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  • il y a 1 jour
Plusieurs prisons subissent depuis lundi 27 avril des blocages à l’appel du syndicat de surveillants pénitentiaires Ufap-Unsa pour demander des mesures d’urgence contre la surpopulation carcérale et les sous-effectifs.

« 22% des établissements sont bloqués », a indiqué à l’AFP le ministère de la Justice à 11H00. L’Ufap-Unsa espérait ces derniers jours que le mouvement soit suivi dans la moitié des 190 prisons du territoire.

FO Justice, premier syndicat chez les surveillants, ne s’y est en revanche pas associé, estimant qu’il intervenait « trop tôt ».

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Transcription
00:00Pour le même personnel, il y a au moins 800 détenus en plus.
00:04Ce qui fait qu'il y a des matelas au sol,
00:06ce qui fait que la population, l'ensemble des personnels est fatigué,
00:10il y a le stress.
00:11Et maintenant, on s'est dit, quitte à crever, autant crever devant les portes.
00:15Les prisons françaises sont proches du point de rupture.
00:18Plusieurs d'entre elles sont donc bloquées aujourd'hui par les personnels pénitentiaires.
00:21À l'appel du syndicat UFAP-UNSA,
00:24ils dénoncent la surpopulation carcérale qui ne cesse de s'aggraver.
00:32Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, ici, la surpopulation à Fleury-Mérogis ?
00:35La surpopulation, c'est-à-dire là, on a 180-190% de surpopulation.
00:39Ils sont 3, voire 4 en cellules individuelles de 9 mètres carrés.
00:44Ça crée de la tension, de la frustration ?
00:46Effectivement, il y a des agressions quotidiens, des insultes, des menaces,
00:51de morts quotidiens pour le personnel pénitentiaire.
01:00C'est très difficile de travailler ou quoi ?
01:01Oui, très difficile.
01:02Beaucoup de détenus et beaucoup de mouvements surtout.
01:04On craint pour notre sécurité surtout parce que plus il y a de détenus en cellule,
01:08plus il y a de mésentente.
01:10Donc c'est compliqué.
01:11La surpopulation, ça veut dire des matelas au sol.
01:14Donc sur une cellule.
01:15Là, normalement, on est à l'ensemble individuel.
01:17Donc c'est une personne en cellule.
01:18Ils sont à 3.
01:19Forcément, ça crée des tensions, de la frustration.
01:22La frustration pour les personnes détenues et qui se traduit par un travail tendu.
01:28La surpopulation pénale, elle affecte aujourd'hui tous les corps de métier au sein de la pénitentiaire.
01:33Et ça a des répercussions parfois graves, des incidents graves,
01:38notamment sur les personnels de détention.
01:40Ça nous affecte au quotidien, tant dans la charge de dossier que des personnes à gérer dans le quotidien.
01:45Parfois, on peut craindre pour sa sécurité parce qu'il n'y a pas assez de personnel sur les ailes.
01:50Après, on est vigilant, on reste observateur et il faut continuer à faire son travail.
02:06Je suis un garde des Sceaux qui va pousser énormément pour obtenir des moyens pour construire des places de prison
02:12supplémentaires,
02:13pour supprimer le plus possible la surpopulation carcérale dans notre pays.
02:17C'est le seul ministère qui va connaître une progression très importante de ses effectifs.
02:211 600 effectifs en plus, c'est-à-dire tous les magistrats promis par les gardes des Sceaux précédents,
02:26mais un millier, par exemple, d'agents pénitentiaires en plus.
02:33Ce qu'on réclame, c'est plus ou moins humain.
02:35Et ça, ça ne date pas d'aujourd'hui.
02:37On n'a pas cessé d'alerter et rien ne bouge.
02:40Rien ne bouge et on a l'impression que c'est notre métier qui est sous-estimé en fait.
02:44Or, aucune société ne peut se passer de nous.
02:47Maintenant, on en a ras-le-bol, on est fatigués
02:50et on demande tout simplement que les gens nous écoutent, que les gens nous viennent en aide.
02:53Sous-titrage Société Radio-Canada
03:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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