00:00qu'au fond, vous estimez que ce n'est pas tant leur responsabilité
00:04que celle collectivement des hommes politiques,
00:08peut-être du reste des Français,
00:10qui a accueilli ces nouveaux Français,
00:12de ne pas leur avoir donné leur chance.
00:15Moi, je le pense.
00:15Ça veut dire que la faute initiale,
00:17c'est de ne pas avoir réussi cette intégration,
00:19de ne pas leur en avoir donné même la possibilité ?
00:21Je pense que c'est une réciprocité.
00:25Quand on accueille des nouveaux venus,
00:27ça suppose, dans l'hospitalité,
00:28un effort de celui qui vient
00:30pour épouser les lois, les mœurs du pays qui l'accueille.
00:35Mais ça suppose aussi, pour le peuple qui accueille ces nouveaux venus,
00:39de se présenter avec une forme de fierté,
00:41de se présenter comme un exemple, comme un modèle.
00:44Si vous présentez la France comme un contre-modèle,
00:46comme un contre-exemple,
00:47mais vous n'avez absolument aucune chance
00:49de les attirer dans votre destin,
00:52y compris ceux qui sont bien sûr français.
00:53Donc ils se sont sentés rejetés, peut-être ?
00:56Mais peut-être, en tout cas,
00:57ils ont, pour un certain nombre d'entre eux,
01:00et Dieu sait s'il y a eu des études là-dessus,
01:02ils sont sur un chemin de sécession.
01:03Voilà.
01:04Et pour certains d'entre eux,
01:06quand je vois que beaucoup de symboles,
01:08comme en 2023, par exemple,
01:09les symboles républicains,
01:11les symboles de la France,
01:12avaient été pris pour cible,
01:14ça exprimait une haine française.
01:16Je crains que cette haine
01:18n'ait été nourrie,
01:20ici, sur le sol de la France,
01:22par cette idée de la repentance,
01:24par cette idée d'une culpabilité éternelle de la France.
01:29Moi, je pense, et je veux...
01:30La colonisation est un crime,
01:31c'était Emmanuel Macron.
01:33Par exemple,
01:33mais c'est au-delà d'Emmanuel Macron.
01:36Il y a cette tradition.
01:37Camus l'avait dénoncée, d'ailleurs,
01:38en disant que, voilà,
01:39rendre un pays coupable dans tous les autres,
01:42une nation, ça n'était pas bien.
01:43Mais je pense,
01:44et c'est ce que je veux porter dans mon projet,
01:46cette fierté française,
01:47vous voyez,
01:48je veux qu'on arrive à la communiquer,
01:49à notre jeunesse.
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