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[#Journal] Le 19H30 du 08 Octobre 2026

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00:00...
00:15Mesdames et messieurs, bonsoir.
00:17Bienvenue sur GMT TV pour votre journal.
00:20Au sommaire de cette édition d'information,
00:22ce coup de gueule de l'ancien Premier ministre Raymond Donsima
00:25qui s'indigne du tripatouillage du journal officiel.
00:28En ouverture au Gabon, le Sénat renforce les capacités de ses membres
00:33avant la prochaine session parlementaire consacrée au budget.
00:37Finances publiques, analyse des textes et contrôle de l'action gouvernementale,
00:41les sénateurs se dotent des outils nécessaires pour mieux exercer leur mission.
00:46À l'approche de la seconde session parlementaire consacrée au budget,
00:51le Sénat s'active.
00:52Durant une journée d'échange intensif,
00:55les sénateurs participent à un séminaire de renforcement des capacités
00:58dédiées aux finances publiques.
01:00Face aux exigences techniques de l'analyse budgétaire,
01:03l'objectif est clair d'ôter chaque élu,
01:06quel que soit son parcours professionnel,
01:08des outils fondamentaux pour analyser les textes de loi
01:11et exercer un contrôle efficace.
01:14Loin des coûts théoriques abstraits,
01:16cette formation sur mesure vise à donner des clés de lecture concrètes aux parlementaires.
01:21L'apprentissage s'articule autour de deux volets indissociables,
01:25l'examen de la loi de finances à venir et l'évaluation de la loi de règlement,
01:30bilan de l'exercice budgétaire passé.
01:33Célestin Boudzanga, président du groupe parlementaire Les Forces Patriotiques,
01:37souligne la nécessité de cette initiative.
01:40Ce séminaire se justifie par le fait que les sénateurs élus
01:45ne sont pas tous spécialistes des finances.
01:49Ils sont des questions techniques.
01:51Et dans l'exercice qui est le nôtre,
01:54celui d'examiner la loi des finances
01:56et parallèlement la loi des règlements,
01:58cela nécessite d'avoir des bribes en finances publiques.
02:02Nous estimons qu'il fallait que nous puissions faire venir un spécialiste de haut vol
02:08pour venir juste nous montrer dans l'examen de la loi des finances
02:13quels sont les points d'attention qui peuvent intéresser les sénateurs
02:19et voir quels sont les acquis,
02:25quels sont les éléments qui pourront davantage irriguer
02:29nos connaissances en matière de finances publiques.
02:31Pour les élus, l'enjeu dépasse le cadre strictement comptable ou juridique.
02:36Il s'agit avant tout de traduire ces données complexes
02:39en impact concret pour la population.
02:41La sénatrice Grasse Hilda Landy-Mingéry,
02:44représentante du département de l'Ogoué et des Lacs,
02:48rappelle le rôle de pont entre l'institution et les citoyens.
02:51Être parlementaire, c'est déjà se former tout au long de son mandat.
02:56Donc cet exercice de renforcement des capacités organisé par le groupe parlementaire
03:06France Patriotique va plus nous outiller pour pouvoir aborder la deuxième session parlementaire
03:13qui va commencer la semaine prochaine.
03:17Il s'agira plutôt de la loi de finances et la loi des règlements.
03:21Il ne s'agit pas seulement des chiffres et des textes,
03:25mais derrière, il s'agit d'adapter cela aux réalités des populations.
03:31Même si l'assimilation complète des règles budgétaires requiert du temps,
03:35cette journée d'échange interactif permet d'acquérir les réflexes essentiels
03:39pour décrypter les documents financiers de l'État.
03:42Bien armés pour aborder les débats budgétaires de la rentrée,
03:46les sénateurs entendent ainsi assumer pleinement leur rôle de contrôle de l'action gouvernementale
03:51et de défense des intérêts des citoyens.
03:53Une question juridique soulève la polémique ces dernières heures.
03:57Certains textes de la loi auraient-ils été modifiés après leur publication au journal officiel ?
04:03L'ancien Premier ministre Raymond Dancima alerte sur le possible changement discret
04:08et cite plusieurs exemples d'équipage de la transition.
04:12Et si les textes publiés au journal officiel ne correspondaient pas toujours à ceux initialement adoptés ?
04:18C'est la sérieuse interrogation soulevée par l'ancien Premier ministre de la transition Raymond Dancima.
04:25Dans une publication sur Facebook,
04:28il dénonce des possibles modifications discrètes de textes juridiques
04:33entre leur adoption et leur publication officielle.
04:36Il évoque notamment les interrogations entourant la loi relative à la Commission nationale de la démocratie
04:43et de la participation citoyenne,
04:45mais aussi des précédents concernant la constitution et la restructuration du secteur agropastoral.
04:52Selon lui, certaines divergences auraient même contribué à bloquer des décisions administratives pendant plusieurs mois.
05:00Mais une question demeure.
05:03Qui peut intervenir sur ces textes avant leur publication et selon quelles procédures ?
05:10Attention, les irrégularités évoquées restent à établir par une comparaison des versions officielles.
05:18Au-delà de la polémique, c'est la sécurité juridique des décisions publiques qui est en jeu.
05:24Car comment garantir la confiance des citoyens et des investisseurs si la conformité des textes publiés suscite des interrogations ?
05:33Les finances publiques gabonaises restent sous surveillance.
05:37Malgré les efforts des autorités pour assainir les comptes de l'État et clarifier ses engagements,
05:42la Banque mondiale se montre prudente.
05:45L'institution prévoit une dette publique proche des 80% du PIB d'ici fin 2026.
05:51Alors que les autorités gabonaises tentent d'assainir leurs finances publiques et de rassurer les bailleurs de fonds internationaux,
05:59les signaux renvoyés par les institutions financières mondiales appellent à la prudence.
06:04Malgré les récents audits conduits par Libreville pour clarifier les engagements de l'État,
06:09la Banque mondiale maintient un diagnostic réservé, tablant sur un ratio d'endettement,
06:14qui devrait frôler les 80% du PIB à l'horizon 2026.
06:19Au cœur des discussions figurent un décalage d'appréciation quant aux chiffres réels des finances nationales.
06:25En septembre dernier, un audit gouvernemental combiné au rebasage du PIB réévaluait l'endettement à 68,91%
06:35contre plus de 84% auparavant.
06:38Une correction technique censée redonner des marges de manœuvre budgétaire au gouvernement.
06:44Toutefois, l'optimisme officiel se heurte aux projections des partenaires multilatéraux.
06:49Dans sa dernière revue des finances publiques, la Banque mondiale souligne la résurgence de vulnérabilité structurelle.
06:56Selon ses analyses, la dette souveraine s'approchera à nouveau de la barre des 80% du PIB d'ici
07:02la fin de l'année 2026,
07:04traduisant le poids des engagements passés et le manque des marges budgétaires.
07:08L'un des principaux facteurs expliquant cette pression persistante réside dans l'exposition financière du secteur public.
07:15Les passifs accumulés par les compagnies étatiques pèsent lourdement sur le bilan consolidé de la nation.
07:21L'institution de Washington pointe notamment du doigt l'endettement cumulé de plusieurs entités publiques majeures,
07:27estimées à plus de 1 000 milliards de francs CFA.
07:30A elles seules, la Gabon ou la compagnie concentrent une part prépondérante de ses créances,
07:35principalement contractées lors du rachat stratégique d'actifs pétroliers.
07:39Si ces opérations visent à renforcer la souveraineté économique,
07:43leur financement par l'emprunt prive l'état de dividendes immédiats
07:47et accroît la vulnérabilité globale en cas de volatilité des cours de brut.
07:52Pour desserrer les taux des échéances de remboursement,
07:55Libreville accélère cette démarche financière internationalement.
07:58Le Gabon cherche à restructurer son portefeuille d'emprunt
08:01en recourant à des levées de fonds sur les marchés obligataires
08:05pour racheter ses dettes anciennes et étaler les règlements dans le temps.
08:10Cependant, cette stratégie de refinancement ne résout pas à elle seule l'équation de la durabilité budgétaire.
08:16Alors que des discussions se poursuivent avec le FMI,
08:20les institutions financières rappellent que le redressement à long terme
08:25nécessitera une discipline stricte dans la dépense publique
08:28et une gouvernance accrue au sein des entreprises d'État.
08:33À Libreville, la pénurie de carburant commence à peser lourdement sur les usagers.
08:38Depuis plusieurs jours, les tarifs des taxis augmentent,
08:41parfois sans aucune annonce officielle.
08:43Une course autrefois facturée 200 francs CFA
08:47peut désormais atteindre les 300 voire 400 francs CFA.
08:52Depuis plus d'une semaine,
08:54la pénurie de gaz à l'édicence a des effets visibles sur le quotidien des Libreville-Lois.
08:58Si l'absence se mesure d'abord dans les stations-services,
09:01il est palpable que les effets sont immédiats sur le prix des courses de taxi
09:04qui ont augmenté insidieusement,
09:07et ce, sans annonce officielle.
09:08Sur les trajets urbains classiques,
09:10la course à 200 francs se négocie désormais entre 300 et 400 francs.
09:14Pour quitter Libreville vers Aconda,
09:16il faut compter au minimum 1 500 francs CFA.
09:18Les usagers parlent d'une hausse tournoise
09:20étant donné qu'aucune décision n'a été publiée.
09:22Mais le tarif augmente de fait,
09:25course après course.
09:26À défaut, vous marcherez.
09:28Les transporteurs expliquent cette flambée par la rareté de carburant.
09:31Pour faire le plein, on passe beaucoup,
09:334 à 5 heures dans les files d'attente,
09:35et des fois, on a que la moitié.
09:37L'approvisionnement se fait par vagues et par zones,
09:39ce qui rend l'accès aux carburants aléatoires,
09:41a témoigné Arsène, un transporteur du Grand Libreville.
09:44Un conducteur de taxi qui a obtenu son plein
09:46préfère donc le ménager.
09:48Ces derniers vies, dès lors, leur aller-retour
09:51évite les longs trajets ou font payer plus cher
09:52chaque kilomètre parcouru.
09:54Cette situation montre la fragilité d'un système
09:56où le transport dépendant seul à l'approvisionnement.
09:58Les travailleurs, les élèves et les commerçants
10:00sans véhicule personnel subissent la hausse en premier.
10:03Un salarié qui faisait deux courses par jour à deux enfants
10:06en paye désormais le double.
10:08Depuis fin septembre, à Libreville,
10:10les déplacements non essentiels sont repoussés
10:12et les zones périphériques se retrouvent plus isolées.
10:14L'attente en station coûte aussi aux transporteurs
10:17des heures de travail qu'ils répercutent sur leurs clients.
10:20Sans tarifs encadrés, chacun fixe son prix
10:22selon sa propre situation.
10:24Cette pénurie impose une régulation des tarifs
10:26en période de crise et du rétablissement rapide
10:27d'un approvisionnement régulier.
10:29Face aux tensions et aux conflits qui traversent le monde,
10:32les Nations Unies réaffirment l'importance de la paix,
10:35de la tolérance et de la non-violence,
10:37une culture à promouvoir au quotidien,
10:39notamment par l'éducation citoyenne
10:41et le rejet de la haine.
10:43L'Organisation des Nations Unies réitère son appel
10:46à instaurer une culture durable de la paix,
10:49de la tolérance et de la compréhension.
10:51Cette démarche s'inscrit dans la résolution onusienne de 2007
10:55qui souligne la pertinence universelle de ce principe fondamental
10:59à travers des actions concrètes d'éducation citoyenne.
11:02Face aux crises qui s'écouent la planète,
11:04la communauté internationale rappelle que la non-violence
11:07demeure la plus grande force dont dispose l'humanité.
11:10Promouvoir ces actes exige de s'engager activement
11:13pour démontrer que les moyens justes
11:16mènent inévitablement à des fins justes.
11:18Il s'agit de rejeter la haine et de prouver l'irrationalité
11:22du recours à la violence pour bâtir une société équilibrée.
11:26Contrairement aux idées reçues,
11:27la non-violence ne se résume nullement à une simple passivité.
11:31Elle s'affirme comme une méthode d'action stratégique
11:34pour ceux qui refusent la soumission.
11:37Souvent qualifiée de politique des gens ordinaires,
11:40cette dynamique rejette l'usage de la brutalité physique
11:42pour imposer un changement sociopolitique.
11:45Les actes à promouvoir résident dans la résistance pacifique
11:49l'organisation de campagnes pour la justice
11:51et le retrait stratégique de la coopération populaire
11:54face aux diverses oppressions.
11:56L'appel de l'ONU résonne aujourd'hui comme une urgence.
11:59Pour garantir la cohésion sociale,
12:01l'institution nous invite à faire de la résistance non-violente
12:05un levier d'avenir.
12:06En s'inspirant des mouvements pour les droits civiques,
12:09ces actions quotidiennes deviennent un moteur de progrès.
12:13L'objectif est donc clair,
12:15armer les sociétés d'empathie et de dialogue
12:17pour affaiblir durablement les logiques de conflit,
12:20bâtissant ainsi un monde pacifique
12:23où le pouvoir repose sur le consentement mutuel
12:26plutôt que sur la contrainte.
12:28Voilà pour votre journal.
12:29Merci de nous avoir suivis.
12:30Passons au chiffre.
12:31Il s'agit de 70%
12:33qui correspond à la part des produits pétroliers raffinés
12:37consommés en Afrique,
12:38mais qui proviennent de l'étranger.
12:41La source n'est autre que TV5Monde.
12:42Le verbatim est de Raymond Donsima.
12:44La pratique de la modification des textes
12:47entre leur adoption et leur publication au journal officiel
12:50semble donc faire florès.
12:52Qui dispose de la capacité technique
12:54d'effectuer de telles modifications ?
12:56Et quelle image cette pratique renvoie-t-elle,
13:00y compris aux investisseurs économiques
13:02de notre administration
13:03et au-delà de notre pays ?
13:06Raymond Donsima, ancien Premier ministre,
13:08s'est exprimé sur sa page Facebook
13:11le 8e mois 2026.
13:17Merci de nous avoir suivis.
13:19Excellente soirée à tous au programme de GMT-TV.

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