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  • il y a 8 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:0312h46 sur Europe 1, vous écoutez Christine Kelly et vous.
00:06Alors que les commerçants craignent le pire pour Halloween dans 48 heures,
00:10que la colère gronde sur le terrain chez les lycéens mais également contre la vie chère et le carburant,
00:14Roland Lescure déclare que la taxe sur le carburant, moi c'est une taxe qui ne m'empêche pas de
00:18dormir.
00:19Je cite 0 1 80 20 39 21 pour réagir sur Europe 1.
00:23Alors avant d'avoir Gaëtan qui nous appelle la Creuse,
00:26à Gilles qui nous appelle les Alpes-Maritimes, tourne de table avec Harry Maloum et avec Sabrina Medjibar
00:31à propos de ce qu'a déclaré Roland Lescure qui choque les Français.
00:36Cette taxe sur le carburant ne m'empêche pas de dormir, mais je sais que ça empêche de dormir d
00:41'autres.
00:41La société française est déstabilisée par la violence physique et la violence verbale.
00:46Les propos du ministre de l'économie, un ministre ne devrait pas dire ça.
00:50Il ne devrait pas du tout dire ça, il doit exprimer une empathie,
00:53même si le gouvernement a les caisses en vide parce qu'ils n'ont pas fait attention,
00:57le rôle d'un gouvernement c'est de prévoir, ils n'ont rien prévu,
01:00donc ils sont incapables de baisser le prix des carburants.
01:04Ils l'auront pu éviter cette phrase, elle est méprisante, insultante aux personnes qui ont des difficultés.
01:10Donc on n'attend pas de la part d'un gouvernement de tenir ce genre de propos.
01:14Et puis ce qu'il est ministre de l'économie, c'est très important,
01:17il sait très bien que l'économie avant tout a besoin de stabilité, a besoin de calme.
01:24Ce qui se passe aujourd'hui en France ne permet pas aux gens de consommer,
01:29ne permet pas aux gens d'investir, ne permet pas aux gens de venir passer leurs vacances,
01:34leurs fêtes en France.
01:35Aujourd'hui, on ne se rend pas compte si la violence continue dans ce pays,
01:40et bien il y a une grande victime, c'est l'économie.
01:43On va avoir dans quelques mois des centaines et des centaines,
01:46pour ne pas parler de milliers d'entreprises qui vont faire faillite,
01:49on va parler des entreprises qui n'auront pas leur part de productivité,
01:53parce que le plus grand problème de l'économie française avant tout,
01:56c'est la productivité, à force de ne pas travailler, de ne pas consommer,
02:00de ne pas investir, c'est un cocktail explosive, et un explosif partant,
02:05et je pense que les prochains mois, ça sera très difficile pour l'économie française,
02:09et les investisseurs ne font plus confiance à la France, c'est la preuve.
02:14Les OIT, ce qu'on appelle les obligations assimilables au Trésor,
02:18c'est laquelle sont indexées la dette française,
02:20est arrivées à 5%, et c'est très dangereux.
02:25Demain, en 2026, en 2027, le premier budget de l'État,
02:30il sera consacré aux intérêts de la dette, ce n'est pas à l'éducation nationale.
02:34Écoutons le patron de Super E qui était en micro de Laurence Ferrari ce matin.
02:39C'est pour moi la chose la plus frappante actuellement,
02:42un véritable effondrement de la consommation de carburant.
02:46J'utilise ce mot sciemment, effondrement au mois d'octobre.
02:51Chez Coopérativus, c'est moins 10 de volume depuis le début de l'année,
02:55c'était déjà très fort en baisse au mois de septembre,
02:58et là, on a des stations au mois d'octobre,
03:00c'est jusqu'à moins 40% de volume de consommation.
03:03Les gens ne bougent plus, les gens restent à la maison,
03:06sacrifient beaucoup de choses, le sport, l'activité sportive des jeunes,
03:10ils ne bougent plus parce que le prix du carburant, c'est trop lourd,
03:15pèse trop sur leur budget à date.
03:18Oui, effectivement, on rappelle que les Français souffrent beaucoup
03:23de cette hausse du carburant, qu'ils n'arrivent pas à dormir,
03:27qu'ils n'arrivent pas à se déplacer, qu'ils n'arrivent pas à aller voir leur famille,
03:30et on rappelle effectivement que Roland Lescure, il n'a pas besoin d'essence,
03:33il a personnellement, en tout cas, il a un chauffeur.
03:38Sabrina Medjieber, ensuite on a Gaëtan et Gilles.
03:40Oui, je vais être brève, je vais reprendre ce qu'a dit Karim,
03:43moi je pense qu'il y a aussi la violence symbolique,
03:45c'est-à-dire qu'on parle souvent de déconnexion des élites vis-à-vis du peuple,
03:48moi je crois que ces gens-là sont en totale lévitation,
03:50je pense qu'ils n'ont jamais été en réalité connectés au peuple et à leur sollicitude.
03:54Il faut quand même savoir, si on regroupe les données de l'INSEE et de l'Observatoire des inégalités,
03:59il y a presque 9 millions, 9,6 millions pour être précise,
04:03de Français qui vivent en dessous du pauvreté.
04:05Ça représente 15,4% des Français.
04:08Il faut quand même se rendre compte de ce chiffre qui, malheureusement, va en grandissant.
04:11Pourquoi je dis ça ? Parce que l'essence, je ne sais pas si vous avez lu le dernier livre
04:14de Pierre Chasserey,
04:16Balance ton plein,
04:17où il explique très bien qu'il appartenait au ministère de l'économie
04:20de faire des arbitrages concernant la suppression des taxes.
04:22Pourquoi ? Parce que l'essence, c'est le point névragique de la mobilité.
04:26Et ce à quoi on va assister, et je rejoins vos propos, Christine, et je vais être très brève,
04:29c'est une sorte, finalement, de confinement, d'autobarricadement,
04:33parce que, justement, il y aura une privation,
04:36une privation de liens sociaux, une privation de liens familiaux,
04:38une privation de consommation,
04:40parce que le prix de l'essence, c'est excessivement cher,
04:43sachant qu'en plus, l'inflation des produits, plus généralement,
04:46elle est à peu près à 30%.
04:48Donc, à cela s'ajoute la crise du pétrole.
04:51Et ce qu'on a comme réponse, pardon, de la part du ministre de l'économie,
04:56c'est, finalement, je n'ai pas d'inquiétude et j'arrive à bien dormir.
05:00Alors que, en effet, les arbitrages auraient dû être faits.
05:03Et, en effet, le premier problème qu'a la France, dont souffre la France,
05:08c'est la question de la dépense publique,
05:10c'est la question de la réduction des dépenses de fonctionnement de l'État,
05:13et c'est la question de la dépense sociale.
05:14Ils n'ont jamais, jamais, jamais pu arbitrer,
05:16arbitrer de façon à pouvoir laisser les Français oxygéner,
05:19et donc vivre, et donc consommer, et donc accroître, justement.
05:22Il nous reste 4 minutes pour terminer l'émission.
05:24Samina Medjieber en direct sur Pain.
05:26Merci beaucoup pour votre intervention brillante.

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