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  • il y a 7 heures
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:01Europe 1, 11h-13h, Christine Kelly et vous.
00:06Il est 12h04 sur Europe 1, le principal suspect dans l'attaque terroriste qui a lieu à Trappes.
00:14Et il est en garde à vue, enfin sa garde à vue a été suspendue pour des raisons psychiatriques.
00:18Il est dans l'unité psychiatrique de la police de Paris pour 48 heures maximum.
00:23Il sera examiné par des experts, des psychiatres qui vont déterminer si sa garde à vue est compatible avec son
00:31état de santé ou pas.
00:32Il est schizophrène, sa schizophrénie a été diagnostiquée, il suit a priori un traitement.
00:39Les questions que l'on va se poser et que l'on se pose en ce moment sur Europe 1,
00:42c'est est-ce qu'il était en pleine possession de ses moyens ?
00:46On rappelle qu'il y a plusieurs associations et syndicats qui ont appelé à des rassemblements aujourd'hui en fin
00:51de journée dans plusieurs villes de France.
00:53Des villes de gauche, des villes de droite, des villes communistes, des villes écolo, des villes du rassemblement national comme
00:58Carcassonne.
00:59Appelez-nous au standard d'Europe 1 si vous pensez que l'homme était en pleine possession de ses moyens.
01:04Appelez-vous, appelez-nous au standard d'Europe 1 si vous pensez que l'idéologie, une certaine idéologie aurait armé
01:10peut-être Kevin T dans son acte.
01:13Appelez-nous au standard d'Europe 1.
01:14Un seul numéro, le 01-80-20-39-21, ce numéro est non surtaxé.
01:18Vous avez la parole avec Christine Kelly, il est 12h05, bienvenue sur Europe 1.
01:27Nous avons Sébastien qui nous appelle des Alpes-Maritimes.
01:30On a vu beaucoup d'informations sur la teneur raciste de l'acte et vous avez envie de réagir.
01:38Oui, bonjour.
01:40Moi, ce que je voyais, c'est qu'en fait, il y a quand même pas mal d'informations en
01:44tant que raciste, etc.
01:45Sauf qu'en fait, quand on voit le passé de cette personne, je ne sais pas trop où l'âge,
01:50mais il a grandi quand même à Guinancourt apparemment.
01:53Il y a même des témoignages de proches de ce monsieur qui disaient qu'il était proche, en fait, justement,
01:58d'une population différente,
02:01parce que c'était une recité plus ou moins pas très grave en soi, mais comme il a contribué au
02:07marché, etc.,
02:08parce qu'il consommait des produits stupéchants, il l'en revendait, etc.
02:11Enfin, je ne comprends pas parce que je pense qu'il était ami avec des personnes de ce type-là.
02:15Voilà, donc je ne comprends pas pourquoi on pourrait dire qu'il est raciste,
02:18ou du moins que c'est un acte raciste en soi, du fait qu'il tue des personnes de couleur.
02:24Je fais une petite parenthèse.
02:26La première, c'est qu'évidemment, c'est vrai que tout ce qu'on dit,
02:29on ne sait pas clairement, on attend évidemment que l'enquête avance.
02:33Deuxièmement, sur le fait qu'il aurait lui-même déclaré en garde à vue que ce serait un acte raciste.
02:39Je ferme la parenthèse.
02:40Ah, d'accord.
02:41Tout est à vérifier, je mets tout au conditionnel.
02:44Bien sûr, bien sûr.
02:46Et ensuite, sinon...
02:48Il m'a dit aux Eosketeurs avoir visé les Noirs et les Arabes pour venger les commerçants pillés le 17
02:52octobre.
02:52Je mets tout au conditionnel, évidemment, parce que ce sont des informations qu'il faudrait vérifier complètement après l'enquête.
03:03Oui, bien sûr, bien sûr.
03:04Et sinon, un deuxième élément aussi, c'est que du coup, les gens aussi qui se mettent à dire
03:09« Oui, on dit qu'il a un problème psychiatrique, comme par hasard, parce qu'il y a justement ce
03:14vertu raciste, etc. »
03:16Sauf que si la personne, elle était déjà reconnue et traitée,
03:19donc ça déteste complètement cet esprit de...
03:23Comme par hasard, ça tombe...
03:24Voilà, s'il était schizophrène, justement, à tester avec un traitement,
03:28toutes les personnes qui sont à chaque fois à dire « Oui, comme par hasard, on dit qu'il est
03:31schizophrène,
03:32maintenant qu'il est en garde à vue »,
03:34ça tombe complètement, parce qu'à chaque fois, on cherche à trouver des excuses sur ce côté-là.
03:40Mais là, on fait un compte qu'il était déjà traité.
03:42Donc, il n'y a pas de surprise, en fait, du fait qu'il était atteint psychiatriquement, éventuellement.
03:48Ça n'a rien à voir avec le fait que ce soit raciste et que, du coup, on veut dédouaner
03:51en disant « Ah, mais il était fou ! »
03:53Et c'est ce que dit Laurent Nunez, effectivement, qu'il soit schizophrène ou pas,
03:58ça n'enlève rien à l'acte raciste qui est tout à fait condamnable.
04:03Et vous avez raison de l'arrêter, mon cher Sébastien.
04:05– Bien sûr. Moi, ce que je n'aime pas, c'est quand on globalise toujours,
04:09à chaque fois, on fait des généralités de toute situation.
04:13Et voilà, encore plus énervant, quand on a le président, bien sûr,
04:16qui est uni sur un discours tous les autres actes racistes, quels qu'ils soient.
04:21D'ailleurs, dans notre pays, je pense qu'on est touchés quand même assez régulièrement, malheureusement.
04:25– Et puis Sébastien, restez en lien avec nous.
04:27N'oublions pas, moi, je n'oublierai jamais ce 8 juin 2023.
04:31Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais c'était Annecy.
04:33C'était l'homme qui avait donné des coups de couteau à des bébés.
04:38Tout de suite, il y a eu l'expertise psychiatrique contradictoire.
04:41On a l'affaire Sarah Halimi, on a le meurtre de Lola,
04:44on a le père Jacques Hamel, on a etc.
04:46Il y a beaucoup d'actes comme ça où on ne peut pas dire, effectivement,
04:51que souvent, le côté psychiatrique est entré immédiatement en jeu
04:58après des actes criminels violents.
05:00Et parfois, certains criminels ont été dédouanés, parfois non.
05:05Par exemple, pour Dabia Benkiré, non.
05:07Pour d'autres, oui.
05:08Pour Sarah Halimi, oui.
05:10Merci d'avoir appelé au standard d'Europe 1, mon cher Sébastien.
05:13– Merci, bonne journée à tous.
05:14– Merci, excellente journée sur Europe 1.
05:15– Brina Medjeber voulait réagir au repos de Sébastien.
05:18– Oui, bien sûr, je souscris tout à fait à ce qui était dit.
05:23En effet, il faut rester très prudent sur l'enquête,
05:26puisqu'il y a plusieurs éléments qui apparaissent.
05:28Donc, il faut vraiment rester très vétilleux sur ce que le Parc national antiterroriste
05:32nous délivre comme élément.
05:33– Excusez-moi, je vous interromps, n'oubliez pas ce que vous alliez dire,
05:36mais c'est vrai qu'il faut rester très prudent.
05:37On a vu comment certains ont un peu critiqués tout de suite islamophobes
05:42alors qu'on se rend compte que lui-même, la victime, la malheureuse victime est chrétienne.
05:47Donc, il faut vraiment rester prudent sur tout ça.
05:49– Absolument, chère Christine, et c'est précisément là-dessus
05:53que je voulais mettre, si vous voulez, un peu la plume dans la plaie,
05:56c'est-à-dire la récupération politique, ou en tout cas le traitement politique
06:00qui est fait sur ce meurtre raciste abominable qu'il faut universellement condamner.
06:07C'est que j'ai observé, mais d'une manière très véloce,
06:11comment certains hommes politiques, comment certains élus,
06:14comment certains membres d'associations,
06:16comment certaines figures politiques du néo-antiracisme
06:20sont venues malheureusement se vautrer dans l'accusation diffamatoire
06:25et les différentes accusations qui portent justement sur l'islamophobie d'une part
06:33et sur le racisme d'autre part.
06:35Moi, ce qui m'interroge, voire même ce qui me désole,
06:37c'est qu'on nous serine en permanence et à juste titre
06:41sur le pas d'amalgame, sur le prêt-à-confusion
06:45concernant certaines victimes
06:47et d'observer que certains élus, une fois de plus,
06:51certains membres d'associations, certaines associations,
06:54certaines figures, aujourd'hui,
06:56se réclament justement de cette confusion,
06:59de cet amalgame et accusent
07:01non seulement certains élus d'opposition,
07:05je pense notamment aux accusations qui ont été portées
07:09contre M. Rotaillot, à certains médias
07:11de véhiculer des paroles qui armeraient idéologiquement
07:16ce passage à l'acte criminel.
07:18Et j'observe que les mêmes, les mêmes
07:20qui hurlent justement au pas d'amalgame et à juste titre
07:24n'ont pas eu un mot, n'ont pas eu un mot
07:26sur les attentats qui ont, malheureusement, islamistes,
07:30qui ont meurtri notre pays,
07:31n'ont pas eu un mot sur les actes antisémites
07:34qui, justement, sont le passage à l'acte criminel
07:38d'un armement idéologique et sémantique
07:40par une partie de l'extrême-gauche,
07:42n'ont pas un mot pour Thomas,
07:45n'ont pas eu un mot pour Lola,
07:47n'ont pas eu un mot pour toutes les victimes,
07:49pour Louis, par exemple,
07:51qui a été tué dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance.
07:55Donc il y a cette indignation orpheline,
07:58cette indignation à géométrie variable
08:00qui, moi, me navre, qui, moi, me désole
08:02parce que les mêmes, encore une fois,
08:03qui hurlent au pas d'amalgame
08:04sont les premiers à se vautrer dans l'amalgamisme.
08:07Sabrina Medjieber, en direct sur Europe,
08:09indignation à géométrie variable, Olivier Vial.
08:12Oui, mais effectivement, on voit bien
08:14qu'il y a une volonté d'instrumentaliser,
08:16alors qu'en plus, le discours, effectivement,
08:20alors déjà, on n'est pas sur une idéologie,
08:22là, on parle de racisme,
08:23et donc quand il y a déjà un premier saut,
08:25c'est qu'une partie de la gauche et de l'extrême-gauche
08:28essaie de faire croire que le racisme
08:30serait une idéologie de droite.
08:31Ça, c'est déjà la première chose
08:32qu'il faut totalement déconstruire.
08:34Ce n'est pas une idéologie de droite,
08:35c'est quelque chose qui est malheureusement
08:37présent dans toute la société
08:39et qui n'est pas une idéologie,
08:41c'est même quelque chose
08:42qui est condamnable en tant que tel.
08:44Donc, on a cette première chose
08:46qu'il faut bien dire.
08:46La deuxième chose, c'est que, heureusement,
08:50on a une vraie différence
08:51entre la diffusion d'une idée
08:53et même du racisme
08:55et le passage à l'acte.
08:56Heureusement que tous les gens
08:57qui sont racistes en France,
08:58et ils sont malheureusement nombreux,
09:00ne passent pas à l'acte.
09:01Et en fait, ce qui est très intéressant,
09:02c'est de savoir
09:03qu'est-ce qui nous fait passer à l'acte.
09:04Alors, qu'est-ce qui nous fait passer à l'acte ?
09:05Dans un instant, on répond à cette question.
09:08Premièrement, vous dites Olivier Vial,
09:09le racisme n'est pas une idéologie de droite.
09:11Deuxièmement, il y a une différence
09:12entre la diffusion d'une idée
09:14et du passage à l'acte.
09:15Qu'est-ce qui fait passer à l'acte ?
09:16Les réseaux sociaux,
09:17les chaînes d'info,
09:19la schizophrénie ?
09:20On pose toutes les questions
09:21en direction européenne.
09:22A tout de suite.
09:22Avec vous au 01-90-20-39-21.
09:24Vous avez la parole de 11h à 13h
09:26avec Christine Kelly sur Europe 1.

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