Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
Léon Gautier était le dernier membre du commando Kieffer, un bataillon de 177 fusiliers marins qui avait débarqué sur les côtes normandes. Il est décédé à l’âge de 100 ans.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 On va voir ce qu'il y a là-bas.
00:03 On va voir ce qu'il y a là-bas.
00:05 *bruit de pas*
00:07 *bruit de pas*
00:09 *bruit de pas*
00:11 *bruit de pas*
00:14 *bruit de pas*
00:16 *bruit de pas*
00:44 (...)
00:53 Je me rappelle une phrase qu'il a dit pour un jeune national.
00:56 Je vais appréhender la phrase.
00:58 (Propos inaudibles)
01:01 (...)
01:05 -Général Asselineau.
01:06 (Propos inaudibles)
01:14 (...)
01:24 (Propos inaudibles)
01:31 (...)
01:43 (...)
02:10 (...)
02:38 (...)
02:46 ("La Marseillaise")
02:50 (...)
03:15 ("La Marseillaise")
03:42 (...)
03:52 (...)
04:02 (...)
04:18 (...)
04:29 ("La Marseillaise")
04:34 (...)
04:54 ("La Marseillaise")
05:04 (...)
05:16 ("La Marseillaise")
05:39 ("La Marseillaise")
06:01 (...)
06:11 (...)
06:31 (...)
06:41 (...)
07:01 (...)
07:11 (...)
07:22 (...)
07:42 -Terminé.
07:43 (...)
07:44 (Fanfare)
07:51 -Présentez armes !
07:53 (Fanfare)
07:56 (...)
08:01 (Fanfare)
08:05 (Fanfare)
08:34 (...)
08:44 (...)
08:54 (...)
09:04 (...)
09:15 (...)
09:25 (...)
09:35 (...)
09:55 (...)
10:05 (...)
10:16 (...)
10:29 (...)
10:39 (...)
10:49 (...)
10:59 (...)
11:09 (...)
11:19 (...)
11:30 (...)
11:40 (...)
11:50 (...)
12:00 (...)
12:10 (...)
12:17 -Reposez armes !
12:20 (...)
12:22 -Repos.
12:23 (...)
12:31 (...)
12:39 (...)
12:49 (...)
12:59 (...)
13:10 (...)
13:20 (...)
13:28 (...)
13:29 (...)
13:30 (...)
13:32 -Madame la Première ministre,
13:34 mesdames et messieurs les ministres,
13:37 mesdames et messieurs les parlementaires,
13:41 mesdames et messieurs les officiers généraux,
13:43 monsieur le préfet, monsieur le maire,
13:46 mesdames et messieurs les élus,
13:49 officiers, sous-officiers, officiers mariniers,
13:51 soldats, marins, aviateurs,
13:56 chères familles, mesdames et messieurs.
13:59 Il y a 4 ans, ici même,
14:07 il fut demandé à Léon Gauthier
14:10 ce qui avait traversé son esprit
14:12 au petit matin du 6 juin 1944,
14:17 quelques secondes avant de poser le pied
14:20 sur la côte normande et d'affronter l'ennemi.
14:24 Ce jour-là, disait Léon Gauthier,
14:29 nous avions décidé que nous ne remarquions pas.
14:35 Ce "nous" désigné les 177 du commando Kieffer,
14:41 cette troupe d'élites de Français de toutes origines
14:43 et de toutes conditions, prêtres, instituteurs,
14:47 banquiers ou postiers,
14:49 fils d'immigrés italiens ou d'enfants industriels,
14:53 d'Haïti, du Maghreb ou de Bretagne,
14:56 des Français, quelques étrangers,
15:00 qui refusaient l'occupation de leur patrie,
15:03 celle dont ils avaient hérité ou qu'ils avaient choisi.
15:09 Des hommes simples qui n'avaient qu'un seul dessin,
15:16 libérer le pays de l'occupant nazi.
15:20 Ils avaient voué leurs 20 ans à effacer la défaite de 40.
15:24 Ils étaient déterminés à faire le sacrifice
15:28 de leur jeune vie pour qu'une vieille histoire,
15:32 l'histoire de la France, continue de s'écrire.
15:36 Et ce 6 juin 1944,
15:41 mort ou vivant, pas un ne rembarqua.
15:47 Léon Gauthier était l'un de ces Français ordinaires
15:53 résolus à accomplir l'extraordinaire,
15:56 incarnation de cet esprit de résistance
15:58 si français et au fond si républicain.
16:02 En février 1940,
16:05 il voulut s'engager pour défendre la France.
16:09 Alors âgé de 17 ans,
16:11 il ne pouvait servir que dans la marine,
16:13 la seule armée qui acceptait les mineurs.
16:17 Alors va pour la marine,
16:18 pourvu qu'il puisse y prouver sa bravoure.
16:22 Sur le cuir assez courbé,
16:24 il participa à la défense de Cherbourg.
16:27 En juin, dans la débâcle,
16:29 Léon Gauthier fut envoyé dans un camp de ralliement à Douvres.
16:33 Mais entendant l'appel du général de Gaulle,
16:37 il choisit de le rejoindre.
16:40 A Londres, dès les premières semaines,
16:44 Léon Gauthier rentra dans les rangs
16:46 des forces navales françaises libres.
16:49 Il embarqua d'abord sur le Galois,
16:52 navire accompagnant les convois transatlantiques.
16:56 Et lors de sa première sortie,
16:58 un autre bâtiment de l'escorte fut touché.
17:02 Interdictions étaient faites aux navires
17:04 d'interrompre leurs courses.
17:06 Les naufragés étaient abandonnés à leur sort
17:10 dans les nappes de gazole en flamme.
17:13 Ces corps à la mer qu'il vit de ses yeux,
17:15 Léon Gauthier ne les oublia jamais.
17:19 Volontaire pour le danger, toujours,
17:22 Léon Gauthier fut encore sous-marinier sur le surcouf,
17:27 sous la menace des torpilles allemandes,
17:29 à bord d'un bâtiment qui pouvait se transformer
17:32 en cimetière marin.
17:35 Rejoignant le 1er régiment de fusiliers marins
17:38 en janvier 1941,
17:40 Léon Gauthier se rendit au Congo, puis en Syrie.
17:46 Mais ces théâtres d'opération étaient trop loin des combats,
17:50 car par-dessus tout, Léon Gauthier voulait combattre.
17:55 Alors, en juillet 1943,
17:59 il intégra le 1er bataillon de fusiliers marins commando.
18:04 C'était le commando de Philippe Kieffer,
18:10 le commando de toutes les exigences.
18:15 La sélection se passait dans un camp d'entraînement.
18:19 Chaque épreuve, lorsqu'elle était manquée, valait élimination.
18:25 Les exercices étaient à balles réelles.
18:28 Et dans ces montagnes d'Ecosse,
18:30 les volontaires étaient forcés de contempler des tombes.
18:34 Le cimetière était factice,
18:37 mais les aspirants ne le savaient pas.
18:41 Après ces semaines intenses de courses, de tirs,
18:44 de courses encore,
18:45 Léon Gauthier reçut le béret vert des commandos.
18:49 L'adolescent qui se destinait au métier de carrossier
18:53 était devenu l'un des leurs.
18:55 Il était prêt.
18:58 Ce fut en mai 1944
19:02 que les 177 du No. 4 commando
19:06 rejoignirent le camp secret de Titchfield
19:09 dans le sud de l'Angleterre.
19:12 Ils attendaient la promesse du Naube,
19:15 les côtes françaises et la libération du pays.
19:21 Enfin, ce fut le 6 juin.
19:27 La veille encore,
19:30 ils ignoraient où ils débarqueraient.
19:33 Au petit matin, pourtant, ils allaient deviner.
19:37 Les longues plages encombrées de barbelés et de mines,
19:40 ces dunes estompées dans les vapeurs,
19:42 dissimulant les bunkers de Rommel
19:44 qui formaient le terrible mur de l'Atlantique,
19:48 c'était la patrie, chez eux, chez nous,
19:53 nos plages, notre terre.
19:59 Il était 7h25
20:01 et le jour le plus long commençait.
20:05 Les Britanniques avaient laissé les 2 barges
20:07 transportant les 177 hommes du bataillon
20:10 s'approcher les premières des côtes normandes,
20:17 car il fallait, un signe d'élégance de nos alliés,
20:22 que les premiers combattants à fouler le sable de Normandie
20:25 fussent des Français.
20:28 Des Français qui s'étaient promis de ne pas reculer,
20:31 d'avancer et avancer encore sous les balles des mitrailleuses,
20:36 sans s'arrêter pour ramasser les blessés,
20:38 foncer jusqu'au blocos, n'abandonner jamais,
20:41 quitte à mourir, puisque l'honneur, le pays
20:45 et même la liberté du monde progressaient
20:47 à chaque pas conquis.
20:49 Non, ne pas rembarquer.
20:55 Comme les autres, Léon Gauthier avança,
21:00 l'arme au point et l'esprit fixé sur l'objectif.
21:05 Il avait appris en Ecosse à courir avec un sac de 40 kg sur le dos.
21:09 Il racontera ensuite que sous le feu ennemi,
21:12 il courut plus vite que s'il avait eu le dos libre.
21:17 A ses côtés, plusieurs de ses frères d'armes tombèrent.
21:23 L'un d'entre eux s'affaissa sur le sable.
21:29 Il lança alors "Allez-y, les gars",
21:32 avant d'entonner la Marseillaise.
21:37 Ceux qui l'entendirent hurlaient larmes aux yeux
21:40 et avancèrent, et avancèrent encore pourtant.
21:45 A la fin de la journée, le bataillon comptait dix morts.
21:51 Mais au soir, le commando Kieffer tenait Wistreham.
21:58 D'autres épreuves alors commencèrent pour Léon Gauthier.
22:02 Pendant 78 jours, il fut de tous les combats du commando,
22:08 s'enterrant avec ses camarades dans des tranchées
22:10 et montant la garde.
22:12 Ce fut là, confiait-il, que ce fut le plus dur.
22:16 Ce fut là aussi, dans le bocage de Normandie,
22:19 que Léon Gauthier peut être su qu'il n'avait pas démérité
22:24 de ceux qui, avant lui,
22:26 avaient enduré dans les tranchées des Ardennes le pire.
22:32 Après avoir libéré Saint-Maclou dans l'heure
22:34 et rempli tous les objectifs tactiques
22:37 qui lui avaient été confiés, en septembre 1944,
22:42 le commando Kieffer retourna en Angleterre.
22:46 Tombé ou debout, la renommée de ces hommes, déjà, était immense.
22:55 Ils étaient des Français qui avaient libéré la France,
23:00 moindre par le nombre, plus grand par la gloire.
23:06 Blessé accidentellement, Léon Gauthier ne prit pas part
23:10 à la suite des combats.
23:12 Et s'il avait été fidèle à la promesse de ne pas rembarquer,
23:15 il en avait une autre à tenir.
23:18 Avant le 6 juin, il avait promis à celle dont il était amoureux,
23:24 Dorothy Banks, de l'épouser s'il revenait vivant.
23:31 Le 14 octobre 1944, Léon et Dorothy se marièrent.
23:39 Et ces 2 acteurs du jour le plus long,
23:41 elles, dans le corps des transmissions britanniques,
23:44 furent unis aussi longtemps que leur vie comptèrent de jours.
23:49 Ils eurent 2 filles, Jacqueline et Jeannette.
23:55 Démobilisés en août 1945, Léon Gauthier retourna à la vie civile.
24:03 Il ne pensait pas être un héros.
24:07 Il concédait un certain courage quand il avait fallu en avoir.
24:13 Ce temps-là était passé.
24:15 Il pouvait aspirer à ce dont il avait été privé jeune homme, la paix.
24:23 Ouvrier carrossier en Angleterre, Léon Gauthier travailla encore en Afrique
24:28 avant de reprendre ses études de droit et de devenir expert automobile.
24:34 Il était enfin un père tranquille.
24:39 Léon Gauthier avait appris au combat
24:43 à ne jamais regarder derrière lui.
24:47 Pourtant, peu à peu, il s'efforça d'effacer ce réflexe de soldat.
24:54 Il voulut partager son expérience, car l'esprit de résistance
24:58 qu'il avait animé pendant la guerre
25:01 lui commandait de bâtir et de transmettre.
25:07 Il revint habiter ici, à Wisterham.
25:12 Il œuvra pour l'établissement d'un musée consacré
25:14 au commando numéro 4, le sien.
25:18 Le temps passant, les honneurs légitimes
25:21 furent enfin rendus à ceux qui restaient du commando Kieffer.
25:27 Les décennies s'égrenaient, les anniversaires passaient,
25:33 et Léon Gauthier était là.
25:37 S'accomplissant comme témoin, accompagnant les chefs d'Etat
25:41 sur les plages du débarquement, donnant la collade en 2014
25:45 à Johannes Borner, ce soldat allemand qui, 70 ans plus tôt,
25:49 combattait en Normandie, transmettant le flambeau
25:52 à son propre petit-fils, fusilier marin à son tour,
25:55 et ajustant encore le béret vert le 6 juin dernier
26:01 à Colville-sur-Mer.
26:04 Léon Gauthier était là, avec ses sourcils broussailleux,
26:10 son treillis et son éternel béret vert de commando.
26:16 Léon Gauthier était là, avec son sourire de jeune homme
26:21 et son humilité non feinte.
26:24 Il n'avait fait que son devoir, et au fond,
26:27 l'amour de la France était pour lui une évidence.
26:31 Léon Gauthier était là, et avec lui,
26:36 tous les commandos de toutes les générations,
26:39 ici à Ouest-Roham ou ailleurs, et la foule des anonymes
26:42 qui l'appelait et le célébrait, lui, le dernier des premiers,
26:48 a resté parmi nous.
26:52 Léon Gauthier était là, comme il le fut dès le 1er jour,
26:57 et Léon Gauthier est encore là, qui nous regarde,
27:04 avec la simplicité bienveillante de celui qui a servi
27:08 la patrie et rétabli la République.
27:13 Et avec lui, les 176 autres de Kieffer,
27:19 et au-delà, tous les bérets verts, cette cohorte de bravoure
27:24 qui, aux côtés de nos alliés, avait libéré la France
27:27 et qui, depuis la défend et la sert jusqu'au sacrifice ultime.
27:34 Léon Gauthier est là, face à nous,
27:39 et tout son destin nous indique le chemin de salut
27:43 pour notre patrie.
27:46 La légende d'un homme ordinaire, devenant héros en suivant l'appel
27:50 au service de la France et de ses idéaux,
27:54 s'offrant à ses devoirs avant de chercher quelques droits,
27:59 puis revenant, humble et simple, parmi ses compatriotes libres.
28:07 Léon Gauthier est là, ici, sur cette plage
28:14 où tout avait commencé.
28:18 Il est devant nous avec sa légende, la nôtre,
28:23 offerte en modèle et nous obligeant.
28:29 Ce 6 juin, ni ses frères d'armes,
28:35 ni Léon Gauthier ne remontèrent dans leur barge.
28:39 Ils allèrent droit devant.
28:43 Ils étaient des commandos.
28:47 A chacun de leurs pas progressait la République,
28:51 celle qui rassemble nos destins dans un même élan.
28:55 A chacun de leurs pas avançait la France,
29:01 qui ne renonce jamais à être fidèle à elle-même.
29:06 Là sont les seuls chemins que nous avons à poursuivre.
29:15 Vive la République, vive la France.
29:22 (Applaudissements)
29:26 -Garde !
29:27 Présentez...
29:28 (Musique militaire)
29:32 (...)
29:33 Homme !
29:35 (Bruits de pas)
29:38 (Bruits de pas)
29:41 (Bruits de pas)
29:44 (Bruits de pas)
29:48 (...)
29:51 (...)
29:54 (Bruits de pas)
29:57 (...)
30:00 (Bruits de pas)
30:03 (...)
30:07 (Bruits de pas)
30:10 (...)
30:12 Homme !
30:14 (Bruits de pas)
30:17 (...)
30:21 (...)
30:24 (Bruits de pas)
30:27 (Musique militaire)
30:30 (...)
30:33 (...)
30:37 (...)
30:40 (...)
30:43 (...)
30:46 (...)
30:49 (...)
30:53 (...)
30:56 (...)
30:59 (...)
31:02 (...)
31:05 (...)
31:08 (...)
31:12 (...)
31:15 (Bruit de la mer)
31:18 (...)
31:21 (...)
31:24 (...)
31:28 (...)
31:31 (...)
31:34 (...)
31:37 (...)
31:40 (...)
31:44 (...)
31:47 (Musique militaire)
31:50 (...)
31:53 (...)
31:57 (...)
32:00 (...)
32:03 (...)
32:06 (...)
32:09 (...)
32:12 (...)
32:16 (...)
32:19 (...)
32:22 (...)
32:25 (...)
32:28 (...)
32:32 (...)
32:35 (...)
32:38 (...)
32:41 (...)
32:44 (Bruit de pas)
32:48 (Bruit de pas)
32:51 (Bruit de pas)
32:54 (...)
32:57 (...)
33:00 (...)
33:04 (...)
33:07 (...)
33:10 (...)
33:13 (...)
33:16 (...)
33:20 (...)
33:23 (...)
33:26 (...)
33:29 (...)
33:32 (...)
33:36 (...)
33:39 (...)
33:42 (...)
33:45 (...)
33:48 (...)
33:52 (...)
33:55 (...)
33:58 (...)
34:01 -Présentez armes !
34:04 (Bruits de pas)
34:08 (...)
34:11 (...)
34:14 (Bruit de pas)
34:17 (Bruit de pas)
34:21 (...)
34:24 (...)
34:27 (...)
34:30 (...)
34:33 (...)
34:36 (...)
34:40 (...)
34:43 (...)
34:46 (...)
34:49 (...)
34:52 (...)
34:56 (...)
34:59 (...)
35:02 (...)
35:05 (...)
35:08 (...)
35:12 (...)
35:15 (...)
35:18 (...)
35:21 (...)
35:24 (...)
35:28 (...)
35:31 (Bruit de bagarre)
35:34 (...)
35:37 (Bruits de bagarre)
35:40 (...)
35:44 (...)
35:47 (...)
35:50 (...)
35:53 (...)
35:56 (...)
36:00 (...)
36:03 (...)
36:06 (...)
36:09 (...)
36:12 (...)
36:16 (...)
36:19 (...)
36:22 (...)
36:25 (...)
36:28 (...)
36:32 (...)
36:35 (...)
36:38 (Bruit de pas)
36:41 (...)
36:45 (...)
36:48 (...)
36:51 (...)
36:54 (...)
36:57 (...)
37:00 (...)
37:04 (...)
37:07 (...)
37:10 (...)
37:13 (...)
37:16 (...)
37:20 (...)
37:23 (...)
37:26 (...)
37:29 (...)
37:32 (...)
37:36 (...)
37:39 (...)
37:42 (...)
37:45 (...)
37:48 (...)
37:52 (...)
37:55 (...)
37:58 (...)
38:01 (...)
Commentaires

Recommandations