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Avec Younes Defresne porte parole de l’Union Étudiante / Philippe Charlez, ingénieur, auteur et expert en questions énergétiques français

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-11-04##

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News
Transcription
00:00La France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03Vous êtes bien sûr celui de Radio, il est 12h14, nous recevons Philippe Charlaise, auteur de l'éco-capitalisme durable,
00:10en citant la phrase de Johan Sorber, que si le capitalisme est la cause du réchauffement climatique, il en est
00:16aussi la solution.
00:16Et justement, ça tombe bien parce que des rapports tombent de tous les côtés, Institut Montaigne et autres,
00:22le coût d'énergie est en train de prendre des proportions absolument dramatiques,
00:25les charges contraintes ont doublé en 50 ans, et aujourd'hui, elles représentent près de 30% du budget familial,
00:33dont l'énergie, bien entendu, est un des éléments les plus lourds.
00:36Nous avons tout de suite le témoignage de Sabine, qui nous appelle de Gignac. Bonjour Sabine.
00:40Oui, bonjour.
00:41Vous êtes confrontée, vous aussi, à cette hausse de l'énergie, et ça agrève votre budget familial ?
00:46De toute façon, on est tous confrontés, qu'on soit de gauche, de droite ou du centre, on est tous
00:51dans la même galère.
00:52Donc là, ça prend des proportions, je trouve, qui s'amplifient, qui font peur.
00:58Moi, ça commence à me terrifier un peu, quoi.
01:01Dans le sens où je suis... c'est la première fois depuis, je ne sais pas, 7-8 ans, que
01:06j'étais à Découverte le mois dernier, le 21 du mois.
01:09Alors concrètement, ça donne quoi ? Découverte bancaire, je pense de la mobilité réduite,
01:13vous ne pouvez pas vous déplacer autant que vous voulez, et puis le chauffage ?
01:18J'essaye de faire un peu plus de télétravail, parce que ça me soulage aussi le budget,
01:22mais bon, ce n'est pas évident avec l'employeur, parce qu'on a des jours définis, on ne peut
01:24pas non plus en abuser de trop.
01:26Le chauffage, j'ai un appartement qui est fermé, parce que je ne peux pas y habiter l'hiver, il
01:31me coûte trop cher,
01:31donc je vis chez mon compagnon.
01:33Vous vous chauffez comment, Sabine ?
01:35Alors, dans mon appartement, c'était à l'électricité, mon compagnon, c'est chauffage au bois.
01:39D'accord, bah oui.
01:40Voilà, donc chauffage au bois, avec un vieux poêle godin au bois, et avec une maison ancienne d'un village,
01:46voilà quoi.
01:47Heureusement qu'on a gardé les poêles godins, mais c'est hallucinant, c'est hallucinant ce retour au passé,
01:52on nous dit, on nous dit que ce n'était pas mieux avant, heureusement qu'on avait le chauffage au
01:56bois.
01:56Et l'électricité, vous pouvez me donner le montant de la facture que vous aviez, enfin comment ça a évolué
02:00?
02:01Comment ça a évolué ? C'est passé à peu près, alors comme c'est mensualisé, je vais vous dire,
02:06c'est passé à peu près de 65 à 70 euros, à plus de 120 euros, depuis 5 ans, par
02:13mois.
02:15Alors que j'ai changé tout mon matériel, j'ai refait toute l'installation électrique quand j'ai acheté l
02:19'appartement en 2019,
02:21j'ai mis une climatisation réversible, qui était censée me coûter à peu près 25% moins cher.
02:27Les chauffages c'était quoi ? Des convecteurs, ce qu'on appelle autrefois grippes, résistance ?
02:30Tout à fait, c'était des grippes, donc j'ai changé pour tout ce qui est électrique,
02:35je suis passée avec une climatisation réversible, c'est pas un grand appartement, c'est un T2,
02:39plein sud, en bord de mer, qui prend en plus la lumière et que je ne peux plus chauffer,
02:46donc j'habite chez mon compagnon l'hiver, parce qu'on ne peut pas avoir deux endroits à chauffer.
02:50Vous êtes où dans les roues ? Vous êtes à Gignac, c'est ça ?
02:52Moi je suis à Gignac dans les roues, c'est à 25-30 km de Montpellier,
02:56et moi j'ai mon appartement sur la commune de Sète, que je suis obligée de louer aussi l'été,
03:01parce que j'ai droit en résidence principale à louer 12 semaines par an, il faut le savoir,
03:05pour pouvoir payer mes impôts de la rentrée, et ça me soulage aussi mon budget,
03:08parce que j'ai quand même un crédit dessus, je ne suis pas Crésus.
03:11Donc moi quand j'entends dire qu'avec 2000 euros par mois on vit bien en France,
03:15et bien encore faut-il les gagner.
03:16Moi après 25 ans d'ancienneté, j'en suis à 1800 euros,
03:19et j'ai fait 9 ans dans le privé et 25 ans dans la fonction publique.
03:22Donc je suis à 1800 euros net par mois, 1839 euros ce mois-ci.
03:27Donc écoutez, quand on me donnera les 2000, je pense que ça ira un peu mieux.
03:31Sabine, vous estimez le montant de vos charges contraintes, à quelle somme à peu près ?
03:35Avec l'essence ou sans l'essence ?
03:37Avec l'essence, tout. L'électricité, l'essence, oui.
03:40Avec l'essence ?
03:41Est-ce que vous devez sortir le premier du mois, ne serait-ce que pour vivre, j'allais dire, structurellement,
03:45basiquement ?
03:46Ce qui me reste ?
03:47Non, ce que coûte. Ensuite on va voir ce qui vous reste.
03:51Ce que ça me coûte, c'est facile, ça me coûte, j'ai une petite voiture.
03:55Donc ça va me coûter, on va dire, plein par semaine, puisque c'est un petit réservoir.
04:00Ça fait 60 balles par semaine, ça fait 300 balles par mois.
04:04Ensuite vous rajoutez l'électricité, je participe aussi chez mon compagnon, il ne va pas payer non plus tout seul
04:09non plus.
04:09On essaie de se démerder.
04:12Après, avec l'eau et avec tout ce qui reste derrière.
04:14L'assurance de la voiture, l'assurance de l'appartement.
04:17Si on compte tout, mon salaire il part.
04:19L'assurance de l'appartement, tout.
04:21Le salaire il est grévé.
04:24Je ne parle même pas de l'alimentaire, vous voyez, je parle vraiment de...
04:27Il vous reste quoi sur les 1800 ?
04:28Sur les 1800, pour le reste...
04:31Pour vivre, pour manger.
04:32250.
04:33Pour manger par mois ?
04:34Oui, et encore en étant large, parce que j'ai étiquet restaurant.
04:38Quelle est votre activité, Sabine ?
04:40Je suis agent administratif catégorisé, depuis 2002.
04:44Eh bien, vous êtes le témoignage d'un pays malade et en souffrance, République française 2026.
04:50Sabine de Gignac, 1800 euros par mois, et il lui reste 250 euros, à peine, pour vivre normalement.
04:57C'est quand même calamiteux, ça veut dire beaucoup de choses.
04:59Sabine, merci pour ce témoignage.
05:01On pense à vous, parce que, voilà, et on espère qu'il y aura des hommes politiques et des femmes
05:05politiques responsables
05:06qui trouveront une solution pour que des gens comme vous, parce que vous êtes extrêmement représentatifs de ce qui se
05:10passe dans ce pays,
05:11puissent y trouver, sortir la tête de l'eau, comme on dit, et avoir une condition de vie meilleure.
05:15Merci pour votre témoignage.
05:16Anissa, je voudrais qu'on fasse le point sur, justement, cette situation.
05:20L'Institut Montaigne dit 30%.
05:22Oui, on peut même monter...
05:23Oui, oui, tout à fait.
05:24C'est le poids des charges contraintes dans le budget familial.
05:27Exactement, parce qu'au final, on découvre qu'un foyer sur trois a eu du mal à payer certaines factures
05:31de gaz ou d'électricité.
05:32C'est effectivement le chiffre du baromètre Énergie Info 2026 qui a été publié hier par le médiateur national de
05:38l'énergie.
05:39Alors, on va donner quelques chiffres.
05:40Plus précisément, c'est 34% des foyers qui déclarent avoir rencontré des difficultés de paiement,
05:45et 10% disent en rencontrer systématiquement.
05:48Sur six ans, la part des foyers déclarant les difficultés de paiement est passée de 18% en 2020 à
05:5534% en 2026.
05:57Chez les moins de 35 ans, 55% déclarent avoir eu du mal à payer certaines factures.
06:0322% disent que cela leur arrive aussi systématiquement.
06:06Alors, chez les foyers modestes, 47% déclarent les difficultés.
06:10Côté chauffage, pareil, on constate dans ce document, 72% des foyers disent l'avoir limité pour éviter les factures
06:17trop élevées.
06:18Alors, concrètement, la facture d'énergie, vous l'avez dit, Perico, réduit le reste à vivre, et c'est ce
06:23qu'on disait à l'instant.
06:25C'est-à-dire que l'argent qu'il reste après le loyer et les factures pour faire les cours,
06:29se déplacer ou mettre un peu de côté, disparaît, fond comme neige au soleil.
06:34Alors, 86% des foyers, selon ce baromètre toujours, disent que l'énergie pèse beaucoup, trop lourd sur leur budget.
06:42Alors, résultat, on chauffe moins, c'est ce qu'on vient d'entendre comme témoignage.
06:4572% des Français disent avoir limité leur chauffage pour éviter une facture trop élevée, donc on préfère vivre dans
06:52le froid.
06:52Voilà, on est en France et pourtant on en est là.
06:54Et parmi ceux qui ont eu froid chez eux, la première raison citée reste toujours les économies financières.
07:02Ensuite, quand la facture reste impayée, on va parler de cette conséquence, la conséquence directe.
07:07En 2025, figurez-vous que le médiateur a recensé 1,2 million d'interventions pour impayé.
07:12Et on apprend que le logement est passé de 10 à 23% également de musée familiale.
07:17Voilà, Philippe Charles, merci d'être avec nous en direct sur Sud Radio.
07:21Dans ce studio, l'écocapitalisme durable, pour l'instant, on est confronté à une note énergétique tragique,
07:28et pour le pays, et pour les foyers.
07:30Oui, et qui malheureusement dépend de circonstances internationales sur lesquelles nous avons très peu d'impact.
07:37Et en fait, c'est à répétition, puisqu'on en a déjà eu une première très sévère en 2002,
07:44suite au conflit russo-ukrainien, qui n'a toujours pas arrêté, et qui d'ailleurs a toujours un impact sur
07:51les prix, on le verra.
07:54Et le conflit au Moyen-Orient, qui, alors bon, là, il est un peu larvé, mais enfin, il ne s
08:00'arrête pas.
08:01Et il a un gros impact à la fois sur les carburants et sur le gaz.
08:06Et comme le gaz a un impact sur l'électricité, c'est les trois mots général.
08:10Et donc, malheureusement, les indicateurs aujourd'hui sont plutôt très négatifs.
08:18Et dans la mesure où les Français commencent seulement à chauffer, on a surtout parlé des carburants,
08:23on a assez peu parlé du chauffage jusqu'à présent, puisque le gaz, l'été, bon, on n'en consomme
08:30pas.
08:32Moi, j'avertissais dès le mois de juillet sur les plateaux, en voyant l'augmentation du prix du gaz,
08:38que ça allait créer une véritable rasia à partir du mois de décembre.
08:45Donc, en fait, tout simplement pour situer dans les marchés de gros,
08:49le mégawatt-heure de gaz était à 30 euros en février, il est à 105 euros aujourd'hui.
08:55Donc, en fait, alors que le pétrole n'a augmenté que de 60%, le mégawatt-heure gazier, lui, a été
09:02multiplié par plus de 3.
09:04Philippe Charles, ici, on est à l'antenne du Parlons Vrai.
09:08Tout ça n'est pas le fruit d'un hasard et de mauvaise chance,
09:12c'est le fruit de décisions politiques, soi-disant pensées et préméditées.
09:17Quelle est la première grande bourre de politique en matière d'énergie ?
09:21C'est le rejet du nucléaire, l'abandon du nucléaire, entre autres.
09:24Alors, ce que je veux dire, c'est que, historiquement, non, on ne peut pas vraiment dire ça.
09:32Ça agrave la situation, quand même.
09:34Oui, mais encore, ce qu'on peut dire, allez, si on veut une première bourde,
09:38moi qui suis pourtant un grand libéral, l'électricité, ce n'est pas adapté à un marché.
09:43Donc, ça, c'est déjà une première bourde qui est vieille, puisque ça remonte aux années 80.
09:47C'est Madame Thatcher qui a voulu le marché européen de l'électricité.
09:53Pourquoi est-ce que l'électricité n'est pas adaptée au marché ?
09:55Tout simplement parce que l'électricité doit s'adapter en temps réel à la demande,
09:59et ça n'est pas stockable.
10:00Donc, si vous voulez quelque chose qui n'est pas stockable,
10:02et tous les quarts d'heure doit agrémenter offre et demande,
10:06ce n'est pas adapté au marché.
10:07Et la France n'a pas su se protéger de cette dérive ?
10:09Elle a suivi ?
10:13On va dire, dans l'ensemble de l'Europe.
10:17Alors, ça ne s'est pas beaucoup vu jusqu'en 2022,
10:20parce que le prix du gaz était bas,
10:22et dès que le prix du gaz s'est mis à flamber, c'est ce qui a déclenché.
10:25Mais qui est à l'origine de l'indexation du prix d'électricité sur le prix du gaz ?
10:29C'est le marché.
10:29Mais, attendez, il y a bien une décision politique des gouvernants,
10:32peut-être la commission, qui décide de façon collective ?
10:35Non, c'est un phénomène physique.
10:37Ça n'est pas un phénomène...
10:39En fait, pourquoi est-ce que le gaz fait le prix du mégawatt-heure ?
10:42Tout simplement parce que c'est la dernière source qui est mise en œuvre,
10:46parce que c'est la source de pointe.
10:48Donc, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un réacteur nucléaire,
10:51en fait, c'est fait pour faire de la base,
10:54c'est-à-dire que c'est assez long à démarrer et arrêter un réacteur nucléaire.
10:58Au contraire, une centrale à gaz, ça s'ouvre et ça se ferme comme un moteur de voiture.
11:04Nous sommes d'accord, Philippe Charlès,
11:05que la centrale nucléaire n'a pas besoin de gaz pour fonctionner.
11:07La centrale nucléaire n'a pas besoin de gaz pour fonctionner,
11:10mais le nucléaire peut gérer la base, mais pas la pointe.
11:14Donc, c'est-à-dire que globalement,
11:15quand le matin ou le soir, vous avez besoin de plus d'électricité,
11:19parce que vous avez une demande,
11:21c'est à ce moment-là que vous mettez en œuvre soit le gaz,
11:23soit l'hydroélectricité, qui sont des sources de pointe,
11:26parce qu'on les démarre et qu'on les arrête en quelques minutes,
11:29comparé au nucléaire.
11:31Donc, ça veut dire que le gaz,
11:34quelle que soit la quantité de nucléaire,
11:36sera de toute façon toujours nécessaire dans le mix.
11:40Je vais dire que le mix le plus parfait,
11:42c'est hydroélectricité et nucléaire,
11:45sauf que l'hydroélectricité, aujourd'hui, là, on le subit,
11:48les lacs ne sont pas parfaitement remplis,
11:49parce qu'il n'a pas beaucoup plus été tété,
11:51et donc, ça veut dire que l'hydroélectricité aussi a ses inconvénients.
11:54Il y a le climat qui m'a déçu.
11:56Philippe Charles,
11:56est-ce qu'il y a eu la grande idée de décider que EDF,
11:59qui produit l'électricité,
12:00le vendrait à perte à ses concurrents
12:02pour qu'eux puissent faire un bénéfice ?
12:03Ça, c'est formidable aussi.
12:04Alors, ça remonte aussi à un historique de marché,
12:09c'est-à-dire que c'est en 2010
12:11où, compte tenu, EDF avait en fait un monopole sur le nucléaire,
12:15parce qu'il est propriétaire de toutes les centrales nucléaires.
12:18Qui est le président Sarkozy ?
12:19À l'époque, en 2010, c'est Sarkozy.
12:22François Fillon, Premier ministre.
12:23Et donc, le marché européen,
12:25qui veut une ouverture du marché,
12:26qui ne veut pas de monopole,
12:28dit donc au gouvernement français,
12:29il va falloir que vous vendiez un certain nombre de centrales nucléaires
12:33à certains autres opérateurs que EDF.
12:36Au nom du libéralisme européen, du libre-échange.
12:38Au nom du libre-échange électrique.
12:40Et donc, ça, Sarkozy, le gouvernement ne veut pas.
12:44Et donc, il y a une espèce de côte mal taillée
12:46qui dit, on ne vous vendra pas de centrales nucléaires,
12:48mais on vous vendra, à prix coûtant,
12:51une partie de l'électricité nucléaire produite.
12:54C'est de l'ordre de 25%.
12:55Et c'est ce qu'on a appelé à l'époque l'arène, bien connu.
12:58Et donc, qui a fait qu'effectivement,
13:01EDF devait vendre pratiquement à perte
13:0425% de sa production d'électricité,
13:07qui était après revendue par les revendeurs alternatifs.
13:11Mais on est sur la planète Mars, là.
13:13C'est une aberration.
13:14C'est ce que je vous dis.
13:15Le vice initial, pour moi,
13:17qui, encore une fois,
13:18je suis un grand libéral,
13:20c'est que l'électricité n'est pas adaptée
13:22à un marché libéral.
13:23Le monopole EDF,
13:26tel que l'avait imaginé,
13:28c'était Albert Boiteux,
13:30était la bonne solution.
13:32Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut faire
13:34dans un marché européen qui est ouvert ?
13:36Est-ce qu'on peut reproposer un monopole français ?
13:38C'est compliqué.
13:39Et un monopole européen
13:40qui gérerait l'ensemble de l'électricité européenne,
13:42est-ce qu'on peut repenser
13:43la souveraineté énergétique ?
13:44C'est aussi, malheureusement, très compliqué.
13:47Alors, on va en venir au titre de votre ouvrage,
13:50L'écocapitalisme durable,
13:51et la formule de John,
13:54si le capitalisme est la cause
13:56du réchauffement climatique,
13:58il est aussi sa solution.
13:59Pas de transition écologique sans richesse,
14:01on est d'accord.
14:02Absolument.
14:02Donc, c'est exactement ce que ça veut dire.
14:04Donc, moi, je reste un climato-convaincu.
14:07Je suis convaincu du réchauffement climatique
14:09et de son origine anthropique.
14:10Je n'ai pas de problème de ce côté-là.
14:12Parce que, justement,
14:14en promouvant un capitalisme durable,
14:17je me fais parfois taxer climato-sceptique
14:19que je ne suis absolument pas.
14:21Mais ce que je dis,
14:22c'est que sans production de richesse,
14:24on ne peut pas, effectivement,
14:27à la fois faire de l'écologie
14:28et de la transition énergétique.
14:31D'ailleurs, ce sont les pays les plus riches au monde
14:33qui ont les indicateurs environnementaux les meilleurs.
14:35Oui, ce n'est pas un hasard.
14:37Ce n'est pas un hasard.
14:38Philippe Charles, merci d'être venu directement sur Sud Radio.
14:41J'aurai certainement le bonheur de vous revoir
14:43parce que c'est un sujet qui va certainement simplifier.
14:45À mon avis, malheureusement, on n'est pas au bout de neuf.
14:48Et votre avis sera le bienvenu.
14:49A très bientôt sur Sud Radio.
14:50Merci à vous.
14:52Vacances terminées.
14:53Les blocages ont repris dans les facs
14:55et les syndicats étudiants appellent à remettre ça à demain,
14:58jour de grève nationale.
15:00La France championne du monde des facs bloquées.
15:02Qu'est-ce que les étudiants espèrent obtenir
15:04en bloquant leur campus et puis comment ça se décide d'un blocus ?
15:07On va en discuter avec Younes Dufresne,
15:09porte-parole nationale de l'Union étudiante.
15:13Et puis vous aussi, dites-nous ce que vous en pensez.
15:15Est-ce que vous pensez que le mouvement est fait pour durer
15:17ou va-t-il s'essouffler ?
15:18Appelez-nous au 0826 300 300.
15:20La France dans tous ses états.
15:22Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h33.
15:25Nous abordons maintenant, j'allais dire,
15:27la crise lycéenne et étudiante.
15:29La jeunesse française n'est pas contente
15:30et elle a des raisons de ne pas l'être.
15:32Nous recevons Younes Dufresne,
15:34porte-parole de l'Union étudiante.
15:35Merci Younes Dufresne d'être en direct.
15:37Vous êtes aujourd'hui porte-parole,
15:39donc en disponibilité.
15:40Mais votre faculté, c'est celle d'Aix-Marseille.
15:43Vous êtes en droit.
15:44Futur avocat peut-être ?
15:46Futur juriste.
15:47Futur juriste magistral plutôt ?
15:50Plutôt dans la fonction publique.
15:51Plutôt dans la fonction publique.
15:52En fonction de ce que l'avenir nous réserve.
15:54Younes Dufresne, où en est le mouvement ?
15:56Est-ce que vous êtes plutôt satisfait de l'impact ?
15:59Est-ce que vous avez des réponses ?
16:01Alors des réponses, des promesses,
16:02on peut toujours en avoir.
16:03Est-ce que vous avez quelque chose de sérieux ?
16:05Et est-ce que le mouvement tient bon ?
16:07Ou comme toujours dans un mouvement étudiant,
16:09il peut y avoir un petit essoufflement au bout de un moment ?
16:11Mais d'abord, savoir où est-ce que vous en êtes
16:12dans vos négociations avec le gouvernement ?
16:14Alors, sur les réponses,
16:15ce n'est pas à nous d'en donner,
16:16c'est au gouvernement de les faire.
16:20On a pour l'instant, évidemment,
16:20c'est les annonces très insuffisantes
16:22qu'Emmanuel Macron a formulées.
16:23C'est la suppression de Parcoursup,
16:24une fois qu'il sera parti.
16:27C'est 1 milliard pour renouveler les universités,
16:30mais 200 millions immédiatement,
16:32il ne peut pas s'engager sur le plan pluriannuel par la suite.
16:34Ce sont des annonces qui sont très insuffisantes,
16:37sur lesquelles Emmanuel Macron ne peut pas garantir.
16:39Nous, ce qu'on demande avec la jeunesse,
16:40c'est 10 milliards dans le budget
16:42qui est en train d'être examiné.
16:47Et évidemment, les 10 mesures
16:49qu'on plaide sur 10mesures.fr,
16:52j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent,
16:54elle est destinée,
16:55puisque la plateforme est toujours en ligne,
16:56c'est la suppression de Parcoursup,
16:58c'est la suppression de mon master,
16:59en réalité, pas que la suppression des plateformes,
17:00mais aussi réinvestir dans l'enseignement supérieur,
17:04dans les lycées,
17:04pour créer des places
17:05qui permettent en fait à chaque lycéen,
17:07chaque étudiant,
17:08de pouvoir avoir une place à l'université,
17:09une fois qu'un bac est obtenu.
17:12Et sur ces revendications,
17:13on n'a rien obtenu de suffisant
17:15de la part d'Emmanuel Macron.
17:16La contrainte doit se faire,
17:19et la jeunesse est toujours,
17:20toujours mobilisée.
17:21Le mouvement ne s'essouffle pas.
17:22Et encore, là,
17:23on va avoir une date exceptionnelle demain.
17:26Grève générale,
17:27qui est à l'appel de tous les syndicats
17:29de travailleurs et de travailleuses,
17:31mais aussi à l'appel de l'Union étudiante,
17:33mais d'autres syndicats aussi.
17:35Aussi, on sera rejoint, j'imagine,
17:37par les agriculteurs,
17:38par les artisans,
17:41les petits commerçants,
17:42qui eux aussi subissent les casses
17:44du gouvernement d'Emmanuel Macron
17:45depuis presque dix ans maintenant.
17:48Donc, la colère,
17:50elle continue à s'exprimer.
17:51Et nous, on sera toujours là
17:53pour faire en sorte
17:53à ce qu'elle soit entendue et respectée.
17:55Il est vrai que les secteurs du pays
17:57concernés par cette indéniation
17:58agite-colère sont nombreux.
17:59On peut parler quasiment
18:01de toute la France,
18:01tout le monde a un sujet d'inquiétude.
18:03Anissa, est-ce qu'on peut faire le point
18:04sur le nombre de blocus en France actuellement ?
18:06Alors, hier, 51 établissements
18:08d'enseignement supérieur sur 184
18:10ont été perturbés.
18:11Selon le ministère,
18:12c'est un peu plus d'un sur quatre.
18:14Et de son côté,
18:14l'Union étudiante,
18:16que représente Younes Dufresne,
18:19revendique plus de 50 campus bloqués.
18:21Donc, finalement,
18:21vous n'êtes pas très loin,
18:22vous êtes assez proche.
18:24Le ministère parle de perturbations
18:26qui peuvent prendre plusieurs formes.
18:29Concrètement,
18:30qu'est-ce qui s'est passé sur place ?
18:31Eh bien, quand une trentaine d'étudiants
18:33ont empilé des poubelles
18:34et des barrières devant les entrées
18:35du campus du centre-ville,
18:37d'après le président de l'université,
18:38un seul des 15 campus a été bloqué.
18:41À Paris, cités par exemple,
18:42des manifestants ont barré les portes
18:43des facultés de sciences
18:45et de sciences humaines.
18:46Et puis, à Rennes 2,
18:47la direction, par exemple,
18:48aussi avait décidé de fermer
18:50par précaution.
18:51Voilà ce qu'on peut dire,
18:52grosso modo,
18:53du bilan d'hier.
18:54Est-ce qu'il n'y a qu'en France
18:54que les facs sont bloqués ?
18:56Eh bien non.
18:56Parce qu'hier,
18:57donc mardi 3 novembre,
18:58des étudiants occupaient aussi
19:00des locaux universitaires en Italie,
19:01à Turin et à Pise.
19:03À Turin,
19:03le campus Luigi et Naudi
19:06étaient occupés
19:06depuis le 26 octobre.
19:07L'université avait basculé
19:09tous les cours du campus
19:10à distance
19:11dès le 2 novembre.
19:12À Pise,
19:13quatre salles du pôle Fibonacci
19:15étaient occupées mardi,
19:16tandis que les cours
19:17se poursuivaient dans les autres.
19:18Parmi les revendications
19:19chez les Italiens,
19:20on retrouve la vie chère
19:21et le financement
19:21de l'enseignement supérieur.
19:23Et ce n'est pas tout,
19:25je me permets également.
19:25C'est-à-dire que là,
19:26l'Italie, c'est à côté,
19:27eh bien au Mexique,
19:28le même jour,
19:28les étudiants aussi
19:29d'un autre campus,
19:31une université autonome
19:32a voté la poursuite
19:33de leur grève étudiante.
19:34Voilà.
19:34Le communiqué de l'université
19:36établissait l'arrêt des activités.
19:37Comme quoi,
19:38le mouvement se généralise.
19:39Yones de Fresnes,
19:40on n'est pas en mai 68,
19:41mais ça peut...
19:42Mais attendez,
19:43ça commence toujours comme ça.
19:44On ne sait pas
19:44comment ça va aboutir.
19:45En tout cas,
19:45le mécontentement est massif.
19:46Il est même international.
19:48Pour revenir sur Parcoursup,
19:49qui est un système foireux,
19:51tout le monde l'a l'admet.
19:53Est-ce qu'il faut quand même
19:53trouver une forme d'orientation
19:55qui ne dirige pas
19:56des gens qui n'ont pas
19:57les compétences
19:58qui n'ont pas la vocation
19:59vers des études universitaires
20:01et plutôt les diriger
20:02vers les formations professionnelles
20:04qui peuvent leur assurer
20:05un avenir brillant ?
20:06Est-ce qu'il y a un moyen
20:07juste,
20:08vous voyez,
20:08équilibré,
20:09de pouvoir faire la part des choses
20:10quand on se lance
20:11dans une carrière universitaire
20:13ou justement,
20:14ou pas une carrière universitaire ?
20:15Vous savez,
20:16nous,
20:17depuis qu'on est tout petit,
20:19on nous rabâche à l'école
20:21la promesse républicaine,
20:22vous savez,
20:22celle de donner à chacun
20:24et chacune
20:24les moyens
20:25de pouvoir s'en sortir
20:26dans la vie,
20:26d'avoir des études
20:27convenables.
20:27Aujourd'hui,
20:28c'est évidemment pas le cas.
20:29On a des établissements
20:30dans lesquels
20:31vous n'avez pas de chaise,
20:32vous n'avez pas de table,
20:32vous n'avez pas de professeur en face.
20:35Donc,
20:35en fait,
20:35cette promesse-là,
20:35elle n'est pas tenue
20:37par le gouvernement
20:37d'Emmanuel Macron
20:38et moi,
20:38je pense qu'on ne règle pas
20:40la solution
20:40en essayant d'orienter
20:42petit à petit
20:43les personnes,
20:44notamment des quartiers défavorisés,
20:45des quartiers populaires
20:46vers des voix professionnelles
20:47en disant,
20:48écoutez,
20:49si votre établissement
20:50n'a pas les moyens
20:50de vous assurer
20:53un avenir convenable
20:54et une éducation convenable,
20:57professionnelle,
20:58moi,
20:58je ne pense pas
20:58que ce soit la solution.
20:59En réalité,
21:00je pars du principe
21:00qu'avoir un baccalauréat,
21:02ça permet d'aller
21:03à l'université,
21:04de choisir la formation
21:05qu'on le souhaite
21:06et je pars du principe
21:06que quand on fait
21:07ce qui nous plaît,
21:08au final,
21:09on est utile à la société
21:10et c'est à ça
21:10qu'on aspire
21:12à l'union étudiante,
21:13c'est à ça qu'on aspire
21:13aussi dans le mouvement étudiant
21:14de manière large
21:15et de pouvoir faire
21:15des études qui nous plaisent,
21:16des études qui soient utiles
21:18au commun
21:19et surtout,
21:21ne pas avoir de barrières
21:22à l'entrée
21:22pour le faire,
21:23donc d'avoir tous les moyens
21:24pour réussir
21:25et que l'État
21:27mette aussi
21:28ces moyens là-dessus.
21:29Aujourd'hui,
21:29ça n'est pas le cas
21:30et c'est pour ça
21:31que vous avez
21:32énormément de blocages,
21:33c'est pour ça
21:33que vous avez
21:33énormément de manifestations
21:34et c'est pour ça
21:35qu'on continuera
21:35à aller manifester
21:37notamment demain,
21:38je le redis,
21:39mais c'est extrêmement important,
21:40c'est une date
21:40d'énorme convergence
21:41des luttes
21:42dans lesquelles
21:43on va forcer
21:45le gouvernement
21:45au final
21:45à plier
21:47sur ses revendications
21:48où il est hors de question
21:49qu'Emmanuel Macron
21:50sorte de son mandat
21:51sans payer les conséquences
21:53de sa casse sociale.
21:54Alors au niveau des blocus,
21:55qu'est-ce que vous répondez
21:56aux lycéens,
21:57aux étudiants
21:58qui disent
21:58nous on veut aller au Bahu,
21:59on a besoin d'apprendre,
22:00on a besoin de faire des cours
22:01et on est empêché
22:02par des gens
22:02qui ne sont pas forcément
22:03en établissement,
22:04qu'est-ce qu'on peut répondre
22:05à cette colère ?
22:06Déjà je ne pense pas
22:07que les personnes qui bloquent
22:09ne sont pas de l'établissement,
22:10je pars du principe
22:10que les personnes
22:12moi je pars du principe
22:14que les personnes
22:15qui bloquent
22:15le font aussi
22:16pour des raisons
22:18tout le monde
22:18a envie d'aller étudier
22:20moi le premier
22:20quand je me rends
22:21sur un blocage
22:22ou lorsque je suis
22:23en manifestation
22:24en réalité je ne défends pas
22:25autre chose
22:26que le droit
22:26d'aller étudier
22:27dans de bonnes conditions
22:28moi je le dis
22:29s'il faut aller
22:31rentrer en classe
22:31j'aimerais avoir
22:32une chaise,
22:33une table,
22:33un professeur en face
22:34et un avenir
22:36ou au moins une place garantie
22:37dans la formation
22:38que je souhaite
22:38une fois avoir
22:39mon diplôme obtenu
22:39et là objectivement
22:41ça n'est pas le cas
22:41la promesse républicaine
22:42elle est rompue
22:43elle n'est pas tenue
22:44par le gouvernement
22:44donc en fait
22:44ces blocages là sont légitimes
22:46ils doivent continuer
22:47et le gouvernement
22:47doit y plier
22:48s'il veut que
22:48chacun et chacune
22:49puisse retourner
22:51étudier dans de bonnes conditions
22:53là aujourd'hui
22:54ça n'est pas le cas
22:54donc on continue
22:55de lutter là-dessus
22:55Vous sentez un affichissement
22:56quand même de la part
22:57du gouvernement
22:57le temps a changé
22:58on vous écoute
22:59vous êtes reçu
23:00la présence policière
23:02est mieux administrée
23:03vous pensez
23:04qu'il peut y avoir
23:04une issue quand même favorable
23:05malgré que vous sachiez
23:06que les finances de l'état
23:09quand même obtenir quelque chose
23:11Je ne pense pas
23:11que les finances de l'état
23:12soient à l'os
23:12on est en train d'examiner
23:13un budget à l'Assemblée Nationale
23:14il y a des recettes
23:15qui doivent pouvoir être faites
23:16je crois que
23:17les commissions ont rejeté
23:18Les 10 milliards
23:19vous les avez chiffré
23:19tant ici tant là
23:21Les 10 milliards
23:22correspondent aux 10 revendications
23:23enfin 10 mesures
23:24pour la jeunesse
23:25qu'on défend
23:28Le poste plus lourd
23:29ça va être quoi
23:29sur les 10 milliards
23:30c'est pas les milliards chacun
23:31vous voyez
23:31Non mais je pense que
23:32les postes les plus lourds
23:32vont être évidemment
23:34la sélection à l'université
23:36donc l'augmentation des places
23:37ça veut dire l'augmentation
23:37l'embauche de professeurs
23:39ce qui converge aussi
23:40avec ce que
23:41les syndicats d'enseignants
23:43disent aussi
23:43c'est que les professeurs
23:44sont très mal formés
23:45sont très mal cadrés
23:45et puis les concours
23:47sont absolument pas accessibles
23:49pour l'ensemble des étudiants
23:50qui souhaiteraient le faire
23:51très mal payés aussi
23:53ça va être aussi
23:53la refonte des établissements
23:55qui ont été
23:55qui ont été laissés à l'abandon
23:57il y a des quartiers
23:57dans lesquels
23:58enfin je vous dis
23:58les établissements
23:59n'ont pas de toit
24:00n'ont pas de toilette
24:01n'ont pas d'assez de matériel
24:04pour pouvoir étudier
24:04en bonnes conditions
24:04je pense que ça va être là
24:05les dépenses
24:05mais ce ne sont pas des dépenses
24:07de confort qu'on demande au final
24:08ce sont des dépenses légitimes
24:10et justes pour avoir
24:11ne serait-ce qu'un minimum
24:12de dignité pour étudier
24:13donc là-dessus
24:14on ne lâchera pas
24:15mais moi j'y crois
24:16je vous le dis
24:17il y a un budget
24:17qui est en train de s'examiner
24:18à l'Assemblée Nationale
24:19il y a déjà la partie recettes
24:20qui a été rejetée
24:21ça veut dire qu'il y a
24:22des recettes à aller chercher
24:23ça veut dire qu'il va falloir
24:25répartir
24:26d'autant mieux
24:26la richesse dans ce pays
24:27pour permettre à sa jeunesse
24:29de pouvoir étudier
24:30dans de bonnes conditions
24:31et avoir un avenir convenable
24:32Younes
24:33vous avez espoir
24:33d'être un jour
24:34un magistrat bien installé
24:35dans un pays en ordre
24:37et qu'on vivra heureux
24:38de vivre ensemble
24:39je ne sais pas
24:40ce que je serai
24:41dans 3, 4 ans
24:435 ans
24:43je ne sais pas
24:44mais par contre
24:44j'espère
24:45et j'espère
24:45un pays
24:46dans lequel
24:46chaque étudiant
24:48et chaque lycéen
24:49et lycéenne
24:50puisse avoir
24:51les conditions
24:52de sa réussite
24:52dans chaque établissement
24:54et qu'il n'y ait pas
24:54de traitement
24:56différencié
24:56en fonction du quartier
24:57où vous vivez
24:57en fonction
24:58de l'établissement
24:59que vous occupez
25:00ou en fonction
25:01des ambitions
25:01que vous avez
25:02tout le monde
25:03a le droit
25:03à un avenir
25:04et le gouvernement
25:05doit permettre
25:06à chaque lycéen
25:07et à chaque jeune
25:08d'avoir un avenir
25:09convenable
25:10dans ce pays
25:10là-dessus
25:11je pense que nous sommes
25:11tous d'accord
25:12c'est notre souhait
25:12à tous
25:13merci Younes de faire
25:14d'être venu sur Sud Radio
25:15en direct
25:15à suivre sur Sud Radio
25:17en direct
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