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Parlement Hebdo c'est le meilleur de la semaine parlementaire. Chaque vendredi, un député et un sénateur analysent les temps forts des débats au Sénat et à l'Assemblée nationale. Cette semaine, Alexandre Poussart (Public Sénat) reçoit Ian Brossat, sénateur communiste de Paris et Matthias Renault, député (Rassemblement national) de la Somme. Débat consacré cette semaine au budget : les députés ont rejeté le budget de l'Etat et les sénateurs examinent celui de la Sécurité sociale. Année de Production : 2026
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00:01Générique
00:04...
00:09Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver avec un nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:13l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement.
00:16Vous connaissez la formule, un débat entre un député et un sénateur.
00:20Aujourd'hui, je reçois Yann Brossat, bonjour.
00:22Bonjour.
00:22Vous êtes sénateur communiste de Paris et face à vous, Mathias Renaud, bonjour.
00:26Bonjour.
00:26Vous êtes député Rassemblement National de la Somme
00:29et vous débattrez tous les deux du budget.
00:31Alors que l'Assemblée Nationale a rejeté mercredi le projet de loi de finances 2027
00:35sans être allé au bout de son examen,
00:36le gouvernement a critiqué la copie budgétaire des députés qui ont aggravé le déficit.
00:41Le budget de la Sécurité Sociale arrive, lui, sur les bancs du Sénat.
00:45La majorité de droite sénatoriale propose de rétablir la réforme de la retraite à 64 ans
00:50dont l'application avait été suspendue l'an dernier par Sébastien Lecornu.
00:54Allez, on commence avec le rejet du budget à l'Assemblée Nationale.
00:57Katia Gilder.
01:02Pour zéro, contre 458, l'Assemblée n'a pas adopté.
01:07Rejeté à l'unanimité.
01:09Pas une seule voix pour voter cette première partie du budget consacrée aux recettes de l'État.
01:15Un résultat sans suspense au fil des amendements et des votes.
01:18Le projet de loi initiale du gouvernement a été profondément remanié
01:22jusqu'à ne plus convenir à personne.
01:25À l'issue de cette première partie, le solde budgétaire s'établirait à 177,1 milliards d'euros de déficit.
01:34Une dégradation de 20,7 milliards d'euros par rapport au texte déposé par le gouvernement.
01:39Un gouvernement qui appelle en vain à la responsabilité budgétaire.
01:44Car à six mois de l'élection présidentielle, dans un climat social tendu, les esprits sont ailleurs.
01:50Sur tous les bancs de l'hémicycle, les oppositions n'ont pas hésité à rejeter certains articles emblématiques de ce
01:56budget.
01:57Ils ont refusé de raboter l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités.
02:02Ils ont aussi rejeté la prolongation d'un an de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
02:08Une majorité du bloc central alliée avec le Rassemblement national a décidé d'augmenter le déficit de 5 milliards.
02:15Près de 0,2 point de PIB.
02:18Alors je trouve ça assez croquignolesque.
02:21Le vote de jeudi à l'Assemblée tombe comme un coup près.
02:24La partie consacrée aux dépenses ne sera pas débattue, faute d'adoption des recettes.
02:29Le texte ira donc directement au Sénat dans sa version initiale.
02:34Mathias Renaud, pourquoi les députés du Rassemblement national ont rejeté ce budget
02:38alors qu'ils avaient obtenu certaines victoires dans certains votes,
02:42notamment la suppression du coup de rabot sur l'abattement fiscal dont bénéficiaient les retraités ?
02:46Un coup de rabot qui était prévu par le gouvernement.
02:47Oui, enfin déjà, il faut rappeler que tout le monde a rejeté ce budget à l'unanimité.
02:53Donc c'est d'abord une déculottée pour la Macronie.
02:54On a même vu les députés suppléants de David Amiel et de Roland Lescure
02:59voter contre le budget de leur ministre, qui était au banc et qui était censé le défendre.
03:04Il faut quand même rappeler que c'est le gouvernement qui tient la plume,
03:08qui le tient au début, qui le tiendra à la fin.
03:10Ça, je pense qu'il faut bien l'expliquer.
03:12Et là, le budget a été remanié profondément par les députés,
03:14notamment avec les votes du Rassemblement national.
03:16Oui, mais enfin, en réalité, c'est sans majorité à l'Assemblée.
03:22Vous avez un exercice qui est assez chaotique,
03:24dans lequel vous avez une copie initiale du gouvernement,
03:28il y a des choses qui restent.
03:29Vous avez des députés de gauche qui obtiennent des choses,
03:31des députés du RN qui obtiennent des choses.
03:33Et à la fin, une copie.
03:34Oui, exactement.
03:35Personne n'est content.
03:36Et c'est pour ça que je dis que c'est le gouvernement qui tient la plume au début et
03:41à la fin.
03:42Parce que là, on est un peu au milieu de l'exercice,
03:45qui est un exercice un peu compliqué.
03:47Il y a le budget de l'État, il y a le budget de la Sécu, des partis,
03:50il y a des retours de textes, etc.
03:52Et donc, ça peut donner l'impression, et le gouvernement joue là-dessus,
03:54que finalement, on donnerait la responsabilité au Parlement de refaire un budget.
04:00Mais en réalité, au début, le budget est tenu par le gouvernement.
04:04Et à la fin, il est tenu par le gouvernement,
04:06qui choisira son budget par 49-3 ou par ordonnance.
04:09Mais Yann Brossat, est-ce que la responsabilité est vraiment sur le gouvernement ?
04:13Dans cet examen du budget au Parlement,
04:14les députés ont obtenu certaines victoires sur certains votes,
04:18mais au final, ils ne sont pas contents,
04:19ils rejettent cette première partie du budget.
04:21Est-ce qu'il y a aussi l'effet de la campagne présidentielle dans ce débat à l'Assemblée ?
04:24Non, je pense que la situation aurait été la même dans une autre période.
04:28La réalité, surtout, c'est que ce gouvernement est illégitime.
04:32Et la meilleure preuve, c'est qu'il n'est même pas capable
04:33de faire voter un budget, y compris par les députés de son propre groupe.
04:38Et tout ça résulte en réalité du non-respect du suffrage universel,
04:42en l'occurrence la dissolution,
04:44les dernières élections législatives
04:46qui ont battu le camp macroniste à plate couture.
04:51Et donc, on ne peut pas avoir...
04:52Mais il n'y a pas de compromis possible
04:53entre les différentes forces de l'Assemblée sur ce budget ?
04:55Voulez-vous un compromis dès lors qu'on part d'une copie qui est indigne ?
05:00On est dans un pays dans lequel on a d'un côté 10 millions de pauvres du fait de la
05:04politique macroniste
05:05et de l'autre des entreprises du CAC 40 qui versent 60 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires.
05:10Et vous avez en plus de ça un gouvernement qui prépare un projet de budget qui va aggraver les inégalités
05:15sociales.
05:16Et donc, si vous partez d'une copie qui est indigne,
05:19nous demander de faire un compromis, c'est absolument ridicule.
05:22C'est le gouvernement qui devrait faire un compromis,
05:24dès le départ, en prenant en compte ce besoin de justice sociale qui s'exprime partout,
05:28qui s'est exprimé, je le redis, dans les urnes aux dernières élections législatives
05:32et qui s'exprime en ce moment dans la rue avec des mobilisations sociales puissantes
05:36qui portent particulièrement sur les enjeux de pouvoir d'achat.
05:39On l'a encore vu cette semaine avec 1,6 million de personnes qui se sont rassemblées dans les rues.
05:43Et justement, je voudrais qu'on revienne sur un point précis de ce débat budgétaire.
05:46par l'Assemblée nationale, la suppression de la surtaxe exceptionnelle
05:49sur les bénéfices des grands groupes qui étaient proposés par le gouvernement.
05:53Eh bien, les députés ont rejeté cette surtaxe.
05:56Du côté du Rassemblement national, Mathias Renaud, qu'est-ce que vous dites
05:58à ces Français qui étaient dans la rue jeudi, qui ont des problèmes de pouvoir d'achat
06:01et qui demandaient un effort aux grands groupes qui ont pu faire des bénéfices,
06:05notamment du fait de la crise de l'énergie ?
06:07Alors déjà, quelle part de Français demande des hausses d'impôts
06:11et quelle part demande des baisses d'impôts ?
06:13Nous, par exemple, on a défendu un amendement,
06:15on était le seul à le poser sur la baisse de la fiscalité sur le carburant.
06:18Je pense que ça intéresse quand même beaucoup de gens.
06:20Ça a été malheureusement rejeté.
06:22Oui, mais là, sur les grands groupes qui ont fait des bénéfices,
06:24notamment grâce à la hausse du carburant.
06:25Non, mais alors déjà, c'est une mesure qui a été présentée il y a deux ans,
06:28qui était présentée comme exceptionnelle.
06:30Dès le départ, on avait dit, attention en matière d'imposition,
06:33tout ce qui est présenté comme exceptionnel et transitoire
06:37finit par être prolongé.
06:38Donc là, on voit bien que la pente, c'est de prolonger indéfiniment cette taxation.
06:45D'ailleurs, la gauche, quelque part, assume et a posé des amendements
06:49en disant que cette contribution doit devenir permanente.
06:52Mais dans le contexte actuel qui est aussi exceptionnel,
06:55elle n'est pas juste cette surtaxation des grands groupes ?
06:57Le contexte actuel, c'est un pays...
06:59Et exceptionnel.
07:00Et exceptionnel.
07:01Ce qui est exceptionnel, c'est les 44% de prélèvements obligatoires en France.
07:05C'est-à-dire qu'on est les champions du monde des prélèvements obligatoires.
07:08On a une copie du gouvernement qui a encore augmenté les impôts de 17 milliards d'euros,
07:14sachant qu'on est déjà le pays le plus taxé du monde.
07:18Et donc, nous, la priorité, c'est d'abord de baisser la dépense publique,
07:21de baisser des prélèvements obligatoires, en particulier pour les travailleurs
07:25et en particulier sur le domaine de l'énergie.
07:28Et après, on peut commencer à discuter.
07:30Mais si vous voulez, c'est une question aussi de priorité.
07:32Yann Brossat, est-ce que c'est le moment de ponctionner certaines grandes entreprises
07:35alors que la croissance économique est à tonne
07:37et que les finances publiques sont dans le rouge
07:39et que les prélèvements obligatoires sont importants quand même ?
07:41Ça fait 10 ans qu'on a un gouvernement qui nous a expliqué en long, en large et en travers
07:45qu'on va baisser les impôts des plus riches,
07:47on va baisser les impôts des grandes entreprises.
07:49Ça va relancer l'économie et ça va nous permettre d'avoir un budget plus équilibré.
07:53Quelle est la réalité du pays aujourd'hui ?
07:55C'est qu'on a une économie qui est à tonne, vous l'avez dit vous-même,
07:58avec une croissance pathétique au regard de ce qui se passe dans d'autres pays,
08:01notamment l'Espagne qui est un gouvernement qui est aujourd'hui dirigé par la gauche
08:05où l'économie se porte beaucoup mieux.
08:07Donc la réalité, c'est que cette politique de l'offre est en échec.
08:09Et on a un gouvernement qui, cette année, dans le cadre de ce budget,
08:13va d'un côté baisser la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises de 30%
08:17et de l'autre ponctionner très lourdement les classes populaires et les classes moyennes.
08:21Tout ça est scandaleux.
08:23Et je suis un peu étonné d'entendre un...
08:25Enfin, étonné, je suis un peu hypocrite en vous disant ça.
08:27Pas si étonné que ça.
08:28Mais je souhaite que chacun remarque que vous,
08:31qui passez votre temps à dire que vous défendez les classes populaires,
08:34vous vous portez en réalité en défense de très grandes entreprises,
08:38y compris de très grandes entreprises,
08:39qui, cette année, réalisent des profits absolument considérables,
08:43bénéficient d'aides publiques absolument considérables,
08:46versent des dividendes absolument énormes à leurs actionnaires.
08:49Et vous nous expliquez, on ne peut pas les ponctionner davantage.
08:52Je vais vous dire, il y a une chose qui est certaine.
08:53On ne peut pas dire d'un côté, on va baisser les impôts à tour de bras
08:57et de l'autre, on va améliorer la situation du service public.
09:00Ça n'est pas vrai.
09:01On peut faire de la démagogie,
09:02mais je pense que les Français sont tout à fait capables de comprendre
09:04que si on veut plus d'hôpital, plus de sécurité, plus d'école,
09:09on a aussi besoin d'avoir des recettes en face.
09:11Et je préfère qu'on aille chercher ces recettes
09:13du côté des grosses fortunes que du côté des classes populaires.
09:16Mathias Renaud, une réponse notamment du point de vue des classes populaires
09:18qui font partie de l'électorat du Rassemblement National.
09:20Comment leur expliquer que vous êtes contre un effort supplémentaire
09:23des grands groupes comme Total qui font des bénéfices actuellement ?
09:25Parce qu'on n'est pas marxiste.
09:27Voilà, donc on n'est pas dans une logique de lutte des classes.
09:30Et on considère que ce n'est pas parce qu'on va taxer des grandes entreprises
09:34que ça va automatiquement améliorer le pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes.
09:38Et nous, notre proposition, c'est de baisser la fiscalité sur le carburant.
09:41Je note que, par exemple, le Parti communiste ne l'a pas proposé.
09:44Nous sommes favorables à la baisse de la fiscalité.
09:46Nous sommes favorables à la TVA à 5.5 sur le carburant.
09:48Nous l'avons toujours dit.
09:49Nous avons déposé des amendements à ce sujet depuis des années encore au Sénat.
09:52Fabien Guay en a encore reparlé cette semaine aux questions d'actualité au gouvernement.
09:56Donc en l'occurrence, vous pouvez ne pas dire ça, ça n'est pas la réalité.
09:59En revanche, il faut bien aller chercher les recettes quelque part.
10:01Et nous l'assumons parfaitement.
10:02Vous dites que nous sommes marxistes.
10:03Je ne le vis pas comme une insulte.
10:05Nous considérons que c'est d'abord aux grosses fortunes d'aller être sollicitées
10:10parce que c'est elles qui, aujourd'hui, empochent beaucoup d'argent
10:11pendant que la grande majorité des Français sont.
10:13Parlons de la suite et du compromis politique possible.
10:16Car après ce rejet à l'Assemblée nationale, le texte va aller au Sénat.
10:19Les sénateurs, la majorité de droite du Sénat, devraient voter une version de ce budget.
10:22Et ensuite, on entrera dans la négociation entre le gouvernement,
10:26avec les députés, Yann Brossat.
10:29Comment se profile la suite, selon vous ?
10:31Est-ce qu'on va forcément vers un passage en force du gouvernement,
10:33que ce soit par l'utilisation du 49-3 ou par l'utilisation des ordonnances pour faire passer le budget
10:38?
10:38Ce serait doublement irresponsable.
10:41Irresponsable sur la forme, parce que ce serait un passage en force supplémentaire.
10:46Ce serait irresponsable sur le fond, parce qu'une fois de plus,
10:49le pays va très mal du fait de la politique économique menée par le gouvernement depuis 10 ans.
10:54Et donc faire ça, alors même qu'on a des centaines de milliers de gens qui descendent dans la rue,
10:58alors même qu'on a un pays qui est en ébullition, ce serait une folie furieuse.
11:01Et quand je vois les intentions de la majorité de droite sénatoriale
11:06qui visent à aggraver encore la copie du gouvernement,
11:09le moins qu'on puisse dire, c'est que je pense que ce sont de mauvais choix
11:11qui vont aggraver les tensions dans le pays,
11:13et on n'a vraiment pas besoin de ça en ce moment.
11:15Mathias Renaud, est-ce qu'au Rassemblement National,
11:16on est prêt à négocier un compromis politique sur le budget avec le gouvernement,
11:20ou est-ce que le passage en force, 49-3 ou ordonnance, est inévitable ?
11:24Je pense que de toute façon, il y aura 49-3 ordonnance à la fin.
11:27On ne va pas se mentir, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée,
11:28je ne vois pas comment il pourrait faire autrement.
11:30Après, la question, c'est, en cas de 49-3, motion de censure ou pas,
11:35qui la vote ?
11:36Nous, on n'est pas dans des négociations de couloirs avec le gouvernement,
11:40qu'on soit très clair.
11:42Dans la suite des débats, on dira notre position,
11:45quelles sont nos lignes rouges, etc.
11:47Là, il est encore beaucoup trop tôt,
11:48parce qu'on a bien vu que le gouvernement prenait ça
11:51comme une sorte de ballon d'essai.
11:52D'ailleurs, il a été extrêmement absent.
11:54Moi, je les ai trouvés très passifs et très absents
11:56pendant cette première lecture à l'Assemblée.
11:59Je trouve que, déjà physiquement, le bloc central était absent
12:03beaucoup plus que même l'année dernière.
12:05Et puis, même le gouvernement ne défendait pas vraiment sa copie.
12:09On voit même sur les plateaux de télévision,
12:10ils n'y croient pas vraiment.
12:11Donc, voilà, on sent qu'il y a un exercice fictif.
12:13Donc, le RN n'est pas sûr de censurer le gouvernement
12:15s'il y a un 49-3 ou des ordonnances ?
12:17On se laisse toutes les possibilités,
12:19étant entendu qu'on n'en est pas encore là.
12:21Voilà.
12:22Donc là, clairement, le gouvernement se fiche un peu, en fait,
12:25du budget pour l'instant.
12:26Et donc, le moment de vérité arrivera un peu plus tard,
12:30dans quelques jours ou quelques semaines.
12:31Yann Brossat, est-ce que censurer le gouvernement
12:33dans le contexte actuel du pays,
12:35ce ne serait pas rajouter de la crise à la crise
12:37et enfoncer le pays dans le chaos à six mois de la présidentielle ?
12:39Ce qui permettrait de sortir du chaos,
12:41c'est que ce gouvernement dégage.
12:42Une fois de plus, je vous l'ai dit,
12:44on a affaire à un gouvernement qui n'est pas légitime.
12:46Ce qui donne une légitimité à un gouvernement,
12:48c'est le verdict des urnes.
12:49Aux dernières élections législatives, ils ont été battus.
12:51C'est quand même formidable.
12:52On est dans un pays où on finit par s'habituer à n'importe quoi.
12:54Des gens qui sont battus aux élections législatives,
12:56qui restent en poste, c'est les mêmes ministres,
12:58et qui poursuivent la même politique.
12:59Et nous, on nous demande d'être gentils avec eux
13:01pour leur permettre de rester au pouvoir.
13:02Ben non.
13:03Et a fortiori, dans un contexte où on a une mobilisation sociale
13:07très puissante qui est majoritairement soutenue par les Français
13:09parce que les revendications qui sont portées par les manifestants
13:12sont des revendications justes parce qu'elles portent
13:14sur le pouvoir d'achat qui est une préoccupation majeure
13:17pour les Français.
13:17Donc bien sûr que s'il y a demain une censure,
13:20nous la voterons et il n'y a aucun doute là-dessus.
13:22On va parler du budget de la sécurité sociale
13:24qui est quant à lui arrivé sur les bancs du Sénat.
13:27Et la majorité de droite et du centre du Sénat
13:29veut rétablir la réforme de la retraite à 64 ans
13:33qui avait été suspendue l'an dernier par Sébastien Lecornu.
13:35Flora Sauvage.
13:40Massivement rejeté par les députés,
13:42le projet de loi de financement de la sécurité sociale
13:44arrive au Sénat dans la version initiale du gouvernement.
13:48En commission, les sénateurs ont voté un amendement
13:50pour relever l'âge de départ à la retraite à 64 ans
13:53afin de rétablir la réforme suspendue par l'exécutif.
13:56De quoi soulager les finances sociales
13:59de 600 millions d'euros l'an prochain.
14:01Vous avez un taux d'emploi en France qui est autour de 69%
14:03quand il est de 79% en Allemagne ou dans les Pays-Bas.
14:07Et l'idée que nous devons travailler plus,
14:10tout simplement parce qu'on vit plus longtemps
14:13et puis aussi parce qu'il y a moins d'actifs pour payer nos retraites,
14:16c'est une évidence.
14:18Une évidence aussi pour les sénateurs de la majorité présidentielle.
14:21Je soutiendrai à titre personnel le rétablissement de cette réforme de 2023
14:26parce qu'elle est nécessaire,
14:27mais je pense qu'il ne faut pas s'arrêter là.
14:29Je pense qu'il faut aussi qu'on puisse proposer autre chose
14:31et notamment une part de capitalisation que notre groupe proposera
14:33lors du débat d'orientation budgétaire.
14:35En commission, les sénateurs ont prévu de geler les pensions
14:39à partir de 1500 euros de retraite.
14:41Le gouvernement prévoyait un seuil de 1260 euros.
14:44Pour la gauche, ce seuil est trop bas.
14:47Quand on touche 1300 euros de retraite
14:49ou même 1500 ou 1600 euros de retraite,
14:51on n'est pas quelqu'un de privilégié.
14:54Donc n'avoir rien fait pendant 10 ans
14:55et d'un coup taper sur des retraités
14:58qui ont une retraite de 1500 euros,
15:00c'est juste la marque d'un gouvernement qui ose à boire.
15:03Un gouvernement qui regarde de près les futures modifications du Sénat.
15:07L'Assemblée nationale fait un choix.
15:08Effectivement, elle a rejeté le budget de la Sécurité sociale.
15:10Maintenant, le Parlement, c'est aussi le Sénat
15:13et nous allons regarder avec beaucoup d'attention
15:15ce mois budgétaire qui va démarrer dès le 9 novembre
15:18ici au Sénat.
15:19Comment les sénateurs vont modifier
15:21la copie initiale présentée par le gouvernement
15:23pour le budget de la Sécurité sociale ?
15:25L'examen du budget de la Sécurité sociale
15:27se poursuivra au Sénat jusqu'au 17 novembre
15:29avant un vote solennel sur le texte le lendemain.
15:33Mathias Renaud, cette suspension
15:35de la réforme de la retraite à 64 ans
15:36a décidé l'an dernier par Sébastien Lecornu.
15:39Elle devrait coûter 10 milliards d'euros
15:41entre 2026 et 2032
15:42à notre régime de retraite.
15:44Est-ce qu'il ne vaut pas mieux
15:45rétablir cette réforme pour équilibrer,
15:47en tout cas soulager nos comptes sociaux
15:48qui sont à la dérive ?
15:49Si on suspend une année,
15:51on désuspend,
15:52l'année d'après on resuspend,
15:54plus personne ne va rien y comprendre,
15:56y compris les premiers concernés.
15:58Donc là je pense qu'on est vraiment
15:59dans un exercice...
16:00Ça fait 600 millions d'euros en plus
16:01pour le régime de retraite.
16:02D'accord, mais enfin là,
16:03qui va comprendre parmi les concernés
16:05à quelle sauce il va être mangé ?
16:07C'est-à-dire que là déjà la suspension
16:08les dernières, c'était compliqué à comprendre,
16:10là on ne va plus rien y comprendre.
16:11Bon, nous sur la réforme des retraites,
16:13on considère qu'il faut faire une réforme juste
16:17qui permet pour les gens qui commencent
16:20à travailler tôt de partir relativement tôt
16:23et à ceux qui commencent à travailler tard
16:24de partir relativement tard.
16:27C'est, on va dire, mettre comme paramètre principal
16:30les 42 années de cotisation,
16:33ce qui permet à quelqu'un,
16:34notamment dans les travaux manuels
16:36qui commencent à 18 ans, avant 20 ans,
16:39voire avant 18 ans, de pouvoir partir relativement tôt
16:42et pour ceux qui font le choix
16:43de faire des études longues,
16:45ce qui est un investissement à la fois
16:48pour le salaire, pour la carrière,
16:50et bien à ce moment-là de partir relativement tard.
16:52Sachant qu'on a un problème quand même dans notre pays,
16:54c'est que le premier emploi stable en France,
16:56c'est 27 ans.
16:58C'est extrêmement tardif,
17:00c'est deux ans de plus qu'en Allemagne,
17:01c'est 25 ans, c'est déjà tardif,
17:03mais on considère que les gens
17:05ne travaillent pas assez tôt
17:07et le problème, ce n'est pas tellement
17:08les gens qui travailleraient trop peu tard.
17:12Yann Broussa, il y a plein de promesses
17:14du côté du Rassemblement national,
17:16de la gauche, 42 annuités du côté
17:18du Rassemblement national,
17:20retraite à 60 ans pour Jean-Luc Mélenchon
17:21et les communistes,
17:22mais la question qui va se poser
17:24dans ce débat du budget de la sécurité sociale,
17:25c'est comment on finance ces annonces,
17:28ces promesses,
17:29alors qu'il y a de moins en moins d'actifs,
17:31de plus en plus de retraités
17:31et qu'on a un régime par répartition.
17:33– Il y a un paramètre qu'on oublie,
17:35j'entendais tout à l'heure un sénateur
17:36qui expliquait,
17:37on travaille,
17:39enfin,
17:40on vit de plus en plus longtemps
17:41et donc il est logique
17:42de reporter l'âge de départ
17:43à la retraite.
17:44D'abord, c'est un argument
17:45qui n'a pas de sens
17:46puisque, en l'occurrence,
17:48on pourrait considérer
17:49que, puisqu'on vit plus longtemps,
17:50on doit avoir la possibilité
17:51de profiter d'une retraite plus longue
17:53et si possible en bonne santé.
17:55Mais surtout,
17:56la réalité,
17:57c'est que chaque travailleur
17:58produit à lui seul
18:00beaucoup plus de richesses
18:01qu'il n'en produisait, par exemple,
18:02au début des années 80
18:03quand François Mitterrand
18:05et la gauche
18:05ont mis en place
18:06la retraite à 60 ans.
18:07Chaque travailleur
18:08produit plus de richesses
18:09et donc,
18:10ce sont autant de richesses
18:11qui peuvent contribuer
18:12au financement
18:13des retraites
18:15des pensionnaires.
18:16Donc,
18:16tout ça n'a pas de sens.
18:18On ne prend pas en compte
18:19ce paramètre
18:20et puis surtout…
18:21– Il faut taxer davantage
18:22la richesse produite
18:22pour financer la retraite ?
18:24– Il faut taxer davantage
18:24le capital
18:25que nous ne le faisons aujourd'hui.
18:26Nous sommes favorables
18:27pour ce qui nous concerne,
18:28nous,
18:29à la mise à contribution
18:30des revenus du capital.
18:30bien sûr
18:31et c'est ce qui permettra
18:32de financer la retraite,
18:34de remettre en cause
18:35la réforme Borne.
18:36Mais surtout,
18:36je voulais revenir
18:37sur un mensonge
18:38auquel nous sommes confrontés.
18:40Quand Mme Borne
18:40a fait voter sa réforme,
18:41quand on est passé
18:42à 64 ans,
18:44elle a dit
18:44il faut faire ça
18:45pour ne pas toucher
18:47aux pensions de retraite.
18:48Et aujourd'hui,
18:48qu'est-ce qu'on constate ?
18:49Que non seulement
18:50il y a eu la réforme Borne,
18:51certes un peu aménagée
18:52l'an dernier,
18:53mais que cette année,
18:54on touche aux pensions de retraite
18:56puisqu'il y a
18:56gel des pensions de retraite
18:58au-delà de 1200 euros
18:59à la version gouvernementale
19:01au-delà de 1500 euros
19:02dans la version
19:03de la droite sénatoriale.
19:05Mais enfin,
19:05très honnêtement,
19:06même à 1500 euros
19:07de retraite,
19:08on a une vie
19:09qui est très compliquée,
19:10qui est très difficile.
19:12Et donc,
19:12expliquer qu'on ne va pas
19:14aligner sur l'inflation
19:15les retraites
19:16à 1500 euros,
19:17c'est une injustice
19:17qui est terrible
19:18et ce sont autant de gens
19:19qui ont travaillé
19:20toute leur vie
19:20et qui vont se retrouver
19:22en grande difficulté
19:23du fait de cette décision
19:24gouvernementale.
19:25Mais une fois de plus,
19:26il y a un mensonge
19:27parce qu'ils ont dit
19:27qu'on ne touchera pas
19:28aux pensions de retraite
19:29et en réalité,
19:30ils touchent aux pensions
19:30de retraite.
19:31Donc,
19:31c'est la double peine.
19:33Mathias Renaud,
19:33pour financer notamment
19:35la réforme des retraites
19:36de Marine Le Pen
19:36et ses 42 annuités
19:38de cotisation,
19:39est-ce qu'il faut taxer
19:41la richesse produite,
19:42taxer davantage le capital ?
19:44Comment on finance ?
19:45On est suffisamment taxé
19:47dans ce pays.
19:48Il y a une question
19:48d'assiettes,
19:49c'est-à-dire
19:49de taux d'activité globale
19:51avec des jeunes
19:52qui ne rentrent pas assez tôt
19:52sur le marché du travail
19:53et des seniors
19:55qui sont sortis
19:57précocement
19:57du marché du travail.
19:58Bon,
19:59ça,
19:59c'est une question
20:00d'assiettes.
20:01On pourrait aussi
20:02parler du taux de natalité.
20:03Vous promettez
20:03de faire baisser le chômage
20:04pour financer la retraite ?
20:05C'est évident
20:06que le taux d'activité,
20:07enfin,
20:07à la fois le taux de chômage,
20:08le taux d'entrée,
20:09l'âge d'entrée
20:10et l'âge de sortie
20:11effectivement respectés,
20:13c'est une façon
20:14d'augmenter l'assiette
20:15et donc d'augmenter
20:15les recettes
20:16pour les retraites.
20:18Mais effectivement,
20:19dans les annonces
20:19du gouvernement,
20:20le fait de geler
20:21les pensions de retraite,
20:22le fait de geler
20:24les prestations sociales,
20:25on voit qu'on fait
20:26en fait les fonds de tiroirs,
20:29on prend les Français
20:30pour des vaches à lait
20:30parce qu'on refuse
20:32de faire des économies
20:33dans ce pays
20:34sur de la dépense toxique.
20:35Les dépenses
20:36sur l'immigration,
20:37la contribution
20:37à l'Union Européenne,
20:38le millefeuil administratif,
20:40les subventions
20:40sur des énergies intermittentes
20:42qui ne fonctionnent pas
20:43par rapport au nucléaire.
20:44Voilà,
20:45ça,
20:45ce sont des économies
20:46que nous,
20:46on a proposées
20:46pendant le budget
20:47qui n'ont absolument
20:47pas été prises en compte,
20:49qui parfois se heurtent
20:50à des confrontations
20:50idéologiques.
20:51Je pense notamment
20:52à l'immigration
20:53et l'Union Européenne,
20:53là c'est idéologique
20:54l'opposition.
20:55Restons sur le gel
20:56des pensions de retraite
20:57qui est prévu
20:57dans ce budget
20:58par le gouvernement,
20:59qui a été un peu assoupli
21:00par la majorité de droite
21:02et du centre du Sénat.
21:03Quand même,
21:03Yann Brossat,
21:04est-ce qu'il ne faut pas
21:04demander un effort
21:05aux 50% des retraités français
21:07les plus riches ?
21:08Ils payent l'impôt.
21:09Il y a des impôts
21:10dans notre pays
21:12qui permettent,
21:13enfin,
21:13qui permettaient
21:14de moins en moins,
21:14mais qui jusqu'à présent
21:15permettaient
21:16de redistribuer la richesse.
21:18Puis si vous avez
21:18une grosse retraite
21:19que vous avez
21:20un gros patrimoine,
21:21moi je suis favorable
21:21à ce qu'on rétablisse
21:22par exemple l'impôt
21:23de solidarité sur la fortune.
21:24En revanche,
21:24il y a une règle,
21:26c'est l'indexation
21:27des pensions
21:28sur l'inflation
21:29et cette règle,
21:30elle doit continuer
21:31à être respectée.
21:32Et je suis d'ailleurs
21:32même favorable
21:33à ce qu'on étende
21:34cette règle sur les salaires.
21:35Moi je serais favorable
21:36à ce qu'on ait une indexation
21:37des salaires sur l'inflation
21:39parce qu'on a certes
21:39une augmentation insuffisante,
21:41une augmentation du SMIC,
21:43simplement les autres salaires
21:44ne suivent pas,
21:44on n'a plus d'échelle
21:45mobile des salaires
21:46et donc vous avez
21:46beaucoup de gens
21:47qui se retrouvent
21:48avec des salaires
21:49qui n'augmentent pas
21:49et une inflation
21:50qui est galopante
21:51et un pouvoir d'achat
21:51qui recule.
21:52Donc si, moi je suis favorable
21:53à l'indexation
21:54des pensions de retraite
21:55et des salaires
21:56sur l'inflation
21:57et certainement pas
21:57sa remise en cause
21:58cette année
21:58dans le projet de budget.
21:59Mais alors,
21:59quel que soit le véhicule,
22:01est-ce qu'il faut demander
22:01un effort aux retraités
22:02les plus riches ?
22:03Mathias Renaud ?
22:04Non mais avant
22:04de demander des efforts
22:06aux travailleurs
22:07ou aux retraités
22:08dont la pension
22:09est le reflet
22:11du travail
22:14au train de vie
22:15de l'État.
22:16Voilà, c'est à l'État
22:17de montrer l'exemple,
22:19de montrer l'exemple
22:20dans son fonctionnement
22:21parce qu'aujourd'hui
22:22vous avez toute une myriade
22:23par exemple d'opérateurs
22:24dans lesquels on veut couper,
22:26dont certains
22:26ne servent pas à grand-chose.
22:28Je pense par exemple
22:29à l'ADEME,
22:30c'est quand même
22:314 milliards d'euros par an.
22:33L'agence de la transition écologique
22:34pour vous ça ne sert à rien ?
22:36Ce n'est pas la totalité
22:37des missions
22:38qui ne sert à rien
22:38mais enfin effectivement
22:39on dit très clairement
22:41on remet en cause
22:42certaines missions
22:42de certains opérateurs.
22:44Il faut savoir remettre
22:44l'État à sa place.
22:45L'État doit s'occuper
22:47pas de toute la vie
22:48des Français,
22:49d'abord le régalien,
22:52ensuite la souveraineté
22:53économique
22:53des secteurs stratégiques.
22:55Il y a une partie
22:56sécurité sociale bien sûr
22:57mais on ne peut pas
22:58comme ça faire de la gabegie
23:00sans arrêt
23:00sur le pays.
23:01– Monsieur Arnaud,
23:01je me rends compte
23:02depuis tout à l'heure,
23:02vous dites beaucoup
23:03de faire des économies.
23:04Vous avez même proposé
23:05je crois un contre-budget
23:06qui prévoit 140 milliards
23:08d'euros d'économie.
23:09– Merci d'en faire la publicité.
23:10– C'est-à-dire en réalité
23:12une politique d'austérité
23:13trois fois plus lourde
23:14et trois fois plus dure,
23:15laissez-moi finir,
23:16que celle menée
23:17par le gouvernement
23:18puisque le gouvernement
23:18c'est 54 milliards d'euros
23:19d'économie dans le cadre
23:21de ce budget.
23:21Vous proposez trois fois plus,
23:22c'est-à-dire une politique
23:24trois fois plus dure
23:24que celle du gouvernement.
23:25Et puis surtout,
23:26j'ai eu la curiosité
23:27de regarder ce que vous faites
23:28dans les collectivités
23:28que vous dirigez
23:29puisque vous avez gagné
23:30un certain nombre de villes
23:31aux dernières élections municipales.
23:32À Montargis,
23:33votre maire s'est augmenté
23:34de 80%.
23:34À Carcassonne,
23:36il s'est augmenté de 17%.
23:37À Menton,
23:38elle s'est augmenté
23:39de 24%.
23:40Vous pouvez faire
23:41la liste des économies
23:42qui ont été faites dans ces...
23:43Ils ne se sont pas augmentés.
23:44Et donc,
23:44en l'occurrence,
23:45je trouve un peu curieux.
23:46Vous pouvez faire la liste
23:46des économies
23:47qui ont été faites
23:47dans les collectivités.
23:49Ah si,
23:49vous avez fait des économies
23:50sur le secours populaire,
23:51sur le planning familial,
23:52sur les cantines scolaires
23:54pour les gamins
23:54les plus fragiles.
23:56En revanche,
23:57le secours populaire,
23:58vous expliquez
23:59que c'est politisé.
24:00Moi,
24:00je croyais que ça rendait service
24:01à beaucoup de gens
24:02et je pense que les Français
24:02pensent ça dans leur grande majorité.
24:04Mais surtout,
24:04faire le choix
24:05d'augmenter les indemnités
24:07de vos mères
24:08au moment où vous passez
24:09votre temps
24:09à expliquer qu'il faut faire
24:10des économies
24:11dans tous les secteurs,
24:11excusez-moi,
24:12mais je trouve ça
24:13un peu contradictoire.
24:14Et je ne suis pas sûr
24:14que ce soit le message
24:15à envoyer aux Français
24:16en ce moment.
24:17Vous voulez mettre
24:17tout le monde à la diète,
24:18sauf vos mères.
24:19Mathias Renaud,
24:19est-ce qu'on sera obligé
24:21à partir de 2027
24:21d'avoir une cure
24:22d'austérité budgétaire
24:23pour le pays ?
24:24Non mais on ne peut pas
24:25parler d'austérité
24:26dans notre pays
24:26où on a 57%
24:28de la richesse nationale
24:29qui part dans la dépense publique.
24:35enfin, c'était quand même
24:36un pays communiste.
24:38Au plus fort de l'URSS,
24:39il y avait 50%
24:41de la richesse nationale
24:43en Russie
24:44qui était destinée
24:45à la dépense publique.
24:46On est au-dessus de l'URSS.
24:48Voilà.
24:49Donc franchement,
24:50parler d'austérité
24:51dans ce contexte,
24:52ça me paraît
24:53que l'École souffre.
24:56Vous n'avez pas l'impression
24:57qu'y compris dans nos commissariats
24:58on manque de moyens ?
24:59Non.
25:00Vous pensez qu'on peut continuer ?
25:01Est-ce qu'on peut faire
25:02des économies
25:02sur notre modèle social ?
25:03C'est pour ça qu'on parle
25:05de millefeuilles administratives.
25:05Désolé, je ne pense pas
25:06que le service public
25:07aujourd'hui soit obèse.
25:08Je pense au contraire
25:09qu'on manque de services publics
25:11et notamment
25:11de services publics
25:12de proximité.
25:12D'administration administrante,
25:13de bureaucratie,
25:14là, il n'y a pas de problème.
25:15Il n'y a pas de problème
25:15de millefeuilles administratives,
25:16il n'y a pas de problème
25:16de GAPJ.
25:18Je vous ai parlé de vos maires,
25:19en l'occurrence,
25:20manifestement, pour eux,
25:21ce n'est pas la diète.
25:22Ça va plutôt bien.
25:22Ce sera la fin de ce débat.
25:24Merci à tous les deux
25:25d'avoir participé à cette émission.
25:27Merci de l'avoir suivi
25:28et on se retrouve
25:29la semaine prochaine
25:30pour suivre les temps forts
25:31de l'actualité au Parlement.
25:33Très bonne semaine.
25:33– Sous-titrage FR 2021
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