- il y a 3 ans
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 Carrefour de l'Info sur Arabelle.
00:03 [Musique]
00:06 Bonjour, bonjour à tous.
00:07 Tout de suite, comme tous les jours, le sommaire de votre Carrefour de l'Information.
00:11 Pas moins de 78 personnes sans-abri ont perdu la vie dans les rues de Bruxelles en 2022.
00:17 Le collectif Les Morts de la rue leur a rendu hommage il y a quelques jours à l'hôtel de ville de Bruxelles
00:22 et souhaite ainsi attirer l'attention sur un problème structurel dans la capitale.
00:27 Pour nous en parler dans quelques instants, Florence Servais, coordonnatrice du collectif Morts de la rue.
00:32 La suite, comme tous les jours, l'essentiel de l'actualité bruxelloise avec Fatima Choukri
00:36 et ensuite les différentes revues de presse.
00:38 À l'international, on parlera notamment d'Elon Musk en Chine.
00:42 Et puis au Maghreb, le lancement aujourd'hui au Maroc du virement instantané aujourd'hui.
00:47 Et puis en fin d'émission, comme chaque jeudi, le chiffre de la semaine.
00:50 Voici donc les principaux titres que nous allons développer dans quelques instants.
00:54 Dans votre Carrefour de l'Info.
00:56 Le Carrefour de l'Info sur Arabelle.
01:01 On le disait en introduction, pas moins de 78 personnes sans abri ont perdu la vie dans les rues de Bruxelles en 2022.
01:10 Le collectif Les Morts de la rue leur a rendu hommage mercredi dernier à 11h à l'hôtel de ville Bruxelles
01:16 et souhaite ainsi attirer l'attention sur un problème structurel dans la capitale.
01:20 Et pour nous en parler, Florence Servais, coordonnatrice du collectif Morts de la rue est avec nous.
01:24 Bonjour. - Bonjour.
01:26 Et donc pour nous accompagner bien sûr, Tariq, bonjour. - Bonjour.
01:29 Pour commencer, si vous le voulez bien, peut-être nous parler du commencement, de la création de ce collectif,
01:33 ce que cela représente, ses missions et ses objectifs.
01:36 Oui, donc le collectif, il s'est créé aux alentours de 2004,
01:41 quand les personnes concernées, donc les habitants de la rue, les militants, les travailleurs sociaux,
01:47 ont pris connaissance du fait que quand les personnes sans abri décédaient, on n'était pas au courant
01:53 et on n'avait pas l'occasion, on n'avait pas la possibilité d'aller, d'être présent aux enterrements
01:58 et donc de leur rendre hommage, de leur dire adieu.
02:03 Et donc à ce moment-là, des associations et des personnes se sont mises ensemble
02:08 pour se dire "il faut faire quelque chose".
02:11 Et puis alors, quelques mois après, l'équipe de travail de rue de Diogène,
02:16 dont je fais partie, s'est impliquée aussi dans le collectif.
02:19 Et donc il y a une ancienne collègue à moi qui a pris la coordination du collectif,
02:24 parce que pour apprendre les décès, c'est un travail de tous les jours.
02:29 Il faut avoir des contacts assez privilégiés avec les administrations communales,
02:32 pouvoir recevoir des informations, pouvoir se partager des informations
02:35 qu'on ne devrait pas se partager en tant que travailleurs sociaux,
02:37 mais que si on ne les partage pas, on n'est pas au courant des décès.
02:40 Et puis alors, pour faire tout un travail auprès des communes,
02:43 pour pouvoir être au courant des enterrements, quand c'est un enterrement indigent,
02:47 au début du collectif ce n'était pas possible,
02:49 les communes refusaient de donner l'information de quand aurait lieu un enterrement indigent.
02:54 Faire tout un travail aussi autour de la reconnaissance des tombes,
02:57 pour qu'il y ait une croix ou un signe sur les tombes,
03:00 pour qu'elles soient marquées, qu'elles soient identifiées.
03:03 Voilà, donc c'est un travail qui a commencé en 2004,
03:06 qui est toujours à refaire, il n'y en est jamais acquis.
03:09 Toutes les petites victoires qu'on a, on sait que ce n'est jamais un acquis.
03:12 Il faut toujours rester vigilant, il faut toujours continuer à être en contact avec les administrations,
03:19 pour qu'il n'y ait pas de retour en arrière, parce que c'est, voilà, on constate souvent des retours en arrière.
03:24 Et puis on essaye aussi d'améliorer les conditions dans les 19 communes de Bruxelles.
03:29 On va un peu s'intéresser au quotidien du collectif.
03:32 Comment ça se passe ? Quelles sont vos actions durant la journée ?
03:35 Peut-être une journée type, ce que vous réalisez ?
03:38 Alors, il y a moi qui suis la coordinatrice du collectif, qui suis travailleuse sociale,
03:43 et le collectif, parce qu'on s'appelle collectif parce qu'on est un collectif.
03:47 Donc moi, en tant que coordinatrice du collectif, c'est souvent moi qui reçois les demandes,
03:51 ou qui reçois les appels, les rumeurs.
03:54 Et donc l'idée, c'est de confirmer, d'infirmer les rumeurs.
03:59 Donc en prenant contact avec les administrations communales,
04:02 c'est de rechercher les informations, de savoir en cas comme aujourd'hui.
04:11 J'apprends une rumeur, une personne est décédée,
04:14 dans quelle commune ça s'est passé, est-ce que l'enterrement a déjà eu lieu,
04:18 est-ce que quelqu'un s'est déjà rapproché de l'administration communale
04:21 pour organiser quelque chose pour ses obsèques ?
04:23 Et puis alors, tout le contact avec les proches de la personne décédée, ses amis.
04:27 Parce que souvent, dans des cas de personnes sans-abri,
04:31 les relations les plus proches ne sont pas forcément la famille officielle,
04:36 les ascendants, les descendants.
04:38 Donc il y a souvent un réseau informel.
04:40 Et donc, prendre contact avec ce réseau-là,
04:42 qu'est-ce qui serait le mieux pour son enterrement ?
04:44 Est-ce que la personne avait une religion ou pas ?
04:46 Qu'est-ce qu'on organise comme cérémonie ?
04:49 Il y a tout ce travail-là au niveau de chaque décès.
04:53 Et puis alors, ça c'est une partie du travail,
04:57 et puis une autre partie du travail, c'est ce côté collectif.
04:59 Donc on a un groupe de personnes concernées par le sujet.
05:02 Dans notre groupe, dans notre collectif, il y a des personnes sans-abri,
05:05 des personnes anciennement sans-abri, des citoyens,
05:07 des travailleurs sociaux, des artistes.
05:09 Et donc là, on essaie de fonctionner comme un collectif.
05:13 On se réunit une fois par mois,
05:15 où lors de nos réunions, on parle des décès qu'on a appris depuis la dernière fois,
05:19 qu'est-ce qui s'est passé, comment se sont passés les obsèques,
05:22 est-ce qu'il y a besoin qu'on se mobilise pour être présent lors d'obsèques.
05:26 Et puis alors, comment on l'a vécu, comment ça s'est passé ?
05:31 Est-ce que tout a bien fonctionné, ou est-ce qu'il y a eu des choses qui n'allaient pas ?
05:36 C'est une façon de réaliser un bilan ?
05:38 Voilà, et puis alors d'identifier tous les points qui n'ont pas fonctionné,
05:41 quand on voit que, voilà, des choses qui ne se sont pas bien passées,
05:44 des pratiques qui ne nous semblent pas correctes.
05:51 Et puis alors, on essaye de faire bouger les choses.
05:53 On prend souvent contact avec les administrations communales,
05:55 avec les cimetières, pour essayer de faire bouger les choses.
05:58 Donc de ce qu'on a identifié, quand on voit qu'il y a des choses qui reviennent souvent,
06:01 on essaye de faire bouger les choses.
06:04 Et puis alors, on a des projets.
06:06 Il y a cette cérémonie annuelle qu'on organise une fois par an,
06:09 à l'hôtel de ville, ça c'est important,
06:11 c'est depuis les débuts du collectif, une fois par an, la ville de Bruxelles.
06:15 Alors justement, Florence Servé, il y a quelques jours,
06:17 vous avez rendu hommage à ces 78 sans-abri morts dans la rue à Bruxelles, en 2022.
06:23 Comment avez-vous vécu cette journée ? Quels ont été les retours ?
06:28 Alors, cette journée, c'est plein de choses,
06:32 avec toujours des... ça fait toujours un peu un grand écart,
06:36 le côté "on rend hommage à chaque personne individuellement,
06:38 mais aussi on en fait quelque chose de public".
06:41 C'est un côté très émouvant de rendre hommage à chacune de ces personnes.
06:45 Mais en même temps, c'est aussi une occasion pour tout le secteur
06:48 d'aide aux personnes sans-abri de se rassembler,
06:50 donc c'est un côté un peu festif,
06:52 et qui est un petit peu difficile, quand même, d'avoir cette tension-là,
06:55 entre "on est content de se retrouver, d'être ensemble,
06:58 dans ce bel endroit en plus, où il y a une journée dans l'année
07:01 où cette salle gothique de l'hôtel de ville nous accueille".
07:04 Mais en même temps, c'est pour une raison particulièrement tragique.
07:07 Voilà, donc on va faire alors une évaluation prochainement de la cérémonie,
07:13 tous ensemble.
07:15 Mais j'ai l'impression que tout le monde a été très content de cette cérémonie,
07:19 qu'on a trouvé très belle.
07:21 Donc il y a eu dans cette cérémonie pas mal de prises de parole,
07:24 il y a eu des témoignages, il y a des gens qui ont joué de la musique,
07:27 il y a des ateliers artistiques d'un accueil de jour et d'un asile de nuit
07:33 qui ont réalisé des papillons,
07:36 donc des objets symboliques en mémoire de chaque personne.
07:38 Donc c'était aussi visuellement très beau.
07:40 On a eu pas mal de retours dans la presse,
07:43 donc c'est toujours assez valorisant de voir que ce qu'on dit
07:46 depuis pas loin de 20 ans est entendu.
07:48 Parce que oui, nous notre message, c'est...
07:50 Le message qu'on avait un peu au début, c'était lutter contre des idées reçues,
07:54 que les sans-abri mourraient principalement l'hiver.
07:57 Donc ça on a l'impression que notre message est assez entendu maintenant,
08:00 que voilà, maintenant ça a l'air d'être assez dans la tête de tout le monde
08:04 qu'on ne meurt pas que l'hiver.
08:06 Voilà, nous...
08:08 - Parmi les sans-abri disparus, on a dénombré 15 nationalités,
08:12 dont 30 belges et 11 polonais.
08:14 Est-ce qu'on peut parler juste d'une partie émergée de l'iceberg,
08:17 comme on dit dans la formule ?
08:19 - Bah écoutez, j'ai vu que cette formule était apparue dans la presse,
08:22 c'est pas exactement ce que j'ai dit.
08:24 Mais oui, on sait qu'on n'apprend pas tous les décès.
08:27 Voilà, nous notre définition d'un mort de la rue,
08:29 c'est une personne qui a vécu en rue à un moment donné de sa vie.
08:32 Parce que le parcours des personnes sans-abri,
08:35 il n'est pas linéaire, c'est pas une situation stable d'être sans-abri.
08:38 Les gens ne sont pas tout le temps sans-abri.
08:41 Souvent il y a des passages en maison d'accueil,
08:44 des hospitalisations, parfois des entrées en logement.
08:47 Nous ici, c'est toutes des personnes qui restaient connues
08:50 du secteur d'aide aux personnes sans-abri.
08:52 Et donc on rend hommage à toutes ces personnes.
08:54 La majorité vivait en rue au moment de leur décès,
08:56 mais ce n'était pas le cas de tout le monde.
08:58 Pour les nationalités, oui, on sait qu'on n'apprend pas tous les décès.
09:02 J'avais parlé du fait qu'on n'apprenait pas tous les décès,
09:05 principalement parce que le journaliste me posait la question
09:08 des personnes migrantes.
09:10 Et donc ça, on sait que nous, les contacts qu'on a,
09:13 c'est principalement au sein du secteur d'aide aux personnes sans-abri.
09:16 Tout le secteur d'aide aux personnes migrantes, aux personnes sans-papiers,
09:19 tout ça, c'est un peu un secteur connexe.
09:22 Et on sait qu'il y a...
09:24 - Une invisibilité ?
09:26 - En tout cas, de notre côté.
09:28 On essaye de faire des ponts, mais voilà, c'est pas toujours facile.
09:31 Ça demande du temps aussi de pouvoir se rencontrer,
09:35 de pouvoir partager les informations.
09:37 Donc voilà, on sait qu'on n'apprend pas tous les décès, ça c'est certain.
09:40 - Justement, vous venez de mentionner que parmi les décès,
09:42 il y avait des sans-abri, mais pas que.
09:44 Dans quel sens ? Que pourrons-nous trouver, par exemple,
09:47 des personnes qui ont eu...
09:49 Enfin, qui soudain, ils ont perdu la vie dans la rue,
09:51 alors qu'ils avaient un chez soi ?
09:53 - Les personnes ne sont pas toutes mortes dans la rue non plus.
09:55 - OK. - Voilà.
09:56 Il y a beaucoup de décès qui surviennent à l'hôpital.
09:58 Et puis alors, des décès qui surviennent dans des squats,
10:01 dans des maisons d'accueil.
10:05 Parfois, dans le logement d'un ami,
10:08 ça arrive régulièrement, des personnes qui sont hébergées pour une nuit
10:11 et puis qui décèdent à ce moment-là.
10:13 - Donc c'est des personnes qui ne sont pas chez eux au moment du décès ?
10:16 - Non. Le lieu du décès n'est pas...
10:19 - N'est pas lié. - Voilà.
10:21 C'est pas un critère pour nous.
10:23 Le lieu du décès, il est...
10:25 C'est comme toute la population,
10:28 les personnes meurent majoritairement à l'hôpital.
10:30 Nous, il y a quand même une partie importante
10:33 qui meurt sur la voie publique ou dans des lieux semi-publics
10:36 comme des stations de métro ou des parcs.
10:38 Mais c'est pas un critère pour nous pour définir un mort de la rue.
10:41 - Le nombre de décès a fortement augmenté.
10:43 On parle de 7800 abris morts dans la rue en 2022.
10:47 Vous pensez qu'il y a une raison pour cette augmentation ?
10:50 - Alors, on en voit deux.
10:52 La première, c'est que le collectif est plus connu.
10:55 Donc on apprend plus de décès.
10:57 La façon qu'on a de travailler, on essaye de tendre vers l'exhaustivité
11:00 comme notre but, c'est d'agir pour un adieu digne.
11:03 Plus on apprend des décès, plus on sait qu'il y a des personnes
11:07 qui vont être enterrées dignement.
11:09 Et puis alors, il y a aussi l'augmentation du nombre de personnes sans-abri.
11:13 - Donc c'est ça qui... - Oui, c'est principalement ça.
11:17 - Est-ce que, par rapport... Vous êtes là depuis 2004.
11:20 Est-ce qu'il y a une période... Par exemple, on va parler de l'avant-Covid,
11:23 après-Covid. Est-ce qu'il y a une grande différence entre ces deux périodes ?
11:27 - Pas particulièrement.
11:29 Pour nous, on est sur une pente ascendante depuis les débuts du collectif.
11:33 On n'a pas marqué une rupture.
11:37 En tout cas, pas quelque chose qu'on a vu à notre niveau.
11:40 Après, c'est possible qu'il y ait des choses,
11:42 mais ça n'a pas alerté nos radars.
11:45 - Bien sûr. On va parler du coup maintenant des solutions.
11:47 Est-ce qu'il y a des actions, partenariats, pour améliorer la situation ?
11:51 Comment, aujourd'hui, les citoyens également peuvent-ils vous venir en aide ?
11:55 - Nous, ce qu'on hésite toujours à mettre en avant, c'est qu'il faut des solutions structurelles.
11:59 Il faut du logement.
12:01 Et le problème principal, c'est la pauvreté et l'absence de logement.
12:06 Et aussi des problèmes de droit.
12:08 Parce que pour toutes les personnes qui ne sont pas belges, nées en Belgique,
12:13 c'est compliqué de pouvoir avoir des filets de sécurité,
12:18 pour avoir un revenu, pour avoir des droits.
12:22 Donc c'est surtout ça qu'on met en avant.
12:24 Des logements abordables et de qualité.
12:29 Des revenus de remplacement qui soient au-dessus du seuil de pauvreté,
12:34 qui soient en accord avec les prix de logement.
12:37 Et puis alors, des droits.
12:39 Pour le moment, pour les personnes migrantes intra-européennes,
12:43 elles ont la liberté de circuler, mais leurs droits ne suivent pas.
12:46 Et puis alors, pour les personnes au-delà de l'Union Européenne,
12:50 aussi des droits.
12:54 - Alors, peut-être, Florence Hervé, avant de nous quitter,
12:56 un petit mot de la fin, un message à faire passer,
12:59 pour sensibiliser encore un peu plus les Bruxelloises et les Bruxellois
13:03 à cette problématique.
13:04 Rappelons que 78 personnes sans abri ont perdu la vie dans les rues de Bruxelles l'année dernière.
13:08 - Nous, ce qu'on met en avant toujours, c'est la dignité des personnes.
13:11 Nous, on agit vraiment au moment de leur mort,
13:14 mais ce qui nous semble important, c'est que les personnes soient traitées
13:17 dignement déjà au moment de leur vie.
13:20 - Voilà, donc c'était la conclusion de Florence Hervé.
13:23 Je rappelle que vous êtes coordonnatrice du collectif Morts de la rue.
13:27 Merci d'être venue aussi pour votre témoignage.
13:29 - Merci à vous.
13:30 - Merci Fatima.
13:31 On se retrouve dans quelques instants pour la deuxième partie du Carrefour de l'Info.
13:34 Le Carrefour de l'Info sur Arabelle.
13:39 - Et à présent, l'actualité bruxelloise.
13:43 On commence Fatima avec Saint-Joste-en-Aude.
13:45 Ahmed Moussine sera finalement candidat bourgmestre pour Écolo.
13:48 - Après Emre Sumlu et Cyril Boussif à Molenbeek,
13:51 Thomas Nassens et Nathalie de Soif à Jette,
13:53 c'est au tour d'Ahmed Moussine de se déclarer candidat bourgmestre
13:56 face à Émir Kier à Saint-Jost.
13:58 Et Ludwig Cornez et Frédéric Raukens occuperont la deuxième et troisième places.
14:02 Écolo est à Saint-Jost la première force d'opposition à l'heure actuelle.
14:06 Mais la fracture entre le clan PS et le clan Emer Kier au sein du collège
14:09 pourrait amener à une nouvelle ère au sein de la plus petite commune de Belgique.
14:12 - Et puis à Hucle, l'ancien échevin Éric Saxe
14:15 rejoint la liste Hucle en avant pour les communales 2024.
14:18 - En effet, il siégera dès le prochain conseil communal au sein du groupe Hucle en avant,
14:22 annoncé Marc Kools mercredi.
14:24 Éric Saxe avait décidé au début de la législature actuelle
14:27 de se mettre en congé du MR et de siéger comme élu libéral indépendant
14:30 au conseil communal à la suite d'un désaccord avec l'alliance formée à Hucle
14:34 le soir des élections d'octobre 2018 entre le MR et Écolo.
14:38 En rejoignant Marc Kools et la liste Hucle en avant,
14:41 Éric Saxe espère répondre à la demande des Huclois.
14:44 Déçu par l'action de la majorité Emer, Écolo les a engagés
14:47 et qui souhaite pour la prochaine mandature communale une autre majorité.
14:51 - À présent, Molenbeek, un nouveau projet d'occupation temporaire
14:54 pour loger des personnes sans-abri.
14:56 - Confier à des familles avec enfants un appartement
14:58 pour combattre le sans-abrisme et le mal-logement,
15:00 c'est l'objectif du projet d'occupation temporaire Molenbeekois You You,
15:03 inauguré mercredi.
15:05 L'initiative a vu le jour grâce à la participation de plusieurs associations
15:08 et du logement Molenbeekois qui a mis à disposition
15:11 plusieurs appartements inoccupés.
15:13 Celui-ci situé au 186 avenue Jean de Bruc,
15:16 il comporte au total 14 appartements, donnant accès à 50 personnes.
15:20 Deux autres logements sont quant à eux réservés à des activités communautaires.
15:24 L'occupation prendra fin en 2025.
15:26 - Enfin, on termine avec ce nouveau parking de dissuasion
15:29 qui ouvre ses portes à Tervuren.
15:31 - Ce matin, la région flamande y a inauguré 300 places de parking
15:34 pour voitures mais aussi pour vélos.
15:36 Les habitants de la périphérie de Bruxelles peuvent désormais profiter
15:39 d'un nouveau parking de dissuasion nommé Hopin, avec 300 places.
15:42 L'objectif de ce parking est de réduire la pression automobile
15:45 dans le centre de la capitale.
15:47 Le projet est mené par la région flamande et la régie des bâtiments.
15:50 - Merci Fatima pour ce tour d'horizon de l'actualité bruxelloise.
15:53 On vous retrouve tout à l'heure pour la chronique du jeudi,
15:56 le chiffre de la semaine.
15:58 - Et on enchaîne avec la revue de presse internationale.
16:09 Comme tous les jours, on revient sur la visite d'Elon Musk en Chine
16:12 qui est décrite par les médias officiels chinois comme un camouflet
16:16 pour certains responsables américains et européens
16:19 qui prônent un découplage avec la Chine.
16:22 C'est ce que relate en tout cas le courrier international.
16:24 Aux yeux du patron de Tesla, en tout cas les intérêts des Etats-Unis
16:27 et de la Chine sont si liés que les deux pays sont inséparables,
16:31 selon lui, tels les sixième mois.
16:33 Et les relations entre le milliardaire et Pékin ont suscité aussi
16:36 des interrogations en Washington, écrit la libre internationale.
16:39 Le président américain Joe Biden a déclaré en novembre dernier
16:42 que les liens qu'entretient le patron de Tesla avec des pays étrangers
16:46 méritaient d'être examinés.
16:48 Selon certains analystes, Tesla continue à se concentrer
16:52 de manière agressive sur l'expansion de son implantation en Chine
16:56 qui demeure une véritable poule aux oeufs d'or.
16:59 Tesla a annoncé en avril qu'elle construirait à Shanghai
17:01 une nouvelle usine de batteries, une usine qui aura une capacité initiale
17:05 de 10 000 batteries par an et devrait commencer à produire
17:08 au deuxième trimestre de 2024.
17:10 Information que l'on retrouve dans l'agence de presse chinoise Xinjia.
17:14 A retenir aussi dans les casques au Canada,
17:16 les feux de forêt ont brûlé plus de 2 millions d'hectares
17:19 à travers le pays depuis le début de cette année,
17:22 au cours de ce qui a été l'une des saisons les plus précoces
17:25 jamais enregistrées, indique CTV News.
17:28 L'Alberta demeure la province la plus touchée,
17:30 mais des incendies sont aussi signalés dans les autres provinces
17:34 des prairies, la Saskatchewan, le Manitoba,
17:36 et jusque dans le nord, dans le Yukon et les territoires du Nord-Ouest.
17:40 « Les feux qui font rage sont des véritables monstres »,
17:43 écrit le Toronto Star. Enfin, dans la presse, selon les spécialistes,
17:46 les forêts boréales sont plus sensibles et plus fragiles
17:49 à cause d'un nouveau schéma qui s'est installé ces dernières années.
17:53 Moins de neige, un printemps hâtif, plus chaud, tout est plus sec
17:57 et donc propice à ce que les forêts s'enflamment davantage,
17:59 ce qui arrive de plus en plus au printemps.
18:02 Voilà donc pour l'essentiel de la presse internationale.
18:04 Dans quelques instants, direction le Maghreb.
18:06 Le Carrefour de l'info, sur Arabelle.
18:10 L'actualité au Maghreb, on commence par le Maroc.
18:16 Le lancement du virement instantané ce jeudi 1er juin,
18:20 ce titre dans l'Economiste.
18:22 Le virement bancaire instantané commence aujourd'hui,
18:25 dans l'opinion, c'est officiel.
18:27 Après plusieurs mois d'attente, le virement bancaire instantané
18:30 est désormais opérationnel au Maroc.
18:33 Ce service sera gratuit pendant les trois premiers mois
18:36 et de son lancement est plafonné à 20 000 dirhams.
18:39 Passé ce délai, il sera facturé à la discrétion de chaque banque,
18:43 explique Banque le Maghreb, ajoutant que ce nouveau service
18:47 de paiement électronique permet à toute personne
18:49 le transfert d'argent en moins de 20 secondes.
18:52 Un nouvel instrument dans le cadre de la modernisation
18:55 du système du paiement au Maroc.
18:58 La Banque mondiale s'apprêterait à restaurer le programme d'aide
19:01 à la Tunisie, titre Business News.
19:04 Tunisie, Banque mondiale, les nuages enfin dissipés,
19:07 en Tunisie, Web2, qui écrit Bloomberg, a annoncé que
19:10 la Banque mondiale s'apprêterait à restaurer le programme
19:13 d'aide et de coopération avec la Tunisie.
19:16 Partenariats en vue entre la Tunisie et la Banque mondiale
19:19 s'interrogent de son côté réalité.
19:21 Le conseil d'administration de l'institution internationale
19:24 devrait examiner le 15 juin prochain la stratégie de partenariat
19:28 avec la Tunisie qui couvrira les exercices de 2023 à 2027.
19:33 Pour l'année fiscale en tout cas qui se termine en juin,
19:36 la Banque mondiale envisage environ 500 millions de dollars
19:39 de programme d'aide pour la Tunisie.
19:41 Enfin ce nouveau scandale à la FAF, la Fédération algérienne de football,
19:45 le scandale qui est en lien avec l'équipe nationale féminine
19:48 dans la presse. Le scandale c'est que la Fédération algérienne de foot
19:51 aura oublié d'inscrire l'équipe féminine aux éliminatoires
19:55 du Jeux olympiques de Paris en 2024. Il est trop tard
19:58 pour l'équipe d'Algérie, elle ne pourra pas prétendre
20:01 à la participation au calife des JO. La FAF a finalement sorti
20:05 un communiqué que l'on peut lire dans le Soir d'Algérie.
20:07 Le communiqué précise, je cite, "en l'absence d'une sélection nationale
20:11 et d'un département de foot féminin, il n'a pas été jugé utile
20:15 d'inscrire cette sélection".
20:18 Et présent comme tous les jeudis, le chiffre de la semaine
20:30 que nous allons découvrir avec vous Fatima.
20:32 Tout à fait Arik, alors notre chiffre du jour c'est 117 000
20:37 mais je vais vous expliquer pourquoi. Ce mardi 30 mai en fait
20:40 la canotte du loto s'élevait à 87 millions d'euros
20:43 mais le gros lot n'a pas été remporté lors de ce dernier tirage.
20:47 Il n'y a pas eu de chance de ce dernier tirage, les joueurs auront
20:52 une nouvelle chance de gagner le pactole et de devenir millionnaire
20:56 lors du prochain tirage EuroMillions ce vendredi 2 juin.
20:59 A noter toutefois qu'il y a quand même un gagnant, c'est un belge
21:03 qui a remporté 117 606 euros et donc qui a remporté ce beau chiffre
21:11 quand même, c'est une belle somme mais pas que.
21:13 Par la suite Arik, nous allons savoir qu'est-ce qui s'est passé en Belgique
21:16 avec les gains.
21:17 Voilà, alors nous sommes plutôt pas mal parmi les gagnants.
21:19 Est-ce qu'il y a une anecdote particulière qu'on peut retenir en Belgique ?
21:22 Tout à fait, alors comme je vous le disais, il y a une anecdote particulière
21:25 quand même assez spéciale. A Aulmont, un village en Belgique,
21:29 de 3 200 habitants, 165 personnes ont joué ensemble à l'EuroMillions
21:33 en 2022 et ils ont gagné. Et en fait, ils ont remporté la somme
21:37 de 143 millions d'euros qu'ils se sont partagés.
21:40 Chaque gagnant a reçu près de 900 000 euros.
21:43 Les habitants en fait à ce moment-là, ils avaient décidé de jouer
21:45 un ticket collectif, ce qui permet d'augmenter les chances de réussite
21:48 avec 165 personnes.
21:50 Merci Fatima pour ce chiffre de la semaine et c'est ainsi qu'on en referme
21:53 qu'on en referme votre carrefour de l'information. Excellente journée à l'École d'Arabel.
Commentaires