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  • il y a 5 heures
Le 5 novembre, la délégation aux entreprises du Sénat organisait une table-ronde autour des organisations patronales. Alors que dans la rue, l'intersyndicale a appelé à la grève et à la manifestation le 5 novembre, Patrick Martin, président du MEDEF, Amir Reza-Tofighi, président des Entrepreneurs, Michel Picon, président de l’U2P et Philippe d’Ornano, co-président du METI, ont fait part aux sénateurs de leurs inquiétudes. Situation budgétaire, manque de compétitivité, niveau des cotisations patronales sont des sujets qui préoccupent les organisations patronales. Année de Production :

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00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat pour suivre aujourd'hui les travaux de la commission
00:00:16d'enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire.
00:00:18Le 29 septembre dernier, la commission d'enquête auditionnait Sarah Elahiri, haute commissaire à l'enfance. Sarah Elahiri qui a
00:00:26déploré le fonctionnement en silo des institutions en charge des enfants.
00:00:30Elle a formulé la proposition d'une plateforme unique de vérification de l'honorabilité pour toutes les structures accueillant les
00:00:38enfants. Écoutez cette audition.
00:00:39J'ai évidemment des propos luminaires mais avant de les porter devant vous, je voulais simplement vous dire à quel
00:00:46point cette commission est importante en réalité pour les familles, pour les collectifs de famille,
00:00:51pour finalement une confiance qui est profondément ébranlée et qui a besoin de transparence, de compréhension pour rétablir quelque chose
00:01:00qui est aujourd'hui, si ce n'est distendu, brisé.
00:01:04Et ça passe par un certain nombre bien sûr de prérogatives, d'où la commission d'enquête et des décisions
00:01:10de justice que j'espère être à la hauteur des enjeux et qui sont bien sûr en cours.
00:01:16En tant que haute commissaire à l'enfance, et c'est de là où je parle, l'objectif était de
00:01:21sortir des silos, ce qu'on voit en réalité au quotidien, sortir des silos exclusivement école,
00:01:27où on pense un enfant simplement comme un élève, de la santé, où on voit l'enfant que comme un
00:01:33patient ou simplement des enjeux qui sont plutôt autour de la famille
00:01:37et donc penser exclusivement le temps, la fratrie et l'accompagnement à la parentalité.
00:01:43Mais sortir de ces silos, c'est-à-dire concourir à des politiques publiques qui viennent se compléter, éviter au
00:01:50maximum bien sûr les angles morts,
00:01:52et de permettre de mettre du coup l'enfant au centre simplement et de tourner autour de lui au lieu
00:01:58d'avoir des temps partagés, voire saucissonnés.
00:02:02Et donc les conséquences, c'est des responsabilités qui sont parfois à additionner.
00:02:08Dans le cadre de vos travaux et notamment dans les travaux qui sont les miens sur la lutte contre les
00:02:14violences faites aux enfants,
00:02:16je me suis efforcée juste avant l'été à la demande du Premier ministre de lui remettre un rapport qui
00:02:20est pour le coup public
00:02:21et qui comprenait 20 mesures prioritaires, pas complètes mais prioritaires, dans le contexte que nous connaissons malheureusement aujourd'hui
00:02:29et précisément également du périscolaire.
00:02:32Moi, mon rôle, il est bien sûr d'accompagner la concertation, le dialogue entre l'ensemble des parties prenantes
00:02:37sans jamais oublier les enfants eux-mêmes, sans oublier leurs parents, sans oublier finalement l'ensemble des acteurs
00:02:43qui parfois sont plus ou moins invités à parler ou qu'on écoute plus ou moins bien malheureusement.
00:02:49Un certain nombre, pour le coup, d'échanges et de travaux et de rencontres, moi, m'ont amené à bâtir
00:02:57quelques convictions,
00:02:58peut-être plus fermement depuis que je suis au commissaire à l'enfance que quand j'étais ministre ou encore
00:03:03députée.
00:03:04C'est le caractère durable des violences que subissent, pour le coup, les enfants.
00:03:08Ça laisse des traces, des traumatismes profonds et ces violences, elles se dessinent dans un continuum.
00:03:15En fait, elles ne s'arrêtent plus. Elles ne s'arrêtent plus. J'ai vu des femmes et des hommes
00:03:19extrêmement engagés,
00:03:20déterminés pour que la parole des enfants se libère, mais qui ont traversé des montagnes de difficultés,
00:03:27soit parce qu'on n'accueillait pas correctement leurs paroles, soit parce qu'on ne les croyait pas,
00:03:32soit parce que ça crée des tsunamis dans leur famille et dans leur maison.
00:03:38J'ai vu aussi, pendant ces deux dernières années, que nous avons encore des institutions qui sont pensées en silo.
00:03:45Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est mieux, c'est vrai, coordonner la protection des enfants,
00:03:50lui permettre d'être écouté, bien sûr, mais surtout d'être cru.
00:03:53J'ai vu aussi le caractère systémique des violences. Et quand par systémique, je parle bien sûr du fait que
00:03:59ça n'épargne aucun milieu social,
00:04:01ça n'épargne aucun territoire, ça n'épargne aucune institution, qu'elle soit scolaire, qu'elle soit périscolaire,
00:04:05qu'elle soit culturelle, qu'elle soit pour le coup sportive et qu'elle soit familiale.
00:04:11Parce que la majorité, malheureusement, des violences qu'ont eu à connaître les enfants,
00:04:15et c'est les derniers chiffres, pour le coup, que nous connaissons grâce aux travaux de la Suivise,
00:04:19sont à 70% dans la sphère familiale, par des gens qu'on connaît.
00:04:23Et ce n'est pas des faits isolés.
00:04:26On n'a pas... C'est aujourd'hui un fléau qui touche profondément notre société,
00:04:32qui héberge d'ailleurs, qui est le quatrième pays, qui héberge du contenu pédocriminel dans le monde.
00:04:37Ce n'est pas anodin. Ça dit quelque chose.
00:04:39Ces violences, elles n'ont plus de frontières, ni entre institutions, ni en réalité entre virtuelles et réelles.
00:04:44Et je crois que le cadre de cette mission d'information est absolument majeur,
00:04:48parce qu'il permet en réalité de parler à plus de 9 enfants sur 10.
00:04:53C'est 9 enfants sur 10 qui, aujourd'hui, ont à connaître ce temps périscolaire, extrascolaire,
00:04:59et même dans le temps même, pour le coup, de l'école.
00:05:02Quand un parent dépose son enfant au gris de l'école, il ne fait pas la distinction de qui est
00:05:07l'employeur
00:05:08et qui est finalement en charge de la responsabilité.
00:05:10Il dépose son enfant dans ce qui est censé être un sanctuaire.
00:05:14Et c'est précisément les failles, en tout cas identifiées et à juste titre partagées
00:05:19avec un certain nombre de collectifs.
00:05:20Je pense bien sûr au MeToo École, je pense à SOS Périscolaire,
00:05:24avec qui on travaille, parce que c'est notre rôle.
00:05:26On a échangé régulièrement avec, en plus, mes équipes sur les contrôles d'honorabilité,
00:05:31sur la formation des professionnels, sur la clarification de la chaîne de signalement,
00:05:34qui aujourd'hui, à mes yeux, est encore trop atrophiée.
00:05:37Ces échanges, ils ont nourri, bien sûr, des propositions,
00:05:41mais ils ont aussi été nourris de témoignages absolument insoutenables,
00:05:46insoutenables de violences faites sur les enfants,
00:05:47qu'ils soient sexuels ou, pour le coup, parfois physiques.
00:05:52Insoutenables parce que l'école, encore une fois, et ses murs, et ses lieux, c'est un sanctuaire.
00:05:59Et donc mes pensées, elles vont d'abord, évidemment, aux enfants, aux victimes,
00:06:02à ceux pour qui l'institution a été ébranlée, je pense à tous les professionnels qui sont autour,
00:06:07ces éducateurs, ces animateurs, ces ADSEM, qui, pour le coup, sont dans un engagement
00:06:13et qui sont fragilisés dans l'exercice profond de leur mission.
00:06:18Ce lien de confiance, on a le devoir de le rétablir, mais pour le rétablir,
00:06:22il faut nommer les failles, il faut éclaircir la chaîne, pour le coup,
00:06:26de signalement et de responsabilité, et de manière durable.
00:06:29Pour ça, il y a quatre piliers, la prévention des violences, bien sûr.
00:06:32Moi, je suis convaincue qu'il faut aller absolument là, protéger et prendre en charge plus vite les enfants victimes,
00:06:39mettre à l'écart, en assumant, pour le coup, le principe de précaution quand une personne est mise en danger,
00:06:45et ensuite des réponses pénales, pour le coup, à hauteur d'enfance,
00:06:47c'est-à-dire beaucoup plus rapide de ce qu'on fait aujourd'hui et plus ferme.
00:06:50La prévention, ça passe bien sûr par les contrôles des antécédents judiciaires
00:06:53dans le champ périscolaire, de manière plus automatisée et plus harmonisée.
00:06:57On va dire les choses telles qu'elles sont, et c'est une commission, pour le coup, où c'est
00:07:02le lieu.
00:07:03Ces contrôles, pour le coup, reposent aujourd'hui sur la responsabilité des maires,
00:07:07des employeurs, avec des process qui peuvent être améliorés
00:07:10et qui, sincèrement, doivent être améliorés.
00:07:12Et on a vu dans le cas, en tout cas, rapporté par un certain nombre de médias,
00:07:17les défaillances majeures qu'on a pu voir dans le périscolaire parisien,
00:07:21mais plus largement que le périscolaire parisien.
00:07:23Il y a des situations qui se retrouvent partout dans notre territoire.
00:07:26Et bon courage à celui qui dit qu'il en est préservé.
00:07:29C'est plutôt une invitation à chacun de regarder.
00:07:32Je plaide pour ça, pour la création d'un service interministériel unique
00:07:35de vérification des antécédents judiciaires, pour être aux côtés de ceux qui doivent contrôler.
00:07:39Pour le coup, des contrôles encore trop sectoriels fragilisent.
00:07:43Moi, ce que je vois, et toutes les études qu'on a pu accompagner,
00:07:47montrent que des prédateurs, en fait, ils passent d'un secteur à l'autre.
00:07:49Quand tu commences à bien contrôler un secteur, ils vont ailleurs.
00:07:52Donc si on ne veut pas avoir des déplacements de personnes, pour le coup, dangereuses,
00:07:55et qu'ils passent du sport au périscolaire, du périscolaire au scoutisme,
00:08:00du scoutisme au choral, ou même à la garde à domicile,
00:08:05parce qu'on a eu malheureusement des drames au domicile,
00:08:08alors il faut en réalité une règle simple,
00:08:11des contrôles des antécédents judiciaires pour l'ensemble des professionnels
00:08:14et des bénévoles au contact des enfants.
00:08:16En tout cas, c'est pour ça que je plaide, pour sortir de la vision,
00:08:21pour le coup, interministérielle.
00:08:23Le SI Honorabilité a montré ses preuves.
00:08:25C'est plus de 7 358 personnes qui ont été écartées
00:08:28dans le cadre de la protection de l'enfance et de la petite enfance,
00:08:32et aujourd'hui élargies, pour le coup, aux enfants en situation de handicap.
00:08:36Je plaide aussi pour un groupe interministériel d'inspection.
00:08:38C'est encore trop siloté aussi, pour que, dans chaque académie,
00:08:43il y ait des traitements, pour le coup, des situations de violence
00:08:46du temps scolaire, périscolaire et extrascolaire,
00:08:47puisque ça reste le même enfant,
00:08:49qui offrirait aux collectivités et aux préfets des interlocuteurs,
00:08:52pour le coup, identifiés.
00:08:53Je pense à une formation, puisque ce qui permettra la prévention,
00:08:57c'est la formation de l'ensemble des encadrants,
00:08:59en passant de la sensibilisation, pour le coup, des signes de danger,
00:09:02jusqu'à l'existence de protocoles beaucoup plus clairs et simplifiés
00:09:06sur les signalements.
00:09:09Un certain nombre de témoignages, en tout cas, qu'on a pu recevoir,
00:09:12montrent à quel point certains professionnels peuvent être
00:09:14dans l'isolement ou la solitude, quand ils essayent,
00:09:18quand ils se retrouvent seuls à dire attention.
00:09:20Alerter, ce n'est pas diffamer.
00:09:22Alerter, ce n'est pas accuser.
00:09:23C'est donner les moyens, pour le coup, de vérifier,
00:09:25de protéger et d'agir.
00:09:27C'est aussi pour ça qu'à l'époque, quand j'étais encore ministre de la jeunesse,
00:09:30j'avais intégré dans les modules de formation du BAFA
00:09:33« La prévention des violences sexuelles et sexistes ».
00:09:35C'était le début, c'était une première brique.
00:09:37Ça fait 50 000 animateurs qui obtiennent le BAFA tous les ans.
00:09:41Et on avait lancé une campagne « Parler peut tout changer »,
00:09:43je le crois toujours, mais il faut aller plus loin.
00:09:46Le deuxième pilier, c'est la protection et la prise en charge
00:09:48des enfants victimes pour que ça fonctionne.
00:09:51Et on sait aujourd'hui que la justice, pour le coup,
00:09:52du fait de ses condamnations, reste extrêmement faible dans sa réponse.
00:09:56Alors bien sûr, on parle de la matérialité de la preuve,
00:09:57on parle d'une justice à hauteur d'enfant.
00:09:59Ça signifie aussi qu'il faut un modèle des UAPED
00:10:02beaucoup plus fort et beaucoup plus accessible.
00:10:04Un enfant n'a pas à être écouté comme un petit adulte en miniature.
00:10:08Il ne faut pas lui faire répéter les témoignages.
00:10:10On sait à quel point c'est du psychotrauma.
00:10:13Si les enquêteurs, les forces de l'ordre,
00:10:15ne sont pas formés, par exemple, à l'amnésie traumatique,
00:10:18comment tu parles à un enfant de 3 ans
00:10:19qui a subi, pour le coup, des violences sexuelles,
00:10:22des viols ou des fellations ?
00:10:23C'est de ça dont on parle.
00:10:25Et donc, il faut des gens formés.
00:10:26Il faut filmer pour ne pas faire vivre ces traumatismes aux enfants
00:10:29une deuxième, une troisième ou une quatrième fois.
00:10:31Et c'est comme ça qu'ils le vivent malheureusement
00:10:33s'il n'y a pas des pédopsychiatres, des médecins légistes.
00:10:36Le corps d'un enfant n'est pas le corps d'un adulte.
00:10:38Et on sait déjà aujourd'hui à quel point c'est difficile
00:10:40de condamner des violences sexuelles et sexistes
00:10:41sur des femmes et sur des adultes.
00:10:43Alors, on voit malheureusement les chiffres
00:10:45sur les enfants qui s'écroulent.
00:10:48Et puis, un troisième pilier,
00:10:49Madame la rapporteure, Monsieur le Président,
00:10:51Mesdames, Messieurs les Sénateurs,
00:10:52c'est l'éloignement des personnes mises en cause.
00:10:54Pour le coup, on ne peut plus se permettre
00:10:56de ne pas informer les familles, puisque c'est un sanctuaire,
00:10:59parce que c'est un espace où la confiance, pour le coup,
00:11:01est déléguée à quelque chose qui nous dépasse.
00:11:05J'ai encore beaucoup trop, moi, de personnes
00:11:07qui demandent est-ce qu'on a le droit de dire aux parents ?
00:11:10Qu'est-ce qu'on peut dire quand il se passe un fait ?
00:11:12Ce n'est pas une évidence pour l'ensemble des équipes,
00:11:15pour le coup, pédagogiques, ou même plus largement.
00:11:18Et je considère que le fait de considérer
00:11:20que le doute doit profiter à la protection des enfants,
00:11:22ce n'est pas remettre en question la présence de son innocence.
00:11:24C'est un instant où, oui, on suspend le contact avec deux enfants,
00:11:30le temps d'eux, la justice étant longue,
00:11:32et bien sûr qu'elle doit préserver la présence de son innocence.
00:11:34Mais informer les parents, c'est leur donner les moyens
00:11:36d'être aux côtés de leurs enfants.
00:11:37L'école, elle est sur un principe de co-éducation,
00:11:40mais ce n'est pas un transfert de responsabilité.
00:11:42Il faut intégrer les parents dans cette information,
00:11:43sinon la confiance, elle ne reviendra pas.
00:11:46Et pour le coup, c'est précisément la proposition
00:11:49qui est celle d'un protocole national d'information,
00:11:51sans délai, des familles dont l'enfant a été en contact avec un agent
00:11:55lorsqu'une mesure conservatoire a été prise.
00:11:57Un signalement, pour le coup, avec des faits à caractère sexuel.
00:12:01Et le projet de loi relatif à la protection, pour le coup, des enfants
00:12:04prévoit d'ailleurs que les familles seront informées
00:12:06de l'identité des intervenants du périscolaire.
00:12:09Ce n'est pas anodin.
00:12:10Aujourd'hui, on est capable de donner le nom de sa maîtresse ou de son maître.
00:12:12On n'est pas capable de donner le nom des intervenants du périscolaire.
00:12:15Ce n'est pas normal.
00:12:17Quand tu es parent, tu déposes à la grille de l'école.
00:12:18Et ce n'est pas faire grief aux périscolaires, aux acteurs de l'animation.
00:12:22C'est simplement, en réalité, nécessaire à la compréhension de ce qui se passe.
00:12:26Et quelle que soit la taille, d'ailleurs, de la commune,
00:12:29puisqu'on sait qu'en fonction, on est sur de la garderie,
00:12:32du périscolaire, de l'extrascolaire, peu importe.
00:12:34En réalité, c'est le même enfant.
00:12:35C'est des temps dont, simplement, l'employeur est différent.
00:12:38Mais c'est le même enfant.
00:12:39Et c'est là où il faut aller vers une harmonisation.
00:12:42Je pense que cette mesure de transparence et donc de confiance
00:12:45permet de confier plus sereinement son enfant à quelqu'un dont on connaît le rôle et le nom.
00:12:50Bien sûr, de nombreuses mairies ont adopté cette réflexion du fait des scandales, entre autres.
00:12:55Et puis une réponse pénale, et je ne serai pas plus longue, M. le Président.
00:12:58Je vois que je déborde.
00:13:01Mais compte tenu de la gravité des faits qu'on connaît,
00:13:03compte tenu, je crois, de leur spécificité,
00:13:06c'est des faits qui sont commis par des adultes en position de confiance et d'autorité,
00:13:10dans des institutions qui sont censées protéger les enfants et les accompagner.
00:13:15Sur des enfants, de maternelle pour les plus jeunes d'entre eux,
00:13:19je crois que la sévérité de la réponse judiciaire, de la réponse pénale,
00:13:23les délais entre le signalement, la formation des magistrats, des enquêteurs,
00:13:27l'écoute des enfants, l'articulation avec la procédure pénale
00:13:29et les mesures administratives,
00:13:31parce que c'est, à mes yeux, un des enjeux absolument fondamentaux,
00:13:35les mesures administratives d'éloignement sont au cœur, en tout cas, des travaux,
00:13:38et je le sais, pour le coup, du garde des Sceaux,
00:13:40que vous avez déjà pu, pour le coup, auditionner,
00:13:44nous amèneront à rebâtir, je crois, une confiance nécessaire.
00:13:47Il y a un certain nombre de circulaires.
00:13:49Mais, mesdames, messieurs les sénateurs, ma conviction,
00:13:52c'est que trop longtemps, on n'a pas su écouter les enfants.
00:13:54Ils ont donné des signes.
00:13:55Ils ont essayé de dire, ils ont montré, parfois par des manières
00:13:58dont on ne savait peut-être pas lire leurs signaux de détresse.
00:14:02Mais aujourd'hui, on leur a demandé de parler.
00:14:04Ils parlent, il faut être à leur côté,
00:14:05il ne faut pas oublier la déflagration que ça peut faire dans une classe,
00:14:09dans une famille, ne pas oublier la fratrie dans la globalité.
00:14:13Et donc, accompagner la victime, c'est aussi accompagner son environnement,
00:14:16parce qu'ils ont vocation à réapprendre, à se construire,
00:14:21à assumer le psychotrauma, parfois, trop complexe que ça peut engendrer,
00:14:24mais ne pas leur briser les chances de devenir des adultes avec de la confiance.
00:14:29Il y a une loi, dite intégrale, qui est en commission spéciale à l'Assemblée,
00:14:32et qui arrivera, bien sûr, entre les mains de cette haute chambre.
00:14:36Et merci encore de permettre, finalement, de continuer à briser,
00:14:39en tout cas, ces tabous et ces silences beaucoup trop nombreux.
00:14:41Merci.
00:14:42Merci, Mme la haute commissaire.
00:14:44Mme la rapporteure.
00:14:45Merci, M. le Président.
00:14:47Merci, Mme la ministre.
00:14:48Mme la haute commissaire.
00:14:49Alors, d'abord, vous avez raison sur un point.
00:14:52Paris n'est hélas pas un cas exceptionnel par les défaillances qui existent dans le périscolaire.
00:14:59Et notre commission, évidemment, travaille au plan national sur les 73 départements
00:15:04qui sont actuellement touchés.
00:15:06C'était un chiffre qui a été donné par SOS Périscolaire.
00:15:08Et nous avons reçu, ici même à votre place, les collectifs de parents de Mardier, près d'Orléans, de Bordeaux,
00:15:16de Tarnos.
00:15:18Et c'est vrai, comme vous le dites, ce sont des parents dévastés.
00:15:21C'est un tsunami qu'ils ont vécu de l'intérieur.
00:15:24Et évidemment, nous sommes à leur côté pour tenter, justement, de décrypter ces défaillances,
00:15:30de les réparer et de faire en sorte que ces drames ne se reproduisent plus jamais.
00:15:35Parce qu'encore une fois, il faut le redire, nous parlons d'enfants de 2 ans, de 3 ans, de
00:15:394 ans, de 5 ans,
00:15:40des êtres extrêmement fragiles qui ne peuvent même pas mettre de mots sur ce qu'ils ont subi,
00:15:46qui, pour certains, évidemment, subissent parce qu'on n'est pas que sur des violences sexuelles, il faut le rappeler,
00:15:51des violences verbales, physiques également.
00:15:54Alors, il faut le dire, et c'est un peu ce que vous avez dit,
00:15:57le périscolaire, à mes yeux, reste un parent pauvre de l'éducation,
00:16:01reste un angle mort de notre système de protection de l'enfance.
00:16:06Et vous avez parfaitement raison quand vous dites qu'en fait, ça fonctionne encore en silo.
00:16:10L'objectif, c'est de casser ces silos.
00:16:13Et c'est vrai que nos travaux nous ont d'ailleurs convaincus d'une chose,
00:16:17c'est qu'aucun acteur ne peut seul protéger les enfants.
00:16:22Ça, ça n'est pas possible. On voit bien que les collectivités qui organisent le plus souvent ces accueils
00:16:27et recrutent les animateurs doivent travailler, évidemment, avec l'État qui fixe les règles,
00:16:33contrôle les accueils et vérifie l'honorabilité des intervenants,
00:16:36avec l'éducation nationale dans les locaux de laquelle se déroule l'essentiel du périscolaire,
00:16:41et puis aussi les associations d'éducation populaire,
00:16:44et enfin la justice qui doit pouvoir recueillir rapidement la parole des enfants.
00:16:48Et c'est vrai que de ce point de vue-là, le recueil de la parole de l'enfant est,
00:16:53en tout cas compte tenu de toutes les auditions, un des sujets qui met le plus en colère les parents,
00:16:58parce que d'abord on n'est pas formé pour ça, ça n'est pas inné,
00:17:01et qu'aujourd'hui on a vu, notamment hier avec le garde des Sceaux, Gérald de Darmanin,
00:17:06qu'il y avait un vrai sujet sur la longueur assez anormale en fait des convocations pour les auditions,
00:17:12sauf que la mémoire de l'enfant traumatique s'efface au bout de quelques semaines
00:17:16quand un enfant a 3 ou 4 ans, et que donc c'est préjudiciable ensuite pour le recueil de sa
00:17:20parole,
00:17:20puisque quand la parole n'est pas précise, corroborée, limpide et recoupée,
00:17:24alors malheureusement la preuve pénale est effacée en quelque sorte.
00:17:29Et donc chacun détient une partie de la réponse,
00:17:32mais le sujet c'est d'éviter de tomber dans cette dilution des responsabilités,
00:17:36où chacun déplace la responsabilité sur le voisin,
00:17:40et en attendant les parents se sentent abandonnés,
00:17:42et je le dis et je le répète, il y a une vraie défiance aujourd'hui vis-à-vis des
00:17:47collectivités,
00:17:48du système judiciaire, et nous devons tout faire pour réparer cette confiance.
00:17:53Et donc protéger les enfants, vous avez raison, là encore, c'est mieux coordonner.
00:17:57De ce point de vue-là, c'est principalement justement la raison d'être de votre fonction,
00:18:02et donc comme l'a dit mon collègue Max Bresson,
00:18:05vous avez été donc la première haute commissaire à l'enfance,
00:18:09qui est un poste qui a été créé justement pour casser ces silos
00:18:12et coordonner les politiques de l'enfance en lien avec l'éducation nationale et la justice,
00:18:17c'est ce double regard qui nous intéresse.
00:18:21Et donc ma première question à laquelle vous avez d'ailleurs déjà répondu,
00:18:25c'est fort de cette double expérience,
00:18:27quelles sont selon vous les fragilités du périscolaire particulièrement en matière de protection de l'enfance ?
00:18:35Merci beaucoup madame la rapporteure.
00:18:37Pour répondre spécifiquement à la question de la fragilité du périscolaire de ce que j'ai vu,
00:18:41il y a une inégalité territoriale en fonction de la taille, pour le coup, de la commune et à quel
00:18:48point c'est organisé.
00:18:49Il y a cette réalité.
00:18:50Il y a une tension de recrutement dans le secteur, très largement.
00:18:56Et il y a une sorte d'opacité, de compréhension du fonctionnement.
00:19:02Ces trois éléments, accrus par une absence de formation forte, claire et partagée avec le monde enseignant,
00:19:12alors même que moi je fais partie de ceux qui pensent et qui assument une doctrine de continuité éducative.
00:19:19C'est-à-dire que le temps scolaire, le temps périscolaire et le temps extrascolaire se complètent.
00:19:24Et donc doivent participer à un projet, c'est pour ça qu'on a des PEDT, c'est pour ça
00:19:27que c'est pas un temps ou c'est pas une bulle.
00:19:31C'est pas parce que l'employeur n'est pas le même que c'est une bulle.
00:19:33Et une des fragilités, à mes yeux, essentielles, c'est le contrôle de l'honorabilité.
00:19:37Et je le dis très simplement pour une raison toute simple, c'est que compte tenu des urgences et de
00:19:43la difficulté de recrutement,
00:19:44on l'a vu, et d'ailleurs dans votre commission, mais par ailleurs régulièrement remontée,
00:19:50il y a des remplacements dans un délai où l'honorabilité n'a pas eu le contrôle antérieur.
00:19:56Et c'est pour ça que je plaide pour un changement vraiment de méthode,
00:20:00de dire, très bien, quand une personne doit être au contact d'un enfant dans le cadre du périscolaire,
00:20:05comme dans le cadre de la protection de l'enfance ou dans la petite enfance,
00:20:07alors le contrôle d'honorabilité, on doit être sûr avant qu'il soit au contact de l'enfant.
00:20:12C'est la loi, sauf que la réalité, c'est que pas le cas.
00:20:16C'est la gestion de la pénurie qui fait que parfois, malheureusement,
00:20:19on doit remplir des trous dans des plannings.
00:20:21Mais c'est inacceptable.
00:20:23C'est une réalité.
00:20:24Et aujourd'hui, ça questionne la responsabilité du maire.
00:20:27Mais si on avait un certificat d'honorabilité comme on l'aimait sur la protection de l'enfance,
00:20:32et bien simplement, en fait, le directeur d'école lui-même, qui n'est pas l'employeur direct,
00:20:36mais qui va faire rentrer le tiers ou le responsable, pour le coup, du périscolaire de l'établissement,
00:20:41est en capacité de vérifier si le certificat d'honorabilité est vrai ou pas vrai.
00:20:46Et donc, il ne met pas en contact un enfant avec un adulte,
00:20:49alors même qu'il remplace, et là, je ne parle même pas de la question de la formation,
00:20:53parce que les violences, c'est aussi des violences, pour le coup, on a vu,
00:20:56qui sont au-delà des violences sexuelles.
00:20:57On a vu des propos non acceptables dans l'enceinte scolaire.
00:21:03On a vu des violences physiques.
00:21:04Enfin, aujourd'hui, cette parole, elle se libère.
00:21:07Et sur la question du repérage,
00:21:10il y a peu de temps de coordination avec les équipes pédagogiques et les enseignants.
00:21:14Et en fait, ils sont dans la même enceinte.
00:21:17Ils appartiennent, d'une certaine manière, à la même grande famille,
00:21:20même si les employeurs ne sont pas les mêmes,
00:21:22et les missions effectives ne sont pas les mêmes.
00:21:25Alors, il faut de la coordination plus forte.
00:21:26Il y a des communes, il y a des mairies qui essayent de le faire.
00:21:28Enfin, je ne dis pas que c'est inexistant,
00:21:30mais c'est loin d'être harmonisé et c'est loin d'être totalement partagé.
00:21:34Et typiquement, quand tu es parent,
00:21:37tu ne peux pas avoir les responsables du périscolaire d'un côté,
00:21:41les enseignants de l'autre.
00:21:41En fait, la coordination de la réalité des besoins,
00:21:44de la manière dont grandit un enfant,
00:21:46de ce qu'il vit et de ce qu'il a eu à connaître ou de ce qu'il subit,
00:21:50elle intéresse globalement, quelle que soit finalement la temporalité.
00:21:52Donc, à mes yeux, le périscolaire, à l'image de l'extrascolaire,
00:21:56à l'image de l'ensemble des intervenants avec des enfants,
00:21:59il faut des chaînes de signalement et de responsabilité extrêmement claires.
00:22:05Il faut une formation commune à l'ensemble des adultes au contact des enfants,
00:22:09quelle que soit leur mission ou leur fonction,
00:22:11parce que du coup, ça permet d'avoir une doctrine partagée
00:22:14sur ce qu'on fait, ce qu'on ne fait pas.
00:22:16On ne se retrouve pas seul avec un enfant, dans aucun cas.
00:22:19Il faut se questionner quand on est aussi collectivité, territoriale,
00:22:23quand c'est possible, et je sais, je suis aussi le local,
00:22:25je sais que ce n'est pas toujours simple,
00:22:26mais sur les aménagements de nos écoles,
00:22:28parce qu'il y a des écoles qui ne sont pas toujours fonctionnellement aménagées
00:22:30pour ne pas se retrouver dans des situations, pour le coup, assez seules,
00:22:34et la formation sur le crédit de la parole.
00:22:36Voilà les éléments peut-être de force.
00:22:38Juste une petite précision, c'est vrai que cette direction bicéphale
00:22:43dans les écoles, où on a d'un côté le scolaire
00:22:44qui dépend de l'éducation nationale et le périscolaire des mairies,
00:22:47est assez illisible pour les parents.
00:22:49Est-ce que vous pensez qu'il faudrait un seul pilote dans une école,
00:22:53puisqu'en fait, ils ont le sentiment, quand il y a un problème,
00:22:56quand tout va bien, ça cohabite, mais dès qu'il y a un problème,
00:22:58chacun se renvoie la balle en disant, allez voir du côté de la mairie,
00:23:00qui renvoie parfois à la justice, secret de l'enquête, oblige.
00:23:03Je vois bien cette distinction.
00:23:05On a vu que sur les AESH en maternelle, par exemple,
00:23:08il y a une autorité fonctionnelle, pour le coup du directeur,
00:23:11vu que c'est sur le temps scolaire, par contre.
00:23:13Il y a quand même une réalité.
00:23:15La question, je pense que c'est une meilleure coordination.
00:23:19Ce n'est même pas une histoire de responsabilité.
00:23:21C'est vraiment une histoire de coordination,
00:23:23de temps partagé et de devoir se présenter tous les deux
00:23:27face, pour le coup, aux parents.
00:23:31Alors, deuxième question qui concerne, en fait, les communes.
00:23:35Elles sont 40%.
00:23:3740% des communes ne déclarent pas, en fait,
00:23:39leur périscolaire à l'État.
00:23:41Elles ne perçoivent pas la subvention de la CAF.
00:23:43Et donc, ça les exonère de contrôle d'honorabilité
00:23:46et de réglementation sur le taux d'encadrement.
00:23:48Qu'en pensez-vous ?
00:23:50Moi, je vais être très honnête avec vous.
00:23:52Moi, je plaide, en réalité, pour des taux d'encadrement,
00:23:55quelle que soit la situation.
00:23:56Je pense que toutes les structures qui accueillent des enfants
00:23:57doivent être considérées comme des ACM,
00:23:59alors avec des degrés d'organisation et de contraintes adaptés.
00:24:04Enfin, je ne sais pas, il y a des territoires ruraux.
00:24:05Et on sait qu'aujourd'hui, tu n'es pas un ACM
00:24:07si tu as moins de 7 enfants
00:24:08ou si tu ne gardes pas plus de 14 jours.
00:24:11Enfin, il y a plein d'éléments qui peuvent nuancer le degré.
00:24:14Mais un taux d'encadrement,
00:24:15alors qu'on est en train de le faire pour l'aide sociale à l'enfance
00:24:17dans le cadre des poupes ponnières
00:24:18et qu'on attend encore dans d'autres temps
00:24:21de l'aide sociale à l'enfance,
00:24:22on n'a pas à y déroger.
00:24:23Enfin, je crois que c'est nécessaire.
00:24:25Après, adapter à la réalité du territoire.
00:24:27On a des territoires ruraux où il y a peu d'enfants.
00:24:29C'est vrai, mais à mes yeux,
00:24:33ça ne te permet pas de ne pas faire à minima
00:24:38le contrôle d'honorabilité pour une raison toute simple.
00:24:40Et c'est peut-être glaçant à entendre,
00:24:41mais des prédateurs,
00:24:42là, je ne parle pas de violences, pour le coup,
00:24:45éducatives ou de mauvaise distance avec des enfants,
00:24:49mais des prédateurs, des agresseurs sexuels,
00:24:53malheureusement, passent d'un territoire à l'autre
00:24:55et vont dans des endroits
00:24:55où ils savent que les contrôles sont moins forts.
00:24:57Et donc, pour protéger ces contrôles,
00:25:01ce n'est pas pour embêter,
00:25:02c'est pour protéger, c'est pour prévenir.
00:25:05Mais pour ça, il faut les faciliter.
00:25:06Et pour les faciliter, un certificat d'honorabilité.
00:25:09Donc oui, pour les taux d'encadrement,
00:25:10adaptés à la taille, bien sûr, pour le coup.
00:25:13Et la loi, d'ailleurs, qui est en cours
00:25:14sur la protection de l'enfance
00:25:15portée par Gérald Darmanin et Stéphanie Riste
00:25:17pose la question d'abord déjà des contrôles
00:25:19dans des structures qui ne sont pas déclarées ACM
00:25:22et qui sont un vrai angle mort.
00:25:24Aujourd'hui, on sait contrôler les ACM,
00:25:26et encore,
00:25:28mais quand ce n'est pas un ACM,
00:25:30quand ce n'est pas un accueil collectif.
00:25:31Et je vous assure que ce que vous êtes en train de lever
00:25:33comme angle mort aujourd'hui,
00:25:35on le connaît dans d'autres secteurs,
00:25:36je pense dans le secteur de la culture, par ailleurs.
00:25:38Il y a certaines chorales,
00:25:40pour donner juste un exemple,
00:25:41ce n'est pas que ça,
00:25:41mais qui ne sont pas des accueils collectifs domineurs.
00:25:45Certaines structures associatives
00:25:46qui font de l'aide aux devoirs,
00:25:47qui ne sont pas des accueils collectifs domineurs.
00:25:49Et donc, dans cette loi,
00:25:50le fait de pouvoir avoir des contrôles
00:25:51dans des espaces qui accueillent des enfants,
00:25:53même s'ils ne sont pas déclarés ACM,
00:25:54à mes yeux,
00:25:55et en réalité,
00:25:57une protection permettant,
00:25:58à minima,
00:26:00de poser des digues.
00:26:02Ça ne sécurise pas tout.
00:26:02Mais à minima,
00:26:03ne pas avoir connaissance.
00:26:05Merci beaucoup.
00:26:06Je vais vous poser une dernière question
00:26:07avant de donner la parole à mes collègues
00:26:09sur la question de l'attractivité
00:26:11de la filière d'animation.
00:26:13On le voit aujourd'hui,
00:26:14malheureusement,
00:26:14il y a une précarité endémique
00:26:17liée à ces horaires
00:26:18qui sont totalement fragmentés,
00:26:20éclatés.
00:26:21Est-ce qu'il faudrait,
00:26:22selon vous,
00:26:23revoir, en fait,
00:26:24les horaires de travail
00:26:26et notamment partiels
00:26:28subis
00:26:29pour augmenter, en fait,
00:26:30les missions
00:26:31et la qualité
00:26:32d'intervention
00:26:33des adultes animateurs
00:26:35dans le périscolaire ?
00:26:38En réalité,
00:26:39cette précarité du secteur,
00:26:42très largement,
00:26:43de l'animation,
00:26:45mais je vais aller même
00:26:46un peu plus loin,
00:26:46des métiers du lien,
00:26:47parce que moi,
00:26:48je retrouve ces fragilités-là
00:26:49dans la petite enfance.
00:26:51Je les retrouve dans,
00:26:52pour le coup,
00:26:53la protection de l'enfance.
00:26:55On les retrouve dans les métiers du lien
00:26:56et on les retrouve également
00:26:57avec les personnes les plus âgées
00:26:59si on va au bout du spectre.
00:27:01Sur le périscolaire,
00:27:04ça va dépendre des profils.
00:27:05Il y a des profils
00:27:06qui souhaitent rester,
00:27:07pour le coup,
00:27:08en temps partiel,
00:27:08mais la majorité,
00:27:09non.
00:27:10La question,
00:27:10c'est comment on fait
00:27:12des parcours
00:27:13avec des étapes professionnelles.
00:27:15À l'époque,
00:27:16j'ai créé un comité de filière
00:27:17sur le modèle
00:27:17du comité de filière
00:27:18petite enfance
00:27:19et c'était le comité
00:27:20de filière animation
00:27:21pour construire avec le secteur,
00:27:23c'est-à-dire les premiers employeurs,
00:27:24c'est les collectivités territoriales
00:27:25et les grandes fédérations.
00:27:26Il est toujours actif,
00:27:27ce comité ?
00:27:28Il ne vit pas ses meilleurs moments,
00:27:31pas se mentir.
00:27:32Oui, c'était ma question.
00:27:34Mais pour le coup,
00:27:35je pense que la ministre en charge
00:27:37pourra peut-être vous éclairer
00:27:38plus spécifiquement.
00:27:40Mais quand je le crée
00:27:41sur le modèle
00:27:42de la petite enfance
00:27:43qui fonctionne d'ailleurs encore,
00:27:44c'est parce qu'on a des difficultés
00:27:47dans les vocations,
00:27:47c'est parce qu'on voit
00:27:49des familles
00:27:50qui ne font plus confiance
00:27:51au départ en colonie de vacances,
00:27:52à l'époque déjà ébranlées
00:27:53par la question des violences,
00:27:55et parce que l'animation
00:27:57et le BAFA
00:27:58étaient en train de s'effondrer.
00:28:00Alors que le BAFA,
00:28:00c'est deux choses.
00:28:01C'est d'abord une opportunité
00:28:02d'engagement citoyen,
00:28:04de civisme,
00:28:05qui peut vraiment juste
00:28:06permettre ça
00:28:06et de participer en tant que jeune.
00:28:08C'est pour ça que j'avais abaissé
00:28:09l'âge d'ailleurs du BAFA
00:28:10à l'époque,
00:28:11pour permettre à des jeunes
00:28:12de s'engager
00:28:12quand ils le souhaitaient.
00:28:13Et de l'autre côté,
00:28:14c'était une première étape
00:28:15dans les métiers de l'animation
00:28:17qui pouvaient être complétées.
00:28:18Mais ça ne devait rester
00:28:19qu'une première étape
00:28:20en permettant d'aller vers du BAFD
00:28:21ou des BPGEPS,
00:28:23d'aller chercher finalement
00:28:24tout un parcours.
00:28:25La réalité, c'est que ce parcours,
00:28:26il est très, très atrophié aujourd'hui
00:28:27et que ce temps partiel
00:28:31implique d'avoir des choses
00:28:33très fragiles.
00:28:35Maintenant, quelle mission
00:28:37on pourrait octroyer ?
00:28:39C'est vraiment la question
00:28:41pour le coup des employeurs
00:28:42et du soutien plus large
00:28:44sur les temps extrascolaires
00:28:45qui peuvent être posés.
00:28:46Mais on ne manque pas de besoin.
00:28:50Merci.
00:28:51Merci.
00:28:52Madame Colombe-Roussel,
00:28:54Madame Sénatrice.
00:28:55Merci, Monsieur le Président.
00:28:57Merci, Madame la Ministre,
00:28:59pour vos propos.
00:29:01Je rebondis justement
00:29:02sur le comité de filière
00:29:04parce que s'il y a bien un sujet
00:29:06sur lequel vous n'êtes pas
00:29:08en découverte,
00:29:09c'est la question de la précarité
00:29:12et de la pénurie d'animateurs
00:29:14et la question des violences
00:29:16de toute nature
00:29:18dans le secteur de la jeunesse
00:29:22plus largement
00:29:24et du péris scolaire en particulier.
00:29:26Vous aviez,
00:29:28dès les premiers mois de 2022,
00:29:30ça n'est donc pas hier,
00:29:32lancé en effet ce comité de filière.
00:29:35Il y avait déjà à l'époque
00:29:3650 000 postes non pourvus
00:29:40en 2021-2022,
00:29:42donc il y a 5 ans.
00:29:43et vous aviez souhaité
00:29:47créer ce comité de filière
00:29:49pour répondre à un certain nombre
00:29:50de sujets
00:29:51et l'un des premiers documents
00:29:56produits par ce comité de filière
00:29:58était déjà en début d'année 2023
00:30:02sur la question des violences
00:30:04avec un avis relatif à la création
00:30:07de chartes sur les violences sexuelles
00:30:08et sexistes à destination
00:30:10des employeurs et des intervenants
00:30:12en accueil collectif pour mineurs.
00:30:13C'est donc un sujet
00:30:15dont vous vous étiez
00:30:16emparés comme ministre.
00:30:19Moi, j'ai deux questions,
00:30:21du coup,
00:30:22et je sais que vous n'êtes plus
00:30:25en responsabilité ministérielle,
00:30:27mais ces chartes
00:30:33sur les violences sexuelles et sexistes
00:30:35à destination des employeurs
00:30:36et des intervenants en ACM.
00:30:38Est-ce que vous savez
00:30:39combien ont été signés ?
00:30:41Par combien de villes ?
00:30:42Par combien d'employeurs ?
00:30:44Quel suivi est opéré
00:30:46par les services du ministère
00:30:48sur le suivi de signatures
00:30:50de ces chartes ?
00:30:52Première question.
00:30:54Et puis, deuxième question,
00:30:57alors, je remonte
00:30:58avant votre nomination
00:30:59comme ministre,
00:31:00mais en 2019,
00:31:02nos collègues
00:31:03Dominique Vérien,
00:31:05Marie Mercier
00:31:06et Michel Meunier
00:31:08ont produit
00:31:09un rapport sénatorial
00:31:11sur lequel il y avait
00:31:13un certain nombre
00:31:13de propositions
00:31:14qui font écho
00:31:15sept ans plus tard
00:31:16avec les sujets
00:31:17que nous évoquons.
00:31:19Proposition 17,
00:31:20former les personnels
00:31:21en contact avec des mineurs
00:31:22à la prévention,
00:31:23la détection,
00:31:23le signalement
00:31:24des violences sexuelles.
00:31:26Proposition 18,
00:31:27prolonger la période
00:31:28de suspension
00:31:28des fonctionnaires
00:31:29à huit mois.
00:31:31Est-ce que vous pouvez me dire,
00:31:33lorsque vous étiez ministre,
00:31:35nous n'avons pas auditionné
00:31:36Gabriel Attal,
00:31:36donc je n'ai pas pu lui poser
00:31:37la question,
00:31:38c'était votre prédécesseur,
00:31:40lorsque vous étiez ministre,
00:31:42ces mesures,
00:31:43elles étaient expertisées
00:31:44par les services
00:31:45de votre ministère,
00:31:46elles existaient,
00:31:48elles n'existaient pas,
00:31:49elles étaient balayées
00:31:50d'un revers de la main.
00:31:51Qu'est-ce qui a fait
00:31:52que c'était compliqué ?
00:31:54Qu'est-ce qui peut justifier
00:31:55que ces propositions,
00:31:57j'ai repris ces deux-là,
00:31:58qui font partie des sujets
00:31:59que nous entendons
00:32:00tous les jours,
00:32:01tous les jours,
00:32:01tous les jours en audition,
00:32:03ont été formulées
00:32:04par des collègues sénatrices
00:32:05il y a maintenant sept ans
00:32:06et n'ont jamais trouvé
00:32:07aucune traduction ?
00:32:12Madame la sénatrice,
00:32:13je vais être d'une transparence,
00:32:16je pense, limpide.
00:32:17Le sujet pour le coût
00:32:18de la formation,
00:32:20ça ne fonctionne que
00:32:20si c'est obligatoire
00:32:22et aujourd'hui,
00:32:23les employeurs,
00:32:23en réalité de l'animation,
00:32:25ce sont soit des grandes structures
00:32:26d'éducation populaire,
00:32:28soit des collectivités territoriales
00:32:29et à l'époque,
00:32:31puisque ça a été évoqué,
00:32:33bien sûr,
00:32:33ces rapports,
00:32:35la question s'est toujours posée
00:32:36de la compensation
00:32:37et du soutien financier,
00:32:38de dire,
00:32:39OK, si on imposait
00:32:40une obligation de formation,
00:32:41qui paye ?
00:32:43Et la réalité,
00:32:44c'est de dire,
00:32:45en fait,
00:32:47cette formation,
00:32:47on la doit à tous les enfants,
00:32:49donc avant de voir
00:32:50qui paye l'obligation,
00:32:51le temps de formation,
00:32:52il faut la rendre effective
00:32:54et c'est pour ça
00:32:55qu'à défaut d'avoir
00:32:56le financement compensatoire
00:32:59de négociation,
00:33:00parce que c'était un sujet
00:33:01du comité de filière,
00:33:02bien sûr,
00:33:03et du coup,
00:33:04comme personne n'arrivait
00:33:05à trouver en fonction
00:33:06de l'employeur
00:33:07s'il était éducation populaire
00:33:08ou s'il était en DSP
00:33:10ou s'il était en régie
00:33:11ou si c'était la collectivité
00:33:12en fonction de la taille,
00:33:13parce que la position de l'AMF
00:33:14n'est pas la position de l'AMRF,
00:33:15n'est pas la position de l'ADF
00:33:17sur un certain nombre de sujets,
00:33:18c'était de dire,
00:33:19comme on n'arrive pas
00:33:19à trouver une sorte
00:33:20d'automaticité de la compensation,
00:33:22puisque je, à l'époque,
00:33:24pouvais poser une obligation nouvelle,
00:33:26alors on était parti
00:33:27sur la base du volontariat
00:33:28en travaillant cette charte
00:33:30qui permettait aux villes
00:33:31de s'engager.
00:33:33Mais le moment, peut-être,
00:33:34et vous avez raison,
00:33:35madame la sénatrice,
00:33:36est venue d'avoir
00:33:36une évaluation exacte.
00:33:38Je n'ai pas les chiffres actuels,
00:33:39mais je pense, pour le coup,
00:33:40que la ministre Ferrari
00:33:42peut l'amener...
00:33:43Oui, elle pourra les avoir,
00:33:45puisque, du coup,
00:33:45c'est resté...
00:33:48le comité de filière
00:33:50persiste,
00:33:50donc je pense que ces chiffres,
00:33:51ils sont importants.
00:33:52Et en fonction de ces chiffres
00:33:54et à l'aune de ces chiffres,
00:33:56alors l'obligation de formation
00:33:57peut se poser.
00:33:58Et moi, je crois,
00:33:59et je l'ai vu peut-être plus aujourd'hui,
00:34:00quand je suis sortie du silo,
00:34:03peut-être que éduc
00:34:04ou que jeunesse,
00:34:05je vous assure que quand on commence
00:34:07à poser dans le mauvais ordre
00:34:09les questions,
00:34:10et c'était le cas,
00:34:11pour le coup,
00:34:12de qui finance pour rendre
00:34:13une mesure, par exemple,
00:34:14de formation obligatoire,
00:34:15alors on est très sectoriel.
00:34:16Cette question de la formation
00:34:17obligatoire,
00:34:18elle ne doit pas être posée
00:34:20à l'aune du statut
00:34:21de l'employeur.
00:34:22Et je vais vous dire pourquoi
00:34:22de manière très simple,
00:34:23c'est qu'aujourd'hui,
00:34:24ces situations de violence,
00:34:26on les trouve dans le périscolaire,
00:34:27on les trouve dans l'animation,
00:34:29donc l'extrascolaire,
00:34:31avec ou sans hébergement,
00:34:32mais je les trouve
00:34:32dans la petite enfance.
00:34:34Je les retrouve dans
00:34:35la protection de l'enfance,
00:34:36je les retrouve dans
00:34:37le secteur sportif,
00:34:38et même pas que de haut niveau,
00:34:40je les retrouve dans
00:34:41des IME et des ITEP.
00:34:43Et donc,
00:34:44si on commence à considérer
00:34:45qu'il faut conditionner
00:34:46la formation obligatoire
00:34:48à l'accord,
00:34:49pour le coup,
00:34:50de l'employeur
00:34:51en fonction de son statut
00:34:53et de la négociation
00:34:54qu'on doit avoir en amont,
00:34:55alors on ne va pas s'assurer
00:34:56que l'ensemble des adultes
00:34:57au quota que des enfants,
00:34:58du fait de leur vulnérabilité,
00:34:59seront formés au geste,
00:35:01au signalement,
00:35:02mais ça oblige
00:35:03la clarté du signalement.
00:35:05Et c'est là où,
00:35:06peut-être du fait
00:35:06de là où je parle aujourd'hui,
00:35:08ça me paraît plus évident
00:35:10de devoir rendre
00:35:11une formation obligatoire,
00:35:13quel que soit d'ailleurs
00:35:14le diplôme,
00:35:15parce qu'un diplôme,
00:35:17une formation,
00:35:18ne devrait pas,
00:35:19à mes yeux,
00:35:21déroger
00:35:22à la nécessité
00:35:23de passer un X heures
00:35:25sur ces violences
00:35:27aujourd'hui
00:35:27et sur ces circonstances,
00:35:29pour rappeler l'obligation.
00:35:30Aujourd'hui,
00:35:30quand on est fonctionnaire,
00:35:32pour le coup,
00:35:33qu'on soit territorial
00:35:34ou public,
00:35:34on a une obligation
00:35:35de signalement.
00:35:36Et sinon,
00:35:36on peut engager
00:35:37des responsables
00:35:37à responsabilité personnelle.
00:35:39L'article 40 existe,
00:35:40mon sang.
00:35:41Alors même que la procédure
00:35:42de signalement,
00:35:42elle peut être complexe,
00:35:43longue,
00:35:43enfin,
00:35:44OK.
00:35:45Qui le sait ?
00:35:47Il y a des documents
00:35:48qui sont sortis.
00:35:49À l'époque,
00:35:50j'étais plus ministre.
00:35:51C'est un document
00:35:52assez technique
00:35:52et franchement assez dans
00:35:53ce qui s'appelle CELMA.
00:35:54Je ne sais pas si on l'a.
00:35:55Un document interne,
00:35:58pour le coup,
00:35:58qui a circulé.
00:35:59C'est le sujet
00:35:59qui fonde mon engagement
00:36:02et qui montre
00:36:03des procédures
00:36:04comme on fait.
00:36:04Mais il ne s'adressait
00:36:05qu'aux accueils
00:36:06collectifs de mineurs.
00:36:07Et aujourd'hui,
00:36:07ces violences,
00:36:08on les voit où ?
00:36:09Partout.
00:36:10Et c'est pour ça
00:36:11que je dis si systémique.
00:36:12Mais la particularité
00:36:13du périscolaire,
00:36:13c'est qu'il y a
00:36:15le fait que c'est
00:36:16le sanctuaire de l'école
00:36:17et que la scolarité,
00:36:18elle est obligatoire.
00:36:19Bien sûr,
00:36:20le périscolaire
00:36:20n'est pas obligatoire,
00:36:21mais il fait partie
00:36:21de ce temps-là.
00:36:22Il est dans ce sanctuaire-là.
00:36:24Et quand on vient
00:36:24briser cette confiance,
00:36:26c'est trop.
00:36:30Et c'est pour ça
00:36:31qu'il faut la rétablir
00:36:31et peut-être plus
00:36:32s'arrêter
00:36:33à la question
00:36:33du statut de l'employeur
00:36:35et peut-être assumer,
00:36:36oui,
00:36:37le moment que tu es
00:36:38en contact des enfants.
00:36:42Et sur la question
00:36:44qui a beaucoup agité
00:36:46les employeurs,
00:36:46quelle que soit leur nature,
00:36:49de la prolongation
00:36:50des pertes de suspension
00:36:52le temps que les enquêtes
00:36:53administratives
00:36:55concordent le plus possible
00:36:56avec les enquêtes judiciaires,
00:36:57est-ce que c'est des sujets
00:36:58qui étaient examinés
00:36:59par les services
00:37:01de votre ministère ?
00:37:03De ma mémoire,
00:37:04à l'époque, non.
00:37:05Enfin, je ne crois pas.
00:37:07De ce que je vois aujourd'hui,
00:37:09de la fenêtre
00:37:09où je suis aujourd'hui,
00:37:11je pense que c'est une évidence.
00:37:13Pour deux raisons.
00:37:14Le certificat d'honorabilité,
00:37:15quand on l'avait sorti,
00:37:16donc vraiment
00:37:17le essai honorabilité,
00:37:18on s'est rendu compte
00:37:19qu'il a permis
00:37:20à des employeurs
00:37:21de ne pas avoir peur
00:37:23de devoir licencier quelqu'un
00:37:24ou de suspendre quelqu'un.
00:37:26Parce que, du coup,
00:37:26lui, il avait l'obligation
00:37:27d'avoir ce certificat d'honorabilité.
00:37:29Le collaborateur n'apportait
00:37:30pas ce certificat d'honorabilité.
00:37:32Parce que, par définition,
00:37:33s'il ne l'a pas,
00:37:34c'est qu'il y a un truc
00:37:34sur le fige jaïs
00:37:35ou une procédure en cours
00:37:36ou une décision administrative.
00:37:38Mais que, déjà,
00:37:39l'écriture sur le fige jaïs
00:37:41n'est pas automatique.
00:37:42Ce n'est pas une description automatique.
00:37:43Et donc,
00:37:44comme il y a la notion
00:37:46et l'importance, bien sûr,
00:37:48de la présomption d'innocence,
00:37:49mais le principe de précaution
00:37:50est aussi important
00:37:52face à un public vulnérable.
00:37:53Et donc,
00:37:54on se retrouve avec des employeurs
00:37:55qui ne savaient pas exactement
00:37:56comment se comporter.
00:37:58Et donc, là,
00:37:58c'était assez clair.
00:37:59C'est si votre collaborateur
00:38:01dans un secteur obligatoire
00:38:02concerné
00:38:03n'est pas en capacité
00:38:04d'apporter son certificat
00:38:05d'honorabilité,
00:38:06alors vous êtes en droit
00:38:09en réalité de suspendre.
00:38:10Et parce que nous avons connu,
00:38:12par ailleurs,
00:38:12des situations,
00:38:13dans le sport en particulier,
00:38:15où, par exemple,
00:38:17des décisions prud'homales
00:38:18ont obligé, par exemple,
00:38:20après une décision de défédération,
00:38:21de réintégrer un collaborateur.
00:38:23Et du coup,
00:38:24vous avez des employeurs
00:38:25qui disent,
00:38:26ben, moi, je fais quoi ?
00:38:28Puisque maintenant,
00:38:28en plus,
00:38:29ils me demandent,
00:38:29par exemple,
00:38:30des réparations financières.
00:38:33Et je crois que,
00:38:34pour lever ce risque
00:38:36et ce doute,
00:38:39rallonger, peut-être,
00:38:40cette précaution
00:38:42n'est pas à l'aune
00:38:44de ce qu'on sait aujourd'hui,
00:38:45quelque chose
00:38:46qui serait insurmontable,
00:38:49elle serait même
00:38:49plutôt bénéfique.
00:38:51Sincèrement.
00:38:53Merci.
00:38:53Jean-Gérard Pommier.
00:38:55Oui, merci,
00:38:56M. le Président.
00:38:57Oui, Mme la ministre,
00:38:58le sujet, vous l'avez dit,
00:38:59que l'on évoque aujourd'hui
00:39:00est national,
00:39:01mais il s'est quand même
00:39:02amplifié et aggravé
00:39:03depuis 2013
00:39:05avec, je dirais,
00:39:07un périscolaire
00:39:08extrêmement répandu
00:39:09partout
00:39:10du fait de la réforme.
00:39:12Alors, moi,
00:39:12je me pose une question,
00:39:13mais qui est un peu
00:39:14en forme d'incompréhension.
00:39:15Comment se fait-il
00:39:16que depuis 2013,
00:39:17depuis plus de 10 ans,
00:39:18que l'État,
00:39:19notamment à Paris,
00:39:20à Paris,
00:39:21a pu, je dirais,
00:39:22laisser faire
00:39:23sans réagir particulièrement,
00:39:25alors que manifestement
00:39:28des alertes
00:39:28du haut niveau
00:39:29d'inspection générale
00:39:30et autres
00:39:30avaient été faites
00:39:31et que le sujet
00:39:32ne pouvait pas,
00:39:33à mon avis,
00:39:33se circonscrire
00:39:34uniquement
00:39:35au niveau interne
00:39:36à la collectivité.
00:39:37Ça, c'est ma première question.
00:39:39Ensuite,
00:39:40vous avez évoqué,
00:39:40effectivement,
00:39:41je partage,
00:39:41que l'État devrait
00:39:43élaborer en amont
00:39:44un cadre national
00:39:45de formation
00:39:46pour permettre
00:39:47un recrutement sécurisé
00:39:48des éducateurs
00:39:50par les communes,
00:39:51mais en amont
00:39:52de tout recrutement,
00:39:53un peu comme une obligation
00:39:54pour pouvoir postuler
00:39:56à ces postes-là.
00:39:57Et de ce point de vue,
00:39:58si le principe
00:39:59vous paraît utile,
00:40:01quel en est le calendrier,
00:40:02si vous avez un calendrier ?
00:40:04Merci.
00:40:05Monsieur le Sénateur,
00:40:07je pense qu'il y a
00:40:07deux points,
00:40:08Monsieur le Président,
00:40:11Il y a deux points
00:40:12sur lesquels
00:40:12je pense que
00:40:13je peux apporter
00:40:14un éclairage
00:40:14assez clair.
00:40:16Le premier,
00:40:17c'est que
00:40:18les employeurs
00:40:19sont
00:40:19les collectivités territoriales
00:40:21et elles sont inégales
00:40:22en fonction de leur taille.
00:40:24Mais leur responsabilité,
00:40:25elle est
00:40:27de la même importance,
00:40:28quelle que soit
00:40:30leur taille
00:40:30et leurs moyens.
00:40:31Et donc,
00:40:33quand tu as
00:40:34l'obligation
00:40:35de contrôler
00:40:35les antécédents judiciaires
00:40:36et que tu ne le fais pas,
00:40:38tu prends un risque,
00:40:40un risque réel.
00:40:41Et on sait
00:40:42qu'aujourd'hui,
00:40:44je suis désolée
00:40:45de le dire comme ça,
00:40:46mais c'est...
00:40:47Aujourd'hui,
00:40:48on va,
00:40:49et c'est important,
00:40:51je pense qu'il faut
00:40:52absolument
00:40:52que les réponses pénales
00:40:53sur les coupables
00:40:54soient fermes et fortes
00:40:56parce que c'est vraiment
00:40:57un moment où on a demandé
00:40:58aux familles,
00:40:59les enfants ont commencé
00:41:00à parler,
00:41:00donc il faut être à ce niveau.
00:41:02Mais il faut vraiment
00:41:03éclairer
00:41:04les défaillances
00:41:05dans le process.
00:41:06Parce que quand
00:41:07tu es employeur,
00:41:09que tu es une collectivité,
00:41:10que tu n'as pas vérifié
00:41:11les antécédents
00:41:12et que tu as pris
00:41:12un risque majeur,
00:41:15tu as une responsabilité
00:41:16dans la démarche.
00:41:18La question de la formation,
00:41:19bien sûr que jusque-là,
00:41:20elle était plutôt facultative,
00:41:23elle sortait dans tous
00:41:23les rapports.
00:41:24Et c'était plutôt...
00:41:26Mais elle était facultative.
00:41:29Des mairies ont fait
00:41:30ce pas-là.
00:41:30Enfin, moi,
00:41:31je vois des collectivités
00:41:31qui ont pris le choix
00:41:32de former,
00:41:33d'accompagner,
00:41:34de faire intervenir
00:41:34des intervenants associatifs,
00:41:36majoritairement.
00:41:39Mais il y a deux choses.
00:41:42Soit le législateur
00:41:43rend obligatoire
00:41:44cette formation,
00:41:44et c'est possible,
00:41:45comme on l'a rendu obligatoire,
00:41:47le certificat d'honorabilité
00:41:48dans un certain nombre
00:41:48de secteurs.
00:41:49Moi, ce que j'ai fait
00:41:51quand même
00:41:52en préparant
00:41:53et en portant
00:41:54le plan de lutte
00:41:55des violences faites
00:41:55aux enfants,
00:41:56c'est une plateforme,
00:41:58une sorte de e-learning
00:41:58où on a ramené
00:42:00le meilleur
00:42:01de ce qu'on avait
00:42:02dans les administrations
00:42:03nationales,
00:42:04on n'est pas
00:42:05les employeurs directs,
00:42:06pour permettre
00:42:06un module
00:42:07de six heures
00:42:08de formation
00:42:09sur les gestes,
00:42:10le repérage,
00:42:11le recueil de la parole,
00:42:12et un peu
00:42:13de clarification
00:42:13sur le process
00:42:15de signalement,
00:42:16parce que c'est
00:42:17pas simple.
00:42:18Et je sais,
00:42:20c'est pour ça
00:42:20qu'il faut être
00:42:22transparent.
00:42:24Le secteur,
00:42:25aujourd'hui,
00:42:26les acteurs
00:42:27du périscolaire,
00:42:29la majorité,
00:42:30ils veulent juste
00:42:31bien faire leur boulot
00:42:32et bien accompagner
00:42:33les enfants,
00:42:35mais ils sont,
00:42:36là où il y a
00:42:36des enfants,
00:42:37aujourd'hui,
00:42:37il y a des prédateurs.
00:42:38Donc comment on évacue
00:42:39ces prédateurs
00:42:40de ces espaces
00:42:40en permettant à chacun
00:42:42d'avoir confiance
00:42:43dans sa hiérarchie,
00:42:44et c'est pas partout
00:42:45le cas,
00:42:46d'avoir confiance
00:42:47dans le process
00:42:48qui va être,
00:42:48et donc ça veut dire
00:42:49sécuriser aussi
00:42:49l'employeur
00:42:50quand il prend
00:42:50une décision
00:42:51de suspension,
00:42:52sécuriser,
00:42:52bien sûr,
00:42:53la présomption
00:42:53d'innocence
00:42:54du salarié
00:42:54le temps
00:42:55de l'enquête,
00:42:56parce que ça ne présage
00:42:57de rien,
00:42:57bien sûr,
00:42:58mais être sur ce principe
00:42:59de, quand on a
00:43:00un espace collectif,
00:43:01c'est la précaution,
00:43:03elle sert d'abord
00:43:04l'enfant,
00:43:05d'autant plus
00:43:06quand c'est un collectif
00:43:07et on ne renvoie pas
00:43:07le danger
00:43:07chez le voisin,
00:43:09dans le secteur d'à côté
00:43:09ou dans le département
00:43:10d'à côté.
00:43:11J'entends bien,
00:43:12Madame la Ministre,
00:43:13mais est-ce que,
00:43:13du point de vue de l'État,
00:43:14il n'y a quand même
00:43:14pas eu une défaillance
00:43:17quelque part,
00:43:17car l'État,
00:43:18qui est quand même
00:43:18de beaucoup de choses
00:43:19en France,
00:43:20et puisqu'on parle
00:43:20de l'éducation,
00:43:22il me semble qu'au-delà
00:43:23des responsabilités
00:43:24des communes employeurs,
00:43:25ce qui est tout à fait vrai,
00:43:26et on le voit bien,
00:43:28puisque l'État
00:43:28semble avoir changé un peu,
00:43:30fait évoluer sa position,
00:43:31avec notamment la création
00:43:32de ce commissariat
00:43:33que vous représentez.
00:43:34Il me semble que
00:43:35dans les années antérieures,
00:43:37il y a eu un certain
00:43:39laissé-faire.
00:43:40Comment dire ?
00:43:41L'État, à mon avis,
00:43:42n'a pas tout à fait pris
00:43:43la mesure du problème
00:43:45qui se développait,
00:43:46alors même que les alertes
00:43:48ici ou là
00:43:48auraient pu le justifier.
00:43:51Monsieur le Sénateur,
00:43:52moi, ce que je vois,
00:43:53et pour le coup,
00:43:54je comprends mieux
00:43:55la question,
00:43:57ce que je vois,
00:43:57c'est une déflagration
00:43:59de violences sur les enfants,
00:44:00tous les secteurs confondus.
00:44:02Ça a commencé,
00:44:03et si je ne parle que
00:44:04des violences sexuelles,
00:44:05ça a commencé par la SIAZ,
00:44:07les institutions,
00:44:07pour le coup,
00:44:08qui étaient des établissements
00:44:10et des institutions cultuelles.
00:44:12Ensuite,
00:44:13on a vu la CIVIS,
00:44:14parler des violences
00:44:15et de l'inceste
00:44:15dans les familles.
00:44:16Ensuite,
00:44:17on a vu la déflagration
00:44:18et la Haute Assemblée
00:44:19a travaillé sur les conséquences
00:44:20de la pornographie
00:44:21et de l'exposition
00:44:21de la pornographie précoce,
00:44:23d'où des enjeux majeurs.
00:44:24Et puis,
00:44:25on a vu à quel point
00:44:25ces continuèmes de violences
00:44:26amenaient,
00:44:28et ici,
00:44:29des violences physiques,
00:44:30et ici,
00:44:30des violences
00:44:32et des agressions,
00:44:33et une arrivée majeure
00:44:34de violences
00:44:35entre mineurs,
00:44:36aujourd'hui,
00:44:37qui est la conséquence
00:44:38de la reproduction
00:44:38des violences.
00:44:39Et je crois que...
00:44:42Moi, aujourd'hui,
00:44:42je ne suis pas en capacité
00:44:43de vous dire,
00:44:44ici ou là,
00:44:45qu'il y a eu une défaillance.
00:44:46Mais ce que je vois,
00:44:47c'est que peut-être
00:44:48on est dans un moment
00:44:49où on se rend compte
00:44:49que si vraiment
00:44:51on ne prend pas au sérieux
00:44:52les violences
00:44:52que les enfants subissent
00:44:54à l'intérieur de leur maison
00:44:55et à l'extérieur
00:44:56de leur maison,
00:44:57dans des institutions,
00:44:58on ne va vraiment pas
00:44:59être au rendez-vous
00:45:00de cette protection.
00:45:01Et on les a...
00:45:02Monsieur le sénateur,
00:45:03je vous assure
00:45:03qu'on n'a pas toujours
00:45:04pris acte de leur mot.
00:45:06M-A-U-X
00:45:07ou M-O-T-S.
00:45:08Et ça,
00:45:09c'est parce qu'on a encore
00:45:11une justice
00:45:12qui n'était pas
00:45:12auteur d'enfants,
00:45:13la manière dont on l'accueille.
00:45:15Et peut-être que l'idée
00:45:16de l'inspection partagée,
00:45:17de l'inspection générale partagée,
00:45:19c'est peut-être
00:45:19ne pas aller chercher
00:45:20quel secteur.
00:45:21quand on voit
00:45:21le scandale
00:45:22qu'il y a 15 ans maintenant
00:45:24des violences
00:45:25dans le sport.
00:45:27Enfin,
00:45:27s'il y a ça
00:45:28dans le sport,
00:45:29il n'y a pas de raison
00:45:29que ça ne soit pas
00:45:30de près ou de loin
00:45:31dans l'école
00:45:32ou de près ou de loin
00:45:33dans le monde
00:45:34de la culture.
00:45:35Et donc,
00:45:35on a,
00:45:36je crois,
00:45:36de mon regard,
00:45:38plutôt regardé
00:45:38par secteur.
00:45:39Résultat des courses,
00:45:41aujourd'hui,
00:45:41on voit à quel point
00:45:42ça touche le monde.
00:45:43Et même moi,
00:45:44M. le sénateur,
00:45:44je le vois en étant
00:45:45plus aujourd'hui
00:45:46en tant qu'aute-commissaire
00:45:47que quand j'étais
00:45:48en charge de la jeunesse
00:45:48parce que par essence,
00:45:50les gens avec qui je travaillais
00:45:51étaient plutôt
00:45:52mes acteurs sectoriels.
00:45:53Et aujourd'hui,
00:45:54je le vois.
00:45:55Et donc,
00:45:57vous avez,
00:45:57je crois,
00:45:58l'opportunité
00:45:58avec cette commission d'enquête
00:46:00en éclairant
00:46:01un lieu qui est particulier
00:46:02parce que le temps
00:46:03du périscolaire
00:46:03est un lieu particulier,
00:46:04parce qu'il y a
00:46:05une obligation scolaire,
00:46:06parce que c'est
00:46:06dans les murs de l'école
00:46:07et que c'est un lieu
00:46:09encore très spécifique
00:46:12et que c'est des enfants
00:46:14qui sont tout petits
00:46:14qui, pour certains,
00:46:15apprennent à peine
00:46:16à parler.
00:46:19qu'il faut être
00:46:20à la hauteur
00:46:21de ce qui est en train
00:46:22de se passer
00:46:23et c'est peut-être,
00:46:25ça peut paraître
00:46:25vertigineux,
00:46:27mais on leur doit vraiment.
00:46:29On leur doit vraiment.
00:46:30Et c'est pour ça
00:46:30que je disais tout à l'heure
00:46:31à madame la sénatrice,
00:46:33délaistons-nous
00:46:34de qui est l'employeur.
00:46:36Vous voyez ce que je veux dire ?
00:46:37Parce que ça,
00:46:38on peut l'avoir même
00:46:38chez des enseignants
00:46:39et l'employeur,
00:46:40du coup,
00:46:40c'est l'école.
00:46:41On peut l'avoir,
00:46:42enfin,
00:46:42vous voyez ce que je veux dire ?
00:46:43On peut l'avoir
00:46:43dans tous les secteurs.
00:46:44Donc si on se déleste
00:46:45de la question de l'employeur
00:46:46et du statut de l'employeur,
00:46:47alors qu'on soit
00:46:48une collectivité employeuse,
00:46:50qu'on soit une association,
00:46:52qu'on soit,
00:46:53pour le coup,
00:46:54un soignant,
00:46:55aujourd'hui,
00:46:55l'omerta dans le monde
00:46:57de la santé
00:46:58est énorme également.
00:47:00Parce que le contrôle
00:47:01des antécédents,
00:47:02parce que le secret professionnel.
00:47:06Et c'est ça
00:47:07que je vois au quotidien.
00:47:08Et donc, du coup,
00:47:09à quel moment
00:47:10on considère
00:47:11que le seul point d'entrée,
00:47:13c'est le contact
00:47:14avec l'enfant.
00:47:15Si tu es un adulte
00:47:16en contact avec un enfant,
00:47:17que ce soit de manière
00:47:18professionnelle
00:47:18ou de manière bénévole,
00:47:20alors il y a une obligation,
00:47:21un nombre d'heures,
00:47:23plus un contrôle
00:47:23des antécédents,
00:47:24et ce n'est pas négociable
00:47:26pour tout le monde.
00:47:26Et c'est une première base.
00:47:28Et ensuite,
00:47:29il y a tous les enjeux,
00:47:30pour le coup,
00:47:30à mes yeux,
00:47:31de formation,
00:47:32des varses,
00:47:33qui vont permettre
00:47:33aux enfants aussi
00:47:34de poser des mots.
00:47:35Parce que si on ne leur donne
00:47:36pas les moyens
00:47:36de poser des mots,
00:47:39tu ne peux pas faire peser
00:47:40sur eux
00:47:40la responsabilité
00:47:42de la protection,
00:47:42de s'auto-protéger
00:47:43de quelque chose
00:47:44qu'on ne les a pas aidés
00:47:45à nommer et à voir.
00:47:47Merci, Madame la Ministre.
00:47:47Est-ce qu'il y a
00:47:48d'autres questions
00:47:49de la part de mes collègues
00:47:51ni le président Lafond
00:47:52qui nous a rejoints ?
00:47:54Moi, je voudrais
00:47:55dire deux, trois choses.
00:47:56D'abord,
00:47:59vous remerciez,
00:48:01il y a un instant,
00:48:02vous avez dit,
00:48:03Madame la Commissaire,
00:48:04que la plupart
00:48:05des animateurs
00:48:06font leur travail
00:48:07de manière très consciencieuse.
00:48:08Il faut surtout,
00:48:09peut-être aussi,
00:48:10puisque l'audition est publique,
00:48:12le redire avec force
00:48:14parce qu'ils ne sont pas
00:48:16responsables
00:48:17de la faiblesse du système
00:48:19qui s'est empiriquement construit.
00:48:21Et il faut peut-être aussi
00:48:22le répéter
00:48:23dans ces moments
00:48:25où nous réfléchissons
00:48:26par rapport aux drames
00:48:28qui sont passés.
00:48:29Deuxièmement,
00:48:29le sénateur
00:48:31Jean-Gérard Pommier
00:48:33vous a interrogé
00:48:35sur
00:48:37l'absence
00:48:38de filière.
00:48:39Moi, je voudrais
00:48:40saluer d'abord
00:48:40votre engagement
00:48:42et vous avez répondu
00:48:43que vous faites face
00:48:45à une déflagration
00:48:45de violence
00:48:48et qu'elle est globale.
00:48:49Et on est bien
00:48:50d'accord avec cela.
00:48:52Est-ce que vous permettez
00:48:53quand même
00:48:53qu'on recentre,
00:48:54mais après avoir posé,
00:48:56la globalité du système,
00:48:57que l'on ressente
00:48:58un petit peu
00:48:59sur le périscolaire ?
00:49:01Parce que moi,
00:49:02ce que je ressens,
00:49:03en plus comme quelqu'un
00:49:04qui a une certaine passion
00:49:06pour l'école publique,
00:49:07une certaine passion
00:49:07pour l'école tout court,
00:49:09ce que je ressens,
00:49:10c'est que
00:49:12les pouvoirs publics
00:49:13en général,
00:49:14Jean-Gérard Pommier
00:49:15parlait de l'État,
00:49:16mais aussi les collectivités,
00:49:18certainement,
00:49:18et puis l'ensemble
00:49:19des responsables politiques.
00:49:20Il ne s'agit surtout pas
00:49:21sur ces sujets
00:49:22de chercher
00:49:23la moindre instrumentalisation
00:49:24politique.
00:49:25Elle serait déplacée
00:49:26et insupportable.
00:49:28Nous n'avons pas mesuré
00:49:30comment nous avons laissé
00:49:31se construire
00:49:33sans que ça soit
00:49:33politiquement pensé
00:49:35un système
00:49:36spériscolaire
00:49:37qui, aujourd'hui,
00:49:38concernait les enfants
00:49:38dans un volume d'heures
00:49:40parfois supérieurs
00:49:42à l'école maternelle
00:49:43au temps passé
00:49:44sous l'égide
00:49:44de l'éducation nationale.
00:49:46Alors,
00:49:46dans votre audition,
00:49:48comme dans beaucoup
00:49:48d'autres auditions,
00:49:50vous avez parlé
00:49:51de ces interstices
00:49:53à soigner
00:49:55et à mettre
00:49:55en cohérence,
00:49:56de ces interactions
00:49:57à mettre
00:49:58en cohérence
00:50:00de cette coordination
00:50:01nécessaire.
00:50:02La réponse peut convenir,
00:50:04mais,
00:50:04madame la rapporteure,
00:50:05vous a posé une question
00:50:07sur le pilotage.
00:50:09Et Jean-Gérard Pommier
00:50:09aussi,
00:50:10quelque part,
00:50:10dans notre pays,
00:50:12quand l'État veut piloter,
00:50:13il pilote.
00:50:15Et nous sommes tous
00:50:16des îles locaux
00:50:17et on le sait parfaitement
00:50:19quand l'État veut piloter.
00:50:21Il n'a pas senti
00:50:24la nécessité
00:50:25et c'est une vraie question.
00:50:28Le pilotage
00:50:29de l'autorité fonctionnelle
00:50:30de personnel
00:50:31de collectivité territoriale,
00:50:33ça existe dans les collèges,
00:50:34ça existe dans les lycées.
00:50:36Et ça ne pose pas...
00:50:37Ça peut exister
00:50:38dans les écoles maternelles,
00:50:39et ça existe
00:50:39dans les écoles maternelles,
00:50:40vous avez raison.
00:50:41Mais ça...
00:50:42Et ça ne pose aucun problème.
00:50:44Et ça fonctionne parfaitement.
00:50:45Et nous savons faire.
00:50:47Donc c'est aussi
00:50:47quand même un sujet
00:50:49qui peut être posé.
00:50:52Mais moi,
00:50:53ce qui m'interroge,
00:50:55c'est que dans certains secteurs,
00:50:56vous l'avez évoqué,
00:50:57mais de manière
00:50:58en effet très croisonnée,
00:50:59comme le sport,
00:51:00il y a eu
00:51:01une prise de conscience
00:51:03et il y a eu
00:51:04des réflexions,
00:51:05des travaux
00:51:06et des mesures prises.
00:51:08Pourquoi
00:51:09le prix scolaire
00:51:11alors que les alertes existent ?
00:51:13Et vous qui avez
00:51:13été en responsabilité,
00:51:14y compris
00:51:15comme secrétaire d'État,
00:51:17comme ministre délégué
00:51:18auprès du ministre
00:51:20d'État chargé
00:51:21de l'éducation sociale
00:51:23et de la jeunesse
00:51:23et des sports,
00:51:23pourquoi le prix scolaire
00:51:25est resté quelque part
00:51:26un angle mort
00:51:27dans cette réflexion
00:51:29collective ?
00:51:30Ça interroge
00:51:32et je cherche nullement
00:51:34à y faire des reproches.
00:51:37Les directions
00:51:39de la jeunesse,
00:51:40les directions
00:51:41départementales
00:51:42de la jeunesse
00:51:42et des sports
00:51:42ont été quand même
00:51:43largement informées
00:51:44des signalements
00:51:45des articles 40
00:51:46qui pouvaient être faits.
00:51:47Pourquoi
00:51:48ce qui a existé
00:51:49sur le sport ?
00:51:49Est-ce que c'est
00:51:50la dimension médiatique ?
00:51:51J'étais très marqué
00:51:52sur le fait
00:51:53que ce que vous avez dit
00:51:54tout à l'heure,
00:51:54que très souvent,
00:51:56les parents connaissent
00:51:57le nom du professeur
00:51:58des écoles,
00:51:58de l'institutrice
00:51:59pour parler comme autrefois
00:52:00de leur gamme
00:52:01et pas obligatoirement
00:52:02des animateurs.
00:52:03Il y a un côté invisibilité,
00:52:05un côté anonymat
00:52:06qui mérite là
00:52:07d'être posé
00:52:08et sur lequel
00:52:09il faut qu'on apporte
00:52:10des réponses
00:52:10et donc comme ça
00:52:11était en responsabilité
00:52:12ministérielle,
00:52:13pourquoi c'est resté
00:52:14un angle mort ?
00:52:15Est-ce que c'est dû
00:52:15à cette construction empirique
00:52:17jamais pensée,
00:52:18jamais un acte politique posé
00:52:20sauf que,
00:52:21sous le toit d'école,
00:52:22les enfants passent
00:52:23beaucoup de temps
00:52:24sous l'angle
00:52:24du périscolaire ?
00:52:28Monsieur le sénateur Brisson,
00:52:30pour le coup,
00:52:31on a eu la chance
00:52:31de passer plusieurs commissions
00:52:33sur les sujets scolaires
00:52:35ensemble
00:52:36et je crois,
00:52:37si je réponds
00:52:39du profond de mes tripes,
00:52:40c'est parce qu'on n'a pas
00:52:41toujours considéré
00:52:42que le périscolaire
00:52:43est un temps éducatif
00:52:44et que du coup,
00:52:45on ne lui a pas donné
00:52:45l'importance
00:52:46de ce que c'est.
00:52:47Si à un moment,
00:52:48on considère vraiment
00:52:49le périscolaire
00:52:49comme l'extrascolaire
00:52:51dans le cadre
00:52:52de la continuité éducative,
00:52:54désolé,
00:52:55c'est le gouvernement
00:52:55actuel qui est organisé
00:52:56comme ça,
00:52:57mais il n'a rien à faire
00:52:58en fait avec le sport.
00:53:01Le périscolaire,
00:53:02l'extrascolaire,
00:53:02la vie associative,
00:53:03les temps de l'enfant
00:53:04et dans leur globalité
00:53:07ont vocation à être
00:53:08sous l'autorité
00:53:09et sous la tutelle
00:53:10de l'éducation nationale
00:53:11et ça veut dire
00:53:12que bien sûr,
00:53:13l'autorité fonctionnelle
00:53:15peut être celui
00:53:15du directeur
00:53:16de l'école maternelle,
00:53:19de l'école élémentaire,
00:53:21du collège
00:53:21ou du lycée,
00:53:22mais physiquement,
00:53:24tu as des échanges
00:53:25au quotidien avec eux.
00:53:26Moi, je vous donne
00:53:26un exemple très simple
00:53:27et pour le coup,
00:53:28présent à la fin,
00:53:28vous le savez,
00:53:29quand j'étais ministre
00:53:30de la jeunesse
00:53:30et donc du périscolaire
00:53:31et de la vie associative,
00:53:33mon ministre de tutelle
00:53:34était Jean-Michel Blanquer.
00:53:35On fait des réunions
00:53:36des recteurs
00:53:37tous les mois.
00:53:39Les dragesses,
00:53:41les équipes,
00:53:42l'éducation populaire,
00:53:44ils étaient dans les murs
00:53:45de Grenelle.
00:53:47Ben oui,
00:53:48mais parce que fonctionnellement,
00:53:49on était là
00:53:49et que leur tutelle était là
00:53:51et je vois bien
00:53:52et encore une fois,
00:53:53je ne minimise pas
00:53:54l'importance
00:53:55de ce que peut apporter
00:53:56le sport
00:53:56de manière éducative.
00:53:58Je ne minimise pas ça
00:53:59mais je dis simplement
00:54:01que l'accompagnement
00:54:02du secteur sportif
00:54:03et la question éducative
00:54:05et de la place
00:54:05de l'enfant
00:54:06dans la globalité
00:54:07se posent
00:54:08par culture
00:54:10différente.
00:54:11Et donc,
00:54:12si on considère
00:54:13la continuité éducative
00:54:14et donc la place
00:54:15de l'enfant
00:54:16sur tous les temps,
00:54:17l'extrascolaire,
00:54:18le périscolaire
00:54:19et j'irais même
00:54:20jusqu'à la santé scolaire,
00:54:22il ne faut pas
00:54:23que ce reste
00:54:23l'angle mort
00:54:24de l'exercice
00:54:25parce qu'il y a
00:54:25tout un débat d'ailleurs
00:54:27sur est-ce qu'il faut
00:54:27rester éduque
00:54:28ou est-ce qu'il faut
00:54:28se rattacher à la santé,
00:54:30alors c'est bien
00:54:31les temps de l'enfant
00:54:31qui comptent.
00:54:33Et ce partage,
00:54:34il a beaucoup bougé.
00:54:35Il a été d'abord
00:54:37sous Jean-Michel Blanquer,
00:54:38moi-même
00:54:39et même Gabriel Attal
00:54:40à l'école,
00:54:41puis il est reparti
00:54:42pour le coup
00:54:43à Anatole France,
00:54:44enfin au sport,
00:54:46puis à une autre époque
00:54:47il a été avec Ville,
00:54:49mais enfin
00:54:49il a été beaucoup
00:54:51trimbalé,
00:54:52un petit peu
00:54:53et je crois
00:54:54que ça,
00:54:54ça quand même
00:54:55ça desserre.
00:54:56Alors que si on considère
00:54:57que les animateurs,
00:54:59au-delà de leur formation
00:55:00et du contrôle
00:55:01des antécédents,
00:55:02comme je le vois
00:55:03aujourd'hui
00:55:03sur la petite enfance,
00:55:05ce sont des acteurs
00:55:05absolument essentiels
00:55:07de la continuité éducative,
00:55:10du projet pédagogique
00:55:11potentiellement
00:55:11quand le temps
00:55:12le permet,
00:55:14quel que soit
00:55:14d'ailleurs leur employeur
00:55:15et quelle que soit
00:55:15la personne qui paye
00:55:16le bulletin de paye
00:55:17à la fin,
00:55:17mais ils participent
00:55:18à l'équipe pédagogique
00:55:20autant que la dame
00:55:21du temps méridien,
00:55:23alors à ce moment-là
00:55:24ils ont leur place
00:55:25autour de la table
00:55:26des PEDT,
00:55:27ils ont leur place
00:55:28à la table
00:55:29des conseils d'école
00:55:30et ils ont surtout
00:55:31leur place
00:55:31quand on rencontre
00:55:32les familles
00:55:32et donc pour les parents
00:55:33il faut qu'ils puissent
00:55:34avoir un interlocuteur
00:55:35pas de temps en temps
00:55:36quand on peut
00:55:37et quand on a
00:55:37un outil informatique
00:55:38avoir un contact
00:55:39avec un responsable
00:55:40de l'équipe
00:55:41du périscolaire.
00:55:42Allez, deuxième audition
00:55:44que nous vous proposons
00:55:44de suivre dans cette émission
00:55:46c'est celle de Dominique
00:55:47Versigny.
00:55:47Figure politique,
00:55:49Dominique Versigny
00:55:50est l'une des cofondatrices
00:55:51du SAMU Social,
00:55:53ancienne secrétaire d'État
00:55:54de Jacques Chirac,
00:55:55ancienne défenseure
00:55:56des enfants.
00:55:57Elle a surtout été
00:55:57adjointe d'Anne Hidalgo,
00:55:59maire de Paris,
00:56:00en charge de la solidarité
00:56:01des familles
00:56:02de la petite enfance
00:56:03et de la protection
00:56:04de l'enfance.
00:56:05Dominique Versigny
00:56:06a contredit
00:56:07la maire de Paris
00:56:08disant qu'elle n'avait pas
00:56:10été en charge
00:56:10du suivi du périscolaire.
00:56:12Écoutez cet extrait
00:56:13de son audition
00:56:13la semaine dernière.
00:56:15Nous poursuivons
00:56:16nos travaux du jour
00:56:18avec l'audition
00:56:20pour terminer cette journée
00:56:22de Madame Dominique Versigny.
00:56:24Madame,
00:56:24vous avez été défenseur
00:56:25des droits
00:56:26puis ancienne adjointe
00:56:27en charge
00:56:27de la protection
00:56:28de l'enfance
00:56:29et des droits
00:56:30de l'enfance
00:56:30à la mairie de Paris.
00:56:32Enfin,
00:56:33en décembre 2025,
00:56:35vous avez occupé
00:56:36la fonction nouvellement créée
00:56:37de défenseur des enfants
00:56:38de la ville de Paris.
00:56:40Il y a 15 jours maintenant,
00:56:41lors de son audition,
00:56:42Madame Hidalgo,
00:56:44ancienne maire de Paris,
00:56:46a indiqué
00:56:46qu'il vous revenait
00:56:47en tant qu'adjointe
00:56:48en charge
00:56:48de la protection
00:56:49de l'enfance
00:56:49et des droits
00:56:50des enfants
00:56:51d'assumer
00:56:51la responsabilité
00:56:52de la mise en oeuvre
00:56:53des recommandations
00:56:54du rapport
00:56:55de l'inspection générale
00:56:56de la ville de Paris
00:56:57et que c'est désormais
00:56:58vous qui portez
00:57:00le sujet
00:57:00de la protection
00:57:02des enfants.
00:57:02Nous avons donc souhaité
00:57:03vous entendre
00:57:04et je crois que c'était
00:57:05un souhait partagé
00:57:06de votre part.
00:57:06Vous vouliez aussi
00:57:07vous exprimer.
00:57:09Avant de faire suite
00:57:10à cette demande
00:57:11et de laisser la parole
00:57:12pour un propos liminaire,
00:57:14je rappelle
00:57:15qu'un faux témoignage
00:57:16devant notre mission
00:57:17d'information dotée
00:57:17des pouvoirs
00:57:18de commission d'enquête
00:57:19serait passible
00:57:19des peines prévues
00:57:20aux articles 434-13,
00:57:2214 et 15
00:57:23du Code pénal.
00:57:24Je vais donc vous inviter
00:57:25à prêter serment,
00:57:26à dire toute la vérité,
00:57:27rien que la vérité,
00:57:28en levant la main droite
00:57:29et en disant
00:57:29je le jure.
00:57:31Je vous remercie.
00:57:32Je vous précise également
00:57:33qu'il vous appartient
00:57:34le cas échéant
00:57:35d'indiquer vos éventuels
00:57:36liens d'intérêt
00:57:37ou conflits d'intérêt
00:57:38en relation avec l'objet
00:57:39de la commission d'enquête
00:57:40s'il y en a.
00:57:42Et enfin,
00:57:44je vous indique
00:57:44que cette audition
00:57:45est diffusée en direct
00:57:46sur le site internet
00:57:47du Sénat.
00:57:48Je vais donc vous laisser
00:57:49la parole
00:57:49pour une dizaine de minutes
00:57:51et ensuite,
00:57:51c'est notre rapporteur
00:57:52Agnès Évren
00:57:53qui vous posera
00:57:54des questions.
00:57:55Madame la ministre.
00:57:57Merci, M. le Président,
00:57:58Mme la rapporteure,
00:58:00Mesdames les sénatrices,
00:58:01Messieurs les sénateurs.
00:58:03Je vous remercie
00:58:04de me permettre
00:58:04d'exercer le droit de réponse
00:58:06que je vous ai demandé
00:58:08concernant les propos
00:58:09tenus par Mme Hidalgo
00:58:10qui m'a impliquée
00:58:11dans le suivi
00:58:12du périscolaire
00:58:13dans le cadre
00:58:14de son audition
00:58:15du 15 septembre
00:58:16devant votre commission.
00:58:18J'apporterai,
00:58:19je vais faire un bref,
00:58:21j'ai réduit,
00:58:21j'ai bien réduit,
00:58:22un bref propos
00:58:26je voulais rappeler
00:58:27simplement
00:58:27porter une précision
00:58:29sur les délégations
00:58:29que m'a confiées
00:58:30Mme Hidalgo
00:58:31de 2014 à 2025
00:58:33parce que j'étais adjointe
00:58:34durant 12 ans
00:58:35et sur leur évolution
00:58:36dans le temps.
00:58:38En 2014,
00:58:39j'ai été chargée
00:58:41d'une très large délégation
00:58:42comprenant la solidarité
00:58:43c'est-à-dire
00:58:44les services sociaux,
00:58:45les familles,
00:58:46la petite enfance
00:58:47c'est-à-dire les crèches,
00:58:48la protection de l'enfance
00:58:49c'est-à-dire l'aide sociale
00:58:50à l'enfance,
00:58:51la lutte contre l'exclusion
00:58:53c'était les sans-abri,
00:58:54du fait que j'avais été
00:58:55directrice du service social
00:58:57et les personnes âgées
00:58:58donc c'était
00:58:59une très grosse délégation
00:59:01et de 2014 à 2017
00:59:02j'ai eu une conseillère
00:59:03déléguée auprès de moi
00:59:04Mme Houmer
00:59:05sur la protection
00:59:06d'enfance
00:59:06et la petite enfance.
00:59:08Voilà.
00:59:10Dans le cadre
00:59:11de cette grande délégation
00:59:12je n'étais pas
00:59:13en charge du périscolaire
00:59:14et je n'avais aucun lien
00:59:16d'autorité
00:59:17avec la Dasco
00:59:18j'ai toujours travaillé
00:59:20avec la DASES
00:59:21et ses sous-directions
00:59:22et la direction
00:59:23des familles
00:59:24et de la petite enfance
00:59:24sur la petite enfance
00:59:26et les familles.
00:59:27Voilà.
00:59:28D'ailleurs sur 12 années
00:59:30je n'ai jamais été
00:59:31en charge du périscolaire
00:59:32ni en lien
00:59:35hiérarchique
00:59:35avec la direction
00:59:36des affaires scolaires
00:59:38la Dasco.
00:59:41En octobre 2017
00:59:42la maire de Paris
00:59:44a procédé
00:59:44à un remaniement
00:59:45de l'exécutif parisien
00:59:47à ce moment-là
00:59:49il y avait la crise
00:59:50de l'accueil
00:59:50des réfugiés à Paris
00:59:51et j'ai demandé
00:59:52à ce que le périmètre
00:59:53de ma délégation
00:59:54soit modifié
00:59:55et donc j'ai été nommée
00:59:56adjointe à la maire de Paris
00:59:58chargée donc
00:59:58des solidarités
00:59:59de la lutte
01:00:00contre l'exclusion
01:00:01de l'accueil
01:00:02des réfugiés
01:00:02et de la protection
01:00:03de l'enfance.
01:00:04La protection
01:00:05de l'enfance
01:00:06a été une constante
01:00:08sans affaire
01:00:11pendant les 12 années
01:00:13donc
01:00:15à ce moment-là
01:00:15en 2017
01:00:17monsieur Bloch
01:00:17est entré
01:00:18dans l'exécutif
01:00:19comme adjoint
01:00:20chargé d'éducation
01:00:21de la petite enfance
01:00:22et des familles
01:00:24et dans ce cadre
01:00:25il a été en charge
01:00:25du périscolaire
01:00:26jusqu'en 2026
01:00:28avec la direction
01:00:29des affaires scolaires
01:00:31donc sur cette partie-là
01:00:32je n'ai jamais été
01:00:33en charge
01:00:34du périscolaire
01:00:35je n'ai jamais eu
01:00:35de compétence
01:00:36ni quelque autorité
01:00:36que ce soit
01:00:37sur la Dasco
01:00:38d'ailleurs
01:00:39sur les 12 années
01:00:40de mes mandats
01:00:41deuxième partie
01:00:42en 2020
01:00:43lors de son deuxième mandat
01:00:44la maire de Paris
01:00:45m'a nommée
01:00:46en charge
01:00:47des droits de l'enfant
01:00:47et de la protection
01:00:48de l'enfance
01:00:49avec trois missions
01:00:51première mission
01:00:52approfondir
01:00:53l'exemplarité
01:00:53de la protection
01:00:54de l'enfance
01:00:55en adaptant
01:00:56l'accueil
01:00:57et l'accompagnement
01:00:57des 9000 enfants
01:00:58et jeunes majeurs
01:00:59suivis par l'aide sociale
01:01:00à l'enfance
01:01:00à Paris
01:01:01ce que l'on appelle
01:01:02la protection
01:01:03de l'enfance
01:01:03en fait
01:01:04c'est l'aide sociale
01:01:05à l'enfance
01:01:06c'est à dire
01:01:07la prise en charge
01:01:09l'accompagnement
01:01:10des enfants
01:01:11donc des 9000 enfants
01:01:12et jeunes majeurs
01:01:14confiés
01:01:15par le placement
01:01:16et par décision judiciaire
01:01:19à l'aide sociale
01:01:20à l'enfance
01:01:20qui est le service
01:01:21déconcentré
01:01:22de l'aide sociale
01:01:23à l'enfance
01:01:23dans tous les départements
01:01:24de France
01:01:26et donc
01:01:27les enfants
01:01:28confiés
01:01:28ça veut dire
01:01:29placés
01:01:30et les enfants
01:01:31faisant l'objet
01:01:31d'une mesure éducative
01:01:32en milieu ouvert
01:01:34c'est à dire
01:01:34au domicile
01:01:35de leurs parents
01:01:35ou d'une mesure
01:01:36administrative
01:01:37dans un accord
01:01:39entre les parents
01:01:39et les services sociaux
01:01:42de la ville
01:01:42voilà
01:01:43donc
01:01:44c'est
01:01:46je rentrerai pas
01:01:47dans le détail
01:01:48de tout ce qui a été fait
01:01:50cette première mission
01:01:51donc je l'ai exercée
01:01:52pendant 12 années
01:01:54pour les enfants
01:01:55faisant l'objet
01:01:56d'un placement
01:01:56ou d'une mesure éducative
01:01:57en milieu ouvert
01:01:58ou administratif
01:01:59voilà
01:01:59pour l'exercice
01:02:00de cette mission
01:02:01j'avais autorité
01:02:02sur la sous-direction
01:02:04chargée de la prévention
01:02:05et de la protection
01:02:05d'enfance
01:02:06c'est à dire
01:02:07l'aide sociale
01:02:07à l'enfance
01:02:08qui est une sous-direction
01:02:09de ce qu'on appelait
01:02:10la DASES
01:02:11jusqu'en 2020
01:02:14et qui est ensuite
01:02:14devenue la DESOL
01:02:16direction des solidarités
01:02:17regroupant
01:02:18toute la DASES
01:02:18et le centre
01:02:19d'action sociale
01:02:20de la ville
01:02:21voilà
01:02:23donc deuxième mission
01:02:25à partir de 2020
01:02:26donc continuer
01:02:27à rendre exemplaire
01:02:28la protection
01:02:29d'enfance
01:02:29à améliorer
01:02:30la prise en charge
01:02:31des enfants
01:02:31etc
01:02:32et je ne rentre pas
01:02:33dans le détail
01:02:34je vous joindrai
01:02:35j'ai un bilan
01:02:36de 12 ans
01:02:36de protection
01:02:37de l'enfance
01:02:37qui sera joint
01:02:38au document
01:02:39ma deuxième mission
01:02:40qui était nouvelle
01:02:41et qui était
01:02:42sur ma proposition
01:02:43c'était une action
01:02:45j'avais proposé
01:02:45à la maire de Paris
01:02:46de créer une mission
01:02:47des droits de l'enfant
01:02:49afin de sensibiliser
01:02:50le plus en amont possible
01:02:52alors là
01:02:53c'est tous les enfants
01:02:53parisiens
01:02:55à leurs droits fondamentaux
01:02:56qui sont dans la convention
01:02:58internationale
01:02:58des droits de l'enfant
01:02:59et à la connaissance
01:03:00des numéros
01:03:01qui leur sont dédiés
01:03:02le 119
01:03:03pour l'enfance en danger
01:03:05le 3018
01:03:06pour le harcèlement
01:03:06et le cyberharcèlement
01:03:10et aussi
01:03:11les personnes
01:03:11auxquelles ils peuvent
01:03:12s'adresser
01:03:12ça c'est quelque chose
01:03:13que j'avais mis en place
01:03:14quand j'étais défenseur
01:03:15des enfants
01:03:16au niveau national
01:03:17de 2006 à 2011
01:03:18donc j'avais créé
01:03:19les jeunes ambassadeurs
01:03:20du défenseur des enfants
01:03:22et ils ont toujours été repris
01:03:23par les défenseurs des droits
01:03:25et leur adjoint
01:03:26défenseur des enfants
01:03:27c'est encore le cas
01:03:28et c'est formidable
01:03:29parce que c'est des jeunes
01:03:30en service civique
01:03:31qui sont formés
01:03:33par des experts
01:03:33des droits de l'enfant
01:03:35qui sont des jeunes
01:03:35de très bon niveau
01:03:37master 1
01:03:37à peu près en niveau
01:03:38qui sont formés
01:03:39par des experts
01:03:40des droits de l'enfant
01:03:42et qui se rendent
01:03:44et qui se rendent
01:03:45dans tous les établissements
01:03:46où il y a des enfants
01:03:47alors ça va être
01:03:48les établissements
01:03:49de l'ASEU
01:03:49les établissements
01:03:50scolaires
01:03:51les établissements
01:03:52où il y a des enfants
01:03:52handicapés
01:03:53tous les lieux
01:03:55où il y a de sport
01:03:56donc il y a un appel
01:03:58qui est lancé
01:03:59donc il y a une promotion
01:04:00chaque année
01:04:00avec une quinzaine
01:04:01de jeunes volontaires
01:04:02un appel est lancé
01:04:03à toutes les écoles
01:04:04ou tous les lieux
01:04:05volontaires
01:04:06c'est principalement
01:04:07les écoles
01:04:08qui se saisissent
01:04:09de ça
01:04:09et dans les écoles
01:04:10à la fois
01:04:11la partie scolaire
01:04:13et la partie périscolaire
01:04:16voilà
01:04:17donc leur mission
01:04:18consiste à se rendre
01:04:19en binôme
01:04:20par deux fois
01:04:21et je trouve
01:04:22que c'est très intéressant
01:04:23parce qu'on explique
01:04:24aux enfants
01:04:25quels sont
01:04:26les droits fondamentaux
01:04:27de la convention
01:04:28internationale
01:04:29des droits de l'enfant
01:04:29et dans une deuxième séance
01:04:31les jeunes volontaires
01:04:34travaillent
01:04:34approfondissent
01:04:35un droit
01:04:35avec les enfants
01:04:37le droit que les enfants
01:04:38ont choisi
01:04:39ça peut être la santé
01:04:39ça peut être les violences
01:04:41ça peut être tout droit
01:04:43et surtout
01:04:44la consigne
01:04:45c'était que
01:04:47il y a toujours
01:04:48un temps
01:04:49expressément consacré
01:04:50aux violences sexuelles
01:04:52pour expliquer aux enfants
01:04:54parce qu'il y a le droit
01:04:54à ne pas subir de violences
01:04:55qui est un droit fondamental
01:04:57de la convention internationale
01:04:58et dedans
01:04:59violence physique
01:04:59violence psychologique
01:05:00violence sexuelle
01:05:01et là
01:05:02dans la partie
01:05:02violence sexuelle
01:05:03on leur expliquait
01:05:05les endroits du corps
01:05:06que personne ne peut toucher
01:05:07sans leur accord
01:05:07etc.
01:05:09donc c'est très important
01:05:11ça sensibilise les enfants
01:05:13et ils savent
01:05:13à qui ils peuvent s'adresser
01:05:14ou à qui ils peuvent se confier
01:05:15les chiffres
01:05:17383 écoles élémentaires
01:05:19et 29 collèges publics
01:05:20ont été visités
01:05:21sur 5 ans
01:05:22alors il se trouve
01:05:23que la mission
01:05:24n'intervenait pas
01:05:24dans les écoles maternelles
01:05:26parce qu'il n'y avait pas
01:05:27de pédagogie
01:05:28pour les tout-petits
01:05:29à ce moment-là
01:05:29c'était complètement nouveau
01:05:30quand j'étais défenseur
01:05:31des enfants
01:05:32on allait dans les collèges
01:05:34parce que c'était
01:05:34au programme obligatoire
01:05:36de l'éducation nationale
01:05:38là on l'a fait
01:05:39dans les écoles élémentaires
01:05:42et effectivement
01:05:42je m'apprêtais
01:05:43à créer un lieu
01:05:44pour les tout-petits
01:05:45dans l'ancienne poste
01:05:46de l'hôtel de ville
01:05:49la rapporteure doit
01:05:50la voir
01:05:52et où on devait faire
01:05:53un lieu pour les tout-petits
01:05:54les très jeunes enfants
01:05:55et leurs parents
01:05:55pour leur expliquer
01:05:56avec des mots dédiés
01:05:57ce que sont les violences
01:06:00alors 32 000 enfants
01:06:01ont été sensibilisés
01:06:02sur 5 ans
01:06:03à leur droit
01:06:05avec comme je l'ai dit
01:06:06un temps spécifique
01:06:07consacré à la prévention
01:06:08des violences sexuelles
01:06:10il y a eu 627 paroles
01:06:12inquiétantes d'enfants
01:06:13parce que les enfants
01:06:14se confiaient facilement
01:06:15à des plus grands
01:06:16plus facilement
01:06:18qu'à des adultes
01:06:19et là il y a eu
01:06:20des paroles inquiétantes
01:06:22sur les violences
01:06:22éducatives ordinaires
01:06:23les difficultés
01:06:24de la famille
01:06:26le harcèlement
01:06:27le cyberharcèlement
01:06:29et des violences sexuelles
01:06:30donc là j'ai
01:06:31revérifié avant de venir
01:06:32il n'y a pas eu
01:06:33de révélation
01:06:34sur des violences sexuelles
01:06:35commises par des agents
01:06:36de la ville
01:06:37sur des mineurs
01:06:40ni des agents
01:06:40d'éducation nationale
01:06:46alors c'est vrai
01:06:47qu'il faudrait faire
01:06:47une étude
01:06:48pour savoir
01:06:48si dans les écoles
01:06:49élémentaires
01:06:49où ils sont allés
01:06:50il y a eu
01:06:51des signalements
01:06:51ou pas
01:06:52c'est ça qui serait intéressant
01:06:54la troisième mission
01:06:56donc j'avais
01:06:57la protection
01:06:58d'enfance
01:06:58au sens ASEE
01:06:59la mission
01:06:59droit de l'enfant
01:07:01et la troisième mission
01:07:03c'était mettre en place
01:07:04un plan de lutte
01:07:04contre les violences
01:07:05physiques
01:07:06psychologiques
01:07:06et sexuelles
01:07:07faites aux enfants
01:07:08en lien avec
01:07:09les 14 adjoints
01:07:10à la mère
01:07:10accueillant des enfants
01:07:11dans le cadre
01:07:12de leur délégation
01:07:13évidemment
01:07:14c'est un rapport
01:07:15de 2021
01:07:16donc on avait eu
01:07:17le Covid
01:07:18et on commençait
01:07:19à parler
01:07:19des violences sexuelles
01:07:21il y avait
01:07:21surtout dans le monde
01:07:22de la culture
01:07:23et dans le monde
01:07:24du sport
01:07:24il y avait eu
01:07:25beaucoup de livres
01:07:25qui étaient sortis
01:07:27et donc
01:07:29alors
01:07:30je vous le
01:07:32évidemment
01:07:33je vous joindrai
01:07:34le plan
01:07:35parisien
01:07:36de lutte
01:07:36contre les violences
01:07:37il engageait
01:07:3814 adjoints
01:07:39à la mère
01:07:42et ce qui est
01:07:43alors
01:07:44très intéressant
01:07:45que j'ai
01:07:46redécouvert là
01:07:47en relisant tout
01:07:48donc on a fait
01:07:49des ateliers
01:07:50avec les adjoints
01:07:52ou leurs représentants
01:07:53et tous les partenaires
01:07:55qui intervenaient
01:07:55dans chacun des sujets
01:07:58donc
01:07:59voilà
01:07:59tous les sujets
01:08:00concernant
01:08:01les violences
01:08:02et
01:08:04je me suis rendu compte
01:08:05en fait
01:08:05que dans le cadre
01:08:06de la préparation
01:08:07du plan
01:08:07l'atelier
01:08:08portant sur le milieu
01:08:09scolaire
01:08:09et périscolaire
01:08:11à aucun moment
01:08:12le rapport
01:08:14de 2015
01:08:15de l'inspection générale
01:08:16de la ville
01:08:17sur les risques
01:08:18d'infraction sexuelle
01:08:18sur des mineurs
01:08:19par des agents
01:08:20de la ville
01:08:20n'a été évoqué
01:08:21par qui que ce soit
01:08:22ni par le représentant
01:08:24de la ZASCO
01:08:24ni par le représentant
01:08:25du cabinet
01:08:26de l'adjoint
01:08:26en charge du périscolaire
01:08:28ni par le cabinet
01:08:29de la maire
01:08:29en fait
01:08:30ce rapport
01:08:30n'est jamais venu
01:08:32on parlait
01:08:33des violences
01:08:35dans le milieu
01:08:36scolaire
01:08:36et périscolaire
01:08:37et la question
01:08:38des violences sexuelles
01:08:38n'a été évoquée
01:08:39par personne
01:08:40le seul sujet
01:08:41évoqué
01:08:41était le harcèlement
01:08:43et le cyberharcèlement
01:08:44que ce soit
01:08:45par l'éducation nationale
01:08:46ou que ce soit
01:08:47par nos services
01:08:49du coup
01:08:50l'existence
01:08:50du comité de suivi
01:08:51des 50 recommandations
01:08:52n'a pas été évoqué
01:08:54du coup
01:08:54le plan de lutte
01:08:55parce que quand même
01:08:56ça m'aurait intéressée
01:08:57faisant un plan
01:08:58en 2021
01:08:59de savoir
01:09:00qu'Emmanuel Grégoire
01:09:01avait lancé un plan
01:09:02en 2015
01:09:04alors qu'il était
01:09:05en charge des RH
01:09:06et justement
01:09:06après j'ai écouté
01:09:07son audition
01:09:08après
01:09:09logiquement
01:09:10après le rapport
01:09:10d'inspection
01:09:12j'aurais été intéressée
01:09:13à voir ce qu'il y avait
01:09:13dans ce plan
01:09:15non
01:09:17il n'est jamais venu
01:09:19à aucun moment
01:09:22mais vous en aviez
01:09:23entendu parler
01:09:24madame Bersigny
01:09:25non
01:09:25non plus
01:09:26alors le rapport
01:09:27de l'inspection générale
01:09:29je l'ai découvert
01:09:31quand j'ai été
01:09:31défenseur des enfants
01:09:32parce que
01:09:34l'inspection générale
01:09:35ne m'a pas auditionné
01:09:36comme j'avais
01:09:37une conseillère déléguée
01:09:38madame
01:09:39Nawel Oumer
01:09:40elle a été auditionnée
01:09:43il y a la liste
01:09:44de toute façon
01:09:44sur le rapport
01:09:47des personnes
01:09:47j'ai pas été auditionnée
01:09:48donc j'ai pas été
01:09:49destinataire
01:09:50ce qui est incroyable
01:09:51et donc
01:09:52j'ai
01:09:55comment dire
01:09:57je l'ai découvert
01:09:58quand je suis devenue
01:09:59défenseur des enfants
01:10:00parce que tout le monde
01:10:01me rappelle
01:10:01et surtout
01:10:03les associations
01:10:03comme SOS Périscolaire
01:10:05qui disaient
01:10:05mais enfin si
01:10:06vous aviez fait
01:10:07tout ce qu'il y avait
01:10:07dans ce rapport
01:10:08on n'en serait pas là
01:10:09et moi j'ai dit
01:10:10mais qu'est-ce que
01:10:11voilà
01:10:12parlez-moi de ce rapport
01:10:13et donc
01:10:14le 10 décembre 2025
01:10:15la directrice
01:10:16de l'inspection générale
01:10:18m'a transmis
01:10:19le rapport
01:10:19filigrané
01:10:20à mon nom
01:10:20avec le numéro 27
01:10:25on va revenir
01:10:26sur tout ça
01:10:26mais c'est pas étonnant
01:10:28parce que
01:10:29le sujet
01:10:29des violences sexuelles
01:10:30il fait l'objet
01:10:31d'un tabou
01:10:31et d'un silence
01:10:32incroyable
01:10:33mais c'est
01:10:34voilà donc
01:10:37voilà donc
01:10:38c'est
01:10:41donc pour vous dire
01:10:42que en tout cas
01:10:43par contre
01:10:44nous avions parlé
01:10:44des violences sexuelles
01:10:45dans l'atelier sport
01:10:47parce qu'on avait
01:10:48des grands aimants
01:10:48on avait Sébastien Bouel
01:10:49qui a créé
01:10:50Colosse au pied d'argile
01:10:51et qui a été
01:10:51rugbyman international
01:10:52victime
01:10:53il avait sorti un livre
01:10:54dans l'atelier sport
01:10:56il y avait aussi
01:10:56Sarah Bidbol
01:10:57notre patineuse
01:10:58voilà
01:10:58qui avait
01:10:59dans tous les autres ateliers
01:11:01il y avait du monde
01:11:01et sur le périscolaire
01:11:02le périscolaire
01:11:03n'est pas un sujet
01:11:04qui a évoqué cela
01:11:07ni côté
01:11:08du CNAT
01:11:08ni côté
01:11:09ville
01:11:12et je suis bien consciente
01:11:13que je me suis engagée
01:11:15sur l'honneur
01:11:16on va évoquer
01:11:17ces différents points
01:11:18avec notre rapporteur
01:11:19Agnès Sévren
01:11:20merci monsieur le président
01:11:22alors j'entends parfaitement
01:11:23madame Versigny
01:11:24ce que vous me dites
01:11:25sur le fait
01:11:25que vous n'aviez pas
01:11:26de fonction spécifique
01:11:28sur le périscolaire
01:11:31et donc on aimerait
01:11:32comprendre en fait
01:11:33pourquoi est-ce que
01:11:34madame Hidalgo
01:11:34lors de son audition
01:11:35a déclaré
01:11:37en 2020
01:11:38après ma réélection
01:11:39je nomme
01:11:40Dominique Versigny
01:11:41adjointe en charge
01:11:41de la protection
01:11:42de l'enfance
01:11:42et des droits des enfants
01:11:43c'est donc elle
01:11:45qui porte le sujet
01:11:46sous mon impulsion
01:11:47bien sûr
01:11:47les réunions sont
01:11:49hebdomadaires
01:11:49et journalières
01:11:50avec mon cabinet
01:11:51et l'administration parisienne
01:11:52il y a donc
01:11:53un suivi permanent
01:11:54de tout cela
01:11:54mais à partir de 2020
01:11:56c'est Dominique Versigny
01:11:57à qui j'ai une grande confiance
01:11:58qui assume ses responsabilités
01:11:59et qui a fait progresser le sujet
01:12:00autrement dit
01:12:01vous me confirmez
01:12:02que vous n'aviez pas
01:12:03de lien de travail
01:12:04de coordination
01:12:05avec la Dasco
01:12:07et que vous n'étiez
01:12:08ni destinataire
01:12:09de rapports
01:12:09de l'IGVP
01:12:11ni même
01:12:11de la mission Flash
01:12:12de 2025
01:12:13qui était extrêmement critique
01:12:14en fait
01:12:15sur la mise en place
01:12:16des 50 recommandations
01:12:18de l'IGVP
01:12:19de 2015
01:12:19et pourtant
01:12:20vous vous occupiez
01:12:21de la petite enfance
01:12:22mais j'ai bien compris
01:12:23la frontière
01:12:24j'ai bien écouté
01:12:25l'audition
01:12:26de madame Hidalgo
01:12:28j'ai bien vu
01:12:28que vous lui avez posé
01:12:29par trois fois
01:12:30la question
01:12:31et qu'elle vous a répondu
01:12:32à chaque fois
01:12:32la même chose
01:12:33mais ce n'est pas
01:12:34ce n'est pas exact
01:12:36la maire de Paris
01:12:37ne m'a jamais confié
01:12:38vous lui avez demandé
01:12:38à qui
01:12:39qui avait la responsabilité politique
01:12:41c'est très important
01:12:42d'avoir la responsabilité politique
01:12:45la maire de Paris
01:12:45ne m'a jamais confié
01:12:46la responsabilité politique
01:12:47du suivi
01:12:49des recommandations
01:12:50faites par l'inspection générale
01:12:51dans le rapport de 2015
01:12:53je vous l'ai dit
01:12:54rapport dont j'ai été destinataire
01:12:56qu'en décembre 2025
01:12:57dans ma nouvelle fonction
01:12:58de défenseur des enfants
01:12:59ma lettre de mission
01:13:01on a tous une lettre de mission
01:13:03datée du 25 novembre 2020
01:13:05que je vous transmettrai
01:13:07ne le mentionne pas
01:13:08ni aucun autre document
01:13:11je n'ai jamais participé
01:13:12et encore moins piloté
01:13:14le comité de suivi
01:13:14des recommandations
01:13:15dont je ne connaissais pas l'existence
01:13:18ma lettre de mission
01:13:19précise très clairement
01:13:20mes missions
01:13:21dans lesquelles
01:13:23ne figure pas
01:13:23le suivi des recommandations
01:13:24pourquoi aurais-je dû
01:13:26suivre les recommandations
01:13:28de l'inspection générale
01:13:32je ne vois pas à quel titre
01:13:33et d'ailleurs
01:13:34j'aurais apprécié
01:13:35que lorsque j'ai mis en place
01:13:36le plan de 2000
01:13:38qui a été voté en 2021
01:13:41on me parle de ce rapport
01:13:42parce que ça m'aurait permis
01:13:43de voir ce qui a été fait
01:13:44on a mis un axe 4
01:13:46avec des actions
01:13:47mais personne ne m'a dit
01:13:48ah bah tiens
01:13:49il y a un rapport
01:13:50qui dit
01:13:52pourtant je peux vous dire
01:13:53qu'à la ville
01:13:55il y a un fonctionnement
01:13:56qui est très
01:13:57tous les adjoints
01:13:58ont un conseiller thématique
01:14:00du cabinet de la mer
01:14:02que nos cabinets
01:14:03voient toutes les semaines
01:14:04pour dire où on en est
01:14:05ce qu'on a fait ou pas
01:14:07et on n'hésite pas
01:14:08à nous rappeler
01:14:08ce qu'on n'a pas fait
01:14:09ou ce sur quoi on n'a pas
01:14:10comme dans chaque ministère
01:14:11un conseiller technique
01:14:12par thématique
01:14:12absolument
01:14:15je précise en disant
01:14:16que
01:14:17alors
01:14:17je précise
01:14:20sous serment
01:14:20que je n'ai jamais participé
01:14:22depuis 2020
01:14:23en tant qu'adjointe
01:14:24à la maire de Paris
01:14:25chargée des droits
01:14:26de l'enfant
01:14:26et de la protection
01:14:27de l'enfance
01:14:27pas plus que mon cabinet
01:14:29à des réunions
01:14:30hebdomadaires
01:14:31journalières
01:14:32avec la maire
01:14:33son cabinet
01:14:33son adjoint en charge
01:14:34des affaires scolaires
01:14:35et l'administration parisienne
01:14:36sur le suivi
01:14:37des recommandations
01:14:38du rapport de l'IG
01:14:39parce que
01:14:39si j'avais eu des réunions
01:14:41toutes les semaines
01:14:41je le saurais
01:14:43et d'ailleurs
01:14:44je n'ai jamais été invitée
01:14:46durant le mandat de 2020
01:14:47jusqu'à décembre 2025
01:14:48aux réunions hebdomadaires
01:14:49qu'organisait
01:14:50madame Hidalgo
01:14:51avec certains adjoints
01:14:52et son cabinet
01:14:52donc je n'ai pas eu
01:14:53de réunion de travail
01:14:55avec la maire
01:14:56sur un sujet particulier
01:14:58et sûrement pas
01:14:59donc je suis désolée
01:15:01mais c'est pour ça
01:15:02que je vous ai demandé
01:15:03un droit de réponse
01:15:04et ce n'est pas si facile
01:15:06d'avoir pris cette décision
01:15:07parce que c'était
01:15:08une relation de 12 années
01:15:10très importante pour moi
01:15:12écoutez je vous remercie
01:15:13infiniment de nous apporter
01:15:14cet éclairage
01:15:15qui est vraiment important
01:15:17pour les travaux
01:15:18de notre commission
01:15:18et notamment sur la chaîne
01:15:19des responsabilités
01:15:20j'avais une petite question
01:15:22à vous poser tout de même
01:15:23sur ce fameux rapport
01:15:24de l'inspection générale
01:15:25de la ville de Paris
01:15:25de 2015
01:15:26d'après vous pourquoi
01:15:28est-ce qu'en fait
01:15:28il n'a pas été transmis
01:15:30ni au syndicat
01:15:31ni au conseiller de Paris
01:15:31vous-même vous ne l'aviez pas
01:15:33ça confirme parfaitement
01:15:34les auditions
01:15:35qu'on a eues jusqu'à maintenant
01:15:36un rapport qui est important
01:15:39en fait sur la protection
01:15:40de l'enfance
01:15:41et notamment
01:15:42d'enfants maternels
01:15:43puisqu'il y avait
01:15:44d'ores et déjà
01:15:45des dysfonctionnements
01:15:46qui étaient détectés
01:15:47et notamment
01:15:4818 cas d'abus sexuels
01:15:49sur l'année 2014-2015
01:15:50d'après vous
01:15:51pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu
01:15:52de débat
01:15:54entre élus
01:15:55transmis au syndicat
01:15:57comment vous expliquez ça
01:15:58peut-être
01:15:58vous parliez d'un
01:15:59je ne sais pas
01:16:00quelle est votre explication
01:16:03écoutez je ne sais pas
01:16:04parce que ce sujet
01:16:06n'est jamais venu en discussion
01:16:11avec personne
01:16:12et comme je le dis
01:16:12comme je n'ai jamais participé
01:16:15à aucune réunion
01:16:17je n'ai pas d'explication
01:16:20à donner
01:16:21je ne sais pas
01:16:22je ne sais pas
01:16:23est-ce que vous avez eu
01:16:24connaissance des
01:16:25comme vous le savez
01:16:26je n'étais pas
01:16:27j'imagine que vous avez vu
01:16:28la directrice de la Dasco
01:16:30je n'ai jamais été
01:16:31leur adjointe référente
01:16:32donc c'est très simple
01:16:36et aucun directeur
01:16:37d'administration centrale
01:16:39à la ville
01:16:39ne va faire des réunions
01:16:41sur des sujets
01:16:41aussi importants
01:16:42avec un adjoint
01:16:43qui n'est pas son adjoint
01:16:44vous savez comme ils disent
01:16:45mon adjoint
01:16:46mon élu
01:16:47voilà
01:16:48est-ce que vous avez eu
01:16:49connaissance
01:16:50durant les 12 années
01:16:51de cas concrets
01:16:54d'agressions
01:16:55contre les enfants
01:16:56dans le périscolaire
01:16:59parisien
01:17:01alors
01:17:03il est arrivé
01:17:05à de très rares occasions
01:17:08vous savez parfois
01:17:09des gens nous écrivent
01:17:10et ils mettent tout le monde
01:17:11en copie
01:17:12il est arrivé
01:17:13à de très rares occasions
01:17:14que des parents
01:17:15m'aient écrit
01:17:16ou m'aient mis en copie
01:17:18de mail
01:17:20adressé à Patrick Bloch
01:17:21où il mettait la maire
01:17:22de Paris également
01:17:23et à chaque fois
01:17:24c'est l'usage
01:17:25parce que les adjoints
01:17:26sont tous très sourcilleux
01:17:27de leur territoire
01:17:28je mettais un message
01:17:31à mon collègue
01:17:32en lui disant
01:17:33voilà
01:17:33je te transmets
01:17:34ce message
01:17:35en te remerciant
01:17:36de bien vouloir
01:17:37voilà
01:17:37enfin
01:17:38en étant
01:17:39de façon évidente
01:17:40pour moi
01:17:40et ma directrice
01:17:41de cabinet
01:17:41qui me l'a confirmé
01:17:42faisait de même
01:17:43en parallèle
01:17:44avec le directeur
01:17:45de cabinet
01:17:46de l'adjoint
01:17:47en charge
01:17:47des affaires scolaires
01:17:50j'ai juste une dernière question
01:17:52avant de laisser la parole
01:17:53à mes collègues
01:17:53madame Versigny
01:17:54en décembre 2025
01:17:56donc vous avez été nommé
01:17:57défenseur des enfants
01:17:57de la ville de Paris
01:17:58avec pour mission
01:17:59notamment de traiter
01:18:00les saisines
01:18:01des familles
01:18:02et des professionnels
01:18:03en vérifiant l'application
01:18:04des procédures municipales
01:18:06est-ce que ces procédures
01:18:07étaient-elles appliquées
01:18:09pourriez-vous nous donner
01:18:10des exemples de procédures
01:18:12qui ne l'étaient pas
01:18:13et enfin
01:18:14ce poste a été supprimé
01:18:16en avril 2026
01:18:18et donc la question est
01:18:20que sont devenues
01:18:21ces procédures
01:18:22merci
01:18:23alors
01:18:26en fait c'est une
01:18:28une expérience
01:18:30je dirais presque
01:18:31une mauvaise expérience
01:18:32qui n'a duré
01:18:34que 4 mois
01:18:36donc j'ai du
01:18:384 décembre 2025
01:18:40au 3 avril 2026
01:18:42lorsque j'ai vu
01:18:43le maire de Paris
01:18:46nouveau maire de Paris
01:18:47qui m'a dit
01:18:48qu'il ne souhaitait pas
01:18:48poursuivre
01:18:49du fait qu'il y avait
01:18:50un défenseur national
01:18:51et son adjoint
01:18:53j'ai pas à commenter
01:18:55c'est son choix
01:18:58c'est vrai que
01:18:59comme j'avais
01:19:00je pense qu'il y avait
01:19:01énormément
01:19:01à ce moment là
01:19:03de
01:19:04de
01:19:05de
01:19:06de situations
01:19:06enfin il y avait
01:19:07des situations
01:19:08en permanence
01:19:08qui
01:19:09qui émergeaient
01:19:10et la maire de Paris
01:19:11et là je pense que
01:19:12c'était une très bonne
01:19:13décision
01:19:15mis à part
01:19:16ma personne
01:19:16à penser que c'était
01:19:17bien pour la ville
01:19:18de laisser un défenseur
01:19:20des enfants
01:19:21autonome
01:19:22indépendant
01:19:24puisqu'il a été voté
01:19:25comme indépendant
01:19:26de l'administration
01:19:27et de l'exécutif
01:19:28car seule une personne
01:19:29indépendante
01:19:30peut s'adresser
01:19:31à un élu
01:19:32ou à une administration
01:19:34et à lui faire
01:19:35des recommandations
01:19:36et à lui demander
01:19:37de régler
01:19:37telle situation
01:19:38parce que moi
01:19:39j'avais fait l'expérience
01:19:39au plan national
01:19:40et je me suis dit
01:19:42que c'était
01:19:42une bonne chose
01:19:44d'initier ça
01:19:46de lancer ça
01:19:48je n'avais pas l'idée
01:19:49d'y passer
01:19:49six ans
01:19:50j'avais d'autres
01:19:52projets dans ma vie
01:19:53mais je pensais
01:19:53que c'était bien
01:19:54de commencer
01:19:54et ça je trouve
01:19:55que c'était
01:19:56une bonne décision
01:19:59et je
01:20:00à plusieurs reprises
01:20:01la maire
01:20:02a voulu
01:20:03par exemple
01:20:03en 2020
01:20:04elle voulait
01:20:04me nommer déjà
01:20:05défenseur des enfants
01:20:07peut-être
01:20:08fallait-il le faire
01:20:08en 2020
01:20:09mais je sais
01:20:10qu'à la fin
01:20:13j'ai eu
01:20:16tellement d'obstacles
01:20:17pour mettre
01:20:17en place
01:20:18cette fonction
01:20:20parce que
01:20:21c'était
01:20:21en pleine période
01:20:22électorale
01:20:22personne ne savait
01:20:23qui serait élu
01:20:24et ensuite
01:20:26l'administration
01:20:27la Dasco
01:20:28je pense
01:20:28était submergée
01:20:31et en plus
01:20:32d'instructions
01:20:32dans tous les sens
01:20:33etc
01:20:35et moi
01:20:36j'ai trouvé
01:20:37que c'était
01:20:38c'était pas
01:20:39le bon moment
01:20:40en fin de mandat
01:20:42peut-être
01:20:42que j'étais pas
01:20:43la bonne personne
01:20:43mais pour
01:20:44Anne Hidalgo
01:20:45j'avais été
01:20:45défenseur des enfants
01:20:46j'ai cette expérience
01:20:48ça m'allait très bien
01:20:49de faire la préfiguration
01:20:50la configuration
01:20:51et de la préfiguration
01:20:53et j'aurais trouvé
01:20:54normal
01:20:54que le nouveau maire
01:20:55veuille nommer
01:20:56quelqu'un d'autre
01:20:56bon ça c'est une chose
01:20:58qu'est-ce que j'ai pu faire
01:20:59alors
01:21:00à vrai dire
01:21:01pas grand chose
01:21:02je me suis débattue
01:21:04dans un
01:21:05dans un océan
01:21:06de difficultés
01:21:07puisque bien sûr
01:21:08du jour au lendemain
01:21:09mon équipe est partie
01:21:10on m'a enlevé
01:21:10mon équipe protection
01:21:11d'enfance
01:21:12qui est partie
01:21:12qui a été rattachée
01:21:14au premier adjoint
01:21:15monsieur Bloch
01:21:18qui a récupéré
01:21:19la protection
01:21:19d'enfance
01:21:20pour 4 mois
01:21:20puisque mon mandat
01:21:22s'est arrêté
01:21:23j'ai démissionné
01:21:24donc le 4 décembre
01:21:26et
01:21:27donc je me suis
01:21:27retrouvée toute seule
01:21:30alors
01:21:30ce qui a été
01:21:31vraiment super
01:21:32c'est que
01:21:32l'inspection générale
01:21:34m'a mis à disposition
01:21:35un inspecteur général
01:21:37très capé
01:21:37très expérimenté
01:21:39pour m'accompagner
01:21:40notamment
01:21:41dans la réception
01:21:42des saisines
01:21:42qui arrivaient
01:21:43évidemment
01:21:44les services
01:21:44comme
01:21:44ils avaient lancé
01:21:45la com
01:21:46tous azimuts
01:21:46et donc évidemment
01:21:47les parents écrivaient
01:21:48c'est normal
01:21:49et je pense tellement à eux
01:21:51enfin
01:21:51tellement l'impuissance
01:21:53dans laquelle
01:21:53j'ai été de les aider
01:21:54et de répondre
01:21:56puisque
01:21:57le défenseur des enfants
01:21:58il n'était pas mis
01:21:58en place
01:21:59il fallait quelques mois
01:22:00pour que ce soit
01:22:00un peu sérieusement
01:22:01mis en place
01:22:02donc avec cet inspecteur général
01:22:03on a reçu
01:22:04150 saisines
01:22:07alors
01:22:07on avait
01:22:08une boîte mail
01:22:09bon
01:22:11quasiment
01:22:12toutes les saisines
01:22:12étaient des situations
01:22:14déjà connues
01:22:17donc
01:22:18l'inspecteur
01:22:19a mis en place
01:22:20d'ailleurs
01:22:20l'inspection générale
01:22:22a gardé tout
01:22:22ils ont toutes les saisines
01:22:23ils ont toutes les réponses
01:22:25tout ce qui a été fait
01:22:26tout est protégé
01:22:27et
01:22:29donc
01:22:30il y avait
01:22:31un accusé
01:22:32de réception
01:22:32qui était fait aux parents
01:22:33et immédiatement
01:22:34on avait des référents
01:22:35dans toutes les directions
01:22:36concernées
01:22:36mais c'était principalement
01:22:38la Dasco
01:22:39et on avait
01:22:40quelques saisines
01:22:41concernant l'éducation nationale
01:22:42donc là
01:22:43j'avais rencontré
01:22:43la rectrice
01:22:44et on avait
01:22:46on transmettait
01:22:47alors
01:22:47il n'y en a eu pas beaucoup
01:22:48trois ou quatre
01:22:49on les transmettait
01:22:50au directeur
01:22:51de l'académie de Paris
01:22:52qui faisait analyser
01:22:53par ces dossiers
01:22:53ces services
01:22:55le cas qui nous était arrivé
01:22:56parce que les gens
01:22:57ils entendent
01:22:57défenseur des enfants
01:22:58c'est normal
01:22:59ils se disent
01:22:59on va pouvoir m'aider
01:23:01voilà
01:23:02et donc
01:23:03l'administration
01:23:04alors là
01:23:04avait ordre formel
01:23:05de nous dire
01:23:06exactement
01:23:06ce qu'ils avaient fait
01:23:07où ils en étaient
01:23:08et nous
01:23:08on reprenait le contact
01:23:09avec les parents
01:23:10voilà
01:23:10c'était
01:23:11ça a été comme ça
01:23:13pendant
01:23:13quatre mois
01:23:16les 150 saisines
01:23:17c'était de quand
01:23:18à quand
01:23:19du 4 décembre
01:23:212025
01:23:21au 3 avril
01:23:22mais en réalité
01:23:23elles sont toutes
01:23:23arrivées très vite
01:23:24tous les gens
01:23:25qui ont su
01:23:28et après
01:23:28bon
01:23:29la ville a repris
01:23:30il y a eu un secrétaire
01:23:31général adjoint
01:23:32qui a repris
01:23:33qui a fait
01:23:34je pense
01:23:34un très très bon travail
01:23:35qui a mis tout le monde
01:23:36autour de la table
01:23:36qui a vu tout le monde
01:23:37et
01:23:39moi pendant ce temps
01:23:40j'ai essayé
01:23:40donc la mère
01:23:41s'était engagée
01:23:42à ce que j'ai 20
01:23:43ETP
01:23:44ce qui est
01:23:44très belle
01:23:46et donc
01:23:47j'ai eu
01:23:48à partir du 12 janvier
01:23:50une chargée de mission
01:23:51de la ville
01:23:51qui m'a aidée
01:23:52sur toute la partie administrative
01:23:53il a fallu lancer
01:23:55tous les appels
01:23:55à candidature
01:23:56on a eu beaucoup de réponses
01:23:58et notamment
01:23:59j'ai eu celle
01:23:59d'une magistrate
01:24:00du tribunal de Paris
01:24:02qui a demandé
01:24:03son détachement
01:24:03au ministère de la justice
01:24:04pour venir piloter
01:24:05la partie juridique
01:24:07de l'analyse
01:24:08des recommandations
01:24:09on aurait fait un travail
01:24:10très professionnel
01:24:11elle est venue
01:24:12en accord
01:24:12avec le président
01:24:13au tribunal de Paris
01:24:15et à la veille
01:24:16de son arrivée
01:24:16le ministère
01:24:17a refusé son détachement
01:24:18pour des raisons
01:24:19non précisées
01:24:19voilà
01:24:20donc
01:24:20il y avait
01:24:21par ailleurs
01:24:23donc c'était
01:24:25la configuration
01:24:26c'était un pôle
01:24:27promotion des droits
01:24:28de l'enfant
01:24:28donc la mission
01:24:29droit de l'enfant
01:24:30est renforcée
01:24:31avec un pôle
01:24:32dans tous les arrondissements
01:24:33de Paris
01:24:34un pôle
01:24:35avec des correspondants
01:24:36de la défenseur
01:24:37des enfants
01:24:37qui sont des jeunes
01:24:38retraités
01:24:39indemnisés
01:24:40d'ailleurs
01:24:41le conseil de Paris
01:24:41a voté
01:24:42une délibération
01:24:43pour leur toute petite
01:24:43indemnité
01:24:44qui devait être
01:24:45autour de même
01:24:45pas 200 euros
01:24:47voilà
01:24:47et il y a eu
01:24:48des candidatures
01:24:49remarquables
01:24:50ils auraient tous
01:24:50été installés
01:24:51à partir de juin
01:24:52dans chaque mairie
01:24:53d'arrondissement
01:24:54pour justement
01:24:55être au plus près
01:24:56des maires
01:24:56et des élus
01:24:57d'arrondissement
01:24:58et des familles
01:24:58et pouvoir les recevoir
01:24:59et enfin
01:25:00le service juridique
01:25:02avec la magistrate
01:25:03voilà
01:25:03tout ça
01:25:03c'était un beau projet
01:25:06je n'ai pas pu
01:25:06le mener à bout
01:25:10et voilà
01:25:10et je
01:25:12donc du coup
01:25:13on a même pas eu
01:25:15le temps
01:25:15de se pencher
01:25:16sur les procédures
01:25:18pour voir si elles
01:25:18étaient bien faites
01:25:19ou pas bien faites
01:25:19parce que personne
01:25:20n'était disponible
01:25:21tout le monde
01:25:22était dans la panique
01:25:22c'était une situation
01:25:24voilà
01:25:25donc
01:25:27c'est tout ce que
01:25:28je peux vous dire
01:25:28merci beaucoup
01:25:29ce que j'ai vécu
01:25:31est-ce qu'avec le recul
01:25:32vous avez des regrets
01:25:33sur la façon
01:25:33dont ça s'est passé
01:25:35sur la dernière partie
01:25:36de 2015
01:25:38à la fin
01:25:39de votre délégation
01:25:41de maire adjoint
01:25:41donc 2025
01:25:42mais non
01:25:42moi j'ai
01:25:46de 2014
01:25:48jusqu'au moment
01:25:49où j'ai été nommée
01:25:50défenseur des enfants
01:25:51j'ai eu
01:25:52des délégations
01:25:54très importantes
01:25:55très lourdes
01:25:57que j'ai assumées
01:25:58avec passion
01:26:00la partie sans abri
01:26:01puisque c'était
01:26:02ma spécificité
01:26:04les réfugiés
01:26:05on a ouvert
01:26:05des tas de centres
01:26:06non
01:26:07c'est deux mandats
01:26:10pleinement
01:26:11pleinement remplis
01:26:13je ne sais pas
01:26:14ce qui s'est passé
01:26:15sur le périscolaire
01:26:15parce que justement
01:26:16c'est un domaine
01:26:17qui n'a jamais été
01:26:18dans mon viseur
01:26:22je pense que
01:26:25c'est catastrophique
01:26:27et c'est
01:26:28c'est terrifiant
01:26:30ce qui s'est passé
01:26:30et en même temps
01:26:31ça veut dire
01:26:32qu'aujourd'hui
01:26:33des très jeunes enfants
01:26:34peuvent dire des choses
01:26:35leurs parents
01:26:36peuvent les entendre
01:26:38et je pense
01:26:38qu'il faut continuer
01:26:39il ne faut pas lâcher
01:26:40l'information des enfants
01:26:41leur faire savoir
01:26:42ce qui est possible
01:26:43ce qui n'est pas possible
01:26:45voilà
01:26:48oui j'ai comme seul regret
01:26:52de ne pas comprendre
01:26:52les propos
01:26:53qui ont été tenus
01:26:54sur moi
01:26:54le 15 septembre
01:26:56vous qui connaissez bien
01:26:57le fonctionnement
01:26:58de la ville de Paris
01:26:59parce que vous avez été
01:26:59adjointe pendant 12 ans
01:27:01et qui avait
01:27:03une vraie sensibilité
01:27:04votre parcours
01:27:06avant la ville de Paris
01:27:07et pendant vos mandats
01:27:09Le Monde
01:27:09sur cette question
01:27:10des droits
01:27:11des enfants
01:27:12comment vous expliquez
01:27:16le fait que
01:27:17entre 2015
01:27:19où il y a
01:27:19identification
01:27:20du problème
01:27:21notamment par ce rapport
01:27:23de l'inspection générale
01:27:24et puis
01:27:27l'éclatement
01:27:28des problèmes
01:27:29en 2025
01:27:29comment vous expliquez
01:27:30qu'il ne se soit pas
01:27:31passé grand chose
01:27:32et que même vous
01:27:33en tant que maire adjoint
01:27:34vous n'ayez pas eu
01:27:36vous n'ayez pas été averti
01:27:37associé
01:27:38informé
01:27:39de difficultés
01:27:41En tout cas
01:27:41ce que je comprends
01:27:42de ce que j'ai lu
01:27:43c'est que
01:27:44le premier mandat
01:27:45c'était le secrétariat général
01:27:48qui pilotait cela
01:27:49ce qui est logique
01:27:49dans une ville comme Paris
01:27:51avec 22 directions
01:27:53un problème transversal
01:27:54ne peut pas être géré
01:27:55par un seul adjoint
01:27:56donc la tradition
01:27:58c'est que le secrétariat général
01:28:00qui a le seul
01:28:01le pouvoir
01:28:01de mettre
01:28:02toutes les directions
01:28:02autour de la table
01:28:03leur dise
01:28:04ben voilà
01:28:04il y a ça
01:28:05et tac tac tac
01:28:06vous faites ça
01:28:06leur donne des délais
01:28:07je pense que ça s'est fait
01:28:08j'ai compris que ça s'est fait
01:28:09c'est peut-être
01:28:10les 50%
01:28:10des recommandations
01:28:12réalisées
01:28:14après
01:28:15j'ai lu
01:28:16d'ailleurs
01:28:17dans
01:28:17dans le questionnaire
01:28:19que vous avez
01:28:20les questions
01:28:21que vous avez posées
01:28:21à madame Hidalgo
01:28:23qu'à partir
01:28:24de
01:28:25de 2020
01:28:26le cabinet
01:28:27ne participait pas
01:28:28moi je ne peux pas
01:28:28vous répondre
01:28:29je ne sais pas
01:28:30je ne sais pas
01:28:31ce qui s'est passé
01:28:32il appartient
01:28:35enfin je ne sais pas
01:28:36je n'ai pas de réponse
01:28:37pour moi
01:28:37c'est
01:28:39c'est incompréhensible
01:28:41et c'est bien
01:28:43je pense que c'est
01:28:44par rapport à tout
01:28:45ce que nous avons fait
01:28:47je trouve que c'est
01:28:47une très grande
01:28:49blessure
01:28:49et que c'est
01:28:50c'est quand même
01:28:51très douloureux
01:28:53et pour cela
01:28:54je pense tellement
01:28:56à toutes ces familles
01:28:58c'est la fin de cette émission
01:28:59merci à vous
01:29:00de l'avoir suivie
01:29:01n'hésitez pas
01:29:02à lire les décryptages
01:29:03de la rédaction
01:29:03et à voir les replays
01:29:05de nos émissions
01:29:05c'est sur publicsena.fr
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