00:00Europe 1, Europe 1, 11h-13h, Elliot de Valais-Vous.
00:0717h sur Europe 1, on poursuit notre émission, on essaye de balayer toute l'actualité
00:13avec comme priorité donner la parole aux auditeurs d'Europe 1.
00:17Vous êtes très nombreux à vouloir réagir aux déclarations de Mathieu Kassovitz
00:21hier chez nos confrères de BFMRMC, les grandes gueules,
00:26lorsqu'il explique que malheureusement la violence et la casse est nécessaire
00:32dans ces manifestations, qu'il aille dire ça peut-être aux commerçants
00:36qui ont vu leur vie détruite en quelques heures ces derniers week-ends
00:41lorsque ces magasins ont été saccagés.
00:45Frédéric est en direct avec nous, il nous appelle de Haute-Garonne.
00:48Bonjour Frédéric.
00:50Bonjour à vous et merci de bien vous voir me laisser m'exprimer.
00:55Mais vous êtes le bienvenu Frédéric.
00:59Mathieu Kassovitz qui donc légitime la violence,
01:02qui dit malheureusement qu'elle est nécessaire pour se faire entendre,
01:06c'est pas d'ailleurs que la violence, là il parle de la casse.
01:10Et on a bien vu que vous avez, moi ce qui m'a marqué ces trois derniers week-ends,
01:15c'est de voir à quel point les commerçants ont vu leur vie brisée
01:19en l'espace de quelques heures et ce ras-bol des Français
01:23parce que la France majoritaire est une France silencieuse
01:26qui travaille et qui subit.
01:28Et là il n'y a pas de malheureusement cette France qui est détruite,
01:32on n'a pas de peine pour celle-là.
01:35Là finalement Mathieu Kassovitz il est ailleurs, Frédéric.
01:38– Oui, oui, parce que moi je trouve que les casseurs,
01:42bon c'est pas normal justement,
01:45parce que je crois qu'ils profitent tout simplement
01:47d'un gouvernement qui actuellement est dans une forme,
01:51je ne sais pas comment l'exprimer,
01:52de passation je dirais comme ça de pouvoir,
01:55puisqu'on a les élections qui arrivent prochainement.
02:01– Bon, au-delà de cette impuissance du gouvernement ou du pouvoir,
02:04moi ce qui m'intéresse c'est de voir que vous avez
02:07le privilège rouge, c'est quoi ?
02:09C'est la possibilité sur un plateau de télévision
02:12de légitimer la violence,
02:14de dire qu'il y a une forme de folklore là-dedans.
02:18Mais prenez le même discours sur d'autres sujets,
02:22la même radicalité à l'extrême droite ou à la droite radicale,
02:24mais c'est un scandale absolu,
02:26vous avez des manifestations, des communiqués,
02:29des sociétés de journalistes.
02:31Elles sont où là les sociétés de journalistes
02:34pour condamner tous ces appels à la violence
02:37qu'on peut avoir sur les plateaux de télévision
02:39depuis trois semaines ?
02:40On a même une militante syndicale la semaine dernière
02:43qui voulait la mort d'un parti politique.
02:45Et là il n'y a plus personne,
02:47ça s'appelle le privilège rouge Frédéric ?
02:50– Ouais, le privilège rouge,
02:51vous appelez ça vous comme ça ?
02:52– Ça vous dérange ?
02:54– Non mais expliquez-moi.
02:57– Le privilège rouge,
02:59– Le privilège rouge c'est la capacité,
03:03la possibilité de dire sur des plateaux
03:06ce qu'une personne de droite ou de droite radicale
03:10ne pourrait pas dire sur d'autres sujets.
03:12C'est-à-dire qu'on peut expliquer sur un plateau de télévision
03:16très tranquillement qu'on veut la mort d'un parti,
03:19que la violence est légitime,
03:21qu'il faut l'insurrection,
03:23et vous allez être réinvité le lendemain.
03:26Il n'y aura pas de communiqué des syndicats
03:28ou de sociétés de journalistes.
03:30Voilà, c'est l'idéologie d'extrême-gauche
03:34à pignon sur rue
03:36et à son petit rond de serviette sur les plateaux.
03:38– On légitime quelque part la violence, c'est ça ?
03:41– Dans ces discours-là, pardonnez-moi,
03:44lorsqu'on vous explique que casser une vitre,
03:47c'est nécessaire pour se faire entendre,
03:50malheureusement qu'il faut rajouter le malheureusement
03:52pour éviter que ça tombe sur le coup de la loi, bien sûr.
03:55– Mais nous reconnaissons quand même tous
03:56que ça vient bien du gouvernement.
03:59Je ne voulais pas citer M. Macron,
04:02mais bon, ça vient aussi de lui.
04:05– Frédéric, excusez-moi, en 2016,
04:09Macron n'était pas à la tête du pouvoir
04:11et il y avait déjà des débuts de casse.
04:13C'était le début de la loi travail,
04:15la loi El Khomri, c'est les premières manifestations
04:17où on a vu arriver les fameux Black Blocs qui ont cassé.
04:21Et puis dix ans plus tard,
04:23il y a toujours les mêmes Black Blocs
04:24et en plus, il y a les pillards.
04:25– Je prends un exemple,
04:27je ne sais pas si c'est le bon exemple,
04:29mais est-ce que vous croyez que si
04:31un gars comme Jacques Chirac
04:32avait été au pouvoir ou était au pouvoir aujourd'hui,
04:35il y aurait autant de casse ?
04:36– Oui, ça s'appelle, c'est les émeutes 2005.
04:41– Il y aurait autant de casse ?
04:43– Les émeutes de 2005,
04:45c'est quoi ? On était sous état d'urgence ?
04:47Et c'est encore pire 2005.
04:49Pourquoi ? Parce qu'au moment des émeutes,
04:51il y a des victimes.
04:52Je vous invite à écouter et regarder
04:54le documentaire extraordinaire d'Alexandre Devecchio
04:57produit par Le Figaro
04:58sur les victimes oubliées des émeutes de 2005.
05:01On va en parler en longueur ce week-end
05:03sur l'antenne de CNews et peut-être sur Europe 1
05:04parce que ce documentaire, il est formidable.
05:07C'est-à-dire qu'on a complètement oublié
05:08les victimes de ces émeutiers
05:11parce que le système médiatique regardait
05:14également ailleurs.
05:15Je vous remercie Frédéric, il est midi 12.
05:17On va vous proposer une information
05:19exclusive sur Europe 1 avec François Pirard.
05:22Dans un instant, on va parler des salaires.
05:24Est-ce que les salaires ont augmenté
05:25entre 2017 et 2026 ?
05:28En France, est-ce qu'ils ont augmenté plus
05:31ou moins que nos voisins européens ?
05:33On répond à ces questions dans un instant.
05:35Merci beaucoup Frédéric.
05:36Et vous pouvez réagir au 01-80-20-39-21.
05:3911h-13h, vous avez la parole
05:41avec Guillaume Develle sur Europe 1.
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