00:00 Bonjour Bertrand Jier. Bonjour Céline. C'est à partir du 17 avril, donc de lundi prochain,
00:04 qu'on pourra regarder le Figaro TV et écouter le Figaro Radio.
00:08 On va d'abord être pratico-pratique pour la télé. Arrêtez-moi si je me trompe.
00:12 C'est sur le canal 34 de la TNT en Ile-de-France et sur tout le territoire via le câble et le satellite.
00:17 J'imagine que vous espérez à terme une fréquence TNT nationale ?
00:22 On va démarrer par la TNT sur le local. Donc trois façons de recevoir cette chaîne en Ile-de-France via la TNT sur le canal 34.
00:29 Vous l'avez dit, à partir de lundi prochain.
00:32 Sur le câble, le satellite, les fournisseurs d'accès Internet Orange, Bouygues, SFR, etc.
00:38 Là aussi, donc dans toute la France, sur le canal 30 qui est réservé à toutes les chaînes locales.
00:43 Et puis chez chacun des opérateurs avec un numéro spécifique, avec le spectre des chaînes locales.
00:50 Et puis, bien entendu, sur les applications et les sites du Figaro.fr, puisque chaque jour, il y a à peu près 6 millions de visites sur chacun de ces supports.
00:57 Donc ça sera sans doute une des raisons les plus simples d'accéder à cette chaîne et à cette radio.
01:02 Je vais quand même revenir à ma question initiale, si vous le permettez Bertrand Gillet.
01:05 Est-ce que vous positionnerez, est-ce que le Figaro va se positionner pour les fréquences qui seront remises en jeu en 2025 ?
01:10 C'est évident qu'à partir du moment où on passe le cap de la linéarisation et qu'on déploie une chaîne linéaire,
01:20 notre objectif à terme, sans doute, sera de rendre cette chaîne plus simple d'accès.
01:25 Donc on va travailler là-dessus, avoir une numérotation qui soit une numérotation unique,
01:29 qui permette un accès plus facile et plus simple sur l'ensemble du territoire.
01:33 Évidemment que ça va être l'un de nos objectifs.
01:36 On va essayer de travailler, mais pour le moment, on va démarrer ce programme, démarrer cette chaîne.
01:42 Pour la radio, elle est déjà accessible, si je ne dis pas de bêtises.
01:45 On peut l'écouter à Paris, Marseille et Nice grâce à des fréquences que vous avez récupérées.
01:50 Vous pourrez en récupérer d'autres ?
01:52 Oui, notre objectif, c'est de candidater sur l'attribution de nouvelles fréquences.
01:55 Elle est disponible, là aussi, à travers trois moyens.
02:00 Le premier, vous l'avez dit, c'est la DAB, la radio numérique disponible avec les récepteurs,
02:07 toutes les voitures récentes et sur les trois villes que vous avez citées.
02:10 On va candidater, on va essayer d'aller au-delà des villes.
02:15 Lyon, Bordeaux, on va répandre un certain nombre d'appels d'offres.
02:17 Le deuxième, c'est les applications qui sont dédiées, type RadioPlayer.
02:20 Et puis le troisième, j'y reviens, c'est le site et les applications du Figaro.
02:25 Il y a déjà des retours des chiffres d'audience ?
02:28 Non, il n'y a pas d'audience pour le moment.
02:30 L'audience, on verra ça un petit peu plus tard.
02:32 Pour le moment, notre objectif, c'est vraiment de lancer ces programmes,
02:36 de traduire en images et en audio ce que nous sommes, ce que nous avons envie de faire,
02:40 de faire des programmes de qualité.
02:42 Et puis, évidemment, petit à petit, on commencera à s'intéresser aux chiffres d'audience.
02:45 Et l'idée, c'est de concurrencer BFM TV et nous, ici, à France Info ?
02:49 L'idée, en fait, vous voyez, il y a une convergence des médias.
02:54 Ça, c'est absolument indéniable.
02:57 Regardez, France Info, c'est une radio.
02:59 C'est aussi une chaîne de télévision maintenant.
03:01 C'est l'un des sites web les plus efficaces de France.
03:03 C'est d'ailleurs le site qui concurrence régulièrement, le figaro.fr,
03:06 au titre de premier site d'actualité en France.
03:09 Donc, la convergence des médias, c'est un fait, c'est une réalité.
03:12 Donc, face à ça, la stratégie du Figaro, ça va être l'omni-canalité.
03:17 Ça va être de diffuser, rendre accessible nos contenus sur l'ensemble des canaux,
03:25 c'est-à-dire, évidemment, le papier, toujours très important pour nous,
03:28 le web, les applis, la télévision, la radio, les réseaux sociaux.
03:32 Donc, sur l'ensemble des canaux de diffusion et puis, à travers tous les formats,
03:35 les cris, les stories pour les réseaux sociaux, l'audio, le son.
03:38 C'est quelque chose de très important et donc, on souhaite y répondre également.
03:41 Mais avec des formats spécifiques créés spécialement pour la télé et pour la radio ?
03:45 Oui, bien sûr. La télévision, c'est aussi ce qui nous intéresse.
03:49 C'est que ça permet des formats longs, ça permet d'approfondir, ça permet de décrypter.
03:53 L'écran TV, c'est le temps long et nous, nous sommes dans l'analyse.
03:57 Le Figaro est dans l'analyse. Cette chaîne, ça va être une chaîne de décryptage.
04:00 Ça va être une chaîne pour prendre du recul.
04:02 Donc, des talk-shows avec des gens autour de la table qui débattent de l'actualité ?
04:05 Écoutez, c'est une chaîne qui prend le parti de l'exigence et qui va s'appuyer
04:09 sur l'ensemble de l'expertise des journalistes du Figaro.
04:13 Et donc, effectivement, on va prendre du recul, on va débattre, on va s'intéresser,
04:17 on va prendre le temps, on va essayer de comprendre,
04:19 on va permettre à chacun de se créer sa propre opinion.
04:24 Et oui, le temps long va être quelque chose d'extrêmement important.
04:27 Des documentaires aussi ?
04:28 Il y aura des documentaires.
04:29 Que vous achèterez ou que vous fabriquerez ?
04:31 Dans un premier temps, on va les acheter, bien entendu.
04:33 Et puis ensuite, on va essayer de les produire si possible,
04:36 en tout cas de participer dans une certaine mesure à la production.
04:39 Mais principalement, dans un premier temps, on va les sélectionner.
04:42 Aujourd'hui, un journal ne peut plus être simplement un journal.
04:45 La diversification est obligatoire.
04:48 L'omnicanalité dont on parlait est extrêmement importante.
04:50 Il faut qu'un quotidien, c'est une rédaction qui produit du contenu, c'est 500 journalistes.
04:58 Et aujourd'hui, je pense sincèrement qu'on ne peut plus simplement exprimer un contenu,
05:04 diffuser un média, un article, une idée, simplement sur un canal, simplement sur du print.
05:10 Il faut évidemment être sur le web, il faut être dans le temps court,
05:12 il faut être dans le temps long, il faut être sur les réseaux sociaux,
05:14 il faut s'adresser à ses communautés.
05:16 Parce que ça rajeunit aussi le lectorat du Figaro.
05:19 De fait, en fait, l'audience du Figaro, tout ça, c'est paradoxal.
05:23 Longtemps, on a expliqué que la révolution du numérique
05:27 allait mettre en difficulté les titres de presse.
05:31 D'un certain point de vue, sur le modèle économique,
05:33 c'est vrai qu'il faut s'adapter, il faut transformer.
05:35 Ensuite, le paradoxe, c'est que jamais notre marque n'a été autant lue.
05:40 Que ce soit sur le site, sur les réseaux sociaux,
05:43 on a près de 22 ou 23 millions de visiteurs uniques chaque mois,
05:49 6 millions de visites par jour.
05:51 Et donc, nous, si vous voulez, dans le contexte de l'évolution de ces usages
05:55 et d'un contexte de fragmentation des audiences que l'on voit partout,
05:58 elles sont de plus en plus fragmentées,
06:00 on pense que les marques et les contenus de qualité vont faire la différence.
06:04 Et donc, notre challenge, c'est d'arriver à faire en sorte que ces marques
06:08 et ces contenus de qualité soient diffusés à travers l'ensemble des canaux
06:12 puisqu'il y a une fragmentation.
06:13 - Mais vous pensez que la télé ou la radio du Figaro peuvent servir le papier ?
06:18 Ramener des abonnés ?
06:19 - Servir la marque.
06:21 Et la marque, elle n'est plus, évidemment,
06:24 et elle ne sera plus qu'une marque de papier.
06:26 Donc, l'objectif, ce n'est pas de ramener des lecteurs sur le papier.
06:30 Tant mieux si certains découvrent les contenus du Figaro
06:34 à travers les réseaux sociaux, le web, etc.
06:38 Non, l'objectif, ce sera d'exister en tant que tel
06:41 et d'être diffusé sur l'ensemble de ces canaux.
06:43 C'est extrêmement important.
06:44 Et donc, nous, notre mouvement vers l'audiovisuel, il répond à ça.
06:48 Il répond à cet objectif, il répond aux besoins d'incarnation et de proximité
06:52 qui sont extrêmement importants pour notre marque.
06:54 - D'incarnation, alors, il y aura qui, par exemple, sur cette télé ?
06:56 - Les journalistes du Figaro.
06:58 - Donc Yves Tréhard, par exemple ?
06:59 - Yves Tréhard, qui mène le Club politique,
07:02 Jean-Christophe Buisson, qui va nous parler de la culture,
07:06 Philippe Gély, qui est le chef du service international.
07:10 - Il y a des femmes, quand même !
07:11 - On va parler avec Eugénie Bastier, avec Guylaine de Monjoux.
07:15 Tous les jours, parce qu'on n'en a pas parlé,
07:16 mais c'est une chaîne qui va avoir une dimension importante,
07:21 un prisme important autour de l'île de France.
07:23 On va parler des Franciliens, on va parler de culture,
07:25 on va parler de ce qu'ils vont faire.
07:26 Donc tous les jours à 19h, on va avoir un grand talk show sur l'île de France,
07:29 que l'on peut faire, la culture, ce qu'il y a à voir
07:31 et qui sera mené par Victoire Sicora,
07:34 qui est également quelqu'un qui nous a rejoints pour mener ce rendez-vous.
07:39 - Vous aviez déjà au Figaro une offre vidéo sur le numérique,
07:43 le Figaro Live. Que va devenir cette marque ?
07:46 - Oui, vous avez raison, ce n'est pas une lubie qui nous est venue d'un seul coup.
07:49 Ça fait 10, peut-être 12 ans qu'on fait de la vidéo au sein du figaro.fr.
07:53 D'abord, on a montré les petites VOD, les vidéos à la demande,
07:56 ce qu'il fallait voir.
07:57 Et puis, tout à coup, on s'est mis à faire un peu de direct, des émissions.
08:00 Et donc, on a créé un format qui existe et qui est sur le site,
08:03 qui est le format vidéo du premier site d'actualité en France.
08:07 Et donc, ce qu'il faut voir, puisque ça a besoin d'être très chaud,
08:10 donc des directs de l'actualité, on appelle ça Figaro Live.
08:13 Ce format va continuer. Il va continuer à exister.
08:16 Il est plutôt sur du direct, plutôt sur du temps un peu plus court.
08:20 - Comme son nom l'indique. - Exactement.
08:23 Et donc, celui-ci va persister, bien sûr.
08:24 Et donc, on aura d'un côté la chaîne Figaro, Île-de-France,
08:28 et puis Figaro TV, Île-de-France,
08:30 et puis de l'autre côté, Figaro Live qui va perdurer.
08:32 - Vous avez dû embaucher pour créer cette télé, cette radio ?
08:34 - Alors, on avait un socle déjà important sur l'audiovisuel,
08:38 puisqu'on avait une équipe de 20, 25 journalistes qui étaient là.
08:42 On l'a étoffé d'une douzaine de postes.
08:46 Donc, on a renforcé la rédaction.
08:47 Cette rédaction, elle s'appuie sur nos 500 journalistes.
08:49 Évidemment, sans qui on ne pourrait rien faire.
08:51 L'expertise, la valeur est là.
08:53 Et puis, on s'est associés avec un partenaire qui s'appelle CECOM,
08:57 qui est une société qui est spécialisée, elle, dans le déploiement audiovisuel,
09:00 qui, elle aussi, va mettre des moyens à notre disposition
09:03 pour faire tourner une grille de programmes.
09:06 Enfin, tout ce que vous savez faire ici,
09:08 mettre les contenus à l'antenne, les diffuser, etc.
09:10 Donc, on s'est renforcés doublement.
09:12 - Eh bien, bonne chance et bonne longue vie à ces deux nouveaux médias,
09:17 télé et radio. Merci d'être venu nous en parler, Bertrand Géry.
09:19 - Merci beaucoup, Céline.
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