00:00 Il s'appelle Fouad, il a 17 ans, et vous êtes son avocat de carrière de Noblinski.
00:04 Bonjour maître.
00:05 Bonjour.
00:06 Avec Mélanie Bertrand, on a beaucoup de questions à vous poser ce matin pour essayer de comprendre
00:11 d'abord comment va votre client aujourd'hui, dans quel état est-il ?
00:16 Il va très mal.
00:18 Il va très mal, je pense qu'il s'interroge tous les jours sur la façon dont il va pouvoir
00:25 se relever.
00:26 Il regarde la vidéo en boucle pour essayer de comprendre ce qui a bien pu se passer mardi
00:33 dernier, comment on en est arrivé là.
00:35 Je pense qu'il a des images vraiment cauchemardesques des faits, notamment l'agonie de Naël et
00:43 qu'il va devoir se reconstruire avec cette histoire de vie-là, sa famille aussi.
00:48 J'ai d'ailleurs une pensée pour eux ce matin et pour la famille bien sûr de Naël et toutes
00:54 les personnes touchées de près ou de loin par cette tragédie.
00:57 Avant d'aller plus loin sur les faits, pour bien comprendre ce que faisait votre client
01:03 dans cette voiture, vous pouvez nous expliquer ces liens avec Naël ?
01:07 Oui, tout à fait.
01:09 Naël c'est un ami d'enfance de mon client.
01:13 Ils étaient ensemble mardi matin et faisaient un tour dans cette voiture.
01:21 Ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que moi j'ai l'honneur de défendre cet adolescent
01:27 de 17 ans, qu'il a été convoqué hier à l'IGPN, comme vous le disiez, qu'il s'est
01:34 exprimé pendant de longues heures, pendant près de trois heures, qu'il me semble que
01:39 son témoignage c'est un élément clé de ce dossier parce qu'aujourd'hui nous n'avons
01:45 plus la voix de Naël pour comprendre ce qu'il s'est précisément passé.
01:49 Et finalement, Fouad et ce passager arrière, dont on entend également parler et qui est
01:55 extrêmement jeune lui aussi, je crois 14 ans, ce sont les survivants de cette voiture.
02:02 Et c'est la raison pour laquelle leur témoignage il est fondamental.
02:06 Alors mon client hier, il a livré des déclarations qui ont été précises, circonstanciées,
02:13 qui détaillent l'action des deux policiers, pas seulement d'un policier, mais il y avait
02:19 bien deux policiers dans cette scène, qui détaillent l'action des policiers.
02:23 Et il faut bien comprendre que l'ensemble de ces déclarations, elles corroborent les
02:29 images de la vidéo que nous avons tous vues et qui me semble a été versée au dossier
02:35 de l'information judiciaire qui est en cours.
02:37 Si on fait un retour en arrière, Maître, c'était il y a pile une semaine, mardi
02:41 le procureur de la République de Nanterre, pour qu'on comprenne bien les circonstances
02:45 dans lesquelles ce drame a pu arriver, explique que ce matin-là, la voiture roule dangereusement
02:51 dans une voie de bus avant qu'il y ait un premier contrôle.
02:54 Est-ce que votre client a pu apporter des précisions sur effectivement les quelques
02:58 minutes, le quart d'heure, la demi-heure avant le coup de feu ?
03:01 Oui, il a apporté des précisions sur ce qui s'est passé avant, mais il me semble
03:07 moi fondamental de revenir sur ce qui s'est passé sur le moment.
03:12 Bien évidemment, moi, je vais peut-être apporter quelques précisions sur ce qui
03:17 a pu être dit.
03:18 Mon rôle n'est pas aujourd'hui de vous narrer ce qui a été dit devant l'IGPN.
03:22 Cette audition de témoins, elle a été confiée à l'IGPN dans le cadre de cette
03:27 information judiciaire et la justice apportera son œuvre.
03:31 Mais ce que je peux vous dire ce matin, c'est qu'il a confirmé certaines déclarations
03:36 qu'il avait pu faire quelques jours auparavant.
03:40 Il s'était confié déjà sur la façon dont les faits s'étaient déroulés.
03:43 Mais il y a bien une importance particulière dans son récit qui s'oppose au récit des
03:49 policiers qu'on a pu entendre.
03:50 Il dit qu'il n'avait pas été volonté ?
03:53 Ce qui s'oppose au récit des policiers qu'on a pu entendre, c'est que lui, il confirme
03:58 que l'un des policiers a bien dit « je vais te mettre une balle dans la tête », que
04:03 l'autre a bien dit « shoot le », que des coups de crosse, trois, ont été donnés
04:10 à Nahel par les deux policiers.
04:12 Et bien évidemment, cela contredit ce qu'on a pu entendre dans les jours précédents,
04:17 des déclarations selon lesquelles les policiers auraient simplement dit « coupe, mets les
04:22 mains derrière toi ». Il me semble que la violence, simplement des paroles avant même
04:27 le geste et des coups de crosse a été effectivement constatée dans les déclarations de mon client.
04:35 Votre client, il dit quoi concrètement ? Il dit que la voiture s'arrête parce qu'il
04:40 y a ce contrôle, en quelque sorte, il y a cet embouteillage et ce contrôle.
04:43 Tout ça va assez vite ? Qu'est-ce qu'il dit sur cette scène au fond ? On n'arrive
04:50 pas à comprendre si ça dure en effet quelques dizaines de secondes.
04:54 Est-ce que tout de suite la tension est là ?
04:56 Il me semble que, et je tiens à signaler que vu qu'on en parle, ces passagers n'avaient
05:05 ni bu d'alcool, ni été drogués à ce moment-là.
05:08 Il me semble que les faits partent dans une violence singulière extrêmement rapidement.
05:15 Qu'il y a très vite des coups de crosse qui sont assénés à Nahel, qu'il y a tout
05:21 de suite des menaces, on appelle des menaces de mort.
05:24 Je vais te mettre une balle dans la tête.
05:26 Et qu'effectivement, il y a une violence graduelle dans ce que décrit, et c'est seulement
05:30 ce que je peux dire aujourd'hui, mon client, dans ce qu'a décrit, il me semble, l'autre
05:36 témoin dans le cadre de cette procédure, l'autre passager.
05:39 Et tout simplement, M.
05:40 Toussaint, les images, elles parlent d'elles-mêmes.
05:44 On a une vidéo aussi qui est assez parlante.
05:47 Mais beaucoup de gens se demandent aussi, et vous pouvez le comprendre, pourquoi la
05:52 voiture redémarre ?
05:53 Pourquoi le conducteur ne descend pas de la voiture ?
05:57 C'est ça aussi qu'on a du mal encore à saisir dans cette affaire.
06:01 Alors, ce que je tiens à vous dire dans tous les cas, c'est qu'il me semble qu'il
06:07 faut rappeler que la commission avérait ou établit d'un refus d'obtempérer et
06:13 le cadre réglementaire imposé à des policiers ne vaudront jamais permis de tuer.
06:20 Donc, bien évidemment que l'on peut revenir sur les circonstances.
06:25 Ce qu'indique mon client par rapport à cela, c'est que le troisième coup de crosse
06:31 aurait été le coup un petit peu de trop qui a fait perdre aussi l'équilibre à
06:37 Nahel, qui l'a mis dans une situation d'incompréhension.
06:41 Le coup de crosse, c'est quand même quelque chose de violent, surtout quand c'est le
06:44 troisième.
06:45 Et qu'à partir de ce moment-là, le pied se serait légèrement enlevé de la pédale
06:49 et considérant qu'il s'agit d'une voiture automatique, la voiture a gentiment avancé
06:54 et il n'aura fallu qu'à peine quelques secondes pour que le coup soit lancé.
07:00 J'aimerais qu'on écoute ensemble, si vous le voulez bien, la version du policier par
07:06 l'avocat Maître Liénard qui défend ce policier.
07:10 Écoutez bien ce qu'il dit.
07:11 Évidemment, il n'a pas voulu tuer le chauffeur.
07:14 Il a visé vers le bas.
07:16 Il pointe son arme vers le bas de la voiture.
07:18 Il essaye de tirer la jambe du conducteur et à ce moment-là, il est poussé.
07:22 Et on le voit parfaitement sur la vidéo.
07:24 Il est poussé par la voiture et il se retrouve avec le canon qui monte.
07:28 Il déclenche son tir dans une région thoracique qu'il ne souhaitait évidemment pas atteindre.
07:33 Il traverse le poignet du conducteur et il atteint le conducteur en région thoracique.
07:38 Ça n'était bien évidemment pas sa volonté.
07:40 Les premiers mots qu'il a prononcés, c'était pour dire pardon.
07:43 Et les derniers mots qu'il a prononcés, c'était pour dire pardon.
07:46 Pardon à la famille, pardon à ce gamin.
07:48 Évidemment, il est dévasté.
07:51 Il ne se lève pas le matin pour tuer les gens, loin de là.
07:53 Il n'a pas voulu tuer.
07:55 Il n'a vraiment pas voulu tuer.
07:57 Mais aujourd'hui, il est bien obligé de se défendre.
08:00 Parce qu'aujourd'hui, c'est lui qui est en détention.
08:02 C'est lui qui dort en prison.
08:04 Donc, il est bien obligé de se défendre.
08:05 Et je suis désolé si je le défends, mais je dois le défendre.
08:08 Je dois le défendre parce qu'il a le droit d'être défendu.
08:10 Parce que ce qu'il a fait était nécessaire au moment où il l'a fait.
08:15 Il a estimé que c'était nécessaire.
08:16 Et c'est sa position.
08:18 Et sa position, elle est conforme au droit.
08:20 Maître, votre client a entendu cette version des faits.
08:24 J'imagine qu'elle a dû être d'ailleurs dite à un moment donné par les enquêteurs
08:28 ou en tout cas opposée à son récit.
08:31 Oui, il me semble.
08:33 Moi, ce que je tiens aussi à vous rappeler,
08:36 c'est que de toute façon, on entend quand même beaucoup de choses.
08:39 Quoi qu'il arrive, c'est une affaire qui a été extrêmement médiatisée,
08:43 mais aussi parce que la France est sincèrement touchée
08:46 par ce qu'il s'est déroulé mardi dernier.
08:50 Je dois vous rappeler une chose.
08:51 Mon client a bien été entendu, pour que ce soit aussi clair,
08:55 parce qu'il y a pu y avoir certaines terses d'inversations sur ce sujet.
08:59 Mon client, lorsqu'il a été entendu hier, et même dans les jours à venir,
09:04 il est entendu en qualité de témoin.
09:07 Cet adolescent de 17 ans, il n'est absolument pas mis en cause
09:10 de quelque façon que ce soit,
09:13 que ce soit sur la question du refus d'obtempérer ou autre.
09:16 Cette question-là n'est jamais venue dans les débats.
09:19 Il est entendu en simple qualité de témoin.
09:22 Et moi, je l'espère qu'il sera considéré aussi dans ce statut
09:25 qui doit exister aussi pour lui.
09:28 Évidemment, cette famille n'a pas été touchée
09:31 par un malheur aussi dramatique que celui de la famille de Nahel.
09:35 Mais aujourd'hui, ces passagers-là, ceux qui ont assisté à ces tirs,
09:41 à la violence de ces deux policiers,
09:44 aujourd'hui, nous ne jetons pas l'opprobre sur l'institution policière,
09:47 mais sur le comportement de ces deux policiers, bien précisément,
09:51 eh bien, cela, ça doit être reconnu aujourd'hui comme un véritable préjudice,
09:56 comme un véritable choc traumatique.
09:59 Parce que moi, la question que je me pose aussi,
10:03 vu que vous m'interrogez aussi sur les déclarations
10:06 qu'a eues l'avocat des policiers,
10:08 c'est qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'il nous reste, en fait,
10:13 du mardi 27 juin 2023 ?
10:15 Qu'est-ce qu'il nous reste ?
10:16 Il nous reste une famille endeuillée,
10:18 il nous reste la mémoire de Nahel,
10:21 mais ce qui nous reste fondamentalement dans ce dossier,
10:25 ce sont aussi des images.
10:27 Des images, une vidéo que des millions de personnes,
10:31 que des millions de personnes ont vues,
10:33 que mon client, je le répète,
10:35 revisionne chaque jour en se demandant comment,
10:39 comment cette histoire fera partie inlassablement de l'histoire de sa vie.
10:44 Et moi, ce que je dois vous dire aujourd'hui,
10:45 c'est que cette vidéo, elle est la preuve que la vérité judiciaire dans ce dossier,
10:52 elle ne pourra pas être travestie de quelque façon que ce soit.
10:55 Il y a bien des dossiers où nous aurions aimé, par le passé,
10:59 avoir des images, des vidéos parlantes,
11:02 et aujourd'hui, c'est ce que nous avons.
11:03 Vous nous disiez que votre client était totalement,
11:05 évidemment, très éprouvé par cette affaire,
11:08 qu'il regardait la vidéo en boucle,
11:09 qu'il était a fortiori assis juste à côté de son camarade,
11:12 qu'il a vu se faire abattre devant ses yeux.
11:14 Quelles vont être les suites ?
11:15 Est-ce que vous envisagez des suites judiciaires ?
11:17 Oui, j'envisage bien sûr des suites en représentant,
11:22 bien sûr, mon client et par l'intermédiaire de sa mère,
11:26 qui est son représentant légal,
11:27 parce que je vous le rappelle, il est mineur.
11:30 La question qui se pose est de savoir,
11:32 et nous solliciterons bien sûr le parquet
11:34 pour qu'un réquisitoire supplétif soit pris
11:37 dans le cadre de cette information judiciaire,
11:39 pour qu'il puisse également concerner le préjudice
11:43 subi par Fouad aujourd'hui,
11:47 au regard des violences d'ordre volontaire
11:51 qui ont été commises par les deux policiers,
11:54 qu'elles soient d'ordre physique,
11:55 qu'elles soient d'ordre psychologique,
11:57 parce qu'il y a un choc traumatique immense
11:59 qui est lié à la commission de ces faits-là
12:01 et qui devra être constaté, réparé.
12:04 Mais quel type de plainte vous pourriez...
12:06 Parce que si je comprends bien,
12:06 vous envisagez de porter plainte.
12:07 Oui, bien sûr, une plainte sera déposée
12:11 auprès du parquet pour des motifs de violence volontaire
12:15 qui seront caractérisés sur le plan psychologique,
12:19 bien évidemment, et qui pourront peut-être l'être
12:21 sur le plan physique,
12:23 mais également se pose la question de la mise en danger
12:28 délibérée dans laquelle s'est trouvée Fouad à ce moment-là,
12:31 qui est passager droit de ce véhicule,
12:34 passager avant, parce que nul ne sait
12:36 si la balle aurait pu le toucher ou non.
12:38 Maître, à propos de mise en danger,
12:41 le policier explique qu'il y a eu
12:43 mise en danger de l'automobile
12:46 dans les mètres et les centaines de mètres
12:47 qui ont précédé.
12:49 Est-ce que ça, c'est quelque chose que
12:51 votre client a constaté aussi ?
12:53 Après tout, il n'y est pour rien,
12:54 ce n'est pas lui qui conduisait.
12:56 Mais est-ce que le conducteur a mis en danger
12:59 dans les quelques minutes qui précédaient le drame,
13:03 qui que ce soit ?
13:04 Écoutez, ça, je l'ignore.
13:05 Est-ce qu'il y a eu des violations du code de la route,
13:07 à savoir, il roulait dans une allée de bus ?
13:10 Ça, on en a pu en entendre parler.
13:12 Ce sont des faits contraventionnels
13:16 et la justice pourra définir ce qu'il s'en suit.
13:19 Mais effectivement, l'un n'empêche pas l'autre.
13:21 Il me semble que le policier, ce jour-là,
13:24 a mis en danger tant les personnes dans l'entourage
13:27 que les personnes dans l'habitacle
13:30 en visant au thorax Naël avec une balle.
13:34 Je ne comprends pas les deux faits.
13:37 C'est juste pour essayer de comprendre là aussi
13:39 pourquoi l'intervention est aussi musclée.
13:42 On essaie de comprendre.
13:43 Est-ce que c'est lié à ça ou pas ?
13:45 La justice nous le dira.
13:46 À mon sens, à ce stade,
13:48 il n'y a que des infractions de type contraventionnel
13:51 au code de la route
13:52 et nous n'en savons absolument pas plus à ce stade.
13:56 J'imagine que votre client a suivi l'actualité
13:58 ces derniers jours,
13:59 qu'il a vu toutes ces images de violences, d'émeutes.
14:02 Est-ce qu'il mesure à quel point cette affaire a pris de l'ampleur ?
14:06 Est-ce qu'il partage la colère
14:08 de certains manifestants, de certains émeutiers ?
14:11 Je vais vous dire très sincèrement,
14:13 mon client a la chance d'être au sein d'une famille
14:18 qui le protège énormément.
14:21 C'est une personne qui est allée d'ailleurs se recueillir
14:25 chez sa famille, éloignée de Paris.
14:29 C'est je pense quelqu'un qui se concentre aujourd'hui
14:32 avec sa famille sur le deuil
14:35 qu'ils sont en train de vivre, bien sûr du décès de Naël,
14:38 et sur la façon dont il va pouvoir survivre par la suite.
14:43 Alors bien sûr, beaucoup de personnes comprennent la colère,
14:46 mais il me semble qu'il est aujourd'hui dans cet ancrage,
14:48 dans ce cercle familial,
14:50 pour se reconstruire et se concentrer sur la suite.
14:54 Il regrette d'être monté dans cette voiture ?
14:57 Écoutez, c'est une question peut-être qu'il faudra lui poser.
15:01 Je pense que ce qu'il regrette,
15:02 c'est que son ami soit pris une balle dans le thorax.
15:04 Bien évidemment, on ne peut que comprendre sa immense peine.
15:09 Mais je vous pose aussi la question,
15:11 parce que, comme vous le savez,
15:13 ce garçon n'était pas autorisé à conduire, malheureusement.
15:18 Est-ce que c'est quelque chose qu'il exprime ?
15:22 Écoutez, c'est sûrement quelque chose qu'il a exprimé hier devant l'IGPN,
15:29 la question de se dire qu'il aurait préféré peut-être rester chez lui ce matin-là
15:35 pour éviter de telles conséquences.
15:37 Mais je pense que son raisonnement ne va peut-être pas dans ce sens-là
15:42 et reste concentré sur sa souffrance, qui est à mon sens immense.
15:47 Bien. Vous nous confirmez donc que vous porterez plainte,
15:50 très probablement, dans les jours qui viennent ?
15:52 Oui, une plainte sera déposée demain au tribunal judiciaire de Nanterre,
15:56 à l'encontre des deux policiers.
15:58 Et nous continuons à suivre, évidemment,
16:00 cette enquête avec le service de police et de justice de BFMTV
16:03 et avec Mélanie Bertrand notamment.
16:04 Merci, maître.
16:05 Merci d'avoir répondu à toutes nos questions.
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