00:00Arrêtez tout, j'ai trouvé la musicienne qui a de quoi secouer l'Amérique homophobe et conservatrice, Lex Walton.
00:10Lex Walton vient de signer chez Sub Pop et de sortir l'un des disques les plus réjouissants de la
00:14rentrée, Ultimate Love Forever.
00:16Originaire d'une banlieue morne et sans charme de la baie de San Francisco pour la cité, Lex Walton commence
00:21la musique à 17 ans,
00:22assez tardivement finalement, mais c'était sans doute pour digérer tout ce qu'elle a écouté au fil des années,
00:27elle pour qui la musique a été un remède, littéralement.
00:30Lex assimile les références et se construit avec des représentations qui l'aident à se trouver personnellement, comme artistiquement.
00:36Elle dit d'ailleurs que la première fois qu'elle a entendu parler de personnes transgenres sans que ce soit
00:39une blague,
00:40c'était dans Candy Says du Velvet Underground,
00:42ou encore Lola des Kings.
00:55Lex Walton commence à composer ses propres chansons lorsqu'elle déménage à Boston pour ses études,
00:59puis elle s'installe finalement à New York, où elle s'en sert avec panache sur la scène alternative de
01:03la ville.
01:04Elle compose l'album qui vient de sortir après cette fête repérée par Sub Pop,
01:07et le produit aux côtés de Dan Boeckner, chanteur et guitariste de Wolf Parade.
01:11C'est un vrai bijou de rock expérimental entre grunge, noise et folk,
01:15avec lequel elle règle ses comptes avec la société américaine homophobe et conservatrice.
01:26La carrière de Lex Walton est bien plus vaste.
01:28Elle joue en tant que bassiste au sein du groupe Prairie Princess,
01:31a collaboré avec Giz ou encore Edra Furman,
01:34a joué dans le film de Louise Word, Castration,
01:36et a même écrit un manifeste sur la pop, The Sound Rocker's Prayer,
01:40où elle expose ses convictions sur la musique.
01:42Une artiste totale, donc.
01:45Sous-titrage Société Radio-Canada