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  • il y a 1 heure
C pas si loin propose de décrypter les enjeux contemporains en France et à l'international depuis les Outre-mer. Présenté par Karine Baste, C pas si loin explore le monde depuis les Outre-mer. Cette France des trois océans, au carrefour de frontières et d'influences croisées, répond autrement aux dynamiques économiques, écologiques, géopolitiques et culturelles. Ce magazine propose un regard singulier sur nos enjeux contemporains et la place des territoires ultramarins dans le monde. Année de Production :

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Transcription
00:00...
00:10Bonjour à tous, très heureuse de vous accompagner
00:12pour ce nouveau numéro de C'est pas si loin.
00:14Elle est docteure en géographie, spécialisée en développement durable,
00:17mais aussi romancière et éditrice.
00:20Anne Solange-Muy, c'est notre invitée aujourd'hui.
00:22Elle nous parlera de l'avenir de Miquelon à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:25Elle qui, depuis 2022, participe à la réflexion
00:28sur le déménagement du village.
00:31Et puis, bien sûr, retour sur les thématiques de la semaine,
00:33à commencer par le salon du livre de Tahiti et cette question
00:36« Comment donner envie de lire ou écrire sur des îles
00:40où la tradition orale est si intense ? »
00:43Pour l'association des éditeurs de Tahiti,
00:45l'objectif est en tout cas de transmettre l'intérêt,
00:48de transformer l'intérêt en pratique.
00:50Est-ce qu'à la suivre ?
00:51Gros plan aussi sur ce dispositif propre à l'outre-mer,
00:54une réserve foncière appelée 50 pas géométrique,
00:57une bande littorale qui, depuis le XVIIe siècle,
01:00régit l'occupation des côtes de Martinique, Guadeloupe,
01:03Guyane, Réunion et Mayotte,
01:05mais qui surtout vire au casse-tête foncier.
01:08Et puis, c'est un massif qui s'étend sur 3000 hectares
01:11et qui, à l'échelle du territoire français,
01:13est unique en son genre.
01:14Nous nous sommes rendus au cœur de la forêt boréale,
01:16de Saint-Pierre-et-Miquelon, patrimoine naturel
01:18préservé de toute activité humaine,
01:20mais pas du dérèglement climatique.
01:22On y revient.
01:28Bonjour Anne-Solange-Muisse.
01:29Bonjour Karine.
01:30Je suis ravie de vous accueillir sur le plateau de C'est pas si loin.
01:33Alors, vous êtes géographe.
01:34Vous accompagnez les habitants de Miquelon,
01:36à Saint-Pierre-et-Miquelon,
01:37qui préparent le déplacement de leur village
01:38pour se mettre à l'abri des submersions marines.
01:41Territoire qui vous a d'ailleurs inspiré,
01:43Écume d'hiver, votre roman publié chez Phoebus.
01:46On va y revenir.
01:47Mais d'abord, on va faire connaissance, si vous le voulez bien.
01:49Vous avez grandi en région parisienne,
01:51a pu étudier la géographie à Brest notamment.
01:54D'où vous vient cet intérêt pour les îles et pour la mer ?
01:57Je pense que ça vient…
01:59Très jeune, j'avais un oncle marin,
02:02donc il y avait un bateau.
02:03Et l'été, j'avais la chance d'aller naviguer.
02:05Et je crois que depuis que je suis petite,
02:08j'adore la mer.
02:09Et les îles, plus tardivement,
02:12je les ai découvertes à travers mes études,
02:13à travers la voile.
02:14Je pratiquais beaucoup la voile.
02:16Et je crois qu'il y a une résonance entre les îles et moi.
02:21Oui, tout s'imbrique finalement.
02:21Et donc, c'est votre métier qui vous conduit à Miquelon en 2022,
02:25village menacé de disparition.
02:27En quoi consiste depuis votre mission auprès des habitants,
02:30qui, je le rappelle, sont les premiers réfugiés climatiques français ?
02:32Oui.
02:33Alors, moi, mon travail dans ce groupement
02:35qui réunit architectes, urbanistes, programistes, etc.
02:39Donc, c'est en tant que géographe,
02:41je me qualifie d'ailleurs de psychogéographe,
02:44c'est-à-dire que j'étudie la relation des individus à leur terre
02:48en partant du principe que quand on veut transformer un territoire,
02:51on ne peut pas le faire sans la population.
02:54Parce que c'est cette population qui s'identifie à cette terre,
02:58elle se sent appartenir à ce lieu
02:59et donc on doit absolument faire avec.
03:02Et là, c'était une demande vraiment de la part du maire
03:06et de l'équipe du conseil municipal, en fait,
03:08de pouvoir intégrer l'ensemble de la population
03:12à la réflexion sur le devenir du village de Miquelon.
03:15Ça avait commencé en janvier 2022.
03:19Et puis, du coup, on a fait appel à moi dans cette compétence
03:23pour faire partie de cette équipe avec le reste de l'expertise.
03:28Et c'est d'autant plus intéressant ce rôle de psychogéographe
03:31parce que vous arrivez auprès de personnes
03:33à qui on demande de quitter leur maison,
03:35parfois une maison qu'elles ont construite elles-mêmes,
03:37ces personnes.
03:38Comment est-ce qu'elles vous accueillent lorsque vous arrivez ?
03:41Et puis surtout, comment vous gagnez leur confiance ?
03:43Alors, ça n'a pas été simple.
03:44Et ce que j'ai beaucoup aimé,
03:45et je pense que ça, c'est un facteur de réussite,
03:47c'est qu'il faut prendre le temps.
03:49En réalité, l'acceptabilité d'un changement,
03:52ça ne peut pas se faire du jour au lendemain.
03:54Donc, il faut vraiment avoir ce temps long.
03:57Nous, on venait, on a mis en place une méthode.
04:00C'était fait avec l'agence Métamorphose Urbaine.
04:04Vraiment, le but, c'est de rester en résidence
04:07longtemps sur place pour vivre avec les gens in situ
04:11et donc prendre le temps de cette rencontre,
04:14de cette connaissance.
04:15Ce temps, il a été de combien de temps ?
04:17Nous, c'était à chaque fois au minimum une semaine sur place.
04:20Et ça permettait aussi d'aller à la rencontre des gens
04:22parce que c'est impossible de prendre des rendez-vous en amont,
04:25c'est impossible de faire les choses à distance,
04:27il faut être sur le terrain.
04:28Et puis, c'est là que la rencontre se noue.
04:30Donc, la concertation, elle s'est faite, évidemment,
04:33de façon un peu méthodique,
04:36alors avec des réunions régulières, etc.
04:39Mais la vraie concertation,
04:41elle s'est faite dans la rue, dans les magasins,
04:44chez les gens,
04:45où finalement, petit à petit,
04:47en parlant de l'histoire de Miquelon,
04:49en parlant de leur identité, de leur culture,
04:51on arrive progressivement à dénouer des sujets,
04:55à comprendre où sont les nœuds qui se nouent
04:58et du coup, comment on les délie, etc.
05:00Et puis, ça, ça a été une façon de gagner à la fois la confiance
05:05et puis nous, d'apprendre beaucoup.
05:07– Et puis l'adhésion, oui, bien sûr.
05:08– Parce qu'il faut connaître le territoire, il faut l'apprendre.
05:10– Évidemment, c'est sûr.
05:11Lorsqu'on a préparé cette émission, Anne Solange,
05:13vous avez fait un parallèle avec la ville du Précheur,
05:15au nord de la Martinique,
05:16où le risque de submersion est réel,
05:18en plus du risque de l'érosion et du fait que cette commune
05:22se situe au pied du volcan, au pied de la montagne pelée.
05:24Est-ce que ce qui se passe à Miquelon, finalement,
05:27n'est que le début de ce qui nous attend potentiellement ailleurs ?
05:30– Alors, oui, mais chaque territoire est unique.
05:32Et la spécificité sur laquelle, je pense,
05:35j'insisterai aussi d'ailleurs dans l'émission,
05:37parce que je crois que c'est vraiment la clé,
05:39c'est de se poser la question de l'habitabilité de son territoire.
05:42C'est comment on veut vivre un territoire qui est soumis au risque.
05:45Est-ce qu'on veut y rester ? Est-ce qu'on veut affronter ce risque ?
05:49Ou est-ce qu'au contraire, on veut préserver, je dirais, son insularité ?
05:53Par exemple, ça a été le cas de Miquelon,
05:54c'est qu'à un moment donné, tous les acteurs autour de la table se sont dit,
05:57mais en fait, ok, on peut élever nos maisons,
06:00on peut assouplir le plan, le PPRL,
06:03le plan de prévention risque littoraux,
06:05mais qu'est-ce qui va se passer pour nos enfants ?
06:07– Bien sûr.
06:07– Quand dans 30 ans ou dans 50 ans l'eau aura monté, on fait quoi ?
06:11– Penser à demain.
06:12– Penser à demain, penser à ses enfants.
06:14– Alors précisément, vous avez choisi de revoir notre reportage
06:17sur les 50 pas géométriques,
06:18cette bande de littorales aux statuts particuliers
06:21dans plusieurs territoires d'outre-mer,
06:23situation que nous avons illustrée en Guadeloupe,
06:25où cette question du droit ou non d'occuper des terrains
06:28touche directement à l'avis des habitants.
06:30Extrait.
06:31– Sa demande de régularisation s'est soldée en juin dernier
06:35par l'intervention des bulldozers.
06:37– C'est-à-dire qu'ils sont arrivés à 5 ou 6 heures du matin
06:41sans rien nous dire, sans invertir personne.
06:44Ils ont venu avec le gros camion et là, ils ont commencé à tout casser.
06:48L'emplacement de ces paillotes débordait illégalement
06:51sur le domaine maritime dans la zone appartenant à l'État.
06:54– Tout était démenté parce qu'on m'a dit de ne pas faire de bléton
06:57et de ne pas te construire en dur.
06:59Alors je les ai écoutés, moi.
07:00Alors j'ai fait exactement ce qu'ils m'ont demandé de faire,
07:02j'ai fait exactement ce qu'on m'a dit de faire.
07:04Mais à la fin, ça sert à rien.
07:08Et on m'a mis ça, regardez.
07:10On m'a mis ça.
07:11Et en plus, regardez, ça tient même pas.
07:16Quand j'arrive dans un hôtel-restaurant,
07:18moi personnellement, et que je vois un grillage
07:19qui barre la mer,
07:21on se rend ça un petit peu en prison, quoi.
07:24On n'est plus sur une île.
07:25Ça fait un peu, voilà, pour les gens.
07:28On crée des choses.
07:29On a 14 employés.
07:31On fait des choses pour la Guadeloupe.
07:32On veut travailler avec la Guadeloupe.
07:33On va même avec les îles.
07:34Et on nous détruit, sans les nous demander.
07:37C'est coran.
07:39C'est écoran.
07:43Pour René Saint-Charles,
07:45le cas d'Andy est emblématique d'un nouvel enjeu
07:47dont l'État doit tenir compte.
07:49À mesure que le trait de côte recule,
07:52certains commerces et habitations installés de longue date
07:54sur le littoral de manière illégale
07:56se trouvent aujourd'hui en danger de submersion marine.
07:59– Donc là, c'est aujourd'hui.
08:03Si vous regardez bien,
08:04le Nil est ici.
08:06Et il y a une vingtaine d'années,
08:08donc c'est pas si loin,
08:09la côte arrivait là.
08:10Donc tout cet espace-là a été effectivement
08:14érodé par l'action des flots.
08:16– Dans ce reportage, Anne Solange-Muys,
08:19il est question de titre de propriété, bien sûr,
08:21mais aussi de vie entière,
08:23bouleversée par cet héritage colonial.
08:25Sauf qu'à la question de la propriété,
08:27s'ajoute la question du risque.
08:28On en parlait à l'instant.
08:29Comment se projeter dans l'avenir
08:31quand le littoral lui-même se transforme ?
08:33– Oui, c'est vrai que là,
08:34cette question des 50 pas géométriques,
08:36donc c'est à peu près 80 mètres,
08:38une bande de 80 mètres le long de la mer,
08:41c'est pas simple,
08:42parce qu'il y a des propriétés qui étaient avant,
08:45donc qui sont construites sur cette bande-là.
08:47D'une certaine façon,
08:48pour réparer un peu l'histoire coloniale et militaire,
08:51on aurait envie de laisser quelque part
08:53ces propriétés rejaillir,
08:56ou en tout cas pouvoir être rénovées
08:58et récupérées par leurs propriétaires,
09:00mais le souci, c'est vraiment ce risque.
09:02Et on voit bien là,
09:03on voit très bien sur la carte,
09:04ça a été montré,
09:06ce grignotage, je dirais, des côtes,
09:08notamment des côtes sableuses,
09:09qui sont le plus soumises à l'érosion.
09:11L'érosion, c'est un phénomène naturel
09:13qui vient grignoter en fait une bande de terre,
09:16c'est par l'eau, par le vent,
09:18essentiellement là, par les agents marins,
09:20donc par les vagues et les tempêtes.
09:22C'est de plus en plus fort au fur et à mesure
09:24que le changement climatique va s'imposer,
09:27on aura des tempêtes de plus en plus violentes,
09:29donc on ne peut pas prendre vraiment le risque non plus
09:32de mettre des personnes et des biens,
09:34je dirais, en disparition,
09:36parce que là, c'est vraiment ça qu'on…
09:38Pour bien comprendre votre propos,
09:39ça veut dire qu'à vos yeux,
09:40l'heure n'est pas à la régularisation du bâti,
09:43ni même à la sécurisation,
09:44ça veut dire qu'on n'adapte pas le bâti
09:47pour rendre les littoraux habitables,
09:48on s'éloigne des littoraux ?
09:49C'est la vraie question,
09:50et c'est pour ça que ça revient à poser cette question
09:52par la population,
09:53qui doit s'emparer de ce sujet,
09:54c'est comment j'habite mon milieu,
09:56parce qu'il n'y a pas…
09:57La solution du repli qui a été choisie,
09:59par exemple, à Miquelon,
10:00ce n'est pas forcément la solution pour tout le monde.
10:02Il y a plein de solutions,
10:04notamment techniques,
10:05qui existent pour s'adapter aux risques.
10:08Comme quoi ?
10:09Par exemple, l'endiguement,
10:10là, on l'a vu,
10:11on le voit sur certaines images du reportage,
10:14mais ce n'est pas non plus la solution,
10:15parce que l'érosion est accentuée
10:17de part et d'autre de l'endiguement,
10:18donc aujourd'hui,
10:20on continue à entretenir,
10:21l'État entretient encore les digues,
10:24mais ne va pas en créer de nouvelles,
10:25donc ça, c'est un problème.
10:27Il peut y avoir…
10:28On peut élever les maisons,
10:29on peut les mettre sur pilotis,
10:30mais en réalité,
10:32tout ça,
10:32ça demande d'étudier un lieu,
10:34vraiment,
10:35et de pouvoir poser cette question du risque
10:37avec les habitants.
10:39Est-ce que vraiment,
10:40ils veulent habiter,
10:41enfin, je pense,
10:42voilà,
10:43rénover une maison,
10:44mettre plein d'argent
10:45dans la rénovation d'une maison
10:46qui, demain,
10:47dans 10 ans,
10:48va disparaître ?
10:49Est-ce qu'on doit vivre
10:50dans la culture de l'immédiateté ?
10:52Je ne suis pas sûre.
10:52Vous avez beaucoup parlé
10:53de ces échanges
10:54que vous avez eus
10:54avec les Miquelonais
10:55pour en arriver
10:56à l'acceptation
10:57de ce déménagement.
10:58Et il me semble
10:59que vous avez aussi associé
11:00les enfants et les adolescents
11:02à cette réflexion.
11:03Est-ce qu'eux ont soulevé
11:05ou exprimé quelque chose
11:06que les adultes
11:06n'avaient pas vu
11:07ou n'avaient pas ressenti ?
11:08Alors ça,
11:09j'aime bien.
11:09Merci de poser cette question,
11:10Karine,
11:11parce qu'en fait,
11:11j'ai trouvé que le travail
11:12avec les enfants
11:13est une vraie leçon
11:15de philosophie
11:16pour les adultes.
11:17Parce qu'en réalité,
11:18ils n'ont aucun problème
11:19avec la question,
11:21un,
11:21de se déplacer,
11:23quoique ça encore,
11:24mais surtout avec la question
11:25du changement.
11:26C'est-à-dire que pour eux,
11:28ce n'est pas un problème,
11:28en fait,
11:29si demain,
11:29il fait plus chaud,
11:30si demain,
11:31leur paysage change,
11:32si en fait,
11:34on doit s'adapter.
11:35Donc,
11:35ils ont une créativité
11:37qui est aussi
11:38une façon pour nous
11:39de dépasser un peu
11:40nos expertises,
11:42justement,
11:43et nos méthodes,
11:44et nos craintes,
11:45et d'essayer d'aller voir
11:46plus loin.
11:47Et je dirais que
11:48dans le travail
11:48qu'ils ont fait,
11:49parce qu'on a fait
11:49des maquettes,
11:50alors ils n'avaient pas
11:51de problème
11:51pour mettre des maisons
11:52dans des arbres,
11:53pour vivre sur l'eau,
11:54pour se projeter
11:59dans le nouveau village,
12:00parce que la zone
12:01avait été choisie
12:02par la population,
12:03on l'a fait faire
12:04confirmer par la population,
12:06mais pour eux,
12:07il n'y avait pas de souci
12:07de se mettre,
12:08de s'implanter dans la pente,
12:09là, j'aurais mon copain
12:11à côté,
12:11puis là, je verrais
12:12le chapeau,
12:13et puis là,
12:13j'aurais l'école pas loin,
12:14enfin, pour eux,
12:15ce n'est pas un souci.
12:16Donc, nous,
12:17ça nous a fait du bien,
12:18et je dois dire
12:19qu'à l'issue
12:20de la première année,
12:21en septembre,
12:22on avait présenté
12:24leur travail,
12:24parce qu'il fallait
12:25le valoriser quand même,
12:26c'est important.
12:27Bien sûr.
12:27Et là, les adultes
12:28sont venus,
12:29ils sont venus nombreux,
12:30du coup,
12:30les parents étaient là,
12:31et je crois que ça a été
12:32le déclic pour dire
12:33ok, on bouge.
12:34Nos enfants sont prêts,
12:35nous aussi, du coup.
12:36Oui, on y va ensuite.
12:37Allez, on va rester
12:37à Saint-Pierre-et-Miquelon
12:38si vous le voulez bien,
12:39mais quitter un peu
12:40le littoral
12:40pour découvrir
12:41sa forêt boréale,
12:43un autre paysage
12:43de l'archipel,
12:44mais lui aussi
12:45confronté à d'intenses
12:46bouleversements.
12:47Regardez,
12:47on en parle juste après.
12:53C'est un massif
12:54de conifères
12:55unique en France.
12:56Une forêt boréale
12:57en milieu insulaire
12:59au cœur de Saint-Pierre-et-Miquelon,
13:01recouvrant environ
13:0211% de son territoire.
13:06Depuis 2018,
13:07un plan de sauvegarde
13:08de cet espace
13:09a été lancé
13:10à travers ces sentiers.
13:14On a commencé ici
13:15au bord du chemin.
13:16Ok, donc il faut des sondes.
13:18Il faut tout à fait le haut.
13:19L'accès est quand même long,
13:21c'est quand même assez fatigant,
13:23donc du coup,
13:23on progresse vraiment lentement.
13:25C'est pas du chemin pédestre,
13:26donc c'est des endroits
13:28vraiment, on va dire,
13:29sauvages.
13:31Et donc,
13:31il y a tout un tas d'embûches,
13:33les arbres morts,
13:34les herbes,
13:35les fougères,
13:35les choses qu'on ne voit pas,
13:36donc il faut y aller
13:37tranquillement aussi.
13:40La forêt boréale française
13:41est aussi par endroits
13:43grignotée par des mammifères
13:44introduits
13:45pour diversifier la faune,
13:47comme ces cerfs de Virginie,
13:48dont les premiers spécimens
13:50ont été importés du Canada
13:51en 1953.
13:55Le réchauffement climatique
13:56et le caractère insulaire
13:58de la forêt
13:58demandent également
14:00une approche particulière.
14:01Le développement
14:02des massifs forestiers
14:03est quelque peu différent
14:04de ce qu'on peut trouver
14:05au niveau continental
14:06parce que les effets
14:08du climat,
14:10de la météo,
14:10sont souvent
14:12exacerbés
14:13à certains niveaux.
14:14On n'a pas
14:15les mêmes amplitudes
14:16de température
14:17qui, pour nous,
14:18sont plutôt moyennes
14:19comparées au continent.
14:22Vous qui connaissez bien
14:23cet archipel
14:24de Saint-Pierre-et-Miquelon
14:25désormais,
14:25racontez-nous
14:26votre première rencontre
14:27avec cette forêt.
14:28La plus marquante
14:29en tout cas pour moi,
14:30ça a été là récemment,
14:31je suis allée en septembre
14:32avec le maire
14:33Franck D'Echeverry
14:34à Pointe-Plate,
14:35qui nous a emmenés
14:36à Pointe-Plate
14:37et on a traversé
14:38donc la forêt
14:40et je dois dire
14:41qu'on a constaté aussi,
14:43lui surtout,
14:44les ravages
14:46de cette forêt
14:47qui est pourtant
14:48très bien gérée
14:49sur l'archipel,
14:51très bien surveillée.
14:52C'est notre seule forêt
14:54boréale en France,
14:55c'est un écosystème unique
14:58et non,
14:59on a bien vu effectivement
15:01les effets
15:02à la fois du réchauffement,
15:03c'est-à-dire que les arbres
15:04meurent
15:04et puis aussi
15:05les dégâts causés
15:06et je tiens vraiment
15:08à revenir dessus
15:09par le cerf de Virginie.
15:10On en a parlé effectivement
15:11dans ce reportage.
15:12Absolument,
15:13parce que
15:14en 1953,
15:16un riche propriétaire
15:17pour les besoins de la chasse
15:18a introduit
15:19cette espèce
15:20il y avait six couples
15:21donc 12 spécimens
15:22à l'époque.
15:24Aujourd'hui,
15:24les comptages
15:25de cet été
15:26c'est 230
15:27à Miquelon
15:28et 470
15:29à Langlade,
15:30c'est énorme.
15:31Donc les chasseurs
15:32ont le droit
15:32de tuer une bête
15:33par personne.
15:33Un animal par personne,
15:34oui, c'est ça.
15:35Donc il y a à peu près
15:36600 chasseurs
15:37mais bon,
15:37un,
15:37ils ne chassent pas tous,
15:38c'est comme à la pêche,
15:39ce n'est pas parce qu'on pêche
15:40qu'on attrape du poisson,
15:41donc on a à peu près
15:43300 bêtes
15:43qui sont tuées par an
15:44mais ce n'est pas suffisant
15:45pour réguler en fait
15:46et pour essayer...
15:47Mais quelles espèces
15:48et quels équilibres
15:48sont menacés concrètement ?
15:50En fait,
15:51c'est réellement
15:53tous les résineux,
15:54c'est-à-dire que les cerfs
15:55mangent,
15:55les jeunes poussent,
15:56la forêt ne peut plus croître
15:58et donc c'est la fougère
15:59qui prend la place.
16:01Et ça,
16:02pour moi,
16:03ça me fait vraiment penser
16:04aussi à toutes ces espèces
16:06menacées.
16:07Aujourd'hui,
16:07il y a quand même
16:0830% des espèces menacées
16:10dans les territoires
16:11d'outre-mer
16:12qui le sont
16:13par des espèces envahissantes
16:16introduites par l'homme
16:17de façon volontaire
16:19ou involontaire
16:19mais il y en a beaucoup.
16:21Il y a le poisson lion
16:21par exemple
16:22qui...
16:23Voilà,
16:24absolument.
16:25Et puis,
16:25on a aussi
16:26dans l'archipel des Seintes
16:27tous ces petits reptiles
16:28qui sont mangés
16:29notamment par les animaux domestiques
16:30parce qu'on n'y pense pas assez
16:32mais les animaux domestiques
16:33font aussi des ravages.
16:36Les chats,
16:36on voit bien
16:37avec les oiseaux,
16:37dans ces jardins,
16:38etc.
16:39Les saintes parties intégrantes
16:40de l'archipel
16:40de l'Ouropéen,
16:40essayez d'un petit peu
16:41plus sécuriser.
16:43Une dernière question
16:44sur cette forêt.
16:45Le temps passe vite,
16:46Anne Solange-Mys.
16:46Elle occupe quelle place
16:47dans la vie des habitants
16:48cette forêt boréale ?
16:49Est-ce qu'on vient s'y promener ?
16:50Est-ce qu'on vient y partager
16:51des tranches de vie ?
16:52Absolument.
16:53Alors oui, bien sûr.
16:54Déjà,
16:54c'est une forêt,
16:55elle ne peut pas croître
16:56énormément à cause du vent
16:57qui vient la raser.
16:59Bien sûr.
17:00Mais elle est un refuge
17:01pour tout le monde.
17:02C'est-à-dire que
17:03quand il y a du vent,
17:03par exemple,
17:04notamment,
17:04je pense au vent dominant
17:05d'ouest,
17:06une très belle balade
17:07que les habitants adorent,
17:08c'est aller à Mirande.
17:10Et donc,
17:10aller dans la forêt,
17:11on se perd
17:12et on est à l'abri du vent.
17:13Et c'est un refuge,
17:14je dirais que...
17:15Et puis,
17:16il y a le cap,
17:16évidemment,
17:17au nord,
17:17où la forêt est très généreuse,
17:19mais c'est un abri
17:20beaucoup pour les animaux.
17:21Donc,
17:21c'est toute une biodiversité
17:22qui vit là-dedans.
17:24Elle est précieuse
17:25et pour le maintien
17:26des sols aussi.
17:27C'est la végétation
17:27qui maintient l'érosion quand même.
17:29Dans votre roman,
17:30il est question de forêt,
17:31justement,
17:31d'arbres
17:32et des usages dans ces bois.
17:33Vous écrivez d'ailleurs
17:34beaucoup à partir des odeurs,
17:35des sons,
17:36des sensations.
17:37Est-ce que faire connaître
17:38un paysage de cette façon,
17:39c'est aussi une manière
17:40de donner envie
17:41de le protéger ?
17:42C'est vraiment mon objectif.
17:44Donc,
17:45tout à fait.
17:45Pour moi,
17:46qui suis sensible à la nature
17:47et à ces questions environnementales,
17:50j'ai besoin de donner à lire
17:52un paysage dans son exactitude
17:55pour immerger les gens.
17:56Et beaucoup me disent
17:57quand même qu'ils ont envie
17:58d'aller à Miquelon
17:59grâce aux romans.
18:00Alors moi,
18:00je suis contente
18:01parce que je crois
18:02que les habitants aussi
18:03le sont de...
18:04Si on vient les voir,
18:05ils sont rafaux.
18:06Allez,
18:07on part à Tahiti,
18:08si vous le voulez bien.
18:09Tahiti,
18:09un peu plus loin,
18:10au Salon du Livre.
18:11La 26e édition
18:12avait lieu le mois dernier.
18:1410 000 visiteurs
18:14en moyenne chaque année
18:15et un territoire
18:16où malgré l'amour des mots,
18:18l'oralité prime souvent
18:19sur l'écrit.
18:20Alors ce rendez-vous
18:20est aussi l'occasion
18:21d'inciter à affranchir le pas.
18:23Extrait.
18:24C'est le but,
18:25c'est de donner envie de lire.
18:28Ici,
18:29en Polynésie,
18:30notre langue,
18:31notre culture
18:32est une tradition orale.
18:34Inciter et motiver,
18:35sensibiliser les Polynésiens
18:37à l'écriture,
18:39ce n'est pas évident,
18:40mais j'ai vu
18:41depuis quelques années
18:42une évolution
18:43et puis de plus en plus
18:45d'auteurs Polynésiens
18:47qui contribuent
18:48à la littérature.
18:50Il y a des gens
18:51qui se moquaient de nous
18:52quand on lisait un livre.
18:54Qu'est-ce que tu veux ?
18:55Il fallait se cacher
18:58pour lire.
19:00Et c'est ça
19:00qui m'a donné cette envie.
19:05L'envie d'écrire,
19:07à la base,
19:08le rapport à l'écriture,
19:09c'est beaucoup plus
19:09un rapport de honte
19:11parce que je ne suis pas...
19:12Je me suis souvent senti
19:15illégitime
19:16par rapport
19:16à ce que je lisais
19:17en me disant
19:17qu'est-ce que je vais apporter
19:18de plus en termes d'histoire.
19:20Finalement,
19:21j'étais juste un bon lecteur.
19:22Je disais beaucoup,
19:23beaucoup, beaucoup.
19:24Et l'écriture,
19:25elle est venue
19:25à travers un besoin
19:27de faire sortir des choses,
19:30de la colère beaucoup.
19:31Et ça a été
19:32une thérapie personnelle
19:34et moi,
19:34ça m'a profondément transformé,
19:35l'écriture.
19:38C'est devenu aujourd'hui
19:40un grand lieu de rencontre
19:41entre auteurs océaniens.
19:43Là, aujourd'hui,
19:44on a des auteurs
19:44qui sont adofidiens,
19:45des auteurs maoris,
19:46des auteurs papous,
19:48des auteurs néo-calédoniens,
19:49kanak,
19:50évidemment thaïtiens,
19:52marquisiens.
19:52L'histoire,
19:53en particulier,
19:53la colonisation
19:55avait cassé ses liens
19:56et nous,
19:57ça a été une mission
19:57qu'on s'est donnée
19:58à Covent des îles
19:59depuis très longtemps
19:59de renouer ses liens
20:01et pour les auteurs océaniens,
20:03c'est très important
20:04qu'il y ait d'être ici.
20:06Je crois que c'est
20:06la romancière
20:07et l'éditrice
20:07que vous êtes
20:08qui a choisi cette thématique.
20:10Qu'est-ce qui vous intéresse
20:10tout particulièrement
20:11dans ce salon du livre ?
20:12C'est vrai que l'illettrisme,
20:14déjà,
20:14c'est quand même
20:15assez marqué
20:16de à cinq fois,
20:17je crois,
20:17plus élevé
20:18dans les territoires
20:19d'outre-mer.
20:20Et puis pour moi,
20:20je crois que l'objet livre,
20:22c'est vraiment
20:23une façon d'entrer
20:25dans une identité,
20:26dans une culture,
20:28dans un partage
20:29avec l'autre,
20:30dans un intérêt culturel.
20:32Donc, c'est...
20:32Bon, pour moi,
20:33c'était important
20:34de choisir ce reportage
20:36mais on aura peut-être
20:37l'occasion
20:37d'en reparler.
20:39Mais c'est vrai que...
20:39Qu'est-ce que ça change
20:40pour un lecteur
20:42de retrouver ses terres
20:43dans un livre,
20:44de retrouver ses expressions,
20:45des expressions familières,
20:46une vie qui ressemble
20:47à la sienne ?
20:48Je pense que c'est vraiment
20:49une...
20:50C'est vraiment...
20:51Le livre,
20:51c'est un voyage.
20:52Donc, quand on ouvre
20:53un livre,
20:54on part ailleurs.
20:55C'est à la fois
20:56une façon de se retrouver
20:57soi-même,
20:58c'est à la fois
20:58une façon de dialoguer
20:59avec son auteur
21:00parce qu'on rencontre
21:01un auteur quand on...
21:02Et quand...
21:04Là, notamment,
21:04sur des salons
21:05comme ceux-là
21:06qui sont très territorialisés,
21:08qui permettent
21:08de partager une culture
21:10et une identité locale,
21:11on rencontre son histoire.
21:14Et ça,
21:14ses origines,
21:15je crois que ça n'a pas
21:15de prix dans le livre.
21:16Évidemment,
21:16c'est capital.
21:17Vous avez fondé
21:18les éditions Terre Urbaine
21:20qui publient des essais
21:21autour de l'écologie
21:22et des territoires.
21:24Qu'est-ce que vous aviez
21:24envie de faire entendre
21:25en devenant éditrice ?
21:27Alors, pour moi,
21:28c'est ma pierre
21:28à l'édifice.
21:29Il y a des gens
21:30qui s'engagent en politique.
21:32Moi, je ne me suis pas
21:33engagée en politique,
21:33je me suis engagée
21:34dans le livre
21:35parce qu'effectivement,
21:36le livre se transmet,
21:37le livre reste.
21:39Le livre est un cadeau
21:41d'une certaine façon
21:42qu'on rencontre
21:42à un moment donné
21:43de sa vie.
21:44On n'a pas d'âge
21:44pour rentrer dans un livre
21:45mais c'est souvent
21:47le déclencheur
21:47pour comprendre le monde
21:49et moi,
21:50j'avais besoin
21:50de le faire
21:51dans le domaine
21:52de l'écologie
21:53qui me touche
21:53dans la compréhension
21:55des territoires
21:56et de pouvoir donner
21:57cet accès
21:58à cette lecture du monde.
22:00Oui,
22:00vous souhaitez toutefois
22:01parler aujourd'hui
22:02des difficultés du livre.
22:03Dans votre quotidien
22:05d'éditrice,
22:05où se situent
22:06les principaux obstacles
22:07pour faire parvenir
22:08un texte à ses lecteurs ?
22:09Le métier est difficile.
22:11Déjà,
22:12c'est économiquement difficile.
22:13C'est un métier
22:14d'engagement
22:15et de passion,
22:16ça c'est clair.
22:17Parfois,
22:18je me dis
22:18que je suis un peu folle
22:20de faire ça.
22:20Non.
22:21Mais voilà,
22:22c'est mon combat.
22:23Bien sûr.
22:24Par contre,
22:25c'est vrai que c'est difficile.
22:26Et puis là où
22:27je trouve la difficulté
22:28encore plus grande,
22:29c'est avec l'IA.
22:30Avec l'IA.
22:31Bien sûr,
22:31c'était ma question suivante.
22:32L'intelligence artificielle
22:33vient me bousculer
22:34vos deux casquettes finalement
22:35d'éditrice et de romancière.
22:36C'est exactement ça.
22:37C'est que dans le domaine
22:38de l'économie,
22:39le secteur le plus mis à mal
22:40par l'IA,
22:41c'est le monde de la culture.
22:42Que ce soit les auteurs,
22:45dessinateurs,
22:45illustrateurs,
22:46photographes,
22:46on se fait voler
22:48d'une certaine façon
22:49nos créations
22:49pour qu'elles soient remaniées
22:50et remangées
22:51par une machine
22:52sans âme,
22:53sans labeur.
22:54Et c'est vrai que pour moi,
22:56c'est d'autant plus important
22:57aujourd'hui
22:58de rentrer en résistance
22:59par rapport à ça
23:00à travers ces salons littéraires.
23:02C'est le meilleur moyen
23:03de partager
23:04et de rentrer
23:05un peu en résistance.
23:07Très bien.
23:08On va refermer
23:09cette émission
23:09avec votre photo du jour
23:10si vous le voulez bien.
23:12Votre photo
23:12qui s'affiche
23:13et que je découvre.
23:14La voici en même temps
23:15que nos téléspectateurs.
23:16Où sommes-nous ?
23:16De quoi s'agit-il ?
23:17Alors, on est à Miquelon,
23:19dans le village de Miquelon.
23:22Ici, c'est une vierge
23:23qui est sur le plein de Miquelon.
23:26Dans le village de Miquelon,
23:27c'est Notre-Dame des Retrouvées.
23:29Et j'aime bien cette photo
23:30parce qu'elle raconte
23:31une histoire vraie
23:33qui est le prologue
23:34d'ailleurs de mon roman
23:35dans Écume d'hiver.
23:36C'est l'histoire du père Volou
23:38qui, en mars 1924,
23:40était parti un peu au sud
23:41de Miquelon-Langlade
23:43et s'était fait prisonnier
23:46d'une tempête de neige
23:47en revenant de la pointe au cheval.
23:50Et cette histoire
23:51qui m'a été transmise
23:52par notamment Roger Tchéberi
23:55qui a beaucoup contribué
23:56à la relecture de ce roman
23:58est assez touchante
23:59parce que ce prêtre
24:00qu'on croyait mort
24:02et prisonnier de la tempête
24:04a été retrouvé au petit matin
24:06à l'endroit de cette vierge
24:09ensevelie sous une grisalite de neige.
24:11On pensait qu'il était mort
24:13et au moment où on lui donne
24:13l'extrême onction,
24:14il se remet à respirer.
24:17Évidemment, il a eu des séquelles physiques
24:19mais il était vivant.
24:20Et pour les habitants
24:21de Saint-Pierre-et-Miquelon,
24:22c'était un miracle.
24:23Que leur prêtre ait été rendu,
24:25c'est un signe de Dieu
24:25et donc ils ont érigé cette statue,
24:28cette vierge dans ce plein
24:30en souvenir de cet épisode.
24:33Vous avez accompagné tout le monde
24:34dans ce récit d'une trentaine de secondes.
24:36Merci.
24:37D'ailleurs, merci pour ce cliché aussi.
24:38Une dernière question.
24:39Vous qui avez accompagné
24:39des habitants contraints
24:41de réinventer leur avenir
24:42finalement face au changement climatique.
24:43Qu'est-ce que cette rencontre
24:45vous a appris
24:45sur notre capacité à faire face ?
24:48Je crois qu'ensemble,
24:50on arrive à tout.
24:50Et c'est vraiment l'intelligence humaine
24:53dans ce projet
24:54à tous les niveaux
24:56qui fait qu'on a réussi
24:58ou qu'il réussit.
24:59Et je rappelle votre roman
25:01« Écume d'hiver »
25:02aux éditions Phoebus.
25:04C'était un plaisir
25:05de vous avoir sur le plateau.
25:08Merci beaucoup
25:08d'être venu nous rendre visite.
25:10Merci à vous
25:11de votre fidélité
25:12à « C'est pas si loin ».
25:14Ripley et podcast
25:15sont évidemment à votre disposition
25:17sur France.tv
25:18sur toutes les plateformes audio aussi.
25:20À la semaine prochaine,
25:21même lieu, même heure
25:22sur France Télévisions.

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