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  • il y a 7 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:02Il est 12h49 sur Europe 1, nous sommes ensemble jusqu'à 13h avec notre invité pour parler de cette cyberattaque
00:11qui a eu lieu dans la banque Crédit Mutuel.
00:15Nous sommes en train de nous poser beaucoup de questions.
00:18Comment se fait-il que dans une république française démocratique, on puisse perdre 100 millions d'euros comme ça, lors
00:27d'une cyberattaque ?
00:29Dites-nous tout.
00:30Laurent Maréchal.
00:31C'est clairement un braquage numérique, ça montre une chose, c'est que les cyberattaques sont passées de simples faits
00:38divers de temps en temps.
00:39Vous êtes expert en sécurité chez...
00:42Z-Scaler.
00:44Je disais effectivement qu'on est passé de faits divers, il y a encore quelques temps, à un risque systémique,
00:50ce risque systémique cyber qui n'épargne personne.
00:54Alors en ce qui concerne le Crédit Mutuel, c'est pas la banque directement qui a été viguée.
00:59Pourquoi ? Parce que les hackers, de plus en plus, ne vont pas s'attaquer à la forteresse, mais vont
01:05s'attaquer à tout l'écosystème qu'il y a autour.
01:07Un écosystème, c'est quoi ? C'est des entreprises qui vont travailler avec d'autres entreprises, des fournisseurs, des
01:14prestataires de services,
01:15qui sont peut-être un petit peu moins résilients au risque cyber.
01:18Et donc, c'est ce qui s'est passé, en l'occurrence, sur cette attaque.
01:22Les hackers ont pris possession, ou ont compromis des systèmes d'information de prestataires de services,
01:29permettant de rebondir ensuite vers la forteresse.
01:33Alors, je tiens quand même un petit peu à rassurer, dans le cas présent,
01:35les clients n'ont pas à supporter, ils ne supporteront probablement pas cette perte de l'ordre,
01:41je crois que le Crédit Mutuel a annoncé à peu près 100 millions d'euros.
01:44Ne rassurez pas pour rassurer, dites-nous vrai.
01:47Non, le vrai, c'est qu'aujourd'hui, le risque, il est rendu accru.
01:53Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entreprises font face à une dette technique.
01:58Il y a l'émergence de l'intelligence artificielle.
02:00Donc, les hackers vont utiliser de plus en plus l'intelligence artificielle,
02:04de manière à opérer, si je puis dire, une militarisation dans leurs attaques.
02:09C'est-à-dire ?
02:10En quatre points.
02:11Le premier point, ça va être la reconnaissance de vulnérabilité.
02:14D'accord ?
02:15Que ça soit technique, un bug, une faille, quelque part, dans un système.
02:19Le deuxième, ou bien une faille humaine.
02:23Rappelez-vous le cas de Binance, encore cette semaine.
02:27Plusieurs milliards de dollars qui ont été expiltrés sur la crypto-monnaie.
02:32Qu'est-ce qui s'est passé ?
02:33Un employé de Binance a cru, tout simplement, faire face à un interlocuteur
02:39qui souhaitait, au travers d'un réseau social, le recruter.
02:42Non !
02:42C'est comme ça que ça s'est passé.
02:43Une erreur humaine.
02:45Alors, une erreur, une vulnérabilité humaine.
02:47C'est ce qu'on appelle du social engineering.
02:48Dans notre jargon, il y a beaucoup d'anglicisme, pardonnez-moi.
02:51C'est exploiter une crédibilité quelque part.
02:54D'accord ?
02:55Et à la fin de la fin, cet employé de Binance a téléchargé un logiciel malveillant.
03:02qui a pu ensuite servir au hacker de manière à accéder au système transactionnel côté crypto.
03:10Laurent Maréchal, on va avoir Mickaël qui nous appelle d'Île-de-France.
03:14Vous, Mickaël, vous dites qu'on se rend compte qu'effectivement, comme disait Laurent Maréchal,
03:17qu'on est dans une France fragilisée sur tous les plans.
03:21Bonjour, Mickaël.
03:21Oui, bonjour à vous, Christine, à tous ceux qui nous écoutent à la régie.
03:26Oui, j'ai regardé quelques chiffres rapidement en attendant.
03:29J'ai vu qu'il y avait 74% d'augmentation depuis 2024, 14% tous les ans depuis 2025.
03:36On voit qu'il y a France Travail qui s'est piratée, qu'il y a la NTS.
03:40Il y a une vraie insécurité numérique.
03:43Je constate que moi, à titre personnel, depuis très longtemps, je retire l'argent que j'ai sur mes comptes
03:50parce qu'en plus des risques d'attaque informatique qu'il peut y avoir.
03:56Moi, j'ai très peur aussi du gouvernement, d'être attaqué par le gouvernement.
04:00Parce que si jamais on est mis sous tutelle sur FMI, qui nous dit que les comptes ne vont pas
04:04être bloqués ?
04:05Qui nous dit qu'on ne va pas pouvoir avoir une capacité de retrait minimale ?
04:10Vous avez posé la question, c'est exactement ça.
04:13On a bientôt fini, Mickaël.
04:14Je vous interromps là, je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais je rebondis.
04:18Merci de nous avoir appelés au Standard Europe 1, mais je rebondis sur la question de Mickaël.
04:23Effectivement, je retire mon argent des banques qui nous dit que tout ne va pas craquer.
04:28Est-ce que vous pouvez nous répondre là-dessus peut-être ?
04:30Laurent Maréchal, en direct sur Europe 1, expert cybersécurité.
04:33Je vais m'éloigner un petit peu du sujet gouvernance, politique, etc.
04:37Je vais rester sur le sujet en tout cas pour lequel je suis expert, qui est la cybersécurité aujourd'hui.
04:43L'auditeur parlait d'État.
04:45Effectivement, on sait aujourd'hui que les États attaquent d'autres États.
04:50Ça arrive tous les jours.
04:51On a la chance quand même en France d'avoir une agence qui s'appelle l'Agence Nationale de la
04:55Sécurité des Systèmes d'Information
04:58qui dépend du Premier ministre et qui a agi sur un certain nombre de faits qui se sont produits.
05:03Je parle de la DGFI, par exemple, etc.
05:06via la voix de son directeur qui est Vincent Strubel.
05:10Donc, il y a quand même des organes de protection qui sont là pour assurer une résilience,
05:16en tout cas auprès des entreprises que l'on peut caractériser comme des entreprises, des organismes d'intérêt vitaux.
05:23Dernier mot ?
05:24Oui, oui, oui.
05:25Les derniers mots ?
05:26Le dernier mot, c'est qu'il y a des besoins d'investissement, il y a des besoins d'intransformation.
05:33Ce sont des volontés qui doivent être prises de plus en plus, à la fois par le politique, mais aussi
05:39par les entreprises.
05:40Les solutions existent.
05:42Maintenant, il faut y aller.
05:43Merci infiniment Laurent Maréchal, expert en cybersécurité détenu dans le studio d'Europe 1.
05:49Nous dévoiler, nous révéler, mettre la lumière sur ces failles qui existent réellement.
05:54Gabrielle Cluzel, on a une émission riche, on a une émission dense.
05:57Vous avez 30 secondes pour nous faire cette conclusion.
06:00Je crois que nous avons souligné la grande inquiétude, la grande insécurité économique
06:04qui se termine finalement par l'insécurité financière concrète dans le dur.
06:10Et c'est profondément oxygène pour les Français.
06:13Moi, je voulais revenir sur votre sujet, vous avez raison.
06:15Il y a une vulnérabilité qui est liée sans doute à des retards.
06:18Mais il y a la peur qui se passe comme au Paraguay, au Liban, en Grèce, finalement, des comptes bloqués,
06:26de l'argent confisqué.
06:27Puis la peur d'être cambriolé, parce que c'est bien gentil de se dire je ne vais pas mettre
06:29mon argent en banque.
06:30Mais chez moi, si je le mets sous mon oreiller, ou sous mon baguette, en général, ça ne marche pas
06:36non plus.
06:36Merci à tous. Merci d'avoir été en direct sur Europe 1.
06:40Vous nous avez tellement touchés aujourd'hui que nous vous annonçons d'ores et déjà,
06:44que nous allons tenter, jeudi prochain, 12 novembre, puisque nous commençons à 10h,
06:50de faire une émission spéciale Pouvoir d'achat.
06:52Nous allons monter ça avec vous, tranquillement, une émission spéciale.
06:56Vous aurez la parole.
06:56Donc envoyez dès maintenant vos témoignages, si vous voulez qu'on vous rappelle,
06:59sur WhatsApp au 01 80 20 30 9 21.
07:02William et Alexandre vous rappellera.
07:04Vous rappellons.
07:05Merci à tous.
07:06Bonjour ma chère Clélie.
07:07Bonjour Christine.
07:08Bonjour à tous.
07:08Quel est le programme ?
07:09On va évidemment parler de cette journée de mobilisation, de grève, de manifestation contre la vie chère.
07:14Belle émission ma chère Clélie.
07:16Merci Christine.
07:17Merci.
07:17Très bon week-end.
07:18A lundi.
07:18Demain, c'était Elliot Deval de 10h à 13h et exceptionnellement aussi sur Europe 1.
07:22Merci à tous.

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