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[#LeCanapéRouge] Interview exclusive de Paulette Missambo, présidente de l'Union nationale

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00:00 [Musique]
00:28 Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonsoir. Nous recevons ce lundi sur le canapé rouge de Gabon Media Time
00:35 Madame Paulette Nissambot, présidente de l'Union Nationale, candidate à l'élection présidentielle du 26 août 2023.
00:43 Madame, bonsoir.
00:44 Bonsoir Monsieur.
00:45 Comme il est de tradition sur le canapé rouge, la première question que je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez.
00:54 Je pourrais aller mieux, je dirais, si la situation globale du pays me rassurait. Or, il se trouve que, véritablement, notre pays est en crise.
01:10 Et l'annonce du calendrier électoral faite par le Centre Gabon des élections hier me rassure guère, parce que pour la première fois dans l'histoire du Gabon,
01:22 trois élections vont être organisées en même temps, sans que les électeurs aient été ni informés, ni formés à cet exercice qui me paraît extrêmement difficile.
01:36 Donc il y a de quoi s'inquiéter et, naturellement, ne pas être serein.
01:45 D'accord. La question politique va conduire la trame de notre échange. Donc nous y allons.
01:52 Depuis quelques mois, nous sommes de plein pied dans le processus de préparation des prochaines échéances électorales.
01:59 Ce dernier a d'ailleurs été précédé par la révision constitutionnelle qui a fait suite à la concertation politique.
02:07 Dans vos commentaires, faites-vous déjà des modifications intervenues lors de la récente révision constitutionnelle ?
02:15 Je voudrais d'abord rappeler que nous n'avons pas pris part à cette concertation politique, alors que nous l'avions souhaitée et nous l'avons consignée dans un mémorandum
02:32 qui avait comme principal thème la transparence électorale. Parce que si dans notre pays, les élections ont toujours été contestées, c'est à cause de la non-transparence de ces élections.
02:46 Et donc, pour cela, nous avions, au Nouveau Nouveau National, initié une concertation entre les parties de l'opposition
02:55 qui a abouti à l'élaboration d'un mémorandum sur la transparence électorale que nous avions présenté à la court-constitutionnelle,
03:02 que nous voulions présenter au gouvernement qui ne nous a pas reçu. Et pour finir, lorsque le chef de l'État convoque cette concertation, la question électorale est évacuée.
03:14 Donc, la question essentielle qui concernait l'organisation des élections a été éludée par ceux qui ont participé à cette concertation.
03:26 Donc, ils ont introduit la révision constitutionnelle qui ne faisait pas partie des thèmes de révendication faits dans le cadre de notre mémorandum.
03:38 Et cette révision électorale, pour nous, était un recul certain de la démocratie. Parce qu'en 2018, nous avons expérimenté l'élection à deux tours, et en 2016 aussi.
03:52 Donc, c'était une avancée parce qu'une élection à deux tours permet à chaque candidat, à chaque partie, d'exprimer ses idées, de les proposer aux populations.
04:05 Et puis, au deuxième tour, il y a un rassemblement possible autour d'idées principales qui importent pour notre pays.
04:16 Donc, en revenant à l'élection à deux tours, à un tour, on a choisi un raccourci qui ne rassure pas et qui ne sert que les intérêts du pouvoir.
04:30 Et pourquoi, selon vous, le retour à un tour a été du moins réintroduit pour garantir un éventuel succès ou une éventuelle victoire d'Ali Bongo Unimah ?
04:48 Parce que vous l'avez dit récemment dans une...
04:50 Oui, je pense que c'était pour s'adapter à sa propre condition. Tu ne peux pas faire une campagne pendant deux semaines. J'imagine.
05:00 Parce qu'au plan de la promotion de la démocratie, avoir deux tours, c'est important parce que ça donne à chaque citoyen, à chaque groupement, le temps et la possibilité de s'exprimer.
05:16 Là, nous courons après le temps et donc, avec un tour, oui, c'est véritablement un raccourci qui leur permet finalement de mettre entre parenthèses le débat politique.
05:31 D'accord. Pensez-vous que l'ensemble des réformes, ou du moins, quelle est votre position sur l'ensemble des réformes qui ont eu lieu à la suite de la concertation politique ?
05:43 Pensez-vous que ces dernières peuvent permettre véritablement d'éviter les contestations lors de l'annonce des résultats des prochaines échéances électorales ?
05:52 Non, absolument pas. Puisque je vous l'ai dit, la question de la transference électorale a été sortie de cette concertation. Elle n'a jamais été traitée.
06:04 Donc, les mêmes causes provisant les mêmes effets, bien évidemment, je suis sûre qu'il va y avoir des contestations parce que la question de la transference électorale n'a pas du tout été traitée.
06:14 Ils ont traité de la révision constitutionnelle, ils ont traité des mandats du chef de l'État, des députés, des sénateurs. Ce n'était pas la question.
06:26 En tout cas, moi j'ai été député pendant des années, j'ai été élu, j'ai eu quatre mandats de député. Personne ne juge jamais fin. Plein de la durée de ces mandats.
06:37 Que le mandat présidentiel passe de sept à cinq ans, oui, c'est ce qui avait été fait dans la constitution de 1991. Un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.
06:50 Donc, il n'y a pas de changement en particulier. Le changement majeur, c'est ce que j'appelle le recul de la démocratie, c'est d'être revenu à l'élection un jour qui étouffe la démocratie,
07:06 qui ne donne pas la possibilité à tous les acteurs de s'exprimer et de se rassembler.
07:12 Et surtout d'avoir une majorité absolue.
07:14 Absolue.
07:16 Alors, du 9 mai au dimanche 11 juin s'est déroulé l'opération de révision de la liste électorale dans le cadre de la préparation des élections générales prévues cette année, dont on connaît désormais la date.
07:30 Quel regard portez-vous sur le déroulement de l'opération de révision de la liste électorale ?
07:36 Je voudrais d'abord sur cette question féliciter les Gabonais, parce qu'on a noté un engouement certain de nos compatriotes pour les institutions et les listes électorales,
07:55 notamment les jeunes, et effectivement des jeunes soit qui n'ont jamais voté, soit qui n'ont pas trouvé intérêt à voter en 2018 lors de la dernière élection ou en 2016.
08:06 Donc c'est une bonne chose que beaucoup de jeunes aient compris la nécessité de s'inscrire.
08:12 Mais alors qu'Artendance 2023 a préparé des équipes pour aller sensibiliser, expliquer aux citoyens l'intérêt et l'importance du vote,
08:26 qui commence par l'inscription sur les listes électorales, on a remarqué autour des centres d'inscription des attroupements de jeunes qui venaient en grève,
08:40 et donc pour s'inscrire, et des gens qui venaient acheter, prendre leur récipient d'inscription moyennant de l'argent.
08:50 Pourquoi faire ? Je n'en sais rien.
08:53 Et puis, donc ça a été comme ça. Ensuite on a noté des manquements, parce qu'il y a des provinces entières, et même des missions consulaires,
09:05 où les inscriptions commençaient avec une semaine de retard. Ce qui d'ailleurs a mené, nous avons fait une déclaration pour demander au ministre d'intérieur de rallonger la période d'inscription.
09:18 Il a ajouté trois jours, mais ça n'a pas suffi. Parce que je suis sûre qu'il y a des compatriotes qui n'ont pas pu s'inscrire sur les listes électorales,
09:26 et on a noté des attroupements importants dans certains centres d'inscription, et il y a des compatriotes qui n'ont pas pu s'inscrire,
09:37 et qui ne pourront pas remplir leur devoir citoyen de voter au moment de l'élection. Et ça c'est dommage.
09:43 Est-ce que les éléments en possession de l'Union Nationale et des autres parties regroupées au sein de l'alternance 2023
09:53 peuvent permettre la mise en branle d'une action en justice contre ceux qui se sont adonnés à ces pratiques-là ?
10:02 Nous le verrons au moment opportun. Ce qui est sûr, c'est que ces situations ont été documentées.
10:09 Et le moment venu, il y a eu d'ailleurs même des reportages autour des buts de vote des citoyens qui se sont exprimés en ce sens.
10:17 Nous attendons maintenant que la liste soit affichée pour voir réellement qui est inscrit et qui ne l'est pas.
10:26 Et la grande interrogation, c'est de savoir ce que ceux qui ont acheté et confisqué les récépissés de ces jeunes vont en faire. Nous le saurons.
10:40 Actualité oblige, le centre gabonais des élections a rendu public le dimanche 25 juin dernier le calendrier électoral.
10:50 Un commentaire. Pensez-vous que l'option d'organiser les trois élections de façon simultanée est logistiquement réaliste ?
11:01 Ce que je peux vous dire, c'est que c'est inédit. Dans l'histoire du Gabon, c'est la première fois qu'on va organiser trois élections en même temps.
11:11 Donc personne n'a été préparé à cela. Le ministère de l'Intérieur, le centre gabonais des élections, qui sont chargés d'organiser les élections, aucune de ces institutions n'a préparé les Gabonais à cela.
11:24 Donc comme on l'a vu déjà avec les inscriptions sur les listes électorales, c'est l'apprésage d'une pagaille sans nom à l'avenir.
11:37 Et donc nous attendons de savoir comment ça va se passer. Parce qu'on ne l'a jamais fait.
11:44 Autant en 2018, on a expérimenté l'élection législative couplée à l'élection locale. Donc si ça va être cela, oui, on pourrait dire que les Gabonais l'ont déjà essayé.
11:59 Et l'élection présidentielle est une élection majeure. Donc je crois qu'il est imprudent de la coupler avec deux autres élections sans préparation aucune des populations.
12:15 Donc en ce qui me concerne, c'est une inquiétude. Parce que nous ne savons pas du tout comment ça va se passer et pourquoi cette option.
12:27 On ne peut pas parler de moyens puisque dans le budget de l'État, il y a eu une inscription importante, plus de 100 milliards pour les élections.
12:40 Donc ça ne peut pas être la raison financière.
12:42 Alors quel aurait été le choix de l'Union Nationale ? Que les législatives et les locales soient couplées et que la présidentielle se tienne à part ?
12:53 Oui, parce que ça on l'a déjà fait. En 2018, nos compatriotes, même s'il y a eu des erreurs à ce moment-là, certains se sont trompés, mais quand même, ils en ont une idée désormais.
13:06 Et à ce moment-là, on aurait pu avoir législative couplée avec les locales et puis la présidentielle qui est l'élection majeure organisée toute seule.
13:18 Parce que c'est l'institution présidentielle de la République qui détermine tout le reste.
13:23 Alors est-ce que dans les quartiers généraux des partis politiques de l'opposition aujourd'hui, l'Union Nationale en particulier, se préparent peut-être des possibilités de rencontrer le CGE ou le ministère de l'Intérieur pour avoir plus de détails sur l'organisation de ces élections générales ?
13:47 Écoutez, le communiqué est tombé le dimanche, donc nous sommes en train de l'examiner et nous attendons naturellement du centre gouvernemental des élections qu'ils puissent nous donner des explications.
14:02 Parce que bien sûr, ils décident parce que la loi leur en donne la possibilité, mais ça ne les empêche pas de consulter les acteurs politiques, à la fois du pouvoir et de l'opposition.
14:18 Donc j'espère qu'ils vont nous informer de leurs intentions pour qu'ensemble, pour éviter justement, puisque tout le monde était d'accord pour dire que cette année, nous devions organiser des élections apaisées.
14:35 Donc pour parvenir à ces élections apaisées, il faut se parler, il faut se concerter. La conversation politique a éludé la question politique, mais elle nous rattrape là aujourd'hui.
14:48 Et donc nous attendons des initiatives de la part du centre gouvernemental des élections.
14:54 Au sein de la plateforme Alternance 2023, pensez-vous être suffisamment prêts pour affronter ces échéances, notamment sur le plan de la désignation des commissaires électoraux pour le camp de l'opposition, mais surtout de vos candidats aux différentes élections ?
15:10 Si la logique de candidature unique, mais plutôt candidature concertée, doit se faire également au niveau des locales et des législatives ?
15:25 Je peux dire que dans ce contexte, on n'est jamais suffisamment prêts. Mais enfin, nous y travaillons, nous nous concertons et nous avons effectivement initié depuis longtemps, dès la création d'Alternance 2023.
15:42 Cet objectif a été mis en perspective, de pouvoir travailler ensemble pour parvenir à des candidatures consensuelles, à la fois pour les législatives, les locales et pour la présidentielle.
16:00 Donc nous sommes en train de travailler. Nous l'avons fait dans un esprit d'entente, de responsabilité et je suis sûre que nous y parviendrons, parce que c'est l'intérêt du Gabon.
16:14 Très bien. A l'issue du deuxième congrès extraordinaire de l'Union nationale, qui s'est tenu le samedi 20 mai 2023, vous avez été investie candidate à l'élection présidentielle pour le compte de cette formation politique.
16:28 Qu'est-ce qui a motivé l'acceptation de cette candidature ? Et pensez-vous avoir toutes les chances d'accéder à la magistrature suprême ?
16:37 Ce qui a motivé ma candidature, c'est la situation de notre pays. J'aurais pu choisir de mener ma retraite tranquille, de continuer ma retraite tranquille, mais j'ai été formée par mon pays.
16:51 J'ai commencé à le surveiller dans différentes fonctions et je pense que oui, j'ai fait ma part à ce moment-là.
16:59 Et observant la dégradation continue de notre pays, la désarticulation continue de l'administration, la perte de nos valeurs morales, culturelles et surtout la désintégration de l'école, parce que ça a été mon métier et j'y attache beaucoup d'importance,
17:26 je me suis dit que mon pays a encore besoin de moi. Et comme mes compagnons du parti de l'Union Nationale ont exprimé la même attente,
17:39 oui, j'ai marqué mon apport pour être candidate, pour servir mon pays, pour offrir ma force de travail à mon pays. Et en cela, oui, notre pays a besoin de tous ses enfants pour le restaurer.
17:57 J'ai l'habitude de dire que des compétences, il y en a partout. L'Union Nationale a atteint la fin 2023 dans tous les partis, y compris dans le PDG, pourquoi pas,
18:09 parce qu'il y en a là-dedans qui sont bons pour des raisons certainement de poste, de pécuniaire ou qui n'osent pas parler.
18:18 Et je dis, une de mes ambitions c'est de reconcilier les Gabonais autour de la République, en restaurant les valeurs essentielles de la République,
18:31 les valeurs du mérite, les valeurs du travail, la fraternité, parce que nous ne sommes pas nombreux et nous avons besoin d'être soudés,
18:44 je dirais solidaires, pour véritablement construire un Gabon pour tous, pour donner de l'espoir à nos enfants.
18:52 Par exemple, au niveau de l'école, les bourses d'études sont devenues, d'abord elles ont été supprimées au secondaire et au primaire, sans savoir pourquoi.
19:07 Moi je les restais tuerais, parce qu'aujourd'hui la pauvreté remporte au Gabon, et ça ne devait pas exister dans un pays riche comme le nôtre.
19:18 Et la République solidaire dont je rêve, celle qui a fait de moi ce que je suis et bien d'autres, c'est la République qui protège ses citoyens,
19:30 qui donne des capacités à ses enfants et donc des bourses d'études du secondaire au supérieur, afin de leur donner des rêves de réussite à nos enfants.
19:42 C'est la République impartiale qui permet à chaque Gabonais qui travaille et qui le mérite d'avoir l'emploi dont il rêve.
19:54 Parce qu'aujourd'hui le chômage des jeunes est à 40%, dont beaucoup de diplômés, ceux qui ne se connaissaient pas au Gabon.
20:05 Et donc nous devons y faire face et si je suis élue, oui j'instituerai une allocation chômage pour les jeunes qualifiés et diplômés.
20:18 Parce que ça leur permet effectivement de pouvoir construire leur vie et être enthousiaste pour construire notre pays.
20:29 Oui, je ferai en sorte que la société nationale qui a commencé à s'organiser par des caisses de la CNSS, la CLEMGS, que ces caisses soient mieux organisées.
20:50 Parce qu'elles sont toutes en faillite alors que c'était une avancée pour le Gabon.
20:56 Oui, je ferai en sorte, et c'est possible, qu'il y ait un plan d'urgence pour les infrastructures, les routes, le chemin de fer, les écoles.
21:08 Parce que toutes les écoles que j'ai construites ont été transformées en lycées et depuis où vont les enfants qui vont au plus bien ?
21:16 Parce que l'école de qualité doit se penser depuis la maternelle jusqu'au supérieur.
21:24 Et c'est pour ça que quand j'étais à l'éducation, j'ai ensorti qu'il y ait le même plan pour toutes les écoles du primaire au secondaire.
21:32 Et faire aussi en sorte que nos hôpitaux, qu'il y ait des hôpitaux, on a conçu des hôpitaux régionaux, oui, mais aujourd'hui qui manquent de personnel technique, qui manquent de personnel.
21:46 À l'époque, j'avais initié la création de l'institut, l'INFAS, l'institut de la santé, pour favoriser, promouvoir les soins infirmiers.
21:57 Parce qu'on a besoin de personnel de santé de qualité et un nombre suffisant.
22:03 Que ce soit pour les hôpitaux régionaux, mais aussi les hôpitaux de proximité.
22:08 Et bien sûr que les médicaments soient disponibles. Je pourrais continuer comme ça.
22:15 En fait, dans tous les domaines, notre pays a besoin d'être restauré.
22:21 Et mon ambition, c'est d'amener les Gabonais à se réconcilier.
22:30 Parce qu'on sent la colère qui monte, on sent les divisions qui montent.
22:38 Alors qu'il est possible de remettre les Gabonais ensemble pour redresser leur pays.
22:46 Et c'est à cela que j'invite mes compatriotes.
22:48 C'est pour cela que je me suis présentée à cette élection présidentielle, pour dire à nos compatriotes, oui, ensemble, on peut construire un Gabon meilleur.
23:00 Le Gabon pour tous, qui a toujours été l'idéal de l'Union Nationale.
23:05 Très bien. Pensez-vous avoir toutes vos chances pour accéder à la magistrature suprême ?
23:10 Oui, pourquoi pas. Je pense que mes compatriotes me connaissent.
23:19 Peut-être que les plus jeunes ne savent pas ce que j'ai fait, mais entre ceux qui ont la trentaine aujourd'hui et qui sont un peu plus âgés, oui.
23:32 Ils savent que chaque fois que j'ai été en responsabilité, je l'ai fait avec dévouement, en mettant l'intérêt général de notre pays en avant.
23:46 Et donc, oui, je pense avoir les aptitudes et la capacité de pouvoir reprendre la tente des Gabonais.
23:56 Évidemment, avec l'apport de tous nos compatriotes, parce qu'une fois élus, oui, je réunirai l'ensemble de nos compatriotes pour qu'ensemble, on décide de ce que sera notre pays.
24:12 Et je les invite à me croire, à me faire confiance et à travailler avec moi dans ce sens.
24:22 Très bien. Sans entrer dans les détails, quelles sont les grandes lignes de votre programme politique ?
24:29 Je viens de l'indiquer. C'est d'abord réconcilier les Gabonais.
24:34 Parce que nous avons besoin d'être non pas unis au sens de la pensée unique, non.
24:47 Nous avons besoin d'être ensemble, de nous respecter, de favoriser l'expression libre tout en mettant au centre de notre action le Gabon d'abord.
24:58 Donc ça, c'est la première chose. Ensuite, bien évidemment, il y a un plan d'urgence qui doit être fait pour les infrastructures, parce que nous voyons que partout, ça craque.
25:08 Je l'ai cité, la route, le chemin de fer, l'aviation, on n'a même plus de compagnie aérienne. Le Gabon a eu tout ça. Donc c'est possible.
25:18 Et nous avons des ressources, j'allais dire, c'est pas infinie, mais enfin importantes.
25:28 La première ressource, c'est la ressource humaine, à mon sens.
25:32 Je mets l'homme au cœur de mon action, parce que c'est l'homme qui fera que s'il y a une meilleure gouvernance, une gouvernance transparente,
25:43 à ce moment-là, si le Gabon est bien géré, oui, nous pouvons construire un Gabon prospère et favoriser le Gabon des services comme vous faites.
25:55 Parce que c'est l'avenir du monde, pour créer des emplois pour les jeunes.
26:02 Donc, bien sûr, l'économie, oui, nous faisons appel à la coopération internationale.
26:12 Que cette coopération soit une coopération gagnée-gagnante. Que notre pays puisse tirer les bénéfices de toutes les matières premières qui sont exportées sur notre sol.
26:26 Et donc, je ferais pour cela d'abord de créer un climat favorable aux affaires.
26:33 Parce que souvent, c'est ce qu'on reproche au Gabon. Créer un climat favorable aux affaires.
26:40 Pour rassurer les investisseurs par la bonne gouvernance, par la qualité de nos ressources humaines et par l'engagement, le patriotisme de nos compatriotes.
26:59 Et puis, il y a aussi un côté qu'on oublie souvent, le côté culturel.
27:05 Oui, c'est important, nous devons savoir d'où nous venons pour mieux construire notre chemin.
27:13 Et donc, redonner une place à notre culture, récupérer nos biens culturels qui ont été pillés.
27:23 Puisque aujourd'hui, cette possibilité a été ouverte à tous les pays des anciennes colonies, je pense que c'est important.
27:29 Parce que le Gabon est un de ces pays, vous le suivez souvent, il y a des biens culturels qui sont vendus à des prix incroyables sur les places du monde.
27:41 Donc là aussi, c'est une voie qu'il faut ouvrir pour le Gabon, protéger ses biens culturels, mais aussi favoriser que cette culture soit protégée, encouragée.
27:56 Parce que ce n'est qu'en mettant en exergue notre propre culture que nous pouvons mieux nous implaner des cultures, des apports des autres.
28:10 Parce que si on prend ceux qui viennent d'ailleurs sans filtre, parce que notre sous-basement culturel a été détruit, à ce moment là, nous nous vidons de notre identité culturelle.
28:23 Et donc, nous devons renforcer notre sous-basement culturel par la prise en compte de nos langues, de nos cultures, de nos biens culturels.
28:38 Pour les valoriser, parce que ça aussi c'est une richesse inconvénurable.
28:44 Et puis, il y a tout ce qui est études, c'est-à-dire tout ce qui est autour de l'éducation.
28:58 Parce que si nous arrivons à promouvoir une éducation de qualité, on pourra ensuite organiser une recherche de qualité qui permettra l'accès aux nouvelles technologies.
29:14 Pour venir sur la plateforme Altenance 2023, avec plusieurs candidats déjà déclarés pour la présidentielle 2023, pensez-vous que vous et vos camarades pourrez réellement vous accorder quant au choix d'un candidat consensuel ?
29:28 Oui, je pense que oui. Altenance 2023 s'est conçu sous la part de la confiance, sur la nécessité de travailler ensemble pour agir ensemble.
29:45 Et donc, nous savions tous qu'à un moment donné, nous arriverons à cette étape.
29:52 Et donc, chacun de nous est préparé à cela. Nous avons simplement laissé à chacun le soin de s'exprimer.
30:01 Et en démocratie, c'est normal, puisque les médias d'État n'organisent pas des débats.
30:10 Et donc, en interne, nous avons laissé à chacun le soin de présenter ses idées aux populations.
30:18 Et avec la promesse que le moment est venu, nous devons faire cet exercice qui appelle au dépassement de soi pour mettre la République au-dessus, le Japon au-dessus.
30:30 Donc, moi j'ai confiance en mes compagnons pour que le moment venu, et c'est bientôt, nous parvenions en interne, parce que nous avons appris à travailler ensemble,
30:46 à cet exercice, à ce dépassement de soi, pour mettre le Japon devant.
30:52 Et à cet égard, nous avons mis des commissions pour préparer les candidatures consensuelles, aux législatives, aux locales,
31:01 pour mettre en place des commissions, pour travailler sur, par exemple, un programme commun de gouvernement.
31:06 Parce que, si nous parvenons à cette candidature, nous y arriverons, celui qui sera notre porte-standard devra prendre en compte l'essentiel des programmes des autres.
31:21 Pour que, oui, nous gouvernions ensemble. Et donc, j'ai confiance, j'ai espoir que nous y parviendrons, parce que nous sommes en train de travailler.
31:37 Très bien. Mme Nissanbo, nous arrivons au terme de cette interview. Est-ce que vous avez un mot de fin à l'endroit des Gabonaises et des Gabonais qui nous en regardent ?
31:47 Oui, c'est d'abord de remercier mes compatriotes qui se sont inscrits massivement sur les listes électorales.
31:57 Et nous espérons que, dans quelques temps, cette liste va être affichée.
32:03 Et si elle est affichée, ils doivent aller la consulter. Et s'ils ne retrouvent pas leur nom sur la liste, ils doivent aller à leur centre d'inscription, avec leur récépissé, pour faire des réclamations.
32:20 Ensuite, je les inviterai à se préparer massivement au vote.
32:27 Parce qu'en démocratie, même si elle n'est pas pratiquée comme chez les autres, nous avons la possibilité d'aller au vote.
32:35 Nous ne sommes pas pour la violence, mais nous considérons que le butin de vote est une arme redoutable.
32:43 Et que nos compatriotes doivent utiliser cette arme.
32:47 Ils doivent aller voter, être le surveillant de leur propre vote, du vote dans leur bureau de vote, parce que le pouvoir a malheureusement refusé l'observation internationale de l'élection.
33:02 Donc, c'est aux citoyens eux-mêmes de surveiller leur vote.
33:09 De regarder ce qui se passe autour du bureau de vote, et de garantir la sécurité des bureaux de vote.
33:16 Parce que tous les gabonais sont égaux devant la Constitution. Nous sommes tous égaux.
33:22 Et donc, chacun devra prendre ses responsabilités.
33:27 Bien sûr, en ce moment, il y a des distributions, des cadeaux, oui, mais ce n'est qu'un jour.
33:32 Au lendemain de ces cadeaux, vous vous retrouverez dans la même situation qu'aujourd'hui.
33:37 Donc, il faut voir l'avenir, l'avenir de vos enfants, et vous engager à aller voter et choisir le candidat, et je l'espère, le candidat de l'adhérence 2023,
33:52 qui, comment dire, incarne l'avenir. Un avenir meilleur que la situation d'aujourd'hui.
34:03 Et donc, c'est sur cette note que je voudrais remercier mes compatriotes de m'avoir écouté,
34:12 et surtout de remplir leur devoir de citoyen, car le moment sera venu. Je vous remercie.
34:19 [Musique]
34:39 [Musique]
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