00:00Revenons à notre actualité brûlante également avec les manifestations et les violences en marge des manifestations.
00:09Et vous avez des sociologues, des intellectuels qui essayent de comprendre ce qui est arrivé,
00:15notamment le 17 octobre dernier où près de 3000 commerces ont été saccagés.
00:23Et il fut un temps où le directeur d'Institut français d'opinion publique, Jérôme Fourquet,
00:30qui est un des analystes les plus reconnus en France,
00:35qui est directeur du département Opinion et Stratégie de l'IFOP,
00:40Jérôme Fourquet était vraiment reçu comme une star sur les plateaux de télévision et les plateaux mainstream.
00:48Il fut un temps où d'ailleurs Jérôme Fourquet était présenté comme l'homme qui avait murmuré à l'oreille
00:55du président
00:55le terme « décivilisation » après les émeutes de Naël.
01:01Mais ce temps est révolu, Jérôme Fourquet est désormais un homme qu'il faut regarder en chien de faïence,
01:07peut-être un homme qui a basculé dans l'international réactionnaire.
01:10Il a eu le malheur, Jérôme Fourquet, d'expliquer que 75% c'était la proportion de personnes jugées en
01:19comparaison immédiate
01:20à la suite des pillages et des violences du 17 octobre,
01:22et bien que ces 75% d'entre eux portaient des prénoms arabo-musulmans ou d'origine africaine.
01:28Je précise également qu'il n'a pas pris l'ensemble des personnes qui apparaissaient en comparaison immédiate,
01:37mais c'était, il essayait de détailler son étude avec, comme source, la presse quotidienne régionale,
01:46la presse nationale, et de voir un peu tout ce qui avait été fait du côté des services police-justice,
01:53donc des médias et de la presse, pour essayer de savoir est-ce qu'il y avait un lien entre
01:57l'immigration,
01:58une partie de l'immigration, et les émeutes du 17 octobre dernier.
02:04Je fais très attention à ce que je dis sur les questions, le lien entre une partie de l'immigration
02:08et la délinquance,
02:10puisque notre chère consœur Christine Kelly a été harcomisée sur l'antenne d'Europe 1
02:18pour avoir eu le malheur de reprendre les chiffres du ministère de l'Intérieur.
02:21Donc je vais vous demander, Sébastien Ligné et Arthur Devatrigan, de faire très attention.
02:25Et puis quand ce n'est pas le gendarme de l'audiovisuel, c'est le tribunal médiatique,
02:30et le tribunal médiatique a un nom, il s'appelle quotidien.