[#Journal] Le 19H30 du 04 Novembre 2026
́
📲066441717 / 060007575
📬 contact@gabonmediatime.com
̂
🔗https://h1.nu/1yn0-
🇬🇦 - 10 ' '
#GMT
#Gabon
#10ansGMT
́
📲066441717 / 060007575
📬 contact@gabonmediatime.com
̂
🔗https://h1.nu/1yn0-
🇬🇦 - 10 ' '
#GMT
#Gabon
#10ansGMT
Catégorie
📺
TVTranscription
00:04Musique
00:15Mesdames et messieurs, bonsoir, soyez les bienvenus dans le 19h30 sur GMT TV
00:20en titre de la parole aux actes de la démolition dont les quartiers Lac-Bet-Bat et Ocala ont débuté
00:26ce jour, dans ce 19h30 vous le verrez.
00:28En ouverture, les opérations de démolition annoncées par le gouvernement pour ce mercredi 14 novembre 2026 sont désormais effectives dans
00:37plusieurs zones du Grand-Libre-Ville.
00:39Les quartiers Lac-Bet-Bat et Ocala figurent notamment parmi les premiers secteurs concernés en regard.
01:01Le compte à rebours est terminé pour les populations installées sur les emprises concernées par les opérations de démolition.
01:11Annoncées pour ce mercredi 4 novembre, ces opérations sont désormais entrées dans leur phase active,
01:19notamment dans les zones de Lac-Bleu, Dibadiba et Ocala.
01:22Sur le terrain, les engins sont déjà à l'oeuvre.
01:26Les populations concernées, les forces de défense et de sécurité, les équipes de la Croix-Rouge gabonaise,
01:33ainsi que les autorités gouvernementales assistent au spectacle.
01:36Le bilan est positif. Comme vous l'avez constaté, dans tous les sites, les travaux ont démarré et tout se
01:43passe bien.
01:44Si le ministre des Travaux publics et de la construction affichent sa satisfaction au regard du bilan dressé à ce
01:51stade du projet,
01:52le sentiment est tout autre du côté des populations impactées, encore sous le choc face à la destruction de leurs
01:59habitations.
02:00Comme vous pouvez le constater, nous sommes en pleine casse, en pleine démolition de nos maisons, en pleine chasse de
02:10nos maisons.
02:11Parce qu'un déménagement, je ne vais pas parler de déménagement, parce qu'un déménagement, c'est être volontaire de
02:19partir d'un endroit à un autre.
02:21Or là, nous sommes déguerbis, nous sommes chassés, nous sommes... j'ai envie de dire quoi ? Je cherche le
02:29mot le plus fort.
02:30Donc c'est ça le Gabon, en fait. On se réveille dans un Gabon où personne ne peut dire qu
02:35'ils amènent la police comme si on devait faire quelque chose.
02:37Entre temps, nous, on est frustrés parce que, premièrement, on nous détruit nos maisons, nos biens personnels.
02:43Quelqu'un comme moi, je suis né dans le quartier, j'ai grandi. Aujourd'hui, toute mon histoire s'efface
02:48en un jour.
02:49Au-delà des démolitions, les populations concernées estiment que la parole gouvernementale n'a pas été respectée.
02:56Selon elles, les mesures d'accompagnement annoncées par les autorités ne sont toujours pas concrétisées.
03:03Elles se disent ainsi abandonnées à elles-mêmes, alors même que les opérations de démolition ont déjà commencé.
03:10Franchement, ça, nous, ça nous frustre parce que, sincèrement, ils nous ont parlé des mesures d'accompagnement jusqu'à aujourd
03:15'hui.
03:16On n'a jamais rien vu. Il y a l'histoire d'échec. Ça, c'est la règle qui est
03:19entre eux et le gouverneur.
03:21On vient nous déloger sans même nous dédommager, sans rien nous donner.
03:26On ne sait pas d'où partir avec les enfants. Je ne sais pas comment vous expliquer.
03:30Nous, tous, on est frustrant. On se réveille un matin, on voit les engins.
03:33Ils viennent casser nos appartements que nos parents ont subis pour construire d'abord.
03:38Et sans mesures d'accompagnement.
03:40Monsieur le Président, s'il vous plaît, prenez la décision avec les gens que vous avez demandé de faire.
03:46Parce que les gens que vous avez demandé de faire n'ont pas fait ce que vous avez demandé.
03:52Personne n'a été indemnisé. Personne n'a reçu de l'argent.
03:54On n'est jamais rentré en possession. Même voir le chèque, on n'a jamais vu.
03:57Le gouverneur était là tout à l'heure. Elle nous raconte qu'elle ne peut pas signer les chèques debout,
04:01mais elle envoie les gens cassés.
04:03Elle ne peut pas signer les chèques, mais elle envoie les gens cassés.
04:05Donc ce qui est là, c'est qu'on accepte d'être SDF. C'est le Gabon qu'on a
04:09choisi. C'est nous qui les avons mis là.
04:11On ne les regrette rien. Sincèrement, on ne les regrette rien. Que Dieu les accompagne.
04:16Alors que les opérations de libération des emprises ont débuté sur les sites de Lac Bleu, Diba Diba et Okala,
04:23l'avenir des familles impactées reste une préoccupation majeure.
04:27Les autorités sont ainsi appelées à apporter des réponses urgentes à cette situation.
04:32Le poids de la dette publique continue de peser sur les finances de l'État gabonais au point que ses
04:37seuls intérêts ont absorbé en 2025 l'équivalent des budgets cumulés de la santé et de l'éducation.
04:43Selon la Banque mondiale, cette charge représente 4,1% du PIB dans un contexte marqué par un déficit budgétaire
04:50estimé à 12% commentaire.
04:51Au Gabon, les intérêts de la dette publique pèsent lourdement sur les finances de l'État.
04:56Selon la note de conjoncture économique du Gabon 2026 de la Banque mondiale, ils ont représenté 4,1% du
05:02produit intérieur brut en 2025,
05:05soit l'équivalent des budgets cumulés de la santé et de l'éducation.
05:08Cette charge intervient alors que le déficit budgétaire atteint environ 12% du PIB.
05:14Elle soulève des interrogations sur la capacité de l'État à concilier les engagements financiers avec le financement des services
05:20essentiels à la population.
05:22Les intérêts constituent le coût de l'endettement, distinct de remboursement du capital emprunté.
05:28Leur paiement mobilise des ressources qui ne peuvent être affectées simultanément à d'autres priorités publiques.
05:33Cette situation est particulièrement préoccupante au regard des besoins sanitaires et éducatifs du pays.
05:38Entre 2022 et 2024, les dépenses publiques consacrées à ces deux secteurs représentaient environ 4% du PIB,
05:45un niveau inférieur à la moitié de la moyenne observée en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale.
05:51La pression budgétaire s'explique notamment par le recul des recettes pétrolières et l'augmentation des investissements publics.
05:58En 2025, les dépenses de l'État ont atteint 32,6% du PIB, dont 11% consacrés aux investissements.
06:05Parallèlement, les arriérés accumulés représentaient 3,8% du PIB fragilisant la trésorerie des entreprises créancières.
06:14Dans l'éducation, le taux de redoublement aux primaires publiques atteignait 28%,
06:18tandis que le taux d'achèvement du premier cycle secondaire s'établissait à 35%.
06:23Ces indicateurs illustrent l'ampleur des besoins sociaux.
06:26Face à ces contraintes, la Banque mondiale préconise une meilleure mobilisation des recettes fiscales,
06:32une gestion rigoureuse de la dette et davantage de transparence budgétaire pour le Gabon.
06:37L'enjeu dépasse la réduction du déficit.
06:40Il s'agit aussi d'améliorer l'efficacité des dépenses publiques.
06:43Les emprunts doivent financer les investissements générant des retombées économiques et sociales suffisantes.
06:48Sans rééquilibrage durable, le poids des intérêts risque de limiter davantage les moyens consacrés au développement humain et aux générations
06:57futures.
06:58Le Gabon arrive en tête des pays africains les plus urbanisés avec 92,1% de sa population vivant en
07:06ville en 2025.
07:08D'après les données de la Banque mondiale relayée par The African Exponent, le pays dévance la Libye et le
07:13Cap Vert,
07:14mais doit encore relever le défi de faire de cette urbanisation un véritable levier de développement, d'écryptage.
07:20Au Gabon, le vaste chantier de modernisation du réseau routier se heurte à un obstacle financier majeur.
07:27Engagés dans la construction et la réhabilitation des axes stratégiques du pays,
07:32plusieurs entreprises du bâtiment et des travaux publics tirent la sonnette d'alarme
07:36en cause d'importantes créances non régularisées par l'État,
07:39dont l'accumulation met à mal la trésorerie des prestataires et menace directement les calendriers
07:45de livraison fixés par le gouvernement à l'horizon 2030.
07:49Face à la dégradation de la situation, la journée du 28 octobre a été marquée par un marathon diplomatique et
07:55économique.
07:56Recevant les dirigeants du secteur, le président Priscloter Oligin Gema a exigé un coup d'accélérateur sur le terrain,
08:03rappelant l'urgence d'achever les chantiers prioritaires.
08:05Dans la foulée, le ministre des Travaux publics, Lambert Mouvindé-Millot,
08:09s'est entretenu avec les représentants des géants du secteur,
08:13notamment CITP, COVEC, Sinohydro et Portéo BTP.
08:17Au cœur des échanges, le montant vertigineux des factures en souffrance.
08:21Si la réalité des impayés ne fait aucun doute, leur évaluation exacte varie selon les sources.
08:27Le quotidien de l'Union avance ainsi une dette supérieure à 20 milliards de fonds CFA
08:31pour la seule société COVEC de son côté, le Média Info Gabon évoque un rélicat de 9 milliards de fonds
08:38CFA
08:38pour cette même entreprise tout en faisant état d'un montant similaire réclamé par Sinohydro.
08:44Cette tension financière a fixé le rythme des opérations.
08:47L'exemple le plus frappant reste le transforme d'Indé-Doussala, garantie Clomède.
08:52Alors que le taux d'avancement avoisinait les 55%, les décomptes non réglés atteindraient près de 7 milliards de fonds
08:59CFA.
09:00Conséquence directe de ces retards, la Banque africaine de développement, partenaire clé du projet,
09:05aurait gelé ces décaissements depuis le 1er mars 2026 dans l'attente d'une régularisation.
09:11D'autres arcs vitales retiennent leur souffle.
09:13C'est le cas de l'axe Alende-Loupé-Mikoui, 306 kilomètres attribués au groupe ivoin porté au BTP
09:19pour un budget de 140 milliards de fonds CFA financé via BGFI Banque.
09:24Lancé en février 2026, ce chantier colossal prévoyant 26 ouvrages d'art et employant 1 400 travailleurs
09:31pour désenclaver le moyen Ogué, l'Ogué-Ivindo et l'Ogué-Lolo risque lui aussi de partir de ses arbitrages
09:38budgétaires.
09:38Alors que les entreprises conditionnent la reprise normale des travaux à l'appurement de leurs créances,
09:44les autorités maintiennent la pression sans toutefois trancher sur le volet financier.
09:48À l'issue des concertations du 28 octobre, aucun échéancier global de paiement n'a été officialisé.
09:54Faute d'un déblocage rapide de la trésorerie nationale,
09:58l'ambition gouvernementale de désenclaver l'arrière-pays pourrait bien accuser un sérieux retard.
10:03Dans la suite de ce journal, les entreprises du bâtiment et les travaux publics montent au créneau
10:09face au retard de paiement de leurs prestations par l'État,
10:12une situation qui fragilise leur trésorerie et pourrait compromettre l'avancement des chantiers routiers engagés
10:18dans le cadre du programme de modernisation des infrastructures à l'horizon 2030.
10:22Avec 92,1% de sa population résidant au milieu urbain en 2025,
10:26le Gabon s'affirme comme le pays le plus urbanisé du continent africain.
10:30Selon les plus récents chiffres publiés par The African Exponent et appuyés sur les données de la Banque mondiale,
10:36le Gabon devance nettement la Libye et le Cap Vert,
10:39une trajectoire démographique singulière qui place le pays face à une équation complexe.
10:43Comment transformer ce gigantisme urbain en moteur de croissance durable ?
10:48Cette dynamique s'explique avant tout par l'attraction économique exercée par deux pôles majeurs.
10:52Libreville, la capitale politique et administrative et Port Gentil, la capitale économique et pétrolière.
10:59Concentrant la majorité des emplois, des investissements et des services publics,
11:02sa métropole attire sans relâche les populations de l'intérieur du pays.
11:06Cette concentration présente des atouts indéniables en rapprochant les consommateurs,
11:10les entreprises et les infrastructures.
11:12Elle crée des marchés locaux denses et favorise les synergies économiques.
11:16Toutefois, l'envers du décor s'avère pesant.
11:19Les réseaux de transport, le logement, l'accès à l'eau potable, la gestion des déchets
11:23et les systèmes d'assainissement luttent pour absorber un tel flux démographique.
11:28L'analyse nuance la portée de ce record.
11:30Être le pays le plus urbanisé d'Afrique ne garantit pas automatiquement d'abriter les villes les plus productives
11:35ou les mieux dotées en équipements modernes.
11:37La densité, lorsqu'elle devance la planification urbaine,
11:40risque de générer des encombrements et d'accroître les inégalités sociales au sein des quartiers.
11:44Pour les pouvoirs publics, l'enjeu ne consiste plus à encourager l'exode vers les villes,
11:49mais à moderniser le cadre de vie existant.
11:52Sans création soutenue d'emplois formels ni modernisation des réseaux électriques et de transport,
11:56la croissance urbaine s'apparente davantage à une pression sociale qu'à un véritable levier de prospérité.
12:02Valoriser ce potentiel démographique exige des arbitrages stratégiques.
12:07Le Gabon doit procéder à des investissements structurants ciblés,
12:10dont la construction d'habitations accessibles, l'extension du réseau énergétique et la modernisation de la voirie.
12:16Parallèlement, la diversification des activités hors de l'ex-Libreville-Port-Jontille
12:20s'impose comme une priorité pour désengorger les grandes métropoles.
12:23Il s'agit de stimuler l'économie des provinces intérieures
12:26afin d'équilibrer le développement territorial.
12:29La position de leader de l'urbanisation africaine offre une opportunité rare.
12:33Si le pays parvient à structurer ses villes et à stimuler l'innovation locale,
12:36cette concentration démographique se changera en puissant accélérateur d'émergence.
12:40Dans le cas contraire, le chiffre de 92,1% demeurera une simple statistique
12:45de concentration humaine déconnectée du progrès économique global.
12:49En santé, la diarrhée aiguë reste une menace majeure pour la santé des enfants
12:54de moins de 5 ans au Gabon où elle constitue une troisième cause de mortalité
12:58avec une prévalence estimée à 16%.
13:01La diarrhée aiguë demeure la troisième cause de mortalité chez les enfants
13:06de moins de 5 ans avec une prévalence estimée à 16% selon les informations
13:11rapportées par le 360 AFRI.
13:13Au centre hospitalier universitaire de Libreville, le retour de la saison des pluies
13:18s'accompagne d'une augmentation des admissions pédiatriques.
13:21Les cas de déshydratation sévère préoccupent particulièrement les soignants,
13:25d'autant que certains parents privilègent d'automédication
13:28au détriment des premiers gestes recommandés.
13:30L'Organisation mondiale de la santé préconise pourtant l'administration rapide
13:35de celles de réhydratation orale, un traitement accessible pour prévenir les complications.
13:40Les mauvaises pratiques d'hygiène contribuent également à la propagation de cette maladie.
13:45Le docteur Fifi Luenbe, pédiatre au CHU, souligne notamment les risques liés
13:50à une mauvaise stérilisation des biberons et ainsi sur l'importance de l'allaitement exclusif.
13:55Les professionnels recommandent le respect des règles d'hygiène,
13:59notamment en utilisant de l'eau propre et faisant bouillir l'eau destinée
14:02au nettoyage des équipements alimentaires.
14:05Ces gestes peuvent réduire les risques de contamination chez les nourrissons.
14:09À ces difficultés s'ajoute le déficit d'infrastructures sanitaires.
14:13Selon un rapport de la Banque mondiale cité par le 360 Afrique,
14:17seulement 55% de la population rurale aurait accès à l'eau potable en 2026.
14:22L'insuffisance des installations d'assainissement complique davantage
14:26l'application des mesures préventives dans les ménages.
14:29Par ailleurs, les données hospitalières indiquent que plus de la moitié des décès pédiatriques
14:34surviennent dans les 48 heures suivantes,
14:36l'admission soulignant l'importance d'une prise en charge précoce.
14:40Face à cette situation, le renforcement de la prévention constitue une priorité.
14:45L'absence du vaccin contre la rotavirus, dont le programme élargi de vaccination,
14:51représente également un défi.
14:53La généralisation des SRO, l'amélioration de l'accès à l'eau potable,
14:58l'assainissement de la sensibilisation des familles apparaissent essentiels
15:02pour réduire durablement la mentalité infantile liée aux diarrhées aiguë.
15:06Le chiffre du jour est 100,835,520,000 francs CFA.
15:12C'est le montant total mobilisé par BGF Holding Corporation
15:15lors de la seconde phase de son opération d'ouverture du capital.
15:19La source est BGF Holding Corporation.
15:21Et le verbatim de ce soir nous dit ceci, je cite,
15:24« Notre objectif est d'achever le projet de réhabilitation du stade Omnisport,
15:29président Bongo, dans des conditions sûres de protéger les intérêts de l'État
15:34et de mettre à la disposition des sportifs et de la population un équipement fonctionnel. »
15:40Paul Ulrich Kessiani, ministre des Sports, est l'auteur de ce verbatim
15:43« La source est question orale au gouvernement ».
15:45Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
15:47Merci de nous avoir suivis.
15:48Bonne soirée à tous. Au revoir.
15:53Retrouvez GMPTV sur vos différents réseaux sociaux.