce rapport ?
09:46 La médiation en santé, c'est quelque chose qui est essentiel.
09:49 C'est pour ne laisser personne sur le bord du chemin de la santé.
09:52 En fait, il y a de nos co-citoyens qui sont durablement éloignés
09:57 du système de santé.
09:58 Il faut aller les rechercher.
09:59 J'ai vu ça dans les quartiers nord de Marseille,
10:02 j'ai vu ça en région parisienne.
10:04 Et ces médiateurs en santé, qui peuvent être des professionnels,
10:07 et c'est ce que dit ce rapport, il faut pré-fonctionnaliser ce métier,
10:09 mais qui peuvent être aussi des volontaires qui s'engagent
10:12 pour aider les autres, un peu à l'image des sapeurs-pompiers
10:15 qui sont professionnels ou qui peuvent être volontaires
10:17 avec un métier en plus.
10:18 C'est bien, c'est aller chercher les gens dans les immeubles,
10:22 dans les quartiers, les réhabituer à ce qu'est la santé.
10:25 Je pense en particulier au dépistage, par exemple,
10:28 du cancer du sein chez la femme.
10:30 Aller réexpliquer qu'il faut le faire, les accompagner vers le soin.
10:33 C'est ça la médiation en santé.
10:34 Un pic de violence a été atteint en 2022 contre les soignants.
10:37 Des violences en augmentation de 23 % par rapport à la moyenne
10:40 des années précédentes.
10:41 Ce sont les chiffres du Conseil national de l'ordre du médecin.
10:44 Les pharmaciens aussi se plaignent de violences et d'incivilités
10:47 récurrentes.
10:48 Quelle doit être la réponse selon vous ?
10:49 Plus de sécurité avec des policiers ou des vigiles
10:52 ou une réponse pénale plus forte ?
10:54 Zéro tolérance.
10:55 La réponse, elle est zéro tolérance.
10:57 Et je vais m'adresser là aux soignants qui malheureusement
11:01 prennent trop l'habitude de ces incivilités, comme on dit.
11:04 En fait, ces incivilités...
11:05 Vous leur portez plainte systématiquement ?
11:06 Oui, oui, portez plainte systématiquement.
11:09 Et les hôpitaux en particulier, maintenant,
11:12 peuvent accompagner, bien sûr, aider, mais aussi porter plainte.
11:15 Et une réponse pénale plus forte, selon vous ?
11:17 Et il faut déjà porter plainte.
11:19 Porter plainte pour que la justice puisse s'exprimer.
11:22 Ne pas tolérer la moindre violence.
11:24 Quand vous injuriez une infirmière,
11:27 ce n'est pas une incivilité, c'est de la violence
11:29 et c'est inacceptable.
11:30 Et c'est suffisamment réprimé par la loi, selon vous ?
11:33 La loi est suffisamment répressive dès lors qu'elle est saisie.
11:36 François Braune, vous serez cet après-midi à Matignon
11:38 au comité interministériel de la sécurité routière.
11:41 Elisabeth Borne va annoncer la création d'un homicide routier.
11:44 À part le changement sémantique, qu'est-ce que cela va changer
11:47 pour les personnes qui tuent quelqu'un sur la route ?
11:50 Le changement sémantique, comme vous dites,
11:52 n'est pas du tout anodin.
11:54 Il est important pour les victimes ?
11:55 Il est important. Il faut correctement nommer les choses.
11:59 Et je crois qu'effectivement, quand on prend la voiture,
12:02 qu'on a bu ou qu'on a pris de l'alcool,
12:04 eh bien, on est inconscient, quelque part.
12:07 On est inconscient de faire courir ce risque à soi-même et aux autres.
12:11 Et quelque part, c'est effectivement un homicide
12:14 dès lors qu'on va tuer quelqu'un sur la route.
12:16 Il faut le reconnaître comme tel.
12:18 Les peines encourues sont déjà importantes.
12:20 Il faut là aussi qu'elles soient appliquées, bien entendu.
12:23 Mais les associations, pardon, les associations disent
12:25 ça ne va pas faire changer les comportements.
12:28 Donc ça n'aura pas d'incidence sur la violence routière.
12:30 C'est ce que disent les associations.
12:31 Écoutez, je pense que je le redis,
12:34 il est important de bien nommer les choses.
12:36 Nommer les choses, c'est déjà leur donner une réalité différente.
12:40 Et déjà, en tout cas, j'en suis certain
12:42 que les responsables se rendent plus compte
12:44 de ce qu'ils sont en train de faire.
12:46 Ce n'est pas un accident banal.
12:48 C'est on a donné, on donne la mort à quelqu'un
12:51 et on se met dans une situation où on va la donner
12:54 parce qu'on prend des risques.
12:55 Le problème de la drogue au volant est en train de devenir un véritable fléau.
12:58 Est-ce qu'on sait dans quelle mesure la consommation a augmenté
13:01 depuis la crise sanitaire qui semble avoir amplifié ce problème ?
13:04 La question est plus complexe puisque chez les jeunes en particulier,
13:09 la consommation d'alcool et de stupéfiants a diminué,
13:12 paradoxalement, avec d'autres conduites addictives
13:16 sur lesquelles il faut là aussi lutter.
13:18 Mais en tout cas, pour les jeunes jusqu'à 25 ans,
13:21 ces consommations addictives ont diminué.
13:23 François Braun, est-ce que vous êtes d'accord pour dire
13:25 que la liberté de la presse est à la base de toute démocratie ?
13:28 Bien sûr.
13:29 Quand le ministre de la Culture attaque CNews,
13:32 quand le ministre de l'Éducation nationale attaque de manière honteuse
13:35 et diffamatoire CNews,
13:37 quand Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières,
13:40 qui mène une bataille contre CNews et son actionnaire,
13:43 va être nommé au comité des états généraux de la presse,
13:46 est-ce que ça ne pose pas selon vous un problème
13:48 vis-à-vis de la liberté de la presse ?
13:50 Et si j'entends votre réponse précédente,
13:52 un problème démocratique donc ?
13:54 Vous savez, moi je suis ministre de la Santé et de la Prévention,
14:00 pour travailler.
14:01 Je pense qu'un ministre, il est là pour travailler dans son ministère,
14:04 pas pour faire des commentaires en permanence.
14:07 Et je ne commenterai pas cette position,
14:09 je dirai simplement que la liberté de la presse,
14:12 c'est aussi la liberté de chacun,
14:14 la liberté d'expression de tout à chacun,
14:16 chacun dans notre pays, et c'est une chance,
14:19 peut exprimer ce en quoi il pense, ce en quoi il croit.
14:23 C'est le cas aussi pour un ministre.
14:25 Et si vous avez accepté notre invitation ce matin,
14:27 je suppose que c'est que vous considérez que CNews n'est pas un danger
14:30 pour la démocratie et donc que vous désavouez le ministre de l'Éducation nationale.
14:34 Je ne désavoue pas le ministre de l'Éducation nationale,
14:36 avec qui je travaille très bien sur des sujets qui nous sont...
14:40 Vous vous souvenez de le faire ?
14:40 Non, non, sur des sujets que nous partageons,
14:43 en particulier la santé des jeunes, la santé à l'école.
14:46 Simplement, je dis que je parle à tout le monde,
14:49 je parle à tous nos concitoyens,
14:51 parce que nos concitoyens sont éloignés du soin pour trop nombreux d'entre eux.
14:56 Eh bien, je vous remercie François Braune d'avoir accepté notre invitation.
14:58 Merci beaucoup d'être venu sur CNews ce matin.
15:01 C'est à vous, Anthony Favalli, pour la suite de la matinale.
15:03 (Générique)
Commentaires