00:00 Bonjour Céline Bidarco, votre invité média anime vendredi un nouveau numéro du Grand
00:05 Échiquier sur France 3. L'émission a été tournée au château de Versailles et sera
00:08 placée sous le signe de la francophonie.
00:10 Bonjour Claire Chazal, c'est je crois la troisième fois que vous choisissez Versailles
00:14 comme écran pour le Grand Échiquier, il y en aura même une quatrième puisque vous
00:18 allez mettre en boîte un inédit qui sera lui diffusé en juillet. Pourquoi ce lieu ?
00:22 Alors c'est vrai que la décision a été prise l'an dernier parce que je pense qu'on
00:30 a donné donc à cette émission qui est déjà évidemment exigeante, qui est centrée sur
00:34 la culture, la diversité des arts, un lieu encore plus emblématique de la culture et
00:39 du patrimoine. Et ça nous a donné l'occasion de faire découvrir ce lieu. D'ailleurs
00:44 dans divers sites, pas simplement dans l'Opéra Royal mais aussi la Chapelle Royale, la Galerie
00:50 des Glaces, les salons de la paix et de la guerre etc. Donc on s'est dit oui, portons
00:57 cette émission de façon encore plus attrayante que les fois précédentes.
01:05 Ça ne pourrait pas être en direct une émission comme celle-là ?
01:07 Ça l'a été bien sûr, ça l'a été et d'autant plus tant déjà Chancel même après.
01:11 Bien sûr que ce serait formidable, moi j'adorerais, je le dis clairement parce que le direct
01:18 me manque un peu. Mais c'est coûteux parce que ça suppose que les artistes qui nous
01:24 offrent des prestations inédites pour nous, pour le Grand Échiquier avec ce grand orchestre
01:28 de l'Opéra Royal, ça suppose qu'ils répètent énormément. Donc c'est plus de jours de
01:33 préparation, plus évidemment économiquement, c'est plus lourd forcément.
01:38 Vous l'avez dit Claire, c'est Jacques Chancel qui a créé et présenté le Grand Échiquier
01:42 dans les années 70 et 80. Le programme a été ressuscité en 2018, vous en avez pris
01:47 les rênes trois ans plus tard après Anne-Sophie Lapix et Anne-Élisabeth Lemoyne. En quoi
01:51 l'esprit de son créateur est toujours là ?
01:52 Alors nous nous y efforçons, nous depuis… J'en ai présenté six, ça en fera huit.
01:59 L'idée je crois de Jacques Chancel c'était de réunir des artistes de tous les horizons
02:07 et de toutes les générations. On se rappelle la présence de jeunes comédiens du conservatoire,
02:13 J.P. Weber et F.Suster, et puis bien sûr d'immenses artistes confirmés comme Georges
02:18 Brassens ou A.S. Heisenberg ou E. Menouin etc. Et ça c'était ce qu'il aimait, faire
02:25 que les arts communiquent, échangent. Et c'est ce que nous essayons de faire avec
02:30 évidemment une exigence de culture. Alors de culture évidemment accessible, non pas
02:35 du tout élitiste, mais avec les plus grands artistes. Et nous aurons quand même sur le
02:41 plateau d'Étienne Dao qui est très rare et qui chante, il n'a pas chanté depuis
02:46 longtemps et qui chantera pour nous, Sophie Marceau qui a écrit un très joli livre,
02:51 Véronique Sanson qui est merveilleuse et puis Pretty Endé qui est la star absolue
02:55 du chant lyrique aujourd'hui, la Sud-Africaine qui sera à la Bastille dans quelques jours,
03:01 le danseur étoile Mathias Hemann. On veut faire venir la littérature avec Tarben Jelloun,
03:06 on veut faire venir les grands représentants des institutions culturelles aussi. C'est
03:10 notre mission. Est-ce qu'il y aura comme à l'époque des dialogues improvisés entre
03:13 les invités ? On se souvient justement de conversations absolument délicieuses avec
03:17 Gabin, Ventura, Belmondo, ça existe encore ça ? Et est-ce que c'est encore possible
03:21 aujourd'hui ? Alors c'est ce que je crois qu'on a essayé de faire depuis l'année
03:24 dernière, les quatre. Moi j'avais notamment animé une émission sur Molière et vraiment
03:27 l'échange a été très fructueux entre tous les acteurs qui étaient là et c'était
03:32 merveilleux. C'est notre tâche à nous, Alex Vizorek et moi, parce que je serais
03:35 à côté d'Alex. Non, je ne serais pas seule, j'aurais un compagnon de discussion.
03:41 Et puis il apportera sa touche à la fois d'humour mais aussi d'élégance parce
03:45 qu'évidemment il met toujours beaucoup de culture dans ses spectacles donc ça nous
03:48 correspond. Et l'idée bien sûr c'est que la conversation s'engage. C'est ça
03:53 notre mission principale. C'est bien sûr de mettre en valeur leur travail, leur art,
03:57 mais c'est aussi qu'ils échangent. Et moi c'est ce qui me plaît. C'est la plus
04:01 grande difficulté mais c'est évidemment passionnant.
04:04 Parlons des audiences du Grand Échiquier. Claire Chazal, souvent sous le million de
04:07 téléspectateurs, même si le précédent numéro était un petit peu au-dessus.
04:10 Oui, on est autour du million, on peut dire, parce qu'on a été au-dessus, on a été
04:13 un peu en-dessous.
04:14 Bon voilà, ça frôle à chaque fois. Le million de téléspectateurs, je me souviens
04:17 que vous aviez dit dès le départ que si vous faisiez un million, ce serait déjà
04:21 très bien pour une émission aussi exigeante.
04:23 Oui, je crois que c'est difficile, oui bien sûr.
04:24 Et vous avez des informations sur l'avenir du Grand Échiquier parce que ça coûte cher
04:27 à fabriquer. Est-ce qu'on peut continuer à la maintenir comme ça avec de telles audiences ?
04:30 Alors oui, ça coûte cher mais je crois que ça correspond tout de même à l'esprit
04:35 de France Télévisions qui veut mettre en valeur la culture.
04:38 Je crois que vraiment, c'est une des rares émissions où on parle de danse, de lyrique,
04:42 de théâtre, de littérature, on en parle bien sûr, mais où tout ça se mélange.
04:46 Et je crois que ça c'est précieux.
04:47 Est-ce que ça se poursuivra ? Moi, la seule chose que je peux dire c'est que je le souhaite.
04:51 Vous n'avez pas d'informations là-dessus ?
04:53 Non, je ne sais pas plus.
04:54 En début d'année, Claire, vous avez perdu la case du Dimanche soir, la deuxième partie
04:57 de soirée de France 2.
04:58 Votre passage des arts a été remplacé par l'émission de cinéma Beaugest avec Pierre
05:02 Lescure.
05:03 Vous aviez exprimé votre sentiment d'injustice.
05:04 Il y a une centaine, plus de 160 artistes qui s'étaient mobilisés, qui avaient réclamé
05:08 le maintien de votre rendez-vous dans une pétition.
05:10 Bon, ça n'a pas servi à grand-chose.
05:11 C'est toujours une blessure ça pour vous ?
05:13 Oui, ça a été triste pour nous parce que nous avions la mission de faire l'émission
05:18 sur toute l'année jusqu'au mois de juin.
05:20 Ça avait été annoncé en juillet dernier lors de l'annonce de la grille de rentrée.
05:25 Et moi, notre plaisir c'était de faire que justement les artistes dialoguent, comme
05:30 un peu dans le Grand Echiquier.
05:31 Et c'était le cas.
05:32 Bon, mais c'est ainsi.
05:34 L'émission de Pierre Lescure se passe très bien.
05:37 Elle est consacrée au cinéma et évidemment Pierre Lescure est tout indiqué, naturellement,
05:41 pour parler de cinéma.
05:42 Il connaît ça parfaitement.
05:44 Il y a le cinéma mondial.
05:45 Et il faut préciser que l'émission marche très bien.
05:46 C'est pour ça qu'elle est reconduite pour la saison prochaine.
05:49 Et donc, tant mieux.
05:50 Et c'est formidable.
05:51 Moi, ce que je souhaitais, c'est d'être au fond, à côté et de pouvoir, moi, parler
05:54 d'autres choses.
05:55 Théâtre, musique...
05:56 L'un n'empêchait pas l'autre, je crois.
05:58 Mais enfin, ça c'est quand même une question qui est maintenant résolue.
06:01 Mais c'est vrai qu'on pouvait parler de théâtre, musique, danse, littérature, opéra, etc.
06:05 - Michel Fidle, le directeur de la culture à France Télévisions, a affirmé à ce micro
06:09 il y a quelques mois "discuter avec vous pour d'autres choses".
06:11 Qu'est-ce qu'on vous a proposé ?
06:13 - Non, alors pour le moment, rien, je dois dire.
06:15 Non.
06:16 Enfin, ils m'ont demandé juste de présenter ces deux Grands Echiquiers, donc sur la francophonie
06:20 et l'Arménie.
06:21 Et qui sera diffusé le 21 juillet.
06:22 J'en suis déjà très heureuse.
06:24 Et puis après, nous verrons.
06:26 Je ne sais pas.
06:27 - Vous avez un contrat avec France Télé jusqu'à quand ?
06:28 - Je n'ai pas de contrat avec France Télévisions.
06:30 J'ai des contrats d'émission, on peut dire, de gris.
06:34 Donc pour chaque émission, j'ai un contrat qui correspond à la préparation et à la
06:40 diffusion de l'émission.
06:41 - Donc à la rentrée, vous ne savez pas ce que vous faites ?
06:42 - Non, je ne sais pas sur France Télévisions.
06:47 Moi, je veux rester journaliste, je le suis.
06:49 Ce que je souhaite, c'est porter la parole des artistes.
06:52 Et dire ce qu'ils font.
06:54 Et montrer ce qu'ils font de beau.
06:56 Donc je continuerai peut-être à travailler pour Paris Match parce qu'ils m'ont demandé
07:01 des reportages.
07:03 Et puis je serai sans doute, j'aurai une chronique dans le Parisien Magazine, la dernière page.
07:08 C'est ce qui est prévu.
07:10 - Mais vous n'avez pas envie d'arrêter la télé Claire Chazal ?
07:13 - Non, mais moi la télévision, bien sûr j'en ai fait.
07:17 J'ai eu tellement de chance.
07:19 Tellement de chance d'être à TF1.
07:21 Et je le redis, de faire ce métier dans ces conditions.
07:25 J'avais été auparavant sur Antenne 2 et c'est là que j'ai appris bien sûr ce métier
07:29 de l'audiovisuel qui est très particulier.
07:31 Et puis j'ai eu cette chance, évidemment, d'être appelée par Michel Fitt pour France 5
07:35 quand j'ai quitté TF1.
07:37 Mais j'aime la presse écrite puisque j'ai commencé là.
07:41 Donc si je peux écrire, moi je suis très heureuse.
07:44 - Un retour aux sources.
07:45 - Ou la radio, naturellement, bien sûr.
07:46 - L'appel est lancé.
07:47 - Que j'écoute toute la journée.
07:48 - Merci beaucoup d'être venue Claire Chazal.
07:50 - Merci à vous.
07:51 - Le Grand Achiquier, c'est vendredi 21h10.
07:53 Sur France 3, un autre numéro spécial Arménie sera diffusé dans le courant du mois de juillet.
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