00:00On l'invente d'avoir à Sandra, qui nous appelle des bouches de Rhône.
00:03Oui, ce qu'a dit Sabrina, et juste en fait, on sait que dans les passages à l'acte,
00:09le passage à l'acte et une idéologie n'ont pas le même impact selon les personnes.
00:15Et une personne qui effectivement a des troubles et plus fragiles psychologiquement
00:19peut plus facilement épouser un discours et passer à l'acte.
00:23Pour plein de raisons, on y reviendra peut-être, mais effectivement, ça joue.
00:26Et d'ailleurs, on le voit dans beaucoup de...
00:28Ça veut dire que ça n'excuse pas.
00:29Et d'ailleurs, dans la loi, il est bien prévu que certains troubles psychologiques
00:33peuvent atteindre le discernement, annihiler le discernement.
00:38Et dans ce cas-là, il n'y a pas de responsabilité.
00:40Mais dans la grande majorité des cas, ce n'est pas parce qu'on a un trouble psychologique
00:43qu'on est irresponsable.
00:45Et c'est sans doute ce qui va être un des débats dans cette affaire-là,
00:50parce que ce n'est pas parce qu'il a un trouble psychologique
00:52qu'il ne savait pas ce qu'il était en train de faire.
00:53C'était le cas de Dabia Benkiret, par exemple.
00:55Et donc, dans ce cas-là, il doit être jugé.
00:58Et il ne faut pas qu'on utilise la psychologie pour effacer le crime.
01:05Ça, c'est quelque chose qu'on a très souvent...
01:08Il ne faut pas qu'on utilise la psychologie pour éliminer un crime.
01:12Et il ne faut pas non plus éliminer un crime au nom de la psychologie.
01:17Oui, bien sûr.
01:19Et ça, c'est parce qu'on a eu souvent ce débat-là.
01:22Mais ce qui est intéressant, c'est de savoir comment justement faire la différence
01:25entre le discours qui peut lui porter à une radicalisation
01:31et celui qui peut porter au passage à l'acte.
01:34Ce n'est pas tout à fait la même chose.
01:35Merci.
01:35Merci.