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  • il y a 7 heures

En France, la précarité énergétique s'accentue : ils étaient 34 % en France à déclarer avoir des difficultés à payer leur facture énergétique, et 55 % des moins de 35 ans. En cause, plusieurs crises en Ukraine et au Moyen-Orient, subies de plein fouet par les consommateurs.

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Transcription
00:0034% des Français, 55% des moins de 35 ans ont des difficultés à payer leurs factures d'énergie.
00:06Ça veut dire quoi concrètement ?
00:08Comme vous l'avez montré, notre baromètre 2026 met en évidence que 34% des Français ont rencontré des difficultés
00:14à payer leurs factures.
00:16Si on compare sur les dernières années, on s'aperçoit qu'ils étaient 18% en 2020.
00:22Ça veut dire qu'en six années, on a pratiquement doublé le nombre de Français qui rencontrent des difficultés à
00:30payer leurs factures.
00:32Cette difficulté se traduit également par une augmentation de la précarité énergétique.
00:37Et ce que nous avons constaté à travers notre enquête 2026, c'est que cette précarité affecte les Français, bien
00:43évidemment en hiver.
00:44C'était surtout le sujet qu'on a regardé ces dernières années, mais aussi de plus en plus en été.
00:49On y reviendra un petit peu.
00:50Et c'est ce qu'on a constaté en 2026.
00:52Effectivement. Est-ce qu'on peut parler de choc énergétique, Stéphanie Villers ?
00:56Quels termes vous employez pour qualifier ce qu'on est en train de vivre ?
00:59Oui, parce qu'effectivement, on voit en six ans, on a eu deux chocs sur les prix de l'énergie,
01:06avec la guerre en Ukraine et la guerre en Iran.
01:10Alors, je dirais qu'on n'a pas vécu la même séquence.
01:16Parce que sur le premier choc énergétique, avec la guerre en Ukraine, l'État est intervenu massivement avec le bouclier
01:23tarifaire.
01:24Alors, il n'empêche que ça n'a peut-être pas permis de tout le monde de se chauffer comme
01:29il se devait,
01:30ou pouvoir utiliser sa voiture comme il se devait.
01:33Mais il n'empêche que ça a permis d'éviter le pire et à passer ce premier choc-là.
01:40C'est le deuxième, en fait, en réalité.
01:41Et l'État français n'est plus en capacité de venir soutenir les ménages à travers des chèques énergiques
01:51ou pour l'ensemble de la population.
01:54Donc, ça va être, je pense, ce choc-là, parce que oui, on peut bel et bien parler d'un
01:59choc.
02:00Je dirais, en fait, ce qu'il faut retenir, c'est que c'est un choc exogène.
02:02C'est-à-dire qu'en réalité, on le subit.
02:05Ça vient de l'énergie étant un bien importé, que ce soit le gaz ou le pétrole.
02:12On ne peut pas faire grand-chose.
02:14On est obligé, hélas, d'aller chercher sur le long terme, d'améliorer notre indépendance.
02:20Mais à très court terme, c'est un choc conjoncturel qu'on doit absorber comme on peut.
02:25Alors, on a absorbé le premier choc de 2022.
02:28Le 2026 sera beaucoup plus compliqué.

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