00:00Pour le même personnel, il y a au moins 800 détenus en plus.
00:04Ce qui fait qu'il y a des matelas au sol,
00:06ce qui fait que la population, l'ensemble des personnels est fatigué,
00:10il y a le stress.
00:11Et maintenant, on s'est dit, quitte à crever, autant crever devant les portes.
00:15Les prisons françaises sont proches du point de rupture.
00:18Plusieurs d'entre elles sont donc bloquées aujourd'hui par les personnels pénitentiaires.
00:21À l'appel du syndicat UFAP-UNSA,
00:24ils dénoncent la surpopulation carcérale qui ne cesse de s'aggraver.
00:32Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, ici, la surpopulation à Fleury-Mérogis ?
00:35La surpopulation, c'est-à-dire là, on a 180-190% de surpopulation.
00:39Ils sont 3, voire 4 en cellules individuelles de 9 mètres carrés.
00:44Ça crée de la tension, de la frustration ?
00:46Effectivement, il y a des agressions quotidiens, des insultes, des menaces,
00:51de morts quotidiens pour le personnel pénitentiaire.
01:00C'est très difficile de travailler ou quoi ?
01:01Oui, très difficile.
01:02Beaucoup de détenus et beaucoup de mouvements surtout.
01:04On craint pour notre sécurité surtout parce que plus il y a de détenus en cellule,
01:08plus il y a de mésentente.
01:10Donc c'est compliqué.
01:11La surpopulation, ça veut dire des matelas au sol.
01:14Donc sur une cellule.
01:15Là, normalement, on est à l'ensemble individuel.
01:17Donc c'est une personne en cellule.
01:18Ils sont à 3.
01:19Forcément, ça crée des tensions, de la frustration.
01:22La frustration pour les personnes détenues et qui se traduit par un travail tendu.
01:28La surpopulation pénale, elle affecte aujourd'hui tous les corps de métier au sein de la pénitentiaire.
01:33Et ça a des répercussions parfois graves, des incidents graves,
01:38notamment sur les personnels de détention.
01:40Ça nous affecte au quotidien, tant dans la charge de dossier que des personnes à gérer dans le quotidien.
01:45Parfois, on peut craindre pour sa sécurité parce qu'il n'y a pas assez de personnel sur les ailes.
01:50Après, on est vigilant, on reste observateur et il faut continuer à faire son travail.
02:06Je suis un garde des Sceaux qui va pousser énormément pour obtenir des moyens pour construire des places de prison
02:12supplémentaires,
02:13pour supprimer le plus possible la surpopulation carcérale dans notre pays.
02:17C'est le seul ministère qui va connaître une progression très importante de ses effectifs.
02:211 600 effectifs en plus, c'est-à-dire tous les magistrats promis par les gardes des Sceaux précédents,
02:26mais un millier, par exemple, d'agents pénitentiaires en plus.
02:33Ce qu'on réclame, c'est plus ou moins humain.
02:35Et ça, ça ne date pas d'aujourd'hui.
02:37On n'a pas cessé d'alerter et rien ne bouge.
02:40Rien ne bouge et on a l'impression que c'est notre métier qui est sous-estimé en fait.
02:44Or, aucune société ne peut se passer de nous.
02:47Maintenant, on en a ras-le-bol, on est fatigués
02:50et on demande tout simplement que les gens nous écoutent, que les gens nous viennent en aide.
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