- il y a 3 ans
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00:00 Je vais vous faire juste cette petite présentation pour rappeler des enjeux.
00:09 N'hésitez pas à intervenir dans cette première partie.
00:13 Je vais essayer d'aller très vite, d'éviter d'être trop bavard.
00:17 Voilà, et donc je vous présente le cadre.
00:22 Faut-il relancer ou pas le programme électronucléaire français ?
00:26 Juste pour rappeler, Chantal Joanneau qui est la présidente actuelle de la commission
00:33 nationale du débat public, elle s'est exprimée au terme des premières réunions sur le nucléaire
00:38 et elle a dit "il n'y a pas de consensus sur le nucléaire en France".
00:42 C'est-à-dire que par rapport aux restitutions qui ont été faites, Chantal Joanneau a bien
00:46 expliqué qu'il n'y avait pas aujourd'hui de consensus sur le nucléaire.
00:49 C'est pas parce qu'on nous bassine à longueur de journée qu'il faut reprendre ce programme
00:54 que forcément tout le monde est d'accord et ce qui est un petit peu dommage d'ailleurs,
00:58 c'est que je trouve qu'il y a un déséquilibre.
00:59 Autant j'accepte d'entendre que des gens veulent reprendre le programme électronucléaire
01:03 français, c'est leur opinion, ils ont aussi des arguments, pourquoi pas, mais ce qui est
01:08 dommage dans ce qui est dit, c'est qu'on n'a pas non plus la parole des personnes en ce
01:11 moment qui disent "ben non, il y a peut-être des alternatives, il faut peut-être regarder
01:16 sérieusement les alternatives".
01:18 Voilà, aujourd'hui l'électricité représente 24,7% de la consommation d'énergie totale,
01:28 la majorité c'est du carbone, c'est-à-dire qu'aujourd'hui les voitures, les camions,
01:33 ça roule pas à l'électricité globalement, donc on sert de l'électricité sur une petite
01:37 partie, donc le nucléaire dans la consommation énergétique française en 2019 représentait
01:44 17,3% du total énergétique consommé.
01:49 Donc j'ai fait attention à ce que les chiffres soient justes et dans l'électricité en France
01:54 on a 70% de l'électricité qui est d'origine nucléaire, on va essayer de voir pourquoi,
01:59 eh bien parce que ça a été un choix, la France, c'était un choix d'après-guerre,
02:03 donc très vite il y a eu ce qu'on appelle la création du commissariat de l'énergie
02:07 atomique, le CEA en 1945, juste après la guerre, ensuite on a eu le premier prototype
02:11 de réacteur nucléaire civil à Marcoule en 1956, puis le démarrage et la mise en
02:19 service vraiment, parce que là c'était un prototype sur le premier, en 1966, ensuite
02:24 il faut savoir que la France dispose en janvier 2021, alors je crois qu'on avait 58 mais
02:30 maintenant on n'a plus que 56, donc sur 438 réacteurs dans le monde entier, la France
02:36 en possède 56, et il y a aussi 56 réacteurs, ce chiffre sert à hasard, en construction
02:43 dans le monde, notamment en Inde, beaucoup, en Chine aussi également, et finalement très
02:49 peu en Europe, voilà, et donc la France, donc la proposition en tout cas du gouvernement
02:56 c'est d'envoyer 6 nouveaux réacteurs, alors sans doute pour deux raisons, la première
03:00 c'est qu'il faut quand même anticiper sur le fait que les réacteurs actuels vont arriver
03:05 à une date d'obsolescence, il y a quand même des problèmes de corrosion, il y a des problèmes
03:09 quand même de bombardement, ce qu'on appelle neutronique, c'est pas rien, la fission nucléaire,
03:14 donc pour toutes ces raisons, enfin ces raisons, il y en a d'autres, il y a d'autres choix
03:19 à faire sans doute, mais en tout cas, il y a une relance de la construction de 6 EPR.
03:24 Alors le nucléaire c'est quelque chose, c'est une technologie qui est très compliquée,
03:28 je vais vous montrer après comment ça fonctionne, il y a eu différentes catastrophes, on a
03:32 eu une fusion de combustible, d'abord la première c'est à Sriman Island, donc regardez
03:37 sur la carte, vous voyez les implantations des réacteurs, des centrales nucléaires
03:41 dans le monde, donc voyez d'abord les Etats-Unis bien sûr, donc c'était en 79, coup de chance
03:47 pour tout le monde c'est que l'ensemble du réacteur a tenu, donc le combustible est
03:50 resté dedans, le Tchernobyl, là ça s'est mal passé, ils ont fait mûmuse avec la puissance
03:57 des réacteurs et puis ça s'est mal terminé, les barres de contrôle qui normalement calment
04:01 la réaction, et bien ne se sont pas descendues, et donc ça a fait boum, et quand ça a fait
04:08 boum, ça a fait exploser la dalle de la centrale qui est retombée et qui a cassé le cœur
04:16 du réacteur et ça a libéré évidemment toute la radioactivité qui se trouvait dedans.
04:21 Fukushima, bien lui c'est très différent, c'est un tsunami, donc ça a coupé les circuits
04:25 de refroidissement, puisqu'il n'y avait plus d'électricité, et donc ça a provoqué
04:30 carrément la fusion sur trois réacteurs, et donc ça s'est passé en 2012.
04:33 Alors en France il y a eu évidemment des incidents, j'en ai mis deux récents pour
04:37 dire que non, c'est pas une technologie qui est quand même aussi facile que ça, il y
04:43 a notamment la montée de la contamination des eaux à Saumur, donc on est passé sur
04:50 des seuils de radioactivité qui étaient quand même très importants, trois fois la
04:53 norme en fait, voilà, en janvier 2019, tous les chiffres qui sont ici, je les ai vérifiés,
04:59 s'il y a moins que vous ayez, mais moi j'ai vérifié tout, et à Tricastin il y a eu
05:03 une plainte contre X pour dissimulation d'incidents en octobre 2021 par un cadre d'EDF, et la
05:11 plainte c'est bien contre EDF, parce qu'il y a beaucoup d'incidents qui sont masqués,
05:15 là je crois qu'il y a eu encore récemment à Bugé, il y a eu des salariés qui ont
05:22 été contaminés, voilà ils ont respiré de la poussière, donc là il y a un suivi,
05:27 puisque du coup ils ont inhalé de la poussière, donc ils ont de la radioactivité qui est
05:31 en eux, et là donc il y a un mécanisme de destruction cellulaire qui peut entrer en
05:36 ligne de compte, les salariés du nucléaire ce sont des gens dont on ne parle pas, et
05:41 c'est pourtant des gens qui sont exposés effectivement à un risque important, parce
05:46 que la technologie est une technologie risquée.
05:48 Alors il y a le problème aussi sur le nucléaire de déchets, donc il y a notamment le fameux
05:53 exemple de la mine en Bassac, celle de DAS, et ils ont stocké dans les années 60-70
06:02 des déchets radioactifs dans des tonneaux qui se sont mis à rouiller suite à des infiltrations,
06:08 et aujourd'hui l'état allemand est obligé d'aller les rechercher, et ça va coûter
06:12 2 à 3 milliards d'euros pour les retraiter, donc déjà les chercher avec des problématiques
06:17 d'exposition à la radioactivité, et du coup voilà, ça c'est jamais intégré dans
06:23 le coût de fabrication d'une centrale.
06:25 Il s'avère qu'on n'intègre pas le coût de traitement des déchets, alors que par
06:30 exemple, et là juste pour le signaler, pour une éolienne aujourd'hui, ça y est c'est
06:33 intégré, le coût de démantèlement de l'éolienne est compris dans le coût d'installation,
06:38 parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup d'installateurs qui aujourd'hui
06:41 déposent le bilan, et qu'il fallait quand même avoir un fonds garanti pour pouvoir
06:45 quand même démanteler l'éolienne par exemple.
06:47 Ensuite l'AIGE, c'est là où on entasse les déchets français, enfin la plupart des
06:52 déchets français, et là il y a évidemment en 97 une étude qui a été corroborée je
06:57 crois, parce que j'ai entendu Corinne Lepage, l'ancienne ministre de l'environnement,
07:01 c'était sous Chirac je crois, donc j'ai entendu Corinne Lepage qui parlait d'une étude
07:07 de 2013 qui montrait aussi l'augmentation des leucémies pour toutes les familles, les
07:14 enfants notamment, qui se trouvaient autour de la centrale de l'AIGE.
07:17 Donc voilà, c'est pas anodin, la question des déchets n'a toujours pas été solutionnée
07:21 clairement, Sophie vous en parlera tout à l'heure, et voilà, ça coûte de l'argent
07:25 à traiter les déchets.
07:27 Alors qu'est-ce que c'est qu'un réacteur nucléaire ? C'est une bouilloire, c'est
07:33 une bouilloire en fait, vous faites bouillir de l'eau, de l'eau un peu particulière,
07:39 vous avez ce qu'on appelle un circuit, alors le schéma est bon, le circuit primaire, c'est
07:45 là où vous mettez le combustible, c'est là où il y a de l'eau sous pression, avec
07:48 un circulateur, et donc la température, alors après les nouveaux EPR je sais pas trop,
07:53 mais enfin sur les anciens, la température montait à 320°, vous avez un circuit secondaire
07:58 qui est étanche, si vous voulez, et qui permet en fait, grâce à des turbines et de la vapeur
08:07 qui est produite, de renvoyer du courant via un alternateur et un transformateur sur le
08:11 courant, sur le réseau électrique, et vous avez surtout un circuit de refroidissement,
08:17 c'est ce qui n'a pas fonctionné évidemment à Fukushima, et donc si vous ne refroidissez
08:22 pas, vous avez un risque globalement de tout le système.
08:26 Les matériaux sont très sollicités, que ce soit le ciment ou que ce soit évidemment
08:31 les métaux, donc c'est quand même une technologie effectivement qui est difficile à maîtriser,
08:40 on n'a pas encore eu d'accident, et j'espère qu'on n'en aura jamais en France, mais enfin,
08:45 on a failli quand même en avoir deux, je crois, à Nojent-sur-Seine à cause de civet,
08:50 du boucher du circuit de refroidissement, et là c'est très important, et au Blayé,
08:54 on a dû notre salut je crois, c'était pendant un hiver, voilà, et donc heureusement un
09:01 technicien a réactivé les barres de contrôle pour commencer à calmer en fait le réacteur,
09:07 et donc là aussi c'est pareil, ce sont des technologies qui sont extrêmement complexes
09:11 évidemment, donc ce n'est pas sans poser quelques intérêts.
09:15 Alors, quand même, l'argument positif pour le nucléaire, je le dis quand même, à moins
09:21 que vous ayez, c'est ce que dit Jean-Marc Jancovici, en fait c'est la puissance et surtout
09:27 la possibilité de moduler la production de chaleur, donc d'électricité, et donc là
09:34 on le voit bien, c'est-à-dire que si vous avez un réacteur de 1600 MW par exemple,
09:39 et bien il vous faut deux heures pour avoir un gain de puissance de 5%, ce qui fait que
09:43 effectivement c'est souvent l'argument des gens qui sont pour le nucléaire en disant
09:47 ouais alors c'est bien les éoliennes, c'est bien les panneaux solaires, mais ce n'est
09:50 pas pilotable.
09:51 Alors on pourrait leur dire, bon, écoutez, ce n'est pas tout à fait vrai, il existe
09:55 des possibilités, peut-être qu'on n'a pas travaillé, il y a le stockage sur batterie
09:59 notamment, il y a les stations de compagne, c'est-à-dire que vous utilisez l'électricité
10:03 pour remonter par exemple de l'eau, et donc après vous reproduisez de l'eau, vous pouvez
10:07 le faire la nuit sur un bassin par exemple, au moment où on consomme moins, et puis vous
10:11 avez aussi une très intéressante procédé qui a été utilisée sur les parcs éoliens
10:15 aux Etats-Unis, c'est le stockage par air compressé, qui permet à la fois de comprimer
10:19 donc l'air et ensuite de le restituer, donc ça c'est quand même quelque chose d'intéressant.
10:24 Alors je voudrais voir justement si c'est vrai, enfin il paraît qu'ils stockent l'air
10:29 comprimé dans des mines de sel en Allemagne, est-ce que c'est un projet ou non ?
10:33 C'est un projet.
10:34 Ah c'est un projet ?
10:35 Voilà, moi je ne suis pas...
10:37 Mais il y a plein d'options techniques pour, par des changements d'état, conserver de
10:45 l'énergie.
10:46 Alors je me dépêche juste sur la présentation, donc Flamanville, c'est un projet en fait
10:51 dont le pré-projet a démarré en 2003, donc normalement ils ont encore annoncé une rallonge
10:56 donc on est en 2023, donc ça fait 20 ans.
10:58 C'est pas fini.
10:59 A priori c'est pas fini, il y a eu beaucoup de problèmes sur les matériaux, voilà,
11:03 donc une centrale en fait, enfin un réacteur, il doit s'arrêter une fois tous les 16 mois,
11:09 un mois pour recharger en combustible.
11:12 Donc au départ le projet était évalué à 3 milliards, on va finir à 19,5 milliards,
11:18 sans intégrer les coûts de démantèlement, sans intégrer les coûts de traitement des
11:22 déchets, c'est-à-dire que la seule centrale qui aujourd'hui est en cours de démantèlement,
11:27 c'est la centrale dans les Monts d'Arrêt en Bretagne de Brénilis et EDF donc a reculé
11:33 reculé reculé de démantèlement, et là ils ont annoncé que ce serait démantelé
11:37 soit disant, enfin voilà c'est encore à vérifier, en 2040.
11:41 Alors moi ce qui m'a, je dois vous dire s'il y a un élément qui m'a interrogé,
11:47 c'est cette phrase qui est publique d'Henri Probilliau qu'il a prononcée devant une commission
11:51 sur justement les problématiques de souveraineté en matière de production énergétique, et
11:55 voilà ce que dit Henri Probilliau, il dit "l'EPR est un engin trop compliqué, donc
12:01 quasi inconstructible, on en voit le résultat qu'aujourd'hui", c'est-à-dire l'ancien
12:07 PDG d'EDF dit "Arthur Le Biciclette, il y a un problème avec ce qu'on est en train
12:13 de faire".
12:14 Alors moi franchement, ça ne me rassure pas beaucoup, voilà.
12:17 Donc je tenais à vous le dire, c'est une information importante.
12:22 Vous pouvez rentrer M.
12:23 Paul-Marie.
12:24 Il est désopérate.
12:25 Excusez-moi.
12:26 Ensuite, il y en a un.
12:27 Je ne sais pas si c'est bon pour vous.
12:30 Il y en a un des deux chinois qui tourne.
12:34 Ok.
12:35 Il y a toujours pas démarré Okimoto.
12:38 Alors juste une chose importante, c'est qu'il a démarré 3 mois au mois de décembre,
12:47 et il est en arrêt synédié pour résoudre les problèmes de physique du cœur qui ont
12:54 été identifiés justement à Taishan, et là, vous avez vu, ils sont en train de livrer
13:00 de nouveaux combustibles à la Hague, parce qu'ils avaient livré il y a deux ans les
13:04 combustibles pour la Hague, mais ce sont des combustibles qui sont impropres, puisqu'ils
13:09 ont changé tous les assemblages, tous les crayons de la périphérie des assemblages
13:14 qui seraient à la cause des problèmes rencontrés par les chinois fin 2020.
13:20 Alors, un autre point important, c'est-à-dire pour faire fonctionner un réacteur nucléaire,
13:28 il faut de l'uranium.
13:29 Et en fait, bien sûr, ce n'est pas de l'énergie renouvelable.
13:34 Et donc aujourd'hui, au rythme auquel on est, c'est-à-dire 438 réacteurs dans le
13:39 monde, on a des réserves pour une centaine d'années.
13:43 Si on accélère le programme en ajoutant les 56 réacteurs supplémentaires, on tombe
13:47 à 90 ans.
13:48 Ça veut dire que si on entend des chiffres complètement incroyables, genre des chinois
13:53 qui envisagent de construire une centaine de réacteurs, là se posera à terme la question
14:01 du combustible et la question de la ressource minière qu'il va falloir aller extraire
14:06 à des prix de plus en plus élevés.
14:07 Ça, c'est une chose.
14:09 Alors, moi, j'ai fait juste un petit tableau pour un petit peu introduire la présentation
14:15 de Guillaume.
14:16 C'est les coûts comparés.
14:17 Donc là, vous voyez, j'ai mis un tableau.
14:21 Alors, en prenant les derniers chiffres de Guillaume, moi, j'avais calculé la comparaison
14:26 entre de l'éolien marin, de l'éolien terrestre, le solaire, je ne l'ai pas fait, je m'en
14:30 excuse.
14:31 Donc là, vous avez le nucléaire, le réacteur de Flamanville, donc une puissance brute de
14:37 1600 MW.
14:38 Enfin, c'est la puissance restituée parce qu'il y a quand même une déperdition importante.
14:43 Et on a un facteur de charge qu'on appelle le 80 %.
14:46 Donc, qu'est-ce que c'est que le facteur de charge ? C'est le fait que ce soit disponible.
14:50 D'accord ? Donc, sur la vie d'un réacteur, c'est plutôt 80 %.
14:55 Au début de la vie d'un réacteur, c'est plutôt 90 %.
14:58 Puis ensuite, ça descend jusqu'à 65, 66 % parce qu'il y a de la maintenance à faire
15:04 et on doit arrêter les réacteurs.
15:05 Donc là, vous avez une puissance nette de 1280 MW.
15:08 Vous avez en unité donc un réacteur.
15:11 Donc, ça fait 19,5 milliards.
15:12 Les autres lignes que vous voyez montrent ce que représenterait par exemple les projets
15:18 en éolien marin avec des éoliennes à 6 MW.
15:22 L'autre ligne, c'est Guillaume qui me l'a donnée, c'est le projet éolien offshore
15:26 qui a lieu sur la Normandie, c'est ça ?
15:28 Mais, Fécamp est très peu.
15:29 Fécamp est très peu.
15:30 Je suis un peu ailleurs sur les deux.
15:31 Il y a Coulsel aussi en ce moment.
15:33 Voilà.
15:34 Donc là, on a des puissances de 14 MW avec un facteur de charge de 45 %.
15:39 Alors, c'est peut-être une hypothèse un peu optimiste parce que moi, j'avais lu 38,
15:43 Guillaume m'a dit sur l'étude, c'est 45.
15:45 Et donc, ça veut dire que pour un réacteur nucléaire, vous avez 203 éoliennes marines.
15:50 Et donc, ça veut dire que vous avez un coût global de 4,7 milliards.
15:55 Autrement dit, on pourrait donc pour le même prix avoir 4 fois la puissance d'un réacteur,
16:02 donc 4 fois plus d'énergie électrique avec le même prix.
16:05 Donc, il y a quelque chose quand même qui interpelle.
16:08 L'éolien marin, bon évidemment, là, il faut multiplier comme vous voyez parce que
16:12 là, j'ai mis une éolienne terrestre à 2 MW et ça arrive à 2 667 éoliennes terrestres
16:20 avec à peu près le même coût, 4,5.
16:23 Voilà.
16:24 Donc, Guillaume, tu disais combien il y a d'éoliennes aujourd'hui ?
16:28 Il y a des rastus qui tournent en France.
16:29 En France, il y a 2 000 éoliennes qui tournent.
16:30 Voilà.
16:31 Donc, on voit les chiffres.
16:32 Ça interroge quand même.
16:33 Et comment sont démontées les éoliennes ?
16:34 ça interroge quand même. Et comment sont démontées les aéoliennes maintenant ? Je ne sais pas, oui ils en ont démontées. Alors je crois que donc ils en
16:44 ont démontées et on avait un problème je crois avec le polycarbonate qui était utilisé au niveau des pales et là maintenant il y aurait donc un retraitement des pales. Et avant il n'y avait pas forcément
16:56 d'intégration des coupes démantellement. Aujourd'hui clairement on intègre les coupes démantèlement et il y a surtout un fond qui permet d'être sûr que ça va
17:03 être démonté parce que s'il y a un problème effectivement avec l'opérateur je ne sais quoi, il faut pouvoir le démonter proprement. Alors voilà.
17:10 Ce n'est pas vraiment des démantèlement ce qui se passe aujourd'hui, c'est ce qui a commencé depuis deux ans, c'est ce qu'on appelle un "reformping" dans l'industrie, c'est-à-dire qu'on change les équipements.
17:18 Donc ils enlèvent des têtes d'aéoliennes de vieilles technologies, il y en a certaines qui peuvent avoir 20 ans, qui sont entre 5 et 2 mégawatts, c'est des vieilles machines.
17:30 Aujourd'hui on a quasiment multiplié par deux avec des innovations techniques, donc ça permet avec autant de mât d'avoir une puissance. Alors des fois il faut encore rallonger le mât, mais c'est de la tôle, c'est vraiment pas compliqué à faire.
17:42 Et avec un nombre de marques équivalentes on produit plus parce qu'on a les aérogénérateurs qui sont beaucoup plus performants.
17:50 - Mais tes mots ne sont pas pour nous. - Non, non, non, bien sûr. - Alors ne me commentez pas ça. - Non, non, mais c'est sûr.
17:57 Il y a aussi des arguments pour les aéoliennes par exemple. L'argument qu'il faut s'entendre c'est la partie patrimoine, notamment plus, mais à contrario on peut dire que là où elles sont implantées, par exemple quand on va sur les Vreux, c'est que de la plaine.
18:14 C'est pas bon quand même de vivre dans les plaines, c'est pas bon. Moi je sais que vous allez à Belaide-sur-Mer, juste sur la hauteur il y a 4 aéoliennes, ben demandez aux voisins ce qu'ils en pensent à nous quand on nous met. C'est affreux le bruit.
18:29 - On continue, on va discuter après si vous voulez. Juste rappeler que les rembourses... - De toute façon là ils vont être tous contre nous parce qu'on est pour. - Non, non, non, on n'est contre personne.
18:45 - L'intérêt Madame c'est de discuter, l'intérêt c'est d'échanger. - Non, non, non, on n'est contre personne, moi je suis contre personne, je le dis tout de suite.
18:53 - Simplement c'est de présenter le petit fichier. - Il faut que vous compreniez. - Voilà, juste les rendements des centrales, c'est à dire qu'une centrale gaz, par exemple les nouvelles qui sont chez ENGIE, c'est 56% de rendement.
19:07 C'est à dire qu'en fait un moteur thermique c'est aux alentours de votre voiture c'est 40%, c'est à dire que par rapport à ce que vous consommez de carburant, vous avez une puissance de 40% de ce que vous avez consommé.
19:17 Il y a une centrale nucléaire c'est 34%, dans les meilleurs des cas c'est 37% et aujourd'hui les centrales gaz c'est 56%. Donc ça veut dire que quand même une centrale nucléaire perd beaucoup d'énergie, c'est à dire qu'on est obligé de mettre beaucoup de puissance pour en restituer pas mal aussi.
19:35 - Si on est dans la puissance demandée, est-ce qu'il y a le plus d'extraction, du transport, etc. ? - Non, non, on ne fait pas une analyse dans le cycle de vie, c'est à cause de Carnot ce physicien français du 19ème siècle.
19:46 C'est le troisième principe de la thermodynamique et c'est comme dans une machine à vapeur, puisque comme je le disais clairement, venir au début une centrale nucléaire n'est jamais qu'une cuve chaudière.
19:58 Et comme on ne peut pas mettre en contact les équipements de production d'électricité avec le fluide nucléaire, on a énormément de déperdition au niveau de ce qu'on appelle les générateurs de vapeur.
20:11 Parce qu'il y a des circuits chauds primaires et un circuit que j'appellerais tiède qui entraîne directement les générateurs.
20:18 Et ce qui permet de voir une centrale nucléaire dans le paysage, c'est ces grands panaches de vapeur, puisque en raison des lois de la physique, on ne peut pas retenir l'énergie générale.
20:29 - Bon, les facteurs de charge, on en a parlé tout à l'heure, on va aller assez vite. Alors il y a effectivement un élément très important, on a parlé par rapport à la catastrophe de Fukushima, mais il y a une nécessité de refroidir les centrales en fonctionnant.
20:43 Et donc, regardez bien, c'est très intéressant, c'est la consommation d'eau douce. Et on voit que le principal consommateur d'eau douce, c'est justement le nucléaire.
20:52 Alors évidemment, il n'y a que très peu d'eau qui s'évapore. En fait, il y a 2% de l'eau consommée qui s'évapore, donc qui n'est pas restituée au système d'eau douce.
21:03 C'est-à-dire que là, ce qui se passe, c'est que du coup, on rejette de l'eau chaude dans les rivières aujourd'hui, et aussi dans la mer. Et donc, la question c'est, est-ce que finalement, on a, est-ce que finalement tout ça concourt ou pas à lutter contre le réchauffement climatique ?
21:23 Donc là, vous voyez un graphe assez rapide qui montre l'évolution des températures. Alors, il y a quelque chose qui m'a surpris, d'ailleurs, je l'ai découvert, là, ici, c'est le moment où ça commence à décrocher.
21:33 Et c'est en 1910, en fait, ça commence avec la deuxième mondialisation. Au moment de la guerre de 39-45, on voit un pic, c'est vrai qu'on s'est tellement envoyé de bombes que ça a dû quand même chauffer l'atmosphère, on le voit ici.
21:46 Et puis ensuite, après, on a à nouveau une stabilisation, et là, on a une exponentiation, une augmentation de la température. Alors, peu importe l'origine, parce qu'il y a des gens qui contestent, ils disent que ça vient du solaire, et tout, peu importe.
21:57 Le problème, c'est ça, c'est de regarder ce qui se passe, peu importe l'origine, c'est de dire qu'il y a réchauffement, de toute façon, il est là. Après, quand on rejette du CO2 dans l'atmosphère, quand on rejette du métal dans l'atmosphère, quand on rejette de la vapeur d'eau dans l'atmosphère, on crée un effet de serre, de fait.
22:13 Et l'activité humaine, quand même, doit y concourir. Mais admettons, on peut même supposer que ce ne soit pas vrai. Mais même, il y a l'effet. Peu importe l'origine, il y a un réchauffement.
22:24 Et là, je voulais justement vous montrer une vraie problématique par rapport à cette notion de refroidissement et de réchauffement. Regardez les zones en France où on a eu des problématiques de restriction d'eau. On le voit ici sur cette carte.
22:44 Ça se trouve au niveau, regardez, dans les centrales, on voit bien, c'est-à-dire les centrales au centre de la France, Chinon, Saint-Laurent, Dampierre, Belleville, Sibonie.
22:54 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a un risque, si vous voulez, d'avoir, je crois, au total, ça doit être 14 réacteurs, 14 réacteurs qui peuvent s'arrêter, par exemple, en pleine huitée, c'est-à-dire.
23:08 Et la raison, elle est fondamentale et la suivante, c'est qu'on a les cours d'eau, on est obligé d'utiliser les cours d'eau pour refroidir. Mais si le niveau des cours d'eau baisse, on ne va plus pouvoir les utiliser.
23:20 Donc là, on aura un problème de fonctionnement l'été des centrales. Il se pose aussi la question du Rhône. Le Rhône, c'est pareil. On commence cet été, il y a eu une baisse très importante du niveau du Rhône, du Rhin aussi.
23:33 Et donc, il y a quand même pas mal, évidemment, de centrales sur cette zone. Seules les centrales, en fait, de bord de mer, elles sont relativement indépendantes de la problématique du niveau de l'eau.
23:42 Sauf à ce que le niveau de l'eau monte tellement qu'on a un autre problème au niveau des centrales. Voilà, c'est ça.
23:49 Voilà ce que j'avais à vous dire en présentation pour mettre un peu le débat, pour lancer le débat.
23:54 de débat.
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