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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella sans apporter aucune preuve.
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00:00Mais juste un mot sur cette société médiatique que je trouve complètement folle, je ne peux pas vous dire autre
00:03chose.
00:04C'est-à-dire que vous avez un site d'information qui a une certaine crédibilité, disons-le quand même,
00:10Mediapart, même s'ils ont parfois été condamnés pour diffamation, mais il y a quand même une certaine crédibilité,
00:15qui sort des informations parfaitement infamantes et qui peuvent avoir des conséquences pour notre vie politique à tous.
00:22Bon, ça concerne le parti qui est donné comme gagnant à l'élection présidentielle.
00:29Bon, ces accusations ne sont pas prouvées jusqu'à présent.
00:34Personne dans l'espace médiatique se retourne vers Mediapart en disant ce que j'ai dit là.
00:38Mais prouvez-le ! Prouvez-le, dites-le nous, parce que c'est très important.
00:43Donc j'entends, je regardais hier soir, je zappais, il y avait des débats absolument partout, parlant de ça, mais
00:48il n'y a pas de preuve.
00:49Mais quelle est cette société médiatique ? Comment ça se passe ?
00:53Il n'y a personne qui dit à Mediapart, mais vous les portez, vous le dites maintenant.
00:58Maintenant, vous le dites.
01:01Mathias Leblanc, moi je suis effrayé de notre société, mais, comment dire, tous azimuts, hein ?
01:06Il n'y a pas que les journalistes, les politiques, tout devient fou dans ce pays.
01:11Gérard Carrérou est là, quand le Washington Post a sorti des affaires contre Nixon, il y avait des faits.
01:17Il y avait des faits.
01:18Donc quelle est cette société médiatique qui dit, monsieur est antisémite, pourquoi pas ?
01:24Pourquoi pas ? Et si ça existe, attention, s'il y a des enregistrements, s'il y a des mails,
01:28monsieur Bardella, c'est par ici la sortie, hein ?
01:31C'est très clair, hein ?
01:33Très clair.
01:34Mais s'il n'y a pas...
01:35Alors on parle dans le vide, tout le monde parle dans le vide,
01:38et ça a l'air de choquer personne, que tout le monde parle dans le vide.
01:41Bah tant mieux, parlons dans le vide.
01:42Mathias Leboeuf ?
01:44Sur le fond, je suis relativement d'accord avec vous.
01:47Relativement ?
01:48Non, non, non, mais parce que...
01:49C'est même le relativement qui peut m'étonner.
01:52Je vais vous dire pourquoi, parce que déjà, c'est le droit de Mediapart de, comment dire, de...
01:59De feuilletonner.
02:00De feuilletonner.
02:02Mais je parle de mes confrères.
02:04Je parle pas de Mediapart, je parle que mes confrères devraient demander à Mediapart de produire.
02:09C'est ça mon sujet.
02:10Mediapart fait ce qu'il veut.
02:11Non, mais tout à fait.
02:12Et Mediapart fait ce qu'il veut, mais après, je suis d'accord avec vous sur le fait que Mediapart
02:18a un devoir,
02:19je vais pas dire moral, mais éthique, de produire les preuves pour ne pas salir ou diffamer
02:25quelqu'un qui, pour l'instant, est supposé être innocent.
02:29Alors je pense que seule la justice peut obliger Mediapart à produire, effectivement, les pièces et les preuves,
02:36mais, encore une fois, Mediapart devrait, et à mon avis, c'est ce qu'il va faire.
02:41C'est ce que va faire Mediapart.
02:42J'entends bien, mais vous n'êtes pas étonné que les confrères de Dispoir, hier soir, j'ai écouté une
02:46émission, je ne vais pas les citer,
02:48pendant une heure, il y avait Jean-Philippe Tanguy qui était là, qui répondait à des questions...
02:53En fait, on parle dans le vide.
02:54– On est bien d'accord, on parle dans le vide, on est dans le bruit et...
02:59– Donc je trouve ça... Ce monde ne cesse de m'étonner.
03:04Mais vous imaginez si c'était des accusations sur un autre parti, sur d'autres personnes ?
03:10Je vous dis, moi je vais accuser, un matin, je vais dire machin, il a reçu 10 millions d'euros
03:14en valise pour je ne sais quoi.
03:16Mais je n'ai pas de preuves.
03:16– Et moi je dirais, je vous crois, je vous crois, je vous crois.
03:19– D'abord, vous l'avez dit, on le répète,
03:23les propos qui sont attribués à Jordan de Bardella, c'est gravissime.
03:26– Gravissime !
03:27– Ça relève de l'antisémitisme le plus abject, le plus chimiquement pur,
03:31et même presque caricatural, avec en plus des gens qui sont nommés.
03:34– Mais sa carrière politique s'arrête très clairement.
03:36Si les propos sont avérés, sa carrière politique s'arrête.
03:39– D'autant qu'il aurait menti, d'autant qu'il aurait menti en plus de l'antisémitisme.
03:42– Et d'autant qu'il aurait menti.
03:43– Mais moi je suis quand même très étonné, j'entends Mme Brun-Pivet ce matin,
03:47présidente de l'Assemblée nationale, en faire des tonnes sur l'antisémitisme
03:51supposées de M. Bardella, alors que la France insoumise a fait sur son nom,
03:56sur des jeux de mots douteux autour des camps, elle s'en est pris à elle.
04:01Mais l'antisémitisme avéré, je rappelle que la justice autorise maintenant
04:06qu'on qualifie LFI de partis passionnément antisémites,
04:10l'antisémitisme réel, l'antisémitisme réel est apparemment moins important
04:15pour la sphère médiatique que l'antisémitisme supposé.
04:18Il y a quelque chose qui ne va pas, il y a quelque chose qui ne va pas.
04:20– Bon Gérard Carreau qui est un pourrait le plus ancien parmi nous,
04:25qui peut être un juge de paix sur la déontologie journalistique.
04:29– Je ne suis pas un juge de paix mais je reprendrai simplement pendant deux secondes
04:32l'exemple que vous avez pris.
04:33Moi j'ai couvert pour Europe 1 l'affaire du Watergate
04:37qui a abouti à la démission de Nixon.
04:39L'enquête a été passionnante mais il n'y a jamais eu de la part de nos confrères américains
04:45qui ont lancé l'affaire et qui l'ont suivi pendant des semaines et des mois.
04:50Il n'y a jamais eu d'accusation sans preuve.
04:52Il n'y a jamais eu d'une déclaration qui n'a été sourcée
04:56et qui n'a été confirmée par une preuve.
04:58C'est ça qui amène, on a créé là l'investigation dite à l'américaine.
05:04Là, dans notre affaire, alors on voit bien que notre pays ne tourne pas rond
05:07et qu'il est même cul par-dessus tête.
05:09Parce qu'on a une accusation gravissime, on est tous d'accord autour de la table
05:14pour dire qu'elle est gravissime et que si elle était démontrée ou prouvée,
05:18il faudrait qu'elle ait des conséquences immédiates et importantes.
05:21Mais la presse fait comme si elle avait, enfin la presse,
05:25la plus grande partie de la presse, sauf quelques médias que je peux identifier.
05:30Il y en a une petite demi-douzaine dont font partie malheureusement,
05:33parce qu'ils sont seuls, les médias du groupe auquel nous parlons,
05:38auquel nous appartenons.
05:40Mais ce qui est incroyable, c'est que tout le monde,
05:44tout le reste de la presse, chaîne d'info incluse dans cette démonstration,
05:51toute la presse fait comme si elle avait les preuves.
05:54Et elle commence à expliquer le pourquoi du comportement prêté,
06:00en l'occurrence, à M. Bardella dans sa jeunesse.
06:04Mais c'est invraisemblable.
06:06On est chez les fous.
06:07J'écoutais Jean-Philippe Teronghi, d'ailleurs,
06:09que je trouvais plutôt excellent dans ses réponses,
06:13et on lui disait, mais et s'il a dit ça ?
06:15C'est idiot comme question.
06:17Qu'est-ce que vous feriez ?
06:18Et s'il a dit ça ?
06:20Et s'il a braqué une banque, qu'est-ce que vous feriez ?
06:24C'est idiot.
06:25C'est idiot.
06:26Et si ?
06:27Moi, je peux interroger les hommes politiques.
06:30Et si Jean-Philippe Teronghi braque une banque,
06:32qu'est-ce que vous diriez ?
06:33Je dirais que c'est pas bien.
06:35C'est complètement idiot.
06:36Ça m'étonne un peu que vous soyez étonné.
06:38La présomption de culpabilité sur le Rassemblement National est permanente.
06:41C'est un monde, mais on va tous terminer dans un asie psychiatrique.
06:45Alors, on y a déjà.
06:46Je n'espère pas.
06:47On va tous.
06:47Je trouve ça formidable.
06:48Non, mais il y a autre chose que je voudrais souligner.
06:50Fabrice Arfi a annoncé ce matin que Mediapart publierait le reste des preuves en temps voulu.
06:55En disant qu'ils avaient des preuves.
06:56Pour l'instant, Jordan Bardella dénonce des faux.
06:58Je voudrais juste souligner quelque chose.
07:00Là, on parle de la classe politique qui a donc cette présomption...
07:02La classe médiatique qui a la présomption de culpabilité sur Jordan Bardella.
07:06Je pense paradoxalement que pour l'instant, ça ne touche absolument pas les électeurs du Rassemblement National.
07:12Pour les électeurs du Rassemblement National, Mediapart est un journal militant d'extrême gauche.
07:17Et tant qu'ils n'auront pas des preuves, et des preuves bien affirmées, je pense qu'ils ne prendront
07:21pas en défaut leur président.
07:22Alors, Mme Le Pen a dit qu'elle porterait un Kevlar et elle a dit à Mediapart qu'il porte
07:27aussi un Kevlar.
07:29C'est tout juste si elle n'avait pas attaqué tous les journalistes...
07:32Voilà, les journalistes...
07:34Regardez, le fascisme est en marche !
07:37Pardonnez-moi, mais c'est un peu...
07:38Vous qui dénoncez en permanence les cibles qu'on colle dans le dos aux journalistes...
07:42Écoute, vous êtes sérieux...
07:45Vous avez vu comment c'est dit...
07:46Mais vous êtes sérieux, Mathias...
07:49Mais il n'y a pas une personne...
07:50Mais c'est dit dans un certain...
07:51Moi, je suis extrêmement choqué par ces propos-là.
07:54Qu'un responsable politique dise à des journalistes...
07:57Attention, les petits gars, portez des costumes en Kevlar parce qu'il va y avoir un retour de bâton...
08:02Je trouve ça incroyable !
08:03Mathias, ça montre votre déconnexion, tout simplement, avec le public.
08:07Il n'y a pas une personne qui pense comme vous.
08:09Mais c'est la petite casse médiatique qui prend une phrase.
08:13Parce que c'est dans un certain climat.
08:16Mais je vous assure...
08:18Mon problème, ce n'est pas de me ranger avec la meute ou avec n'importe quelle meute ou n
08:21'importe quel goût.
08:21Les personnes ne pensent comme vous.
08:23Mais peu importe !
08:24Ce n'est pas grave !
08:25Mais vous pensez que Mme Le Pen va attaquer Mediapart et va vouloir cibler Mediapart et leur mettre...
08:31Quand vous dites à un journaliste...
08:33N'importe quel chef de parti dirait à un journaliste
08:36« Attention, mettez un costume en Kevlar parce qu'en gros, ça va saigner ! »
08:41Si ce n'est pas mettre une cible dans le dos, ça, qu'est-ce que c'est ?
08:44À le propos de cible dans le dos, ça, c'est une expression qui aura bien marché.
08:47Cible dans le dos.
08:48Vous savez, moi, j'en ai partout, des cibles dans le dos.
08:50Je ne sais pas, mais ce n'est pas moi qui l'utilise en général.
08:53Non, mais en fait, toutes ces affaires-là,
08:57et c'est toute la déconnexion qu'a le public avec le Rassemblement national
09:01et la vie politique en général depuis 40 ans,
09:04tout ça, d'une certaine manière, est contre-productif.
09:06Mais écoutez ce que disaient hier M. Bardella et Mme Le Pen.
09:11Nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en Kevlar parce que là, c'est du lourd, là, qu
09:19'il tombe.
09:20J'avoue que la manipulation est légère comme un congrès de charcuterie.
09:26Mais il y a quand même quelque chose qu'ils doivent savoir, c'est qu'on ne va pas se
09:31laisser faire.
09:33Nous n'allons pas nous laisser faire.
09:35Vous avez aussi pu noter qu'il va falloir sortir les casques lourds
09:39parce que la campagne sera longue,
09:43parce que nous allons être attaqués, non pas seulement par nos opposants,
09:47mais parce que le mouvement que nous représentons dérange
09:49et que face à la perspective de voir le Rassemblement national l'emporter,
09:55non seulement nos adversaires semblent obsédés par le Rassemblement national,
09:59mais nous sentons depuis, nous, depuis plusieurs jours,
10:04et je dirais de manière visible par le grand public depuis plusieurs heures,
10:08les prémices d'une guerre totale,
10:11de tentatives de déstabilisation de la campagne présidentielle
10:16qui vont, je vous l'annonce, nous cibler un à un.
10:18– Je cite souvent Libération, non pour son audience,
10:22parce que Libération, son audience est modeste,
10:24mais parce que c'est révélateur de ce que pense la presse française.
10:27Tous les journalistes sont, quoi, la plupart des journalistes
10:31sont alignés au fond sur la pensée de Libération,
10:33en tout cas, j'ai pu le mesurer.
10:35Bardella et l'antisémitisme, ce n'est pas un détail,
10:38c'est la lune de Libé aujourd'hui.
10:39Je lis des gens qui sont journalistes, comme moi,
10:42a priori, qui me donnent des leçons.
10:44Voilà ce qu'ils écrivent.
10:45Les révélations de Mediapart sur d'anciens propos antisémites
10:49du président du RN démentent le récit
10:51sur la dédiabolisation du parti et relance la guerre des clans.
10:54Est-ce que ça, c'est journalistique ?
10:56Sérieusement.
10:57Je vous pose la question, Mathias Leboeuf,
10:58est-ce que ces gens qui donnent des leçons,
11:01est-ce que vous trouvez que ça répond
11:05aux critères déontologiques de la profession ?
11:07Oui ou non ?
11:08– Je ne peux pas vous...
11:09Je n'ai pas lu le papier...
11:10– Non, mais moi, je vous lis simplement ça.
11:11Les révélations...
11:12Ce n'est pas des révélations.
11:14Ce n'est pas des révélations.
11:15Ce n'est pas des révélations.
11:16C'est comme si je dis,
11:17Mathias Leboeuf a détourné 10 millions d'euros.
11:20Ce n'est pas une révélation.
11:21– Pour l'instant, on les affirme.
11:22– Ce n'est pas une révélation.
11:22– Ce n'est pas une révélation.
11:23Donc les mots ont un sens.
11:24Donc moi, ce qui m'intéresse dans l'Ibée,
11:27c'est tout simplement qu'ils sont représentatifs
11:29de la presse française.
11:31Quand ils parlent de nous,
11:32je sais comment ils parlent de nous.
11:33Je sais comment ils parlent de moi.
11:34Je sais comment ils travaillent.
11:36J'ai parlé de Mediapart hier.
11:37Ils m'ont inventé des relations
11:39avec le milieu corse.
11:41– Oui, même vous, ça vous fait sourire.
11:44Il y avait un papier de Fabrice Harfi
11:45qui n'est pas n'importe qui quand même
11:47dans Mediapart,
11:49qui est la tête de pont,
11:50qui a fait un papier sur le milieu corse.
11:52Ma part d'ombre avec le milieu corse.
11:55Je veux dire, même vous, ça vous fait marrer.
11:58Mais quand vous avez un papier comme ça,
12:00qui vous arrive ?
12:01Je veux dire, vous êtes quand même surpris.
12:03Parce que je suis allé trois fois en Corse,
12:06déjeuner ou dîner.
12:07– Il n'y a rien de va dans cette histoire.
12:08Au minimum, il faudrait un conditionnel.
12:10Au minimum.
12:12– Ils font aveuglément confiance à Mediapart.
12:14– Bien sûr, mais c'est un problème.
12:15– Mais moi j'attends,
12:16peut-être qu'ils vont donner des produits.
12:17– Non mais c'est possible.
12:18– C'est très possible.
12:19– C'est une histoire de cible aussi.
12:20– Voilà.
12:20– Toute la journée,
12:21toutes les personnes autour de cette table
12:23et au-delà,
12:23tous ceux qui sont sur les plateaux de ces news
12:25sont visés,
12:26sont traités de fascistes, de nazis.
12:28Comment on traite un fasciste et un nazi ?
12:30C'est quoi le message ?
12:31Et pour une fois, pour un mot de Marine Le Pen,
12:33là, tout d'un coup, elle…
12:34– Alors, je vais vous dire le…
12:34– C'est pas un mot.
12:35– Attendez, je vais vous citer la phrase.
12:36– Mais si, je suis très fasciste et nazi
12:37à l'ombre de journaux.
12:38– Je vais vous citer la phrase.
12:39– Je trouve ça ridicule.
12:40– Je vous cite simplement la phrase de Mme Le Pen.
12:42Vous me dites ce que vous en pensez.
12:43Le vrai visage de ce média,
12:45elle parle de, comment dire, Mediapart,
12:47le vrai visage de ceux qui le conçoivent,
12:50les vrais objectifs qui sont les leurs
12:51et qui n'ont rien à voir
12:52avec un objectif journalistique,
12:53les violations déontologiques
12:55qui sont les leurs.
12:56Maintenant, c'est à Mediapart,
12:57je crois qu'il va falloir donc dire
12:59d'enfiler son costard en Kevlar
13:02parce qu'il y aura évidemment
13:03une réponse à la manière
13:03dont il se comporte.
13:05– Pardonnez-moi,
13:06mais quand on est…
13:07– Vous trouvez que c'est par exemple…
13:08– Quand on est candidat à la présidentielle,
13:11moi j'y vois une menace
13:12et une menace contre les journalistes.
13:15On peut ne pas aimer Mediapart,
13:17on peut critiquer Mediapart,
13:18on peut avoir des doutes
13:20sur les méthodes de Mediapart,
13:22mais on ne menace pas des journalistes.
13:24– Mais vous pouvez trouver
13:24la formule mal à la droite,
13:26mais c'est seulement une personne.
13:27– Vous trouvez que c'est une menace
13:29des journalistes de dire ça ?
13:30Bon, écoutez, c'est pour ça
13:32qu'on parle d'ailleurs,
13:33c'est parce que les uns et les autres…
13:34– Pascal Pro, si je vous dis,
13:35attention Pascal Pro,
13:37mettez un costume en Kevlar
13:38parce que vous allez voir…
13:39– Si vous le dites comme ça, oui.
13:40– Si vous dites,
13:42on a dû sortir les casques lourds,
13:43on est dans une guerre totale,
13:45nous avons pu enfiler nos costumes
13:46en Kevlar,
13:46c'est juste une métaphore
13:47que vous pouvez juger mal à droite.
13:48– Le blocage, le blocage,
13:50et je disais…
13:51– Sous-titrage Société Radio-Canada –