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  • il y a 7 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:01Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03De 11h à 13h, c'est Christine Kelly et vous.
00:05On vous retrouve, Christine, avec votre invité, Laurent Marc-Angeli,
00:08président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale,
00:11et nos auditeurs, bien sûr, auditeurs d'Europe 1, qui ont la parole avec vous.
00:14Comme Jean-Claude, il nous a appelés au Standard Europe 1 au 01 80 20 39 21.
00:17Nous vous écoutons, Jean-Claude, vous nous appelez du Jura.
00:21Quel est votre état d'esprit à 48h du 24 octobre ?
00:26Oui, bonjour Christine.
00:30Oui, j'ai un avis un peu tranché sur les opérations à faire, mais il y a plusieurs choses.
00:37D'abord, effectivement, les lycéens, ils ont manifesté, ils ont des choses à demander.
00:45Il faut qu'on leur réponde et qu'on définisse un programme.
00:48Ça ne va pas se faire en huit jours, mais un programme bien établi pour leur garantir
00:52qu'on va répondre dans la mesure du possible à leur demande.
00:56Maintenant, à partir de là, les lycéens n'ont plus rien à faire dans les rues, si on leur répond.
01:02En revanche, ceux qui sont intervenus samedi après-midi pour démolir les villes françaises,
01:08il ne faut pas hésiter.
01:09Là, il faut rentrer dedans, il faut montrer la force.
01:11C'est-à-dire qu'eux emploient la force, il faut que la force soit là.
01:14Il faut rentrer dedans fortement.
01:16C'est-à-dire rentrer dedans fortement, Jean-Claude ?
01:20Écoutez, on a des policiers, on a des gendarmes, ils ont des armes non létales.
01:25Il faut taper dans le tas, il n'y a pas d'autre solution.
01:28Et si on ne le fait pas maintenant, on va le faire de manière beaucoup plus grave dans six mois,
01:34quand on aura voté, parce qu'on n'aura pas le choix entre le RN et Mélenchon.
01:41Moi, je ne veux pas voir ça, parce que je n'ai jamais voté RN,
01:45et ça m'embêterait de commencer à voter RN à ce moment-là.
01:50Mais pour en revenir à la suite, c'est-à-dire à l'élection présidentielle,
01:55si on continue à avoir 36% pour le RN, 18% pour Mélenchon,
02:00ça fait 54, il reste 46, s'il y a huit candidats,
02:03ça va leur faire entre 3 et 9% chacun.
02:05Donc ils n'ont aucune chance d'être élus.
02:07S'il n'y en a pas qu'un seul, un seul, et pas forcément un de ceux qui nous
02:13ont déjà gouvernés
02:14et qui nous ont mis dans la panade, un seul, et bien ça ne passera jamais.
02:19Et on va se retrouver confrontés à un problème RN-Mélenchon l'an prochain, au mois de mai,
02:25et ça va être la catastrophe, parce que ce sera RN qui va passer, évidemment,
02:29parce que les gens vont se rabattre là-dessus plutôt que sur le trotskiste Mélenchon.
02:34Et donc ça va être la guerre, le lendemain matin, il n'y a pas de choix.
02:39Donc il faut absolument que nos dirigeants, notre droite la plus bête du monde,
02:43s'entendent sur une candidature d'un homme d'expérience,
02:47et pas forcément un de ceux qui nous ont mis dans la panade,
02:52pour avoir un espoir d'une solution l'an prochain, au mois de mai.
02:58Jean-Claude, proposez-vous peut-être d'Edouard Philippe, puisqu'on a Laurent Marcangeli,
03:03président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale, qui est là, il vous écoute, il vous entend,
03:07je lui donne la parole, lorsque vous dites que vous n'avez jamais pensé voter à l'Assemblée Nationale,
03:11on a beaucoup d'auditeurs qui nous le disent et qui nous disent,
03:14voilà, on sera sans doute obligé de le faire, parce qu'on voit que c'est eux seuls qui ont
03:19la solution.
03:19Edouard Philippe, une solution ?
03:22Je ne suis pas sûr, Edouard Philippe a gouverné,
03:25il n'a pas su gouverner convenablement pour remettre la France debout.
03:293 000 milliards de dettes, c'est insupportable.
03:33Comment on va faire ? Il va falloir qu'on paye de toute façon.
03:35Il va bien falloir payer.
03:36C'est comme un prêt que vous faites à la banque, un prêt doit se rembourser.
03:39Ben oui, c'est écrit dans toutes les banques.
03:40Mais là aussi, on va être obligé de le faire.
03:42On va souffrir probablement, mais bon.
03:45Merci Jean-Claude d'avoir appelé au Standard Européen.
03:49Excusez-moi, je parle en vous coupant, je vous prie de bien vouloir m'excuser.
03:53Merci d'avoir appelé au Standard Européen, Jean-Claude, 84 ans,
03:56qui nous appelle du Jura, qui dit, il faut répondre aux lycéens,
03:59mais les casseurs, il faut leur rentrer dedans, il faut montrer la force.
04:04Et il dit que, voilà, je n'ai jamais voté Rassemblement National,
04:06mais là, je vais peut-être être obligé,
04:08parce que personne ne montre effectivement ses capacités à présider le pays.
04:13Laurent Marcangéli, vous êtes en direct sur Europe 1,
04:16président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale.
04:17Moi, je voudrais répondre à Jean-Claude sur, notamment,
04:21l'appréciation qu'il porte sur le candidat que je soutiens à l'élection présidentielle,
04:24à savoir Edouard Philippe, notamment sur le fait qu'il considère
04:28qu'Edouard Philippe est responsable ou co-responsable de l'endettement du pays.
04:34Il s'avère que, en 2019, nous étions bien moins endettés que nous ne le sommes aujourd'hui,
04:42que la sécurité sociale n'était pas loin d'un budget équilibré,
04:47et que c'était à l'époque où Edouard Philippe était premier ministre du pays.
04:51Peut-être qu'elle ne décharge pas, ça ne dédouane pas de ses responsabilités.
04:54Non, je suis désolé, Edouard Philippe, depuis 2020,
04:57a été limogé par le président de la République alors qu'il était chef du gouvernement.
05:01Il a eu plusieurs possibilités de revenir au gouvernement, il ne l'a pas fait,
05:04et je mets au défi quiconque, depuis cinq ans,
05:08de trouver dans les prises de parole d'Edouard Philippe
05:11une quelconque absence d'inquiétude par rapport à un certain nombre de choix qui ont été faits.
05:17Et je vous explique, les dépenses, notamment exercées depuis 2022,
05:24la préélection, la deuxième élection du président de la République,
05:27sur la politique notamment des chèques, chèques énergie, chèques carburants, etc.
05:32Regardez les archives, regardez ce que disait Edouard Philippe.
05:34Sur la préélection législative de 2022, qu'avons-nous proposé ?
05:38Nous avions proposé de faire une alliance avec les Républicains
05:42pour pouvoir avoir une majorité stable.
05:43Ça nous aurait peut-être évité le calvaire de la réforme des retraites,
05:48le débat haché sur l'asile et l'immigration.
05:50Nous n'avons pas été entendus par le président de la République.
05:52Nous avons également dit au président de la République,
05:54en tout cas Edouard Philippe l'a fait,
05:55qu'il ne fallait pas dissoudre au mois de juin 2024.
05:59Donc moi, je n'ai pas eu le sentiment d'être complètement entendu
06:03pendant les quatre dernières années,
06:05et si je ne l'ai pas été, imaginez bien,
06:07c'est qu'Edouard Philippe ne l'a pas été non plus.

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