[#Journal] Le 19H30 du 08 Novembre 2026
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00:15Dimanche 8 novembre 2026, c'est toujours un plaisir de vous retrouver sur GMT TV pour votre rendez-vous quotidien
00:21avec l'actualité.
00:22En titre, alors que le monde se tourne vers l'égalité des genres, la réalité est autre dans les foyers
00:27gabonais.
00:27Aujourd'hui, près de 50% des citoyens redoutent la chute de pouvoir de l'homme dans le foyer.
00:33On le verra dans ce journal.
00:35Mesdames et messieurs, bienvenue.
00:36Dans la zone CIMAC, sachez que le Gabon, avec 145 francs CFA de coût moyen de kWh, se hisse à
00:42la seconde place des pays où l'électricité est la plus chère.
00:46On vous en dit plus.
00:47Dans l'espace de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale,
00:51appui sur l'interrupteur ne requiert pas le même effort financier selon le côté de la frontière où l'on
00:57se trouve.
00:58Avec un coût moyen fixé à 145 francs CFA le kWh,
01:02le Gabon se hisse au deuxième rang des pays aux tarifs électriques les plus élevés de la région.
01:08Il s'inscrit juste derrière la République centrafricaine qui détient le record sous-régional avec 1 kWh facturé à 153
01:16francs CFA.
01:16Cette disparité ressorte des données combinées de la plateforme comparative Global Petrol Price,
01:22des analyses du média, l'économie et des témoignages recueillis auprès des populations locales.
01:28Cette chartée de l'énergie intervient pourtant dans un pays doté d'un immense potentiel hydroélectrique
01:33incarné par les barrages de Kingele, Tchembele ou encore du Grand Poubara.
01:38Le contraste reste saisissant avec les pays voisins.
01:41L'électricité coûte ainsi près de trois fois plus cher au Gabon qu'au Cameroun
01:46où le tarif réservé aux petits consommateurs s'élève à 50 francs CFA le kWh.
01:51L'État devient plus vertiginé encore au regard de la Guinée équatoriale
01:55où les subventions publiques massives permettent de maintenir le prix du kWh à seulement 6 francs CFA.
02:02Sur le terrain, le montant réel déboursé par les ménages dépasse fréquemment le tarif théorique de 145 francs CFA.
02:09L'examen des tickets de recharge d'électricité, système et d'âne de la SCG révèle que la facture varie
02:15considérablement selon la puissance souscrite.
02:18Si les usagers dotés de compteurs de 3 kWh bénéficient d'un coût de revient réel de 128 francs CFA
02:25le kWh, taxe incluse,
02:27la charge financière s'alourdie nettement pour les foyers raccordés en 9 ou en 12 kWh.
02:32Pour un achat d'une valeur de 50 000 francs CFA, ces derniers voient le prix unitaire dépasser la barre
02:38des 150 francs CFA.
02:40Cette envolée s'explique par une grille tarifaire progressive, mais également par la fiscalité prélevée à chaque transaction.
02:48Lors de chaque rechargement, les usagers s'acquittent notamment de la contribution aux ordures ménagères,
02:53ainsi que de diverses rédevances, lesquelles réduisent la part d'argent directement convertie en kWh.
02:59Alors que certains voisins privilégiant des grilles sociales fondées sur les volumes consommés,
03:04le modèle d'approvisionnement gabonais peine à préserver le budget des foyers,
03:09maintenant l'électricité, au rang d'un produit particulièrement onéreux.
03:13On vous l'annonçait en titre, dans les foyers, 46% des Gabonais redoutent le déclin de l'autorité masculine,
03:19selon une enquête afro-barométeur. On regarde.
03:22A première vue, les ménages gabonais embrassent pleinement la modernisation sociale.
03:27Selon la récente étude publiée par Afro-barométeur, 73% de la population soutiennent
03:32qu'un partage équitable de la parole au sein du couple consolide l'harmonie familiale.
03:37Toutefois, cette adhésion de principe cache un malaise profond.
03:4046% des sondés redoutent simultanément que cette égalité nérode l'autorité traditionnelle du chef de famille.
03:46Comment comprendre ce grand écart intellectuel ?
03:49Il illustre la coexistence complexe entre aspirations démocratiques contemporaines
03:54et poids des coutumes séculaires.
03:56D'un côté, les citoyens reconnaissent la force pragmatique de la concertation.
04:01Deux têtes valent mieux qu'une face aux défis quotidiens.
04:03De l'autre, la figure patriarcale reste perçue comme un pilier symbolique
04:07dont la fragilisation inquiète près d'un Gabonais sur deux.
04:10L'essor de la parité bouscule les repères masculins dans le schéma classique.
04:14L'homme jouissait d'un rôle protecteur et décisionnel en contesté.
04:18L'émergence d'un modèle fondé sur la cogestion est donc souvent vécu comme un dépossédant.
04:23Ce sentiment d'autorité entamé trahit un manque criant de modèle de substitution
04:28valorisant pour l'homme contemporain au sein d'un ménage paritaire.
04:31Cette situation place la population au cœur d'un dilemme intime.
04:34Tant que la prise de décision conjointe sera perçue comme un jeu à somme nulle
04:39où chaque gain d'influence féminin est soustrait à la dignité masculine,
04:42ces frictions persisteront.
04:44La crainte de voir l'homme affaibli relève moins d'un refus du progrès
04:48que d'une appréhension face à la réinvention du leadership familial.
04:52Pour traverser cette phase de transition sans risquer d'altérer la cohésion sociale,
04:56le débat public doit dépasser la querelle idéologique.
04:59L'enjeu majeur consiste à démontrer qu'une répartition équitable des pouvoirs
05:03renforce la structure familiale sans menacer la figure paternelle.
05:07La redéfinition de la masculinité constitue une condition essentielle à cette mutation.
05:11L'autorité paternelle ne serait plus reposée sur la domination ou l'exclusivité des choix,
05:16mais doit désormais s'exprimer par la coopération et la co-responsabilité.
05:20Un accompagnement culturel civil s'avère indispensable pour apaiser les inquiétudes masculines
05:25tout en consolidant l'émancipation des femmes.
05:28En transformant cette peur du déclin en opportunité d'alliance,
05:30le Gabon posera les bases d'un modèle conjugal moderne, équilibré et fidèle à ses valeurs de solidarité.
05:37Sur un autre volet, à Libreville, le domaine public se transforme dans de nombreux endroits bien privés.
05:43Un constat qui a été fait par notre rédaction au quartier Nzeng Aion dans le 6e arrondissement
05:47où l'occupation anarchique du domaine public a un impact direct sur la circulation des piétons et automobilistes,
05:53suivant ce reportage.
05:55Nzeng Aion, dans le 6e arrondissement de Libreville,
05:58l'occupation anarchique du domaine public complique les déplacements des piétons.
06:03Entre construction anarchique et commerce installé sur les trottoirs,
06:07les espaces réservés aux passants se réduisent progressivement.
06:11Certains usagers sont ainsi contraints de marcher sur la chaussée
06:15au risque de se faire reverser par un véhicule.
06:19Précisément là où je suis, je vois vraiment que là, vraiment, il y a de l'insécurité là.
06:24Parce que nous sommes obligés d'emprunter la même voie que les véhicules.
06:30Parce qu'il n'y a pas de trottoir à travers, sous cette voie.
06:34Comme cette barrière que je suis en train de voir là,
06:37il est tellement trop proche de la route, c'est pas bon pour nous les piétons.
06:40Est-ce qu'on est trop collé à la route ?
06:43En fait, on marche directement sur la route.
06:45C'est ça en fait. On marche sur la route, il n'y a pas un passage piéton pour marcher,
06:49non.
06:50On est directement sur la route.
06:52Et les voitures aussi sont nettes à côté de nous.
06:54Donc, on est obligé de faire comme ça.
06:57Dans un communiqué du 10 juillet 2026,
06:59le maire de la commune de Libreville avait pourtant accordé un délai de trois jours
07:04aux contrevenants pour libérer volontairement les espaces occupés.
07:09Pourtant, jusqu'à présent, rien ne semble avoir changé du côté de Nzaïon,
07:13comme dans plusieurs autres zones de la capitale.
07:17Le même trottoir que nous, les piétons, on apprend.
07:20C'est là où les commerçants viennent vendre.
07:22Vous voyez que nous, nous sommes obligés d'aller retrouver les voitures sur le goudon.
07:27Mais c'est pas normal.
07:29La mesure, elle incombe au maire.
07:33Celui qui veut que sa ville soit, ou bien son arrondissement soit bien traité,
07:38donc la mesure, elle incombe.
07:40Donc, je ne sais pas quoi dire de plus.
07:42Sinon, c'est déjà important de libérer les trottoirs,
07:45de libérer les voies de circulation,
07:48pour que les voitures comme les personnes puissent circuler de manière en sécurité.
07:55Face à ces difficultés,
07:57les riverains appellent les autorités à une intervention urgente
08:00pour rétablir la circulation des piétons.
08:03Il faut déguerrir ces gens-là.
08:05Ces commerçants, il faut les déguerrir aux abords de trottoirs.
08:11Vous savez très bien qu'ici, il y a beaucoup d'écoles.
08:14On a nos jeunes sœurs,
08:16qui apprennent dans les établissements,
08:18et puis c'est vraiment de l'insécurité pour eux.
08:21Donc, il faut vraiment que le gouvernement essaie un peu de voir encore ça,
08:25vraiment bien de près.
08:26On a confiance à ça.
08:28En attendant une intervention des autorités,
08:30les piétons continuent de composer avec les occupations
08:33qui réduisent leurs espaces de circulation.
08:36En zaillant, la sécurisation des trottoirs reste donc un enjeu majeur
08:41pour permettre aux usagers de se déplacer
08:43sans s'exposer aux dangers de la route.
08:56Toujours dans le 6e arrondissement,
08:58cette fois à l'arboréton de Sibong,
09:00les botanistes effectuent un travail de maître
09:02en prenant soin de la biodiversité végétale
09:04qui s'évalue entre 7 et 8 000 espèces.
09:07Seulement, ce travail nécessite aujourd'hui plus de protection
09:10pour une meilleure préservation de ce patrimoine.
09:13On regarde ce reportage.
09:19Au 6e arrondissement de Libreville,
09:22l'arboratum de Sibong est un des crains
09:25où s'épanouit toute la richesse de la flore gabonaise.
09:29Dans cette forêt tropicale en miniature,
09:32se dévoilent les secrets d'une biodiversité exceptionnelle.
09:36Mais le site est surtout un laboratoire
09:39où les chercheurs cultivent des espèces
09:41au service des avancées scientifiques.
09:44Ici, au sein de l'embrouillère de Sibong,
09:47donc où on cultue les orchidées,
09:48nous avons plusieurs espèces.
09:50Comme par exemple, vous voyez ces espèces-là.
09:52Là, sur cette planche, nous avons deux espèces.
09:54Malgré cette richesse florale,
09:57le Gabon demeure peu connu dans le monde
09:59comme acteur majeur de la biodiversité végétale.
10:03Pourtant, chaque année,
10:04les botanistes mettent à jour
10:06les dizaines de nouvelles espèces.
10:08Aujourd'hui, au Gabon,
10:10on estime entre, je ne dis pas à l'idée d'estimation,
10:13entre 7 000 et 10 000 espèces.
10:14Donc, chaque année,
10:16quand on fait des explorations botaniques,
10:18on trouve toujours de nouvelles espèces.
10:19Contrairement, par exemple,
10:20aux pays bien connus botaniquement
10:22comme les pays européens
10:23ou encore les pays asiatiques,
10:25le Gabon reste très peu connu.
10:28Donc, chaque année,
10:29les explorations découvrent en moyenne
10:3010 nouvelles espèces.
10:31À Sibon,
10:32dans ce bâtiment marqué par les affres du temps,
10:35les chercheurs s'emploient
10:37à valoriser ces espèces,
10:39mais surtout à les préserver précieusement
10:42à l'abri dans des casiers.
10:53Toutes les ambas qu'on voit ici,
10:55on referme les plantes du Gabon.
11:04Et ils sont conservés, ça, c'est un herbier fini.
11:07Et donc, on s'en sort, vous voyez,
11:08avec ça en son étiquette.
11:11Leurs noms sonnent comme une invitation au voyage.
11:16Ancystorinchus,
11:18érangissent dans ce conservatoire,
11:20sommeillent aussi des plantes précieuses,
11:22dont certaines remontent au 19e siècle.
11:26On a, par exemple,
11:27le plus ancien spécimen ici,
11:28qui date des années 1880.
11:31Donc, je ne serais pas à vous le montrer maintenant.
11:34Il est assez précieux.
11:36Plus ils sont vieux, comme vous le savez,
11:38plus ils sont précieux pour nous.
11:39À l'arboratop de Sibon,
11:41chercheurs et botanistes accomplissent un travail essentiel.
11:46Sauvegarder un patrimoine végétal
11:48qui nourrit les avancées de la médecine.
11:51Aujourd'hui, le site appelle à être protégé et réhabilité.
11:56Et cette mémoire scientifique,
11:58empilée dans des documents,
12:00doit être numérisée
12:01pour que cette découverte continue,
12:03durablement,
12:05d'éclairer et de faire progresser la recherche.
12:09Le chiffre de ce soir est 0%
12:11si la proportion d'écoles rurales
12:13ne disposant pas d'un accès à Internet
12:15dans l'échantillon étudié en 2023,
12:18la source, la note de conjoncture économique
12:19du Gabon 2026 de la Banque mondiale.
12:22Le verbatim ce soir est du professeur Elzankana,
12:25Joséphine, ministre de la Santé,
12:27la source Gabon 24.
12:28L'évolution des pratiques commerciales
12:30et le développement des plateformes numériques
12:31exigent une adaptation de notre dispositif réglementaire
12:34afin de préciser les conditions d'exercice
12:36de la vente en ligne des médicaments
12:38et des autres produits de santé.
12:40C'est moi qui comprends enfin ce journal.
12:41Merci à vous de l'avoir suivi.
12:42Bonne suite des programmes sur JMT TV.
12:45Au revoir.
12:50Retrouvez JMT TV sur vos différents réseaux sociaux.