Le candidat à la présidentielle et patron des LR était l'invité de "Vous Président" ce mardi 3 novembre au soir sur BFMTV. Du pouvoir d'achat à la colère lycéenne, en passant par la revalorisation du travail, Bruno Retailleau a défendu son programme.
Pouvoir d'achat, immigration, primaire, colère sociale… Pendant trois heures, Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle s'est prêté, ce mardi 3 novembre, au nouveau format "Vous Président" de BFMTV, en partenariat avec Libération. L'occasion pour l'ancien Premier ministre de dérouler son programme présidentiel et de marquer ses différences avec d'autres candidats proches de son camp, notamment Gabriel Attal et Édouard Philippe.
• Bruno Retailleau affirme qu'il faudra "sans doute une primaire" au début de l'année
Le candidat LR, qui se dit n'avoir "jamais été opposé à la primaire" de la droite et du centre, a proposé l'organisation de "trois débats" "d'ici Noël" avec Gabriel Attal, Édouard Philippe et David Lisnard. Ils porteront sur "le pouvoir d'achat, sur l’écologie et peut-être un autre sur le régalien".
• Un Premier ministre qui ne sera ni du RN, ni Éric Zemmour
Interrogé sur son futur Premier ministre, le patron des LR l'a assuré: ce ne sera pas Jordan Bardella. "Je choisirai un Premier ministre qui ne sera pas du RN", a-t-il martelé, décrivant vouloir "une équipe resserrée". Ce Premier ministre ne sera pas non plus Éric Zemmour, un "idéologue, selon le candidat LR. "Je n'ai pas les mêmes convictions" que lui, a-t-il assuré.
• Édouard Philippe n'est "pas raciste"
Le candidat des LR est revenu sur les propos de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui a affirmé que de nombreux Français issus de l'immigration s'étaient rendus coupables de pillages lors du 17 octobre."Dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait, de fait, un certain nombre, et un nombre important, de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l'immigration. Ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder les yeux dans les yeux", a expliqué le maire du Havre sur TF1.
"Mais évidemment que non", les propos d'Édouard Philippe ne sont pas racistes, l'a défendu Bruno Retailleau, "ce sont des faits".
• Les lycées bloqués, "ce n'est pas acceptable"
Si Bruno Retailleau était président, il ordonnerait de faire "débloquer" les lycées bloqués. "Ça n'est pas acceptable, la minorité ne peut pas bloquer la majorité", a-t-il estimé, assurant vouloir "rétablir l'ordre républicain pour que celles et ceux qui veulent apprendre parce qu'ils préparent leur avenir, puissent le faire dans des conditions de tranquillité".
Interrogé sur le maintien de l'ordre lors des mobilisations lycéennes, l'ex-Premier ministre a martelé que les forces de l'ordre font preuve de "retenue". "Ils se sont insulter, on leur lance des pavés, des barres de fer. Il y a un moment donné où il faut aller chercher les individus, aller au contact", a-t-il souligné, ajoutant qu'"un policier et un gendarme, ce n’est pas un animateur social-culturel".
• Mao Zedong, un "dictateur" "responsable de la mort de dizaines de millions de personnes"
Alors que Kylian Mbappé est dans la tourmente depuis qu'il a qualifié l'ancien dirigeant chinois Mao Zedong de "dictateur", Bruno Retailleau a donné raison au footballeur. "Il a été responsable de la mort de dizaines de millions de personnes", a insisté le candidat LR.
• "Je n'ai aucune leçon de morale à recevoir de M. de Villepin"
Après l'attentat raciste de Trappes, Dominique de Villepin a interpellé Bruno Retailleau sur X, notamment sur le "climat" que ce dernier aurait instauré. L'ex-ministre a également mis en cause la position du candidat LR sur le voile.
"Un homme d'État protège toutes les Françaises, voilées ou non. Un homme d'État nomme l'islamisme sans jeter le soupçon sur l'islam. Un homme d'État, ça s'empêche", avait-il écrit.
• Une loi travail pour "redonner au travail sa rémunération"
"Il faut travailler un peu pour gagner beaucoup plus", a exhorté le candidat de la droite. Bruno Retailleau veut supprimer les cotisations patronales et salariales à partir de la première heure supplémentaire. L'ancien ministre de l'Intérieur a également fermé la porte à toute augmentation du SMIC.
S'il est élu, lors de ses 100 premiers jours à l'Élysée, il portera une "loi travail qui va redonner au travail sa rémunération". Il veut également supprimer les 35 heures.
🟦 *Accédez à la première chaîne d'information de France sur une seule application* ► https://l.bfmtv.com/uNvw
🔔 *Abonnez-vous pour ne rien rater de BFMTV* ► https://www.youtube.com/@BFMTV?sub_confirmation=1
#Racisme #Retailleau #LR #Primaire