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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur la violente agression subie par des jeunes catholiques lors de la foire de Rouen.

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Transcription
00:00Le sujet de Rouen me passionne, vraiment, pourquoi ?
00:05Et je le répète, le maire de Rouen, le maire de Rouen a écrit
00:10« Personne ne reprend ce que le maire de Rouen, socialiste en plus, plutôt socialiste, rouge... »
00:18Non, il est plutôt OPS ligne...
00:20Bah, il était Olivier Faure !
00:21Non, non, il était con, non, il était...
00:23Il s'est présenté contre lui pour être premier secrétaire.
00:25D'accord, pardonnez-moi.
00:26Il est plus centriste qu'Olivier Faure.
00:29Il est de gauche.
00:30Bon, il est de gauche, mais lui-même, écoutez, sa lettre, elle est extraordinaire.
00:35« Je souhaite porter à votre connaissance des faits de violence particulièrement graves. »
00:39C'est le maire de Rouen qui écrit au procureur survenu dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre.
00:45Aux alentours de 23h30, trois jeunes hommes auraient été violemment pris à partie
00:49par un groupe d'une dizaine à une vingtaine d'individus.
00:52Les victimes font état de coups répétés et ont occasionné des blessures,
00:55notamment au visage nécessitant l'intervention des secours.
00:58Selon les déclarations recueillies par nos agents de la police municipale,
01:02ces violences pourraient avoir été motivées par des chants religieux
01:04entonnés par leurs victimes et leurs amis.
01:06C'est les policiers municipaux qui ont témoigné.
01:10Je tiens à condamner avec la plus grande fermeté.
01:12Eh bien, malgré ça, j'ai cité deux médias, mais je ne veux pas...
01:17Ce n'est pas du tout contre ces médias, parce que je les connais et je ne veux pas dire
01:21qu'ils ont...
01:22C'est un système.
01:24C'est un système.
01:25Ils sont comme ça.
01:26Pourquoi vous connaissez la question ?
01:28Mais parce que j'ai travaillé dans ces rédactions, et je sais qu'ils n'ont pas, comment dire,
01:33il n'y a pas une volonté sans doute de masquer ou de cacher, paradoxalement, qu'ils le font.
01:38Et bien sûr que si...
01:39C'est paradoxal, je suis d'accord.
01:40Ben, excusez-moi, ce matin, j'écoute sur une radio publique la présentation de l'agresseuse de Nice.
01:45On la présente comme une mère de famille qui regrette ses actes et qui...
01:49Bon, écoutez, il n'est jamais question d'OQTF, il n'est jamais question de fichiers S.
01:53Elle est soupçonnée de radicalisation.
01:54Non, elle a été fichier S jusqu'en...
01:56Non, mais il y a un problème des médias.
01:56C'est pas volontaire ? Vous croyez que c'est pas volontaire ?
01:58Alors, sur France Inter, oui.
02:00Alors, voyez le sujet, parce que tout le monde ne connaît pas cela.
02:02Mais comme on est quand même attaqué, attaqué, attaqué, et que les gens veulent nous fermer,
02:07et qu'effectivement tout le monde parle de nous,
02:10ça c'est un fait tangible, je ne l'invente pas.
02:14Je veux dire, les gens disent un style à haine, c'est news,
02:17j'invente pas ce que je rapporte ce matin, c'est pas rien quand même.
02:21Il n'y a pas un permis de tuer les catholiques en France, que je sache.
02:25Où sont les journalistes ?
02:27Alors, voyez le sujet d'Alexis Prince.
02:31C'était une soirée vouée à être heureuse,
02:33celle d'un groupe de 14 amis, à peine sortis d'un dîner d'anniversaire,
02:37qui se mettent en route pour la foire Saint-Roma à Rouen.
02:39Ils manifestent leur joie en entonnant des chants catholiques dans les rues,
02:42lorsqu'un groupe d'individus vêtus de noir les agresse.
02:45D'abord les insultes, racistes pour certaines, avant de porter les coups.
02:50Tanguy fait partie des victimes.
02:51Il y a un cri qui vient être un tournant dans cette soirée, qui se passait magnifiquement.
02:56Il y a les fachos, alors que nous, vraiment, on était seulement dans la joie.
03:00La violence ne fait partie de la vie d'aucune des personnes qui étaient là.
03:04Alors je cherche l'unité, je cherche le dialogue,
03:06et puis je vois malheureusement qu'il est impossible, en tout cas cette fois.
03:10Et je reçois des coups, je finis par terre, j'ai boité trois jours,
03:15j'ai eu mal dans plusieurs parties de la tête.
03:16Le parquet de Rouen évoque une quinzaine d'agresseurs.
03:20Tanguy, lui, pense en avoir vu une soixantaine,
03:22reconnaissant lui-même que son souvenir a pu être brouillé par la violence d'un choc
03:26qui a changé son rapport au monde.
03:28Malheureusement, je constate qu'être pacifique ne suffit pas pour vivre en paix, maintenant.
03:34Et ça, je vois ça comme un tournant.
03:36J'ai aussi découvert ce que c'est d'avoir quelqu'un qui vous regarde dans les yeux
03:39avec l'envie de vous tuer.
03:40Ça aussi, c'est une découverte.
03:42Quatre victimes qui ont été examinées à l'hôpital
03:44ont porté plainte pour violences à raison de la race, de l'ethnie ou de la religion.
03:48L'enquête a été confiée à la division de la criminalité territoriale
03:51qui s'attelle notamment à analyser les images de vidéoprotection du secteur.
03:55Qui donne la parole à ces gens-là en France ?
03:58Mais qui sauf ces news et Européens ?
04:00Alors écoutez, Pierre-Alexis, on était hier avec lui sur l'antenne d'Europe 1,
04:04il est resté pendant une heure avec nous.
04:06Il ne témoigne que sur que chez nous.
04:08Enfin, c'est invraisemblable quand même.
04:10Je vous assure, c'est ce qui se passe en France avec les médias est invraisemblable.
04:15Écoutez Pierre-Alexis.
04:17Donc il n'y a même pas eu ce moment de face-à-face et de provocation et de conflit.
04:22Et donc on marche en chantant, on entend d'un coup à notre gauche,
04:25on ne voit pas vraiment d'où ça vient, facho, facho, il y a des fachos.
04:28Et là, tout le monde se tait.
04:29Parce que nous, on n'avait pas envie d'aller au conflit.
04:31Vraiment, c'était absolument pas l'ambition.
04:33Et on commence à recevoir des projectiles, notamment des cailloux.
04:37Et là, il y a un mouvement de foule très impressionnant.
04:40Et il y a plusieurs dizaines de personnes.
04:41C'est compliqué de savoir combien ils étaient, entre 30 et 50 grosso modo.
04:45Et qui nous foncent dessus.
04:47Et on a chacun fait face à plusieurs personnes, 3, 4, pour certains 6.
04:53On a notamment été attaqués par derrière.
04:56J'ai deux amis qui ont fini au sol.
04:58Il y en a un qui était inconscient, en train de se faire lyncher à coups de pied au sol.
05:02Le visage tuméfié, en sang.
05:04Donc ces gens-là étaient prêts à attaquer littéralement un homme à moitié mort par terre, inconscient, assis.
05:10Donc vraiment absence d'honneur, à ce moment-là, il faut quand même le dire.
05:13Et les autres se prenaient des coups de pied.
05:15On s'est tous pris des points.
05:18Et la plupart avaient le visage tuméfié.
05:20Plusieurs les habits déchiraient.
05:21Ils étaient en sang, oui.
05:22Ça a duré combien de temps ?
05:24Ça a duré... C'était très rapide.
05:25C'était vraiment très rapide.
05:27Je pense qu'en 1 minute 30, 2 minutes, tout était joué.
05:30Et ils se sont dispersés très rapidement.
05:32Ils ont été très efficaces, très rapides, très précis même, je dirais, dans leur coup.
05:36Et ils sont partis.
05:37Notamment parce que la police était juste à côté et on les a appelés.
05:39Et la police est arrivée très rapidement.
05:42C'est révoltant, je vous assure.
05:43Cette agression, c'est le véritable visage du fascisme en France.
05:47Il y a des fascistes en France qui sont des fascistes de gauche.
05:50Le fascisme est passé de droite à gauche.
05:52Et c'est toujours le même match entre la réalité et le déni de réalité.
05:56Oui, le racisme anti-blanc existe.
05:58Oui, la catophobie existe.
06:00Et c'est criminel.
06:01Voilà.
06:02On marche.

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