00:00 C'est une tradition dans le cinéma français, quelques semaines avant la cérémonie des Césars,
00:04 les nommés se réunissent pour un dîner à la cantine.
00:07 Enfin non, pas à la cantine, au Fouquet's, sur les Champs-Elysées.
00:11 Et BFMTV était sur le tapis rouge hier soir, il y avait du beau monde.
00:14 Oui, parmi les nommés de la classe, il y a les impatients, il y a les angoissés, les heureux, quoi qu'il arrive.
00:19 Et vous allez voir sur les images d'Edouard Bonamour qui y était, qui n'a pas dîné, mais qui y était.
00:23 Virginie Huppiral fait partie des heureux, quoi qu'il arrive.
00:26 Elle est nommée pour son rôle dans "Revoir Paris". Je vous en avais parlé sur ce plateau.
00:29 Une femme rescapée d'un attentat qui tente de se reconstruire.
00:32 Alors pour Virginie Huppiral, une nomination, c'est un peu comme une bonne note, un contrôle de maths.
00:36 Écoutez là.
00:37 J'ai un côté un peu gnangnan d'appeler ma mère et mon père, genre "Maman, j'ai eu un bon bulletin", quoi.
00:43 Ou un truc comme ça.
00:45 Sixième nomination.
00:46 Oui, elle a été six fois nommée, mais elle est repartie six fois bredouille.
00:50 Ce qui est quand même hallucinant quand on y pense.
00:52 Mais elle s'en fout, parce qu'une nomination, c'est gratifiant.
00:54 C'est gratifiant pour toute une équipe, pour l'équipe du film.
00:58 En fait, Hephira, c'est un peu notre Beyoncé.
01:00 Notre Beyoncé qui repart toujours, elle, sans le Grammy du meilleur album.
01:04 Et justement, elle lui a soumis cette comparaison. Écoutez ce qu'elle en pense.
01:07 Eh bien, ça, c'est une bonne option.
01:09 Ça va me donner de la joie et de l'allégresse.
01:11 Mais j'ai aussi entendu, parce que j'écoute les informations,
01:13 qu'elle était à son 32e prix et que c'était la plus récompensée de tout le truc.
01:17 Bon, du coup, là, j'ai encore de la marge, quoi. J'ai encore un peu de boulot.
01:20 Allez, la septième sera la bonne.
01:22 Oui, alors il y a aussi les bons élèves.
01:24 Louis Garel, délégué de la classe, 11 nominations pour son film "L'Innocent",
01:29 donc reconnu par ses pairs, reconnu par le public,
01:31 parce que le film a marché au-delà de ses espérances.
01:33 Plus de 700 000 entrées en France.
01:36 11 nominations, c'est le record.
01:38 C'est le film qui raconte comment un fils essaie de protéger de sa mère, de son compagnon,
01:40 parce qu'il le soupçonne d'être un gangster.
01:42 C'est une consécration.
01:43 Et puis, dans toutes les classes, il y a les mauvais élèves, au fond, près du radiateur.
01:46 Mais oui, mais ils sont là pour mettre le bazar.
01:48 Les troublions, ils sont là pour mettre le bazar.
01:49 C'est fait exprès.
01:50 Cette année, il n'y a pas un maître de cérémonie unique, c'est la nouveauté,
01:53 mais il y en a neuf, je vous en cite quelques-uns.
01:55 Djamal Debouze, Emmanuel Devausse, Laila Bekti et Jérôme Commander,
01:59 qui est le seul du groupe à avoir déjà animé la cérémonie.
02:01 Est-ce que ce n'est justement pas un peu le boss ?
02:04 Je ne peux pas dire que ça ne vient de vous que de moi, mais c'est vrai.
02:09 Est-ce qu'on peut avoir juste un petit teasing, une surprise ?
02:11 Est-ce que vous allez faire un pas de danse ?
02:12 Il y avait un vieux jeu de l'ORTF, c'était la tête et les jambes.
02:14 Je suis meilleur avec la tête.
02:16 Pas de PAS, de pas de danse.
02:18 Tout ça, c'est gentil, mais on leur a posé un peu la question kiffage aussi.
02:22 Oui, parce que c'est vrai que les nominations sont venues avec des polémiques.
02:25 Mauvaise note pour la catégorie "meilleure réalisation".
02:28 Pas une femme dans cette catégorie.
02:30 Vous voyez les cinq nommés, Dominique Molle pour "La nuit du 12",
02:33 encore de Cédric Clapiche, Louis Guerrel pour "L'innocent".
02:36 Et puis, on a noté l'absence dans cette catégorie, par exemple, d'Alice Diop,
02:41 réalisatrice de "Saint-Omer", d'Alice Vinocourt pour "Revoir Paris",
02:46 ou Rebecca Zlotowski.
02:47 Écoutez justement ce qu'ont à dire certains nommés sur le tapis rouge d'hier.
02:52 Je suis extrêmement déçue.
02:54 On est en 2023 et il n'y a que des mecs en réalisation dans cette catégorie.
03:00 Et non, ça ne m'a pas plu.
03:01 Comme tout le monde, je le déplore.
03:02 C'est vrai que je trouve qu'on est un des pays où il y a le plus de très, très bonnes réalisatrices.
03:07 Je pense que ça raconte un inconscient collectif sur l'idée que la maîtrise
03:13 et le féminin ne sont pas super compatibles.
03:16 Cet inconscient collectif concerne aussi bien les hommes que les femmes.
03:18 - Eh oui, Virginie.
03:20 - Il y aura sûrement dans les discours des lauréats,
03:24 il y aura sûrement un mot sur cette polémique.
03:26 Et ce sera le 24 février, la cérémonie des Césars.
03:29 - Merci, Lorraine.
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