00:00 Le troisième enjeu de la DAME est de maintenir notre capacité à adapter les armes de la dissuasion à l'évolution du contexte stratégique.
00:07 Les défenses des pays que la France veut dissuader évoluent plus rapidement que par le passé.
00:12 Ces évolutions portent sur les systèmes de détection avancée, radar et satellite, et bien entendu sur les intercepteurs ABM dont j'ai brièvement rappelé l'existence tout à l'heure.
00:23 Pour sécuriser le contrat de pénétration de ces défenses, ce qui signifie pour nous furtivité, durcissement, multiplicité des nombres de têtes, hypervélocité de nos têtes,
00:33 nos armes nucléaires doivent avoir une capacité d'adaptation plus rapide qu'avant.
00:37 C'est l'esprit de la démarche incrémentale de la composante océanique, également en cohérence avec une approche au plus juste besoin dans un contexte budgétaire contraint.
00:49 Dans ce cadre, la DAM doit maximiser les performances des têtes nucléaires associées au système d'armes à l'horizon de l'air-sol nucléaire de 4e génération,
00:57 donc la SN4G à l'horizon 2035, et du M51.4 qui va succéder au M51.3 à l'horizon 2035.
01:09 Nous devons en parallèle explorer des solutions en rupture à plus long terme.
01:16 Le planeur hypersonique peut en être une. Cela passe par exemple par le développement technologique de nouveaux matériaux.
01:23 Les têtes nucléaires futures s'écarteront significativement des références passées et nécessiteront un niveau d'optimisation de plus important.
01:32 Le programme simulation est essentiel car il permet cette optimisation en améliorant les outils utilisés par la garantie des performances.
01:40 Modèles, calculateurs, moyens expérimentaux, c'est une répétition. Et en maintenant les compétences de nos concepteurs d'armes nucléaires.
01:47 [Musique]
01:52 [Musique entraînante diminuant jusqu'au silence]
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