00:00Nous allons donc parler de CNews qui a été attaqué hier et je vais vous faire écouter pour commencer parce
00:07que j'ai parlé d'RTL ce matin et vraiment moi j'ai été très attaché à RTL comme vous
00:10le savez.
00:12Détachez-vous.
00:13Non non mais c'est une très bonne radio mais il parle de nous en permanence et moi j'ai
00:17parlé d'eux ce matin parce que comme il parle de nous il n'y a pas de raison qu
00:19'on ne parle pas d'eux précisément puisqu'ils nous mettent en cause.
00:21Et je voulais vous faire écouter ce qu'a dit Adeline François hier qui a fait un édito où elle
00:26dit il ne faut pas fermer CNews.
00:27Mais c'est très intéressant ce qu'elle dit sur notre chaîne ce qu'elle dit sur notre chaîne et
00:32notre radio parce qu'effectivement ou elle ne nous écoute pas et moi je l'aime bien Adeline c'est
00:36une très remarquable journaliste il n'y a pas de zouzis je l'ai eu au téléphone hier en plus
00:40pour évoquer ça je lui ai dit je ne suis pas du tout d'accord avec ton analyse et puis
00:43voilà mais c'est quand même intéressant d'écouter parce que c'est une petite musique qui édite et je
00:49voulais simplement que vous la commentiez.
00:51Écoutez son édito hier sur l'antenne d'RTL.
00:55673 000 signatures ce matin. Plus d'un demi-million de français ont désormais signé cette pétition qui demande de
01:01supprimer CNews de l'audiovisuel français.
01:04La pétition avait été lancée dans une indifférence relative en juin dernier.
01:08Elle vit voter à 100 000 signatures jusqu'à l'attentat raciste de Trappes qui a fait bondir son niveau.
01:13Et cette barre des 500 000 signatures ouvre la voie à un débat à l'Assemblée nationale.
01:19Ce n'est pas automatique. C'est aux députés de la commission des affaires culturelles de tranchée.
01:23Ils se réuniront aujourd'hui à 14h et ils peuvent tout à fait décider de ne pas accepter le débat.
01:29Ça n'empêche qu'il existe au sein de l'opinion.
01:31CNews est la championne des sanctions de l'ARCOM.
01:34Au moins 61 interventions du régulateur depuis 2017.
01:38Des mises en garde, des mises en demeure et 630 000 euros d'amende recensées en juin dernier pour manquement
01:44à l'honnêteté et à la rigueur de l'information,
01:47défaut de maîtrise de l'antenne, propos discriminatoires ou incitants à la haine.
01:51Ce sont des faits graves.
01:52Et il ne s'agit pas simplement de reprocher à CNews de pencher un peu trop à droite.
01:57Là où les pétitionnaires ont raison, c'est qu'une fréquence TNT est une ressource publique.
02:01Ça impose des règles et quand elles sont enfreintes, l'ARCOM doit sanctionner.
02:06Mais la pétition ne demande pas une sanction de plus.
02:09Elle demande la sanction suprême, le retrait de la fréquence et la fermeture de la chaîne.
02:14Et il y a quelque chose qui me gêne profondément dans cette idée.
02:16Pourquoi ?
02:17Parce que CNews, ce n'est pas seulement Pascal Praud, des chroniqueurs, un studio et une fréquence TNT.
02:23C'est aussi un public.
02:25Des millions de personnes chaque jour qui regardent cette chaîne parce qu'elles y entendent quelque chose
02:30qu'elles pensent ne pas entendre ailleurs.
02:33On peut trouver qu'elles se trompent, qu'elles sont confortées dans leur peur,
02:36qu'elles s'enferment dans une bulle cognitive nauséabonde.
02:39Mais ces personnes existent.
02:41Et si vous fermez leur robinet, pensez-vous que l'eau va s'évaporer ?
02:44Ben non, elle continuera de se répandre ailleurs.
02:46Sans doute en ligne, là où il n'y a plus d'ARCOM du tout,
02:49pour rappeler à l'ordre, mettre en demeure ou sanctionner.
02:52Et moi, chez moi, je vais vous dire, j'ai un outil formidable pour fermer CNews.
02:56Une télécommande.
02:58J'appuie sur le bouton et hop, CNews disparaît.
03:01De mon écran, mais pas celui de mon voisin.
03:03Et c'est aussi ça, le pluralisme.
03:05Accepter que mon voisin puisse choisir la chaîne qui me donne, moi, envie de changer de chaîne.
03:09En démocratie, on ne ferme pas des médias.
03:13Sauf à considérer que CNews n'en est plus un.
03:15C'est une perversion, mais totale.
03:19C'est-à-dire qu'à un moment, la pétition votait,
03:23mais après l'attentat de Trapp, les signatures ont abondé.
03:26Donc, il y a un rapport entre CNews et un attentat raciste absolument immonde.
03:31Ensuite, les gens qui écoutent CNews pensent qu'ils n'entendent pas ça ailleurs.
03:34On a fait la démonstration que l'attentat de Rouen, par exemple,
03:37nous sommes les seuls à en parler.
03:39Donc, ce n'est pas que je pense qu'on n'en parle pas ailleurs,
03:41c'est que je sais, et pour avoir écouté d'autres médias,
03:43on n'en parle pas ailleurs.
03:44Ensuite, la conclusion, on ne ferme pas un média,
03:47sauf à considérer que ce n'est pas un média.
03:49Tout ça est d'une perversion intellectuelle totale.
03:52Franchement, je comprends que vous avez...
03:54Moi, je ne lui en veux pas, je l'ai appelé hier,
03:56je ne lui en veux pas parce que...
03:58Ce que j'ai entendu est horrible.
03:59Mais je ne lui en veux pas parce que je sais qu'au fond,
04:02il ne pense pas à ce qu'il dise.
04:04Mais c'est encore pire !
04:06Je vous assure, il dit ça par une sorte de soumission intellectuelle.
04:10Elle parle, Adeline, de bulles cognitives nauséabondes.
04:14Vous vous rendez compte ?
04:15Elle dit que les gens qui nous écoutent sont dans une bulle cognitive nauséabonde.
04:21Elle dit également qu'elle ne pense pas,
04:24que les gens qui nous écoutent pensent ne pas entendre ça ailleurs.
04:28Ce que vous avez dit toute sa heure.
04:30Mais ils sont comme ça.
04:32Je vous assure, en plus, c'est une bonne journaliste.
04:34Moi, je n'ai rien contre elle.
04:36Ce n'est pas du journaliste, c'est de la propagande.
04:38Non, ce n'est pas la même chose.
04:40Le journalisme et la propagande, ce n'est pas la même chose.
04:41Écoutez, comme je les aime bien, je n'ai pas envie d'en dire.
04:44Ce qu'elle dit en preuve, c'est que ce qui est dit sur cette antenne conforte les gens.
04:50Elle dit, confortez les gens dans leur peur.
04:51Oui, bien sûr.
04:52C'est-à-dire que les choix éditoriaux qu'elle fait,
04:54elle les fait en fonction de ce que ça pourrait avoir comme impact sur les gens.
04:57Donc, en fait, elle dit tout.
04:58C'est-à-dire qu'elle choisit les informations à traiter,
05:00parce que certaines pourraient avoir un impact qu'elles n'ont pas envie qu'elles aient.
05:03C'est pour ça que j'ai souhaité vous faire écouter cela.
05:08Alors, on va écouter Alain Jakubowicz hier.
05:10Alain Jakubowicz qui est venu 25 fois ici, 50 fois d'ailleurs,
05:13et qui avait toute sa place autour de la table.
05:16Mais ce qu'il dit, c'est...
05:17Et il nous dit pareil, c'est une posture.
05:19Ce que vous allez entendre, c'est une posture.
05:20Il ne dit pas du tout ça quand tu es avec lui.
05:23On peut en témoigner, Éric.
05:25On peut en témoigner ensemble.
05:26Ce qu'il dit n'est pas...
05:27Mais pareil, en disant ça,
05:30il se met dans l'espace médiatique du bord, entre guillemets...
05:33C'est vous qu'on couvrira de goudron et de plume, c'est pas lui ?
05:37Oui, moi ça m'est égal.
05:38C'est sûr que c'est une perversité de venir le dire ici, en plus.
05:41Bon, écoutez ce qu'il disait hier soir.
05:43Alors, hier soir, il y avait une émission qui s'appelle C'est ce soir.
05:45C'est cela où...
05:46Non, j'ai pas regardé.
05:47Où l'émission, c'était Faut-il fermer ses news ?
05:49Donc, ils n'ont que ça à faire.
05:50De toute façon, tous les médias étaient en boucle.
05:51Que ça à faire, Faut-il fermer ses news ?
05:53Écouterons M. Jakubowicz.
05:55Je ne suis pas journaliste.
05:57Moi, je suis avocat et j'y allais de façon occasionnelle, en réalité.
06:02Il y avait sans doute un petit péché d'orgueil.
06:05Je veux bien en convenir.
06:07Seul contre tous.
06:08C'est un peu ma nature, je reconnais.
06:10L'avocat.
06:10Et c'est vrai que j'ai longtemps pensé que j'étais un contrepoint
06:17important, entre guillemets.
06:19Nécessaire, en tout cas.
06:20Et c'est le message aussi.
06:22Beaucoup de gens me disaient, tu ne peux plus continuer à y aller.
06:24Et d'autres me disaient, il faut que tu continues parce qu'il faut qu'il y ait
06:27un autre discours.
06:28Ça a été maligne.
06:29Et il est vrai qu'il est arrivé un moment où le tsunami était trop fort.
06:36Et où, effectivement, j'ai eu le sentiment d'être un peu instrumentalisé
06:40ou de m'instrumentaliser moi-même.
06:42Et j'ai pris la décision, effectivement.
06:44Parce que, contrairement à ce qui a été dit, personne ne m'a renvoyé.
06:49Mais j'ai bien compris que j'étais plus persona, j'étais persona non grata.
06:52Ça, c'est clair.
06:53Et personne ne me l'a signifié, en réalité.
06:55Mais j'ai pris cette décision parce qu'il y a un moment où il y a un inversement.
06:58Où je me suis dit, finalement, j'apporte de l'eau à leur moulin par ma seule présence
07:02et par les propos que je tiens.
07:04Cela dit, vous battrez, si je suis votre logique, pour que cette chaîne continue de vivre et d'exister.
07:09Moi, je suis d'accord, c'est beaucoup trop tard.
07:11Aujourd'hui, on en ferait des victimes.
07:14Et alors, vraiment, c'est la chose à ne pas faire.
07:17En revanche, moi, je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu.
07:20Moi, je leur ai dit, vous vous présentez comme les parangons de la liberté d'expression.
07:24Et alors, inondons-les.
07:27Quand il dit, notamment, Pascal Croc, qui soit dit entre nous, est loin d'être le pire.
07:32Honnêtement.
07:32Et de très loin.
07:33Parce qu'il a fabriqué des petits clones qui me semblent infiniment plus dangereux qu'il ne l'est lui
07:38-même.
07:39Qui se prennent tous pour des petits Pascal Croc, avec une espèce de surenchère
07:43qui met, personnellement, aujourd'hui, totalement insupportable.
07:46On n'est pas obligé d'écouter et de regarder ces news.
07:50Ce n'est pas obligé.
07:51C'est très facultatif.
07:53Donc, les gens qui y vont, c'est qu'ils ont décidé d'y aller.
07:55Mais moi, je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu.
07:58Lorsqu'ils disent, je vous invite, vous ne venez pas.
08:00Eh bien, allons-y.
08:01Et allons-y, effectivement, en nombre pour apporter la contradiction.
08:05Pour les mettre face à leur contradiction, parce qu'ils ne le relèrent pas très longtemps.
08:11Venez demain.
08:13Venez demain.
08:14Et venez, alors moi, vous m'avez épargné, si j'ose dire.
08:17Et puis, vous serez, enfin, c'est Eliott Deval.
08:19Venez demain.
08:21Vous l'avez dit à l'antenne.
08:22Venez demain.
08:23Venez demain, monsieur Jakubovic.
08:26J'attends votre réponse.
08:27Venez demain.
08:29Venez nous dire.
08:30Il n'y a pas le début d'un argument.
08:31Là encore, c'est comme Adeline.
08:33Moi, je l'aime bien, Alain Jakubovic.
08:34Et je vais vous dire, je suis naïf.
08:36Parce qu'il y a plein de gens qui me disent ça, même dans la maison.
08:40Qui me disent, mais Pascal, t'es d'une naïveté incroyable.
08:42Ces gens-là, ils veulent ta peau.
08:44Je dis, mais non.
08:45On va les entendre.
08:47Mais je vous assure, c'est des conversations que j'ai eues vraiment avec beaucoup de gens.
08:50Ils veulent ta peau.
08:51Mais non.
08:54Mais j'ai une part de naïveté.
08:55Et moi, je l'ai invité, mais 50 fois.
08:58Parce que, vraiment, je l'aime bien.
08:59En plus, il ne dit pas la même chose.
09:02Là, il n'y a pas un début d'argument.
09:03Alain Jakubovic, qu'on a entendu.
09:05Est-ce que c'est le jumeau maléfique de celui qui, sous ce même nom, intervient parfois sur le plateau
09:09?
09:09Parce que dans les conversations privées, ou même sur le plateau,
09:12il dit des choses très, très différentes de ce qu'il vient d'affirmer.
09:15Quelle place est-ce qu'il essaie de sauver ?
09:17Quelle ronde serviette il essaie de conserver ?
09:19Qu'est-ce qu'il pense gagner ?
09:20En plus, excusez-moi, mais enfin, Jakubovic, en tant que personnalité juive,
09:24il devrait quand même se poser la question de savoir où sont ses ennemis
09:28et ceux qui n'ont pas cessé de soutenir sa communauté, quand même.
09:32Là, il est en train de pactiser avec des gens qui sont foncièrement antisémites.
09:36Voilà.
09:36Qui se posent les bonnes questions, mais qui viennent se les poser sur ce plateau.
09:38Eh bien, puisqu'il dit, venez, M. Jakubovic, venez demain avec Éric Nolot,
09:45venez avec votre serviteur, venez avec peut-être Gauthier Le Bret, auquel vous pensiez,
09:50qui seraient plus dangereux.
09:51Je ne sais même pas ce que ça veut dire.
09:52On serait des gens dangereux parce qu'on témoigne de la réalité.
09:55En fait, mais ces gens ont perdu le sens commun.
09:58Ils ont perdu le sens commun.
10:00Ils sont...
10:00Ah non, non, ils ont perdu le sens commun.
10:02Ils n'ont pas perdu le sens commun, c'est simple.
10:03C'est la réponse au rapport à l'oncle, tout ça.
10:06Le rapport à l'oncle a pointé quand même le manque de diversité,
10:09le parti pris du service public, tout ça, ils disent...
10:13Il y a un rapport à l'oncle sur l'audiovisuel public
10:15et la conclusion, c'est qu'il faut fermer ces news.
10:18Bon, écoutons, alors, qu'est-ce que je peux vous montrer ?
10:22Le débat honteux.
10:23Il y a un rapport à l'oncle sur l'oncle sur l'oncle sur l'oncle sur l'oncle
10:24sur l'oncle.