00:00 Les vraies voix sud radio.
00:02 Bonsoir Félix, Mathieu.
00:03 Bonsoir tout le monde.
00:04 Et vos trois mots dans l'actu sont succession, urgence et confession.
00:06 Succession à la CFDT, Laurent Berger laisse la place à sa numéro 2, Marie-Lise Léon,
00:10 passation de témoin aux zéniths et dans l'unanimité pour le premier syndicat du pays.
00:15 L'urgence et l'espoir dans la zone du naufrage du Titanic,
00:18 les réserves d'oxygène devraient s'épuiser demain pour les 5 passagers du petit sous-marin d'exploration.
00:24 Des bruits détectés sous l'eau entretiennent l'espoir d'un sauvetage miracle de dernière minute.
00:28 Et puis une enseigne de tacos condamnée en Californie,
00:31 elle avait embauché un imposteur, un faux prêtre pour que ses salariés
00:35 viennent lui confesser leur péché, leur faute professionnelle.
00:38 Les vraies voix sud radio.
00:41 Du gros son, de la grosse ambiance et du gros score à la CFDT,
00:50 100% des voix pour la nouvelle secrétaire générale,
00:53 qui dit mieux à part Staline ou Fidel Castro en tout cas ?
00:56 Concernant celui qui tire sa révérence à la tête de la CFDT.
01:00 Je croise vos forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas.
01:04 Alors non, non, pas les adieux de Mitterrand s'il vous plaît,
01:06 ceux de Laurent Berger tout à l'heure, ragaillardie,
01:09 après 11 ans aux manettes d'une CFDT devenue le premier syndicat du pays,
01:13 la centrale orange réformiste, renforcée par l'épisode retraite.
01:18 46 000 adhérents revendiqués en plus depuis janvier.
01:21 Ne laissons pas retomber ce qui a été créé par cette mobilisation partout en France.
01:26 Alors oui, de cette période il faudra tirer les fils,
01:29 mais il ne m'appartiendra plus de le faire.
01:31 C'est ensemble que nous allons commencer,
01:33 mais c'est surtout vous qui le ferez dans les semaines et les mois à venir.
01:36 Vous le savez, c'est mon dernier discours en tant que secrétaire général.
01:40 Je ne veux donc surtout pas préempter l'avenir.
01:43 Il n'y aura pas d'ombre sur la CFDT.
01:45 Il n'y aura pas de figure tutélaire de la CFDT.
01:48 Il n'y en a jamais eu, il n'y en aura jamais.
01:50 Ce sont celles et ceux qui seront aux manettes dans les mois et les décennies à venir
01:54 qui continueront de construire la CFDT.
01:56 Je peux juste vous dire que nous pouvons être fiers
01:59 de ce que nous avons construit durant ces 11 années à militer ensemble.
02:02 Laurent Berger, salué par son ex numéro 2,
02:05 l'a désormais secrétaire général de la CFDT, Marie-Lise Léon.
02:08 Je suis très honorée, je suis très fière.
02:10 Je sais que c'est une énorme responsabilité.
02:12 On s'est préparé depuis quelques mois,
02:14 mais c'est le jour où ça arrive qu'on se rende bien compte de ce que ça implique.
02:18 Moi, je pense que j'ai beaucoup de chance de prendre la suite de Laurent
02:22 parce que la maison, elle se porte très bien.
02:25 Elle est très cohérente.
02:26 Il y a beaucoup de cohésion, beaucoup de solidarité interne.
02:29 Je sais qu'en plus, les travailleurs nous attendent autour d'eux.
02:32 Ils courent sur la CFDT, donc ça met, je dirais, du pilon au moment d'arrivée.
02:37 Marie-Lise Léon, secrétaire générale de la CFDT, ici au micro de nos confrères de Ouest France.
02:42 Elle accède à la tête de la centrale à l'âge de 46 ans,
02:45 une succession beaucoup plus consensuelle qu'à la CGT,
02:47 où la direction sortante avait été mise en minorité
02:50 avant l'élection surprise de Sophie Binet pour ce qui est de la CGT.
02:53 Un petit commentaire.
02:54 Il y a deux bons autour sur cette nouvelle responsable de la CFDT.
03:00 J'aime énormément, depuis quelques mois, Laurent Berger,
03:04 et je l'ai répété ici,
03:06 j'aime énormément également la cohérence qu'il y a entre le fonctionnement interne d'un syndicat
03:13 dont la tonalité démocratique est exemplaire,
03:17 et le message que ce syndicat a diffusé à l'extérieur.
03:21 François Drangy ou Olivier Dardigolle ?
03:24 Je m'étonne qu'on puisse toujours s'étonner de l'accession de femmes à des responsabilités.
03:30 Une femme est à Matignon, une autre est au Perchoir,
03:33 d'autres ont exercé, que ce soit dans la vie politique ou dans la vie syndicale,
03:36 des responsabilités de premier plan.
03:38 Rappelez-vous Nicole Nota, concernant le syndicalisme.
03:41 Il y a toujours ce petit côté "Tiens, une femme",
03:45 quelque chose qui relève d'un sujet qui pour moi n'en est plus un.
03:50 Moi j'ai envie de répondre à la question que vous posez aux auditeurs.
03:54 Moi je crois que ça ne change rien.
03:56 Peut-être en termes d'image, et encore, comme l'a dit Olivier Dardigolle,
04:00 la CFDT a déjà eu une femme à sa tête, Nicole Nota,
04:03 qui était plutôt vue comme une dame de fer, d'ailleurs,
04:06 plus autoritaire quasiment que ses successeurs,
04:08 que ce soit Chérec ou l'actuel secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.
04:13 Donc franchement, moi je crois que sur le fond, ça ne change rien.
04:16 Et surtout, il faut les juger aux actes,
04:18 que ce soit Sophie Binet ou Maryse Léon,
04:21 sur leur action à la tête d'un syndicat.
04:24 Par exemple, question plutôt qui devrait être posée,
04:27 est-ce que l'intersyndicale, l'unité CGV-CFDT, va perdurer ?
04:32 Est-ce qu'elle va mieux fonctionner parce que c'est deux femmes qui sont à leur tête,
04:35 alors qu'avant c'étaient deux hommes ?
04:36 Je ne le crois absolument pas. Heureusement, d'ailleurs.
04:38 Ce ne sont pas des questions de forme qui conduisent à ce mourit.
04:41 La question que l'on pose n'est pas forcément genrée.
04:43 C'est juste une succession d'une personne à une autre.
04:46 Et ensuite, certains le voient par le voie de la femme
04:48 et d'autres par la voie de deux nouveaux,
04:50 en tout cas, de deux nouvelles chefs de file.
04:54 C'est juste ça, mais ce n'était pas du tout genré.
04:56 Donc voilà, ne m'engueulez pas.
04:59 Deuxième mot, l'urgence dans la zone de naufrage du Titanic
05:03 qui ne nous reste plus qu'un jour.
05:05 L'oxygène devrait manquer demain, si comme on peut le penser,
05:07 les cinq passagers du petit sous-marin d'exploration
05:09 se trouvent à bord, sous l'eau.
05:11 Des bruits captés par les appareils déployés sur place
05:13 ravivent l'espoir de les retrouver vivants.
05:15 Ces bruits pourraient provenir de coups portés régulièrement
05:18 depuis l'intérieur du submersible.
05:20 Ce soir, vers minuit, le navire français de l'Ifremer
05:23 devrait arriver sur zone avec un petit sous-marin grande profondeur,
05:26 comme nous l'explique Jan Obderbeek,
05:29 responsable de l'unité système sous-marin l'Ifremer.
05:32 Il faut remettre en état opérationnel ce robot.
05:34 C'est un gros système.
05:36 Le robot lui-même est un objet de 5 tonnes environ.
05:40 Il est alimenté par un câble qui se trouve sur le navire.
05:44 Il a jusqu'à 8 km de câble.
05:46 Tout est piloté depuis la surface.
05:48 Ce robot possède des caméras, des projecteurs très puissants
05:53 pour éclairer et des bras manipulateurs.
05:56 Il faudra intervenir sur ce sous-marin lorsqu'on le trouvera.
06:00 Jan Obderbeek, responsable de l'unité système sous-marin l'Ifremer,
06:04 avec Jean-Jacques Bourdin, ce matin sur Sud Radio.
06:06 C'est une histoire qui a perturbé tout le monde.
06:09 La curiosité de ce milliardaire aura créé un certain nombre.
06:13 Je retiens le mot qui me venait à l'esprit.
06:16 Il faut quand même se poser la question au-delà du sauvetage.
06:20 C'est la première exigence que tout le monde a en tête.
06:23 Si on peut sauver ces vies, il faut le faire.
06:25 Mais imaginons les moyens que l'on déplore.
06:28 Vous vous rendez compte, le bateau de l'Ifremer,
06:31 j'ai eu à superviser en tant que ministre un sauvetage
06:34 par rapport à un bateau qui avait coulé,
06:36 par rapport aux marchandises qui étaient à l'intérieur, aux risques de pollution.
06:38 On est aujourd'hui capable d'envoyer des robots sous-marins,
06:41 mais avec personne dedans.
06:42 Très profond, c'est 3000-5000 mètres de profondeur.
06:45 Mais pour autant se dire que,
06:47 parce que ça relève un peu du caprice de vouloir aller faire du tourisme
06:52 à des millimètres de profondeur pour voir l'épave du Titanic,
06:56 c'est vraiment jouer avec la mort en réalité.
06:59 Et ensuite, c'est la puissance publique qui va déployer tous ces moyens.
07:03 J'espère qu'à un moment donné, il y a une forme d'assurance privée de cette société
07:07 qui d'après ce que j'ai lu ici ou là,
07:10 a été quand même déjà connue pour ne pas être très respectueuse
07:13 de toutes les règles de sécurité,
07:15 qui paiera tous ces frais de sauvetage.
07:17 On a un compte à rebours effroyable.
07:19 1,40 m sur 2,50 m, l'espace où 5 personnes cohabitent,
07:26 avec des profils très différents.
07:28 Ce milliardaire pakistanais et son fils,
07:32 et le français, un spécialiste des faux-marins, du Titanic.
07:36 Bon, un ancien militaire, spécialiste véritablement.
07:40 S'il y a des bruits toutes les demi-heures,
07:43 c'est très certainement, on espère cela,
07:45 très certainement quelqu'un qui connaît aussi la manière de communiquer
07:48 avec les unités de secours.
07:51 Mais on ne sait pas, j'ai appris aujourd'hui,
07:54 qu'il n'était pas forcément proche de l'épave,
07:57 que les courants en fonds marins étaient très importants
07:59 et que la zone de recherche est très large.
08:02 On est très en retard, pardon.
08:04 Troisième mot, c'est confection avec cette méthode très étrange
08:06 d'une chaîne de tacos californienne pour surveiller ses salariés.
08:09 Et oui, elle a engagé un faux prêtre en espérant que les salariés aillent à confesse
08:13 et à vous d'eux-mêmes, leur péché professionnel.
08:15 Parce que le curé ne disait naguère, à la frais, l'enfant, proie au désir.
08:20 On peut succomber, mais ne pas le faillir.
08:25 Alors non, c'était pas Jean Ferrat en l'occurrence,
08:27 mais c'était bien un vrai faux pasteur en mode "Chers ouailles,
08:30 soulagez votre conscience, combien de fois êtes-vous arrivés en retard ?
08:34 Cette semaine, une affaire révélée par le ministère américain du travail
08:37 qui parle d'une des fraudes les plus éhontées auxquelles il a eu affaire.
08:40 L'enseigne Taqueria Garibaldi a introduit cet homme
08:43 présenté comme pasteur auprès de ses salariés.
08:45 L'imposteur œuvrait pour leur extorquer des confessions,
08:48 les encourageant à libérer leur conscience.
08:50 En plus de ça, l'enseigne ne payait pas les heures supplémentaires.
08:53 Alors au terme de l'enquête, un tribunal a condamné les patrons de cette entreprise
08:57 à verser 140 000 dollars d'arriérés de salaire et de dommages d'intérêt à 35 employés.
09:02 Voilà, pour en aller à confesse.
09:04 - Messieurs, vous irez à la confesse dans quelques instants ?
09:06 - Si un faux don Camillon est appelé, je demande à ce que le vrai Pépon aille aider les salariés.
09:11 - C'est Cécile de Ménibus qui joue le rôle de curée.
09:14 - Je peux vous dire que vous avez parlé, vous avez parlé, messieurs.
09:18 - Vous avez vu le film magnifique.
09:20 - Allez, vous restez avec nous dans un instant.