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  • il y a 3 minutes
Avec Jérôme Dubus, Eric Revel, Brice Soccol

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##DEBATS_AVDLD-2026-11-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:06A vous de le dire, avec mes trois débatteurs du jour, Jérôme Dubu, consultant politique, ancien élu de Paris,
00:11Éric Revelle, que vous connaissez, journaliste, éditorialiste, Sud Radio, Grand Matin, Sud Radio,
00:17et Brice Socol, politologue, essayiste et co-auteur avec Frédéric Dhabi de L'Écharpe et les Tempêtes,
00:22aux éditions de l'aube. Beaucoup de sujets encore aujourd'hui, à commencer par celui-ci.
00:27Est-ce qu'il faut fermer ces news ? En tout cas, il y a une pétition qui est déposée,
00:32devinez par qui ?
00:32Un député LFI, sur le site de l'Assemblée Nationale, qui réclame de supprimer cette chaîne de l'audiovisuel public
00:40français.
00:44La pétition, quand même, elle dépassait plus de 650 000 signataires hier soir,
00:50à tel point que le bureau de la Commission des Affaires Culturelles doit examiner aujourd'hui les suites à lui
00:55donner.
00:56Alors, est-ce que vous trouvez ça normal, vous, de réclamer la disparition d'une chaîne,
01:01sous prétexte, parfois, que les opinions ne conviennent pas ?
01:04Bon, c'est évidemment pas la raison officielle donnée par les LFistes,
01:08qui, eux, pointent du doigt des manquements, des pénalités, des amendes,
01:13qu'ont eu ces news par le passé devant l'ARCOM.
01:16On précise quand même que le service public a aussi eu des amendes.
01:19Bon, ça ne les empêche pas de ne pas demander la fermeture des chaînes du service public.
01:23Éric Revelle, vous qui intervenez de temps en temps, régulièrement, d'ailleurs, même sur ces news.
01:28Je suis outré, je suis scandalisé, non pas parce que j'interviens sur ces news,
01:33mais moi, j'ai dirigé des médias comme LCI ou comme France Bleu.
01:38À l'époque, ce n'est pas si loin que ça, ma chère Stéphanie,
01:40quand on envoyait des GRI ou des journalistes sur le terrain
01:44pour couvrir des manifestations qui étaient aussi violentes,
01:47on n'avait pas besoin de les faire encadrer par des vigiles ou des agents de sécurité.
01:50Aujourd'hui, si vous ne le faites pas, quelle que soit votre chaîne,
01:53vous parlez de ces news, mais on pourrait parler aussi de BFM
01:56qui a été traité de raciste par le grand timonier Jean-Luc Mélenchon,
01:59eh bien, vous exposez vos journalistes.
02:02Vous êtes obligés de les anonymiser à l'antenne.
02:04Vous êtes obligés de faire attention aux axes caméra
02:06parce que sinon, si les black box d'extrême gauche les repèrent,
02:09ils vont leur casser la figure,
02:10comme ce qui s'est passé pour l'agent de sécurité de Régine Delfour sur ces news.
02:16Moi, je suis scandalisé, je vais vous dire.
02:19Et vous n'êtes pas le seul.
02:20Mais dans quel monde on est en train de basculer ?
02:22Ces gens qui défendent, soi-disant, la liberté d'expression.
02:26Il y a déjà une chaîne qui a fermé, c'est C8.
02:29Il y a un ciblage absolument incroyable.
02:31En mettant, accessoirement, 300 personnes au chômage.
02:33Ça, ils le disent pas, les amis et les fils.
02:35Est-ce qu'on peut défendre des points de vue politiques, économiques, sociaux différents
02:39que ce que la doxa qui a régné en maîtresse absolue pendant des décennies,
02:45qui est une doxa de gauche,
02:47est-ce qu'on peut émettre des idées différentes ?
02:49Mais vous savez, les médias, aujourd'hui, c'est incroyable aussi ce qui se passe.
02:53Moi, quand j'étais jeune journaliste,
02:56lorsqu'un média, quelle que soit sa couleur politique à l'époque,
03:00était empêchée d'entrer dans une conf publique,
03:04comme ça s'est passé à l'Assemblée nationale,
03:06où les gens de CNews ont été virés.
03:08Mais vous savez ce qui se passait ?
03:09Les jours de journalistes, par solidarité, déposaient leur micro
03:11et refusaient de couvrir la fameuse conférence.
03:15C'est plus le cas aujourd'hui.
03:17Aux Etats-Unis, quand M. Trump, puisqu'on en parlait tout à l'heure,
03:20a décidé de retirer leur accréditation à la Maison Blanche à certains médias.
03:25Vous savez ce qui s'est passé ?
03:26Les autres médias, CNN, Fox News,
03:29ont refusé de retransmettre les conférences de M. Trump.
03:36Solidarité aux Etats-Unis de ce côté-là de l'Atlantique.
03:39En France, on est en plein naufrage de la liberté d'expression.
03:43Et puis, je ne résiste pas, quand même, pour terminer mon propos,
03:46à vous citer cette phrase que je vais un peu colorer différemment,
03:50parce qu'elle est très connue.
03:51Le pasteur allemand Martin Niemöller,
03:54qui disait, après 1945,
03:56on a enfermé les socialistes,
03:58je n'ai rien dit car je n'étais pas socialiste.
04:01On a enfermé les syndicalistes,
04:02je n'ai rien dit car je n'étais pas syndicaliste.
04:05On a enfermé les juifs, je n'ai rien dit car je n'étais pas juif.
04:08Puis on est venu me chercher,
04:10mais il ne restait plus personne pour protester et me défendre.
04:13Eh bien, les médias, bien pensant, devraient se méfier.
04:16Parce que là, on met le doigt dans un engrenage furieux.
04:19Le pays des droits de l'homme est en train de perdre sa liberté d'expression.
04:22Non seulement, ils ne se méfient pas, ils ne défendent pas,
04:25mais ils jouent le jeu de cette gauche, parfois.
04:29Vous avez vu certaines interviews du matin sur des chaînes du service public.
04:34Bon, il y a eu aussi l'ARCOM qui, d'ailleurs, a pointu du doigt certains manquements,
04:39je le disais, du service public sur les questions du pluralisme.
04:43Jérôme Dubu.
04:44Il y a plusieurs choses dans cette affaire.
04:46La première chose, c'est que ceux qui, aujourd'hui, pétitionnent...
04:49D'ailleurs, il y a une contre-pétition que je vous signale et que je viens de signer ce matin
04:54pour le maintien de CNews et qui prospère aussi de son côté.
04:58Mais on ne devrait pas en arriver là.
05:01Je suis stupéfait que les gens qui pétitionnent contre CNews
05:04ont refusé pendant des années.
05:06Moi, j'y vais régulièrement.
05:07Je ne suis pas aussi souvent qu'Éric, mais j'y vais régulièrement.
05:11Non, je suis stupéfait de voir que ces gens qui pétitionnent
05:13ont abandonné les plateaux de CNews.
05:16Ils ont abandonné les plateaux de CNews.
05:17Ils sont invités.
05:18Ils ne veulent pas venir.
05:20Qu'est-ce que c'est que ce trait de caractère de refuser le débat ?
05:23Ils ne se sentent pas à l'aise ?
05:24Ils ne veulent pas débattre ?
05:25Ils veulent être entre soi ?
05:27Qu'est-ce que c'est que ça ?
05:28Moi, je ne les vois plus.
05:29À un moment, je les voyais, il y a 2-3 ans.
05:31Et tout d'un coup, on ne les voit plus parce qu'ils ont refusé de venir.
05:33Tous les gens de gauche disent
05:34« Ah non, surtout pas, on ne va pas aller sur CNews, c'était pouvantable. »
05:37Voilà, donc ils veulent à la fois la suppression de CNews,
05:40mais quand on les invite, ils ne veulent pas venir.
05:42Ils sont en pleine contradiction, ces gens-là.
05:44Et après, ils tuent au manque de pluralisme.
05:45Mais en pleine contradiction.
05:46Bonjour Jean.
05:48Bonjour.
05:48Qu'est-ce que vous en pensez, vous, de cette pétition qui demande la fermeture de CNews ?
05:54Pétition, est-ce qu'il faut le rappeler, d'un député LFI ?
05:57La même chose qu'Éric Revelle.
06:00Je ne comprends pas qu'aujourd'hui, déjà, tout le monde est dans des catégories.
06:05Et que même bientôt, on peut aussi fermer celui de la radio.
06:08Parce que comme vous n'êtes pas en adéquation avec LFI, vous n'allez pas tarder à vous faire taxer.
06:13En plus, vous avisez Éric Revelle, entre autres, comme journaliste indépendant
06:17et captant sa langue dans sa poche.
06:19Donc, forcément, je le trouve incroyable.
06:21Alors, on ne roule pour aucun parti en Sud Radio, mais on aime bien le pluralisme, c'est vrai.
06:26Mais c'est news non plus, Stéphanie, c'est news non plus.
06:29Mais non, mais là, je ne parlais pas.
06:30Mais pour quel parti ? Enfin, à laquelle c'est par les gens ?
06:33Non, on ne peut pas dire ça.
06:35Bon, allez, attendez.
06:38Moi, j'ai 67 ans.
06:40Les journalistes, un journaliste, d'abord, il est solidaire.
06:43Il ne doit pas accepter qu'un autre journaliste n'aime s'il n'est pas de ses convictions x,
06:47y.
06:48C'est-à-dire, un journaliste, à une époque du Figaro, se serait battu contre un journaliste d'humanité.
06:54Vous avez parfaitement raison.
06:55Et vous trouvez qu'on ne le fait pas aujourd'hui, Jean ?
06:57Ah non, ah non, c'est fini. Là, je ne sais pas comment on va finir aux élections présidentielles, mais
07:02ça devient épouvantable.
07:03Là, c'est du... Je ne comprends pas. Vraiment, excusez-moi, ça me fout en colère.
07:08Je ne comprends pas que le monde journalistique ne fasse pas bloc derrière ce genre d'attitude.
07:15C'est insupportable. Totalement insupportable.
07:17Tout le monde a le droit de s'exprimer.
07:18Il n'y a aucun propos raciste, ni sur CNews, ni sur Sud Radio, ni sur BFM, ni sur L.
07:23Il y a des idées. On débat sur des idées.
07:26C'est pourtant l'accusation, mon cher Jean, vous faites bien de le dire,
07:29parce que c'est pourtant l'accusation que portent ces députés d'extrême-gauche à l'endroit de CNews,
07:35qu'ils imputent un rôle à cette chaîne, justement, vous l'avez entendu, dans l'attentat raciste de Trappes,
07:42tout comme le fait le RN, selon eux.
07:46Ils ont des boucs émissaires, ils ont Total, ils ont LVMH, ils ont CNews.
07:51Tous les gens qui réussissent et que les gens écoutent,
07:53il n'y a pas de propos raciste sur...
07:56De toute façon, il y a l'ARCOM qui est là pour survivre.
07:58Ah voilà, j'allais vous le dire.
07:58Il n'y a pas de propos raciste.
08:00Moi, je trouve totalement l'histoire...
08:02Le même que le débat existe, de savoir si on va fermer une radio ou une télévision
08:06sous prétexte de...
08:09C'est-à-dire de...
08:10de propos racistes qui soient absolument faux.
08:13C'est juste une opinion différente.
08:15On peut avoir des opinions différentes.
08:16Le fait de débattre, là, tous les deux,
08:18je débattre avec vous, je vais être traité de fasciste.
08:21Ils passent leur temps à traiter tout le monde de fasciste
08:23et que vous n'avez pas la même idée qu'eux,
08:25ou la même philosophie qu'eux, c'est Mélenchon,
08:28mais c'est Staline puissant qu'il s'enquisse.
08:30On l'a vu encore,
08:32les accusations vers TF1,
08:34qu'Anne-Claire Coudray n'aurait pas assez contredit
08:38Édouard Philippe qui mettait en question de l'immigration.
08:43Ce qui est terrible, c'est qu'il y a 650 000 personnes
08:46qui ont signé cette pétition d'interdiction.
08:50C'est stupéfiant.
08:52Ces gens sont où ?
08:53Ils veulent quoi ?
08:54Ils veulent un monopole de l'information ?
08:57Alors, trois choses.
08:59Premièrement, l'ARCOM devrait intervenir,
09:01on ne l'entend pas,
09:02c'est eux qui autorisent une chaîne
09:03et qui ont le pouvoir de fermer ou pas une chaîne.
09:06Deuxièmement, le racisme,
09:08est quelque chose qui est totalement interdit en France.
09:11Donc, au lieu de faire une pétition,
09:13c'est un délit,
09:14qu'ils aillent devant les tribunaux
09:15et c'est les tribunaux qui jugeront
09:17si tel propos, si tel fait.
09:19Ils sont déboutés.
09:20C'est bien pour ça que je vous dis ça.
09:22Dans ce cas-là, allons dans les tribunaux
09:24pour dire ça c'est raciste,
09:26ça c'est antisémite,
09:27ça c'est homophobe
09:28et on verra bien ce que décide notre loi.
09:32La troisième chose,
09:33c'est que les journalistes ont changé.
09:34Aujourd'hui, journalisme,
09:36il faudrait redéfinir ce que c'est
09:38parce qu'on a maintenant des gens
09:40qui vont avec leurs petites caméras
09:42et qui ont des réseaux sociaux
09:44et sont considérés,
09:45et le sont souvent d'ailleurs,
09:47comme des journalistes.
09:48On n'arrive plus à faire la différence.
09:50Il y a une époque,
09:51quand LCI a été lancé,
09:53on était des médias neutres.
09:55C'est-à-dire que le journaliste
09:56qui présentait le journal,
09:57en particulier à LCI,
09:59ne s'impliquait pas,
10:00ne posait pas forcément
10:02des questions.
10:04c'est vrai que CNews
10:06est une chaîne d'opinion
10:07et ça,
10:07on n'est pas habitués en France.
10:09Gilles,
10:09pardon,
10:10je vais vous faire part de mon expérience.
10:11Vous allez voir comment le climat
10:12s'est dégradé.
10:14Vous allez voir comment le climat
10:15s'est dégradé.
10:15Je ne vais pas vous citer le magazine,
10:17je ne vais pas vous citer le magazine,
10:19mais quand je dirigeais LCI,
10:20la com de TF1 ou de LCI
10:22me dit,
10:22tiens,
10:22il y a tel magazine
10:23qui aimerait bien faire une interview de toi
10:24sur ce que tu es en train de faire,
10:25sur le repositionnement éditorial de LCI.
10:28Très bien.
10:29Donc j'accueille ce journaliste
10:30d'un magazine de gauche,
10:32vous voyez,
10:32d'un magazine de gauche,
10:33il faut parler de neutralité de LCI.
10:35Mais après ça a toujours été engagé.
10:37Eh bien,
10:37vous savez,
10:38la première question
10:38que m'a posée ce type
10:39que j'ai viré de mon bureau
10:41immédiatement,
10:41il m'a dit,
10:42vous êtes une chaîne de droite.
10:44Voilà.
10:45Donc en fait,
10:45si vous voulez,
10:46d'abord,
10:47je n'incarnais pas la chaîne
10:48et moi tout seul,
10:49n'est-ce pas,
10:50à l'époque,
10:50vous parliez de neutralité,
10:52mais la première question
10:53que vous pose,
10:54c'est à la limite,
10:55s'il ne me traitait pas de facho
10:56d'ailleurs déjà.
10:57Bon,
10:57si vous voulez,
10:59ce type de position-là
11:01n'a fait que se radicaliser.
11:02Et pourquoi
11:03la gauche
11:04et les médias
11:04bien pensant de gauche
11:06se radicalisent ?
11:06Parce qu'ils sont en train
11:07de comprendre,
11:09parce qu'ils sont en train
11:10de comprendre
11:10qu'ils ont,
11:12pendant des années
11:13et des années,
11:13fait du gramschisme,
11:15ils ont ensemencé
11:16le terrain culturel
11:17pour conscientiser
11:18le bon peuple
11:18qui n'est pas capable
11:19de penser par lui-même
11:20et qu'aujourd'hui,
11:21ils sont challengés
11:23par d'autres idées
11:24qui n'étaient pas
11:25dans le débat,
11:26qui n'avaient pas le droit
11:27d'être dans le débat
11:27parce qu'on les écartait,
11:29parce que les journalistes
11:31à 90% ou 80%,
11:33souvenez-vous des sondages
11:34Jospin Chirac,
11:35votent à gauche.
11:36Mais justement,
11:37mon cher Éric Contant...
11:37Ça, c'est intolérable
11:39et les Français l'ont compris.
11:40Éric, la droite,
11:42la droite molle,
11:43la droite que j'appelle molle...
11:45Les macronistes !
11:46Non, non,
11:46parce que c'est pas la droite,
11:48ça c'est le bloc central
11:49ou le centre...
11:50L'extrême centre !
11:51Voilà,
11:52mais la droite molle
11:53et le DLR
11:54pour ne pas les citer.
11:54Moi, j'ai été critiqué
11:56par DLR
11:57quand j'allais sur Itélé.
11:59C'était Itélé.
12:00Je le suis un peu moins maintenant
12:01parce qu'ils ont réduit.
12:02Ils sont dans une cabine
12:03téléphonique aujourd'hui.
12:05Mais je suis désolé,
12:07la droite n'a jamais
12:08assumé ses responsabilités
12:10en France.
12:10Elle est incapable
12:11de dire qu'elle est
12:11On ne pouvait pas dire ça
12:12pour le candidat Bruno Retailleau,
12:13quand même.
12:14Ah bah Bruno Retailleau,
12:15il va finir à 4%.
12:16Bon, vous savez quoi ?
12:17On va continuer ce débat
12:18parce qu'on voit
12:19qu'il y a beaucoup de réactions.
12:21Ça fait plaisir de voir
12:22quand même
12:22qu'on défend le pluralisme.
12:25Est-ce que vous vous êtes choqués
12:26justement
12:27par cette pétition
12:28qui demande
12:28la fermeture de la chaîne
12:30CNews
12:31accusée par LFI
12:32de diffuser
12:34des idées racistes ?
12:35C'est à vous de le dire.
12:360826-300-300.
12:3910h midi,
12:40Sud Radio,
12:41à vous de le dire,
12:42Stéphanie Demiru.
12:44A vous de le dire
12:44avec Jérôme Dubu,
12:46Éric Revelle,
12:46Brice Socol.
12:47Est-ce qu'on doit fermer
12:48CNews ?
12:49C'est en tout cas
12:50ce qu'aimeraient bien
12:51les députés LFI
12:53puisqu'une pétition
12:54a été déposée
12:55sur le site
12:55de l'Assemblée nationale.
12:56Elle réclame
12:57de supprimer CNews
12:58tout simplement
12:59de l'audiovisuel français.
13:00Pétition qui a quand même
13:01recueilli
13:02650 000 signatures hier
13:04à tel point
13:05que le bureau
13:05de la commission
13:06des affaires culturelles
13:07doit examiner
13:08aujourd'hui
13:08les suites à donner.
13:10On vous prend en ligne
13:11puisque ça réagit beaucoup.
13:14Stéphanie,
13:14c'est pour ça,
13:15c'est la loi.
13:16Alors attention,
13:17ce ne sont pas les députés
13:19qui vont faire fermer
13:20CNews comme vous le soulignez
13:21tout à l'heure,
13:22mais bien l'ARCOM
13:23qui a ce pouvoir-là.
13:24En tout cas,
13:25ils ont certainement eu
13:25ce qu'ils voulaient,
13:26ces députés LFI
13:27puisqu'il y a un débat.
13:28C'est beaucoup,
13:28je trouve ça,
13:29100 000 ans.
13:29C'est ce que je disais
13:30tout à l'heure,
13:30c'est beaucoup.
13:34Ça dépend,
13:35non, non,
13:35pas autant que ça.
13:37Non, non, non.
13:38Je peux vous donner
13:38des audios.
13:39Je vais regarder
13:39les audios aussi.
13:40Non, mais qu'il y ait
13:41650 000 personnes
13:42qui veuillent interdire
13:43une chaîne de télé
13:44quelle qu'elle soit,
13:45c'est scandaleux.
13:45D'ailleurs, la gauche,
13:46si elle veut une chaîne de télé,
13:47elle n'a qu'en créé une.
13:48Elle existe.
13:49Non, non, déjà,
13:50je ne vous ferais pas dire.
13:51Ça s'appelle France Télé.
13:52Oui, ça s'appelle France Télé.
13:54C'est avec votre argent,
13:55Jérôme, rigolez pas.
13:56Une chaîne d'opinion identifiée,
13:58j'attends le résultat.
13:59Il y a le Média.
14:00Ça ne va pas durer très longtemps.
14:01Le Média qui est surtout...
14:02Oui, il y a Radio Nova aussi.
14:03Et pourquoi il ne demande pas
14:04la fermeture des médias
14:06de M. Pigas ?
14:09Parce que Eric l'a dit tout à l'heure,
14:11il appelle ça la DOXA.
14:13Moi, j'appelle ça la pensée unique.
14:14Mais ça revient au même.
14:15On est dans une espèce
14:16de confrontation
14:18qui ne veut pas dire son nom
14:19où, je le disais tout à l'heure,
14:22tous les gens de gauche
14:23et notamment les gens de LFI
14:25refusent de venir sur CNews
14:26depuis des années
14:27alors qu'ils sont perpétuellement invités.
14:28Manon Aubry vient sur CNews.
14:30Il refuse.
14:31C'est la seule.
14:31Elle a été critiquée d'ailleurs
14:33dans l'émission.
14:35Il refuse le débat.
14:35Il refuse le débat systématiquement.
14:37Mais quand un parti politique
14:39se met à attaquer
14:41un vecteur de communication,
14:42des vecteurs de communication
14:44qui ne lui seraient pas favorables,
14:46c'est quand même
14:47un signe de faiblesse politique.
14:48Parce qu'aujourd'hui,
14:49le vrai débat,
14:50ce n'est pas d'avoir un vrai débat
14:51à six mois d'élection présidentielle
14:53contre tel ou tel média.
14:54C'est d'avoir un vrai débat politique.
14:56Moi, ce qui m'a frappé
14:57hier ou avant-hier,
14:58c'est la manière
14:59dont M. Mélenchon
15:01a traité un claircoudré.
15:03Oui, de faire le jeu
15:04du racisme d'Edouard Philippe.
15:06En fait, si M. Mélenchon
15:07n'est pas content
15:08de la réponse
15:09de M. Édouard Philippe,
15:10eh bien, on organise un débat
15:12entre M. Édouard Philippe
15:13et M. Mélenchon.
15:14Mais on n'accuse pas
15:15une journaliste
15:16d'être fasciste.
15:17Parce que sinon,
15:18tout le monde est fasciste.
15:18Oui, mes chers amis,
15:19vous soulignez la gauche
15:20à juste titre,
15:21puisque c'est la gauche,
15:22et la fille en particulier,
15:24qui demande la fermeture
15:25de ces news.
15:25Mais enfin,
15:26le jeu joué par les syndicats
15:28journalistes,
15:29SNJ,
15:29à l'intérieur des chaînes,
15:31on en pense quoi de ça ?
15:32Parce que je crois
15:33que c'est peut-être
15:33ce qu'il y a de pire.
15:35À l'intérieur des chaînes,
15:36on veut baïonner
15:37d'autres représentateurs
15:38qui ne penseraient pas correctement.
15:40Le spectacle lamentable
15:41auquel on a assisté
15:42hier sur TMC,
15:43le jeu quotidien,
15:45où vous avez un type
15:46de BFM
15:47qui vient cracher
15:48toute sa bile,
15:49rajouter des tonnes,
15:50en ciblant
15:51une journaliste précise,
15:53Sonia,
15:53qui vient de CNews
15:54et qui est sur BFM.
15:55Mais là,
15:56ce n'est même plus
15:56un manque de solidarité.
15:58C'est une cible,
15:59c'est une accusation
16:00très lourde.
16:01Nous avons remarqué
16:01la même chose,
16:02mon cher Éric.
16:02Et ces petits marquis
16:03autour qui ricanent,
16:04qui ricanent
16:05et qui n'ont pas
16:06l'impression, eux,
16:07et qui n'ont pas
16:07l'impression, eux,
16:08d'envenimer le débat.
16:10Il n'y avait pas
16:10un avis divergent
16:11d'ailleurs chez Quotidien
16:12hier quand on a évoqué
16:14cette question
16:14en effet du pluralisme
16:16à BFM TV.
16:17Personne d'ailleurs
16:17n'a défendu le pluralisme.
16:19C'est ce qu'il aurait dû faire
16:20ce reporter.
16:21Oui, Brice Socoli,
16:22on va prendre un éviteur.
16:23Moi, je voudrais juste
16:23faire une remarque.
16:25C'est qu'en fait,
16:26prenez le Rassemblement National.
16:27En 2017,
16:28le Rassemblement National
16:29avait 8 parlementaires.
16:31Il en a aujourd'hui
16:33à peu près
16:34126 ou 130.
16:35M. Bardella
16:36a fait 31%
16:37aux élections européennes.
16:39Mais,
16:40ce que je veux dire par là,
16:40est-ce que c'est ces news
16:41qui a fait que
16:42le Rassemblement National
16:43fait de tels scores
16:45aujourd'hui
16:45jusqu'à être aujourd'hui
16:47entre 35 et 36%
16:48à 6 mois
16:49de l'élection présidentielle ?
16:51Il ne faut pas se tromper.
16:52Il y a le réel
16:53et il y a les médias.
16:54Si les Français,
16:55aujourd'hui,
16:56décident de voter
16:56majoritairement
16:57pour ce parti politique,
16:59ce n'est pas parce
16:59qu'ils sont fascistes.
17:01Ce n'est pas parce
17:01qu'il y a des médias
17:02qui portent
17:03le Rassemblement National.
17:05C'est parce qu'il y a
17:06une réalité sociale
17:10en France.
17:11Bonjour Franck.
17:12Bonjour.
17:12Vous souhaitiez intervenir.
17:15Bonjour.
17:16Bonjour à vos invités.
17:19Je vous écoute.
17:20Écoutez,
17:20à cette question
17:21très précise
17:22que vous posez,
17:23faut-il
17:24interdire CNews ?
17:26Ma réponse est catégorique
17:27de mon point de vue ?
17:28Absolument pas.
17:29On n'est pas obligé
17:30d'être d'accord
17:31avec CNews.
17:32Et pour tout vous dire,
17:33je suis absolument
17:34contre la fermeture
17:35de CNews.
17:36Mais Pascal Praud
17:38m'insupporte
17:38au plus haut niveau.
17:40Alors,
17:40il m'arrive
17:41de le regarder.
17:42C'est votre droit.
17:43Je regarde de temps en temps
17:44aussi des gens
17:45qui ne sont pas d'accord
17:46avec moi
17:46parce qu'on progresse
17:47de mon point de vue
17:48dans la réflexion,
17:50en particulier
17:51dans cette période
17:51extrêmement agitée.
17:52Et quand on écoute
17:53aussi des gens
17:54qui ne sont pas d'accord
17:54avec vous,
17:55moi,
17:56ça ne m'intéresse pas
17:56d'écouter des gens
17:57qui sont tout le temps
17:58d'accord avec moi
17:59ou qui disent
18:00ce que j'ai envie d'entendre.
18:02Alors,
18:02Pascal Praud,
18:03je ne le supporte plus.
18:04Je regarde très,
18:06très peu CNews.
18:07D'ailleurs,
18:07autant vous dire
18:08que tous les soirs,
18:09ils ont exactement
18:10le même plateau.
18:11Alors,
18:11ça vient peut-être
18:12du fait de ce que
18:12vous avez dit,
18:13c'est-à-dire qu'il y a
18:13beaucoup de gens
18:14qui sont invités
18:14qui ne viennent pas.
18:15Alors,
18:16du coup,
18:16on se retrouve toujours
18:17avec les mêmes,
18:18qui disent toujours
18:18les mêmes choses.
18:19Bref,
18:19on tourne en rond.
18:21Mais pour autant,
18:22vous ne souhaitez pas
18:23la fermeture de CNews,
18:24Franck ?
18:25Absolument pas.
18:26Mais est-ce qu'on se pose
18:26la question de fermer
18:27France Inter ?
18:29Est-ce qu'on se pose
18:30la question de la ligne
18:32éditorialiste de France Inter ?
18:34Quand j'écoute
18:35certains journalistes
18:36ou quand j'écoutais
18:37certains journalistes
18:38du type
18:38Le Grand Cohen,
18:39il ne faut quand même
18:41pas exagérer,
18:42mais ça ne me dérange pas.
18:44Je les écoute encore
18:45ces gens-là
18:45parce que je veux
18:46avoir la contradiction,
18:48si vous voulez.
18:49Non, mais il faut arrêter.
18:50Dans quel monde on vit ?
18:51Je reprends ce que disait
18:52À la différence
18:52que CNews est une chaîne privée
18:55et que le service public
18:56est payé avec vos impôts
18:57et les miens.
18:57Oui, mais précisément,
18:58ces gens-là,
19:01ces journalistes
19:01de France Info,
19:03de France Inter,
19:04etc.,
19:04de France Culture,
19:05ils sont en train
19:06de scier la branche
19:07sur laquelle ils sont assis.
19:08Pourquoi ?
19:08Parce qu'aujourd'hui,
19:09on est en train
19:09de se poser la question
19:10de la privatisation
19:11du service public
19:12et eux,
19:13ils en sont
19:14partiellement responsables.
19:15Si on se pose la question,
19:16c'est bien parce qu'il y a
19:17des dérives.
19:18Oui,
19:19ils ne le verront pas
19:20de cette oreille,
19:21mais effectivement,
19:21Charles Lalonde,
19:23dans sa commission d'enquête,
19:24pose cette question-là
19:25et le Rassemblement National
19:27met en effet
19:28ce sujet sur la table.
19:29Oui, oui,
19:29je vais vous dire un mot
19:30sur Pascal Proulx
19:30que je connais depuis très longtemps.
19:32Il a créé un genre.
19:33On aime ou on n'aime pas,
19:34vous êtes libre ou pas
19:34de le regarder.
19:35D'ailleurs,
19:36ce n'est pas toujours les mêmes
19:37puisque, par exemple,
19:38moi qui serai ce soir,
19:39vous voyez,
19:39à 20h.
19:40Donc,
19:40ce n'est pas toujours les mêmes,
19:41vous voyez,
19:41ce n'est pas toujours les mêmes.
19:43Mais ce que je veux dire...
19:44Un genre,
19:44mais est-ce du journalisme ?
19:46Mais attendez,
19:47mais...
19:47Mais ce n'est pas
19:48le journalisme,
19:49c'est quoi ?
19:49Moi,
19:50j'ai été localier.
19:51Vous savez ce que c'est
19:51qu'un localier ?
19:52Oui.
19:52Un localier,
19:53c'est quelqu'un
19:53qui prend des informations locales.
19:55Quand je travaillais aux Parisiens,
19:56ce n'est pas le même métier
19:57qu'un grand reporter,
19:58ce n'est pas le même métier
19:59qu'un grand reporter,
20:01ce n'est pas le même métier
20:02qu'un éditorialiste.
20:02C'est ce que disait tout à l'heure
20:03définir ce qu'est un journaliste.
20:05Dans ce genre de débat,
20:06oui,
20:06vous avez des anciens hommes politiques
20:08et vous avez des éditorialistes.
20:10Exactement.
20:11Mais voilà.
20:11Alors après,
20:13si vous voulez,
20:14moi je suis...
20:15Alors moi j'écoute aussi
20:16comme Franck,
20:17c'est Franck ?
20:17Oui Franck.
20:18Franck,
20:18j'écoute comme vous Franck,
20:20j'écoute d'autres médias.
20:21Voilà.
20:22Et alors l'autre fois,
20:23si vous voulez,
20:24et c'est là où vous voyez
20:25que France Info a progressé,
20:26vous voyez,
20:27c'est qu'avant,
20:27ils avaient des gens
20:28qu'ils interviewaient,
20:29ils donnaient leur statut professionnel,
20:31mais pas leur carte politique.
20:33Vous voyez ?
20:33Donc en fait,
20:34on avait l'impression
20:35d'avoir un spécialiste,
20:35puis quand on googlisait,
20:37on s'aperçoit
20:37que c'est un militant.
20:38Ben ils font mieux maintenant,
20:39ils progressent.
20:40Vous voyez,
20:40l'autre fois j'ai entendu
20:40sur France Info,
20:41pour le mouvement des lycéens
20:43qui seraient victimes
20:45de la répression policière,
20:46j'ai entendu une avocate
20:47qui a été présentée ainsi
20:48sur France Info,
20:49donc une spécialiste,
20:50vous êtes avocate,
20:51madame Machin,
20:52vous êtes membre
20:53de rébellion permanente
20:55et vous êtes maire adjointe
20:56à Saint-Denis,
20:57vous voyez ?
20:57Bon,
20:58alors il nultit vous dire
20:59qu'elle avait un avis
21:00plus que tranché.
21:01Voilà,
21:01mais il progresse,
21:01on s'en fout.
21:03Mais si !
21:04Toutes les chaînes font ça,
21:05les éditorialistes ailleurs
21:06sont aussi engagés,
21:07ils ont eu des appartenances
21:09politiques, etc.
21:10Ça c'est commun partout.
21:12Mais c'est pas commun partout !
21:13Mais si !
21:13Mais pas dans le service public !
21:15Si, bien sûr que si,
21:16mais il faut l'annoncer,
21:17c'est tout !
21:18Après, c'est pas du tout !
21:19Ne reprenez pas votre casquette
21:21du même temps !
21:21Mais non, je ne reprenez pas
21:22ma casquette,
21:22mais j'essaye d'être
21:23un peu objectif dans cette affaire.
21:25Je dis que,
21:26un, le service public
21:27est en train de scier
21:28la branche sur laquelle
21:29il est assis,
21:30par des excès
21:31qui sont quotidiens,
21:33et deux,
21:34un certain nombre de gens
21:37cachent,
21:37sous la casquette
21:38d'éditorialistes,
21:39un engagement !
21:40Et on précise que le RN
21:43critique régulièrement
21:44aussi les médias de gauche,
21:44mais ne demande pas
21:46d'enfermure.
21:46Il s'agit de dire,
21:47bah oui, moi j'ai un engagement,
21:48je suis éditorialiste,
21:49mais j'ai un engagement politique !
21:50Point !
21:50On poursuit,
21:51on poursuit,
21:52Jérôme Dubu,
21:53on parlera de la mobilisation
21:56lycéenne.
21:57Ça aussi,
21:57c'est clivant,
21:58parce qu'il y a encore
21:59une quarantaine
22:01de lycées
22:01qui sont bloqués,
22:02sauf qu'il y en a
22:03qui aimeraient bien
22:03continuer.
22:0440 sur 3000.
22:05Oui, mais ils aimeraient
22:07bien continuer les cours,
22:08certains,
22:08avec des gens
22:09qui ne représentent
22:09même pas ces 40 lycées,
22:11mais qui ont pignon
22:11et micro sur rue.
22:13Est-ce que la tyrannie
22:14des uns empêche
22:15la liberté des autres ?
22:17Question philosophique,
22:180 826 300 300
22:20sur Sud Radio.
22:22Sud Radio.
22:25A vous de le dire,
22:26soyez les bienvenus.
22:27Jérôme Dubu,
22:28Éric Revelle,
22:28Brice Socol,
22:29m'accompagne
22:30pour ces débats
22:31du mardi,
22:32débats nourris.
22:34On va parler maintenant
22:34de cette nouvelle
22:35journée noire
22:36dans les universités
22:38et les lycées.
22:39Plusieurs organisations,
22:41principalement des syndicats
22:42de gauche,
22:42il faut bien le dire.
22:43Une F et Union étudiante
22:44appellent à poursuivre
22:46la mobilisation
22:47et les blocages.
22:48À ce stade,
22:49il y a une quarantaine
22:50de lycées bloqués.
22:52Alors la question
22:52quand même qui monte,
22:53c'est est-ce que vous trouvez
22:55normal d'empêcher
22:56d'aller en cours
22:56ceux qui le souhaitent ?
22:58C'est vrai que de plus en plus
23:00de voix dissonantes
23:02se font entendre,
23:03notamment certains parents.
23:04J'ai vu dans un lycée
23:05à Toulouse
23:05qui s'organisait
23:06parce qu'ils en ont ras-le-bol
23:07que leurs enfants
23:08n'aient pas à l'école
23:09parce qu'il y en a
23:09qui passent le bac.
23:11J'ai entendu
23:11tous nos hommes politiques,
23:12droite-gauche confondus.
23:13Alors la gauche,
23:14évidemment,
23:14est à fond derrière.
23:16Évidemment,
23:16ils essaient de récupérer
23:17des électeurs
23:18ou de ne pas en perdre encore
23:19et puis la droite
23:20a enfilé le cheval
23:22si je puis dire
23:23en disant
23:23c'est légitime.
23:25Vous ne pouviez pas
23:26entendre
23:27un homme politique
23:29ou une femme politique
23:30parler de cette crise
23:31sans dire
23:31commencer par dire
23:32c'est légitime
23:33comme si j'essayais
23:35de me dédouaner
23:36en disant
23:37j'ai essayé
23:37comme on est à six mois
23:38des présidentielles
23:39je vais essayer
23:39de ne pas me mettre à dos
23:40un certain nombre de jeunes.
23:42J'ai déjà des scores
23:43qui ne sont pas terribles
23:43chez les jeunes
23:44donc j'essaye
23:45d'apporter ma pierre
23:46en disant
23:47que ces revendications
23:48sont légitimes.
23:49Mais enfin
23:49arrêtons avec cette légitimité.
23:52Arrêtons.
23:53Ils représentent quoi
23:54ces syndicats de lycéens ?
23:55Rien.
23:55Je les vois défiler
23:56sur les plateaux
23:57depuis un certain nombre
23:58de mois.
23:59Ils sont tous aussi
24:00à gauche
24:03que Mélenchon.
24:04C'est vrai que l'Uni
24:04on entend moins
24:05ce syndicat
24:06qui n'a pas été reçu
24:07par le gouvernement.
24:08C'est-à-dire que ces syndicats
24:09de lycéens
24:10sont objectifs.
24:13Ce n'est pas vrai.
24:14D'ailleurs dans leurs propos
24:15on le sent très bien.
24:15Ils n'ont même pas besoin
24:17d'afficher leurs couleurs.
24:18On le sent très bien.
24:19Donc qui représente-t-il ?
24:21Il faut que ces mouvements
24:23s'arrêtent définitivement.
24:25Après qui est de revendication légitime
24:27personne ne le conteste.
24:29D'ailleurs le gouvernement
24:29a répondu
24:30à un certain nombre
24:31d'entre elles.
24:32Les blocages
24:33c'est autre chose.
24:34Brice Socol
24:35D'ailleurs j'aurais eu un sondage
24:36c'est vrai que les français
24:38commencent à en avoir
24:39un petit peu raconté.
24:39Ils sont partagés.
24:40Il y a une majorité
24:41des français interrogés
24:41qui souhaitent l'arrêt
24:42selon un sondage IFOP.
24:4464%
24:46souhaitent que le mouvement
24:46s'arrête après les annonces
24:50annoncées par le gouvernement
24:51la semaine dernière.
24:52Oui on voit bien
24:52qu'il y a eu des revendications
24:53légitimes des lycéens
24:55en début mi-septembre.
24:57Le gouvernement a mis du temps
24:58à y répondre.
24:59Et pendant ce temps-là
25:00vous avez eu
25:01derrière
25:01l'ampleur du mouvement
25:03les partis politiques
25:04à six mois
25:05des élections présidentielles
25:06des syndicats
25:06qui se sont engouffrés
25:08dans la brèche.
25:08Parce que c'était pas
25:09l'agenda des syndicats
25:10c'était pas l'agenda
25:11des partis politiques
25:12notamment
25:13je pense à l'EFI
25:15cette manifestation
25:16c'est revendication étudiante.
25:18Et progressivement
25:19ce qui est en train
25:20de se passer
25:20c'est qu'en fait
25:21se substitue
25:22à ces revendications
25:23et le gouvernement
25:24a ouvert la porte
25:25il y a 15 jours
25:26pour discuter avec eux
25:27et a fait des propositions
25:28c'est pas parfait
25:29mais au moins
25:29il y a des propositions
25:30qui ont été mises sur la table
25:31et aujourd'hui
25:32vous voyez bien
25:32que ce mouvement
25:33il est complètement récupéré
25:35à six mois
25:36des élections présidentielles
25:37par des mouvements
25:40d'extrême gauche
25:40de gauche
25:41et d'extrême gauche
25:41voilà
25:42c'est ça le sujet
25:43et contre le sujet
25:44des blocages
25:45il y a une vraie question
25:46il y a 800 000 gamins
25:47qui doivent passer le bac
25:48l'année prochaine
25:49ils ont déjà perdu
25:50enfin on leur donne
25:50le bac
25:51c'est pas très grave
25:51ils l'ont déjà perdu
25:5215%
25:53on peut comprendre
25:55que la préoccupation
25:56des parents
25:57et d'un certain nombre
25:58de lycéens
25:59aujourd'hui
26:00voilà
26:01on a eu
26:02le gouvernement
26:03nous a entendu
26:03on va continuer
26:05les négociations
26:06mais on veut
26:07pouvoir retourner
26:08voilà
26:09en cours
26:10ça c'est une revendication légitime
26:11il faut arrêter d'être à plat vent
26:13devant ces agitateurs permanents
26:15qui deviennent des agitateurs
26:16professionnels
26:17au fil des jours
26:17et qui sont là
26:18pour révolutionner
26:19et casser la société
26:20certaines chaînes info
26:21vous en avez une collection
26:22tous les soirs
26:23révolution permanente
26:25il y a des gens
26:26il y a des élèves
26:26il y a des étudiants
26:27il y a des lycéens
26:28qui veulent travailler
26:29en même temps
26:29ce que me disent
26:30certains lycéens
26:31ce qu'ils m'ont dit hier
26:32c'est qu'en fait
26:32depuis le début de la semaine
26:35les chefs d'établissement
26:36et le gouvernement
26:36ont repris un peu
26:37les choses en main
26:38devant les lycées
26:40parce que les proviseurs
26:40aujourd'hui
26:42sont devant les lycées
26:43accueillent
26:44les lycéens
26:45qui veulent rentrer
26:46certains proviseurs
26:47et vous avez aussi
26:48des policiers
26:49qui sont mis en place
26:50devant les lycées
26:51pour permettre
26:52à ceux qui veulent rentrer
26:53de pouvoir rentrer
26:54donc progressivement
26:56je crois qu'aujourd'hui
26:57il y a une quarantaine
26:57uniquement
26:58une quarantaine
26:58sur 3000 lycées
27:01bloquées par quelques poubelles
27:02et par une dizaine
27:03de jeunes
27:03oui mais il y a encore hier
27:05un proviseur
27:05qui a été agressé
27:07on voit un mouvement
27:09qui s'essouffle
27:10progressivement
27:11après il va falloir
27:12attendre jeudi
27:14et voir la mobilisation
27:15sociale de jeudi
27:16pour voir si ce mouvement
27:17va reprendre
27:19ou être accompagné
27:20d'autres mouvements sociaux
27:21avec cette convergence
27:22des luttes
27:24si j'ose dire
27:24l'UNSA
27:25la CFTT
27:25la CGTFO
27:26appelle à une journée
27:27nationale de mobilisation
27:29qui porte sur les salaires
27:30et les services publics
27:32contre la vie chère
27:33aussi
27:33évidemment
27:34qui est une revendication
27:36absolument légitime
27:37même si je me tourne vers vous
27:38Eric Revell
27:39je vous sens arriver
27:39Emmanuel Macron
27:40vous avez entendu
27:41s'est félicité
27:42comment il va le Président
27:42il s'est félicité
27:44de la baisse du gasoil
27:45il n'est pas en voyage
27:46il est content de lui
27:47il est content de lui
27:49parce qu'il a obtenu
27:50la baisse des prix
27:51du gasoil
27:52alors je précise
27:54que le dernier relevé
27:55j'ai cherché ce matin
27:56d'un litre de gasoil
27:57proche de 2,29 euros
28:00en moyenne
28:00contre environ
28:012,38
28:02bon ça a un peu baissé
28:03il s'en félicite
28:04est-ce qu'on peut lui accorder
28:05ce crédit ?
28:07écoutez
28:08oui
28:08on peut lui accorder
28:09mais d'abord
28:10c'est une décision
28:11non mais d'abord
28:12c'est une décision globale
28:13du G7
28:14de libérer les stocks stratégiques
28:16donc on le fait en France aussi
28:17mais on peut aller mettre la pression
28:18mais j'attire votre attention
28:19alors
28:20Jérôme Lubu va réagir
28:22évidemment
28:22mais j'attire votre attention
28:23sur le fait que
28:24par définition
28:24les stocks stratégiques
28:25doivent demeurer stratégiques
28:27donc on ne peut pas puiser
28:28ad vitam et ternam
28:29à l'intérieur même
28:30de ces stocks stratégiques
28:31et que 2
28:32une fois que ces barils
28:33mis à disposition de gazole
28:35seront distribués
28:37dans nos stations
28:37si vous continuez
28:39d'avoir
28:39la même tension
28:40dans l'étroit d'Hormuz
28:41et en Arabie Saoudite
28:43les grands producteurs
28:44de pétrole
28:45on aura une hausse
28:47brutale
28:47de nouveau
28:48du gazole
28:48mais c'est bon
28:49c'est évidemment
28:50bon à prendre
28:50le gouvernement
28:51s'apprête aussi
28:52à donner un coup de pouce
28:53en dehors du mois de janvier
28:55qui est traditionnel
28:55au SMIC
28:56vous avez vu
28:56bon alors
28:57très bien
28:58mais là
28:59ça pose d'autres questions
29:00à des entreprises
29:01je voyais la une du Parisien
29:02ce matin
29:02où le moral des chefs d'entreprise
29:04n'a jamais été aussi bas
29:05ils sont désespérés
29:07il ne faut jamais oublier une chose
29:08oui il faut donner du pouvoir d'achat
29:10aux français qui souffrent
29:11il y a 10 millions de pauvres
29:12dans ce pays
29:12merci Emmanuel Macron
29:13mais la réalité
29:15c'est que
29:16quand vous déplacez
29:17avec deux hausses potentielles
29:19pour le SMIC
29:19toute l'échelle
29:21dans une entreprise
29:22et pensons à nos TPE
29:24pensons pas
29:24à Total
29:26ou à des groupes du CAC 40
29:27qui ne font pas l'emploi en France
29:28comment ils vont faire
29:29ces TPE
29:31pour répercuter tout ça
29:32j'ajoute
29:33qu'on a un métro de retard
29:34sur la libération
29:35des stocks stratégiques
29:36parce qu'une fois
29:37n'est pas coutume
29:38en ce qui concerne Trump
29:40c'était au mois de mars
29:432026
29:43où le G7 s'est réuni
29:45au mois de mars
29:45pas au mois d'octobre
29:46pas au mois de novembre
29:47au mois de mars
29:482026
29:48il a demandé effectivement
29:50aux autres pays
29:51de libérer leurs stocks
29:52et ils ne l'ont pas fait
29:53ils ne l'ont pas fait
29:55sciemment
29:55il a fallu attendre
29:57le mois d'octobre
29:58fin octobre
29:58début novembre
29:59pour que ces stocks
29:59soient libérés
30:00donc en réalité
30:01la baisse
30:01elle aurait pu intervenir
30:02bien avant
30:03bien avant
30:04ce sont les membres du G7
30:09sauf Trump
30:10il faut lui reconnaître ça
30:12en leur hâtiment
30:13de libérer leurs stocks
30:15qui ont refusé
30:16de libérer ces stocks
30:17en tout cas
30:17la baisse
30:18mon cher Jérôme
30:19est entamée
30:19dans 6000 stations
30:20et il va être général
30:21sauf qu'on a 6 mois de retard
30:23tant mieux
30:24mais il ne faut pas
30:25quand même
30:25que ce soit l'arbre
30:26qui cache la forêt
30:27le fuel
30:29l'hiver arrive
30:30le fuel
30:31c'est plus 46%
30:32en un an
30:33le gaz
30:33le gaz
30:34c'est plus 45%
30:35en un an
30:36et vous souvenez
30:37de tout le débat
30:38qu'il y a eu
30:38au printemps dernier
30:39sur l'administration
30:40du prix d'électricité
30:41sur le gaz
30:42à l'échelle européenne
30:43qui en parle aujourd'hui ?
30:45ça reste un sujet
30:46d'actualité
30:47les espagnols
30:48ont fait part
30:48de leurs spécificités
30:49et sont arrivés
30:50à un compromis
30:51avec la commission européenne
30:52je pense que ça
30:52c'est un vrai sujet
30:53qui devrait aujourd'hui
30:54être remis sur la table
30:55dernier élément
30:57ce pouvoir d'achat
30:58le logement
30:59qui a été le grand absent
31:01des deux quinquennats
31:02d'Emmanuel Macron
31:03vous savez que
31:04dans nos budgets respectifs
31:05le logement
31:06ça représente
31:0740 à 50%
31:08de nos dépenses
31:09contraintes
31:11donc ça aussi
31:12c'est un vrai sujet
31:13voilà
31:13et donc ce que je veux dire
31:14par la semaine
31:14c'est que cette thématique
31:15du pouvoir d'achat
31:16qui a commencé
31:17avec les gilets jaunes
31:19qui avaient les mêmes
31:19revendications
31:20qu'aujourd'hui
31:21voilà
31:23reste un peu
31:24le fil rouge
31:25de ce mandat
31:25d'Emmanuel Macron
31:26il a commencé
31:27avec les gilets jaunes
31:28et il termine
31:29avec une crise sociale
31:30et donc vous voyez bien
31:31ça veut dire que
31:32toutes ces grandes thématiques
31:33du pouvoir d'achat
31:34en France
31:36n'ont pas été réglées
31:37on n'a pas fait de réforme
31:38comme on aurait pu le faire
31:39il aurait pu le faire
31:40le premier mandat
31:41ou début de ce deuxième mandat
31:43de vraies réformes structurelles
31:44sur l'éducation nationale
31:46sur la justice
31:48sur la sécurité
31:49quand vous changez de ministre
31:508 fois sur l'éducation nationale
31:52c'est compliqué
31:52on paye quoi aujourd'hui ?
31:54on paye aujourd'hui
31:55ce manque de réformes structurelles
31:57qui n'ont pas été engagées
31:59et on est à 6 mois
31:59d'une élection présidentielle
32:01et on a un budget contrat
32:02c'est trop tard les amis
32:03c'est trop tard
32:04et puis un mot
32:05il y a quand même quelque chose
32:06non non
32:07vous êtes plus âgés que moi
32:09non non non
32:10pas du tout
32:10un an de différence
32:11en ma faveur
32:13allez condensez les deux
32:15ce que je voulais dire
32:16c'est que
32:17d'abord
32:18l'augmentation des salaires
32:19on croit que
32:20ça se décrète
32:21pas du tout
32:21c'est entreprise par entreprise
32:23que ça se négocie
32:24l'Etat peut donner
32:25un coup de pouce au SMIC
32:26effectivement
32:26Eric l'a rappelé tout à l'heure
32:28mais tout le reste
32:29ce sont des négociations
32:30d'entreprise
32:30on part branche
32:31on part branche
32:32peu importe
32:33en tout cas
32:34c'est le secteur privé
32:35qui augmente les salaires
32:36et j'ai regardé
32:37parce qu'on avait eu ce débat
32:38la semaine dernière
32:39j'ai regardé
32:40de manière très approfondie
32:41et très précise
32:42il y a eu des augmentations
32:43jusqu'à 7-8%
32:45dans les années
32:46post-Covid
32:47dans certaines entreprises
32:48donc ne dites pas
32:49aujourd'hui
32:50comme je l'entends
32:51dans les slogans
32:52des manifestants
32:53il faut leur dire
32:54quand même
32:54que dans les entreprises
32:56les entreprises ont fait
32:57leur job
32:57aujourd'hui
32:58il faudra à un moment donné
32:59en effet travailler
33:00elles ne sont plus capables
33:01de le faire
33:02à rapprocher le net du brut
33:03c'est pas la peine de réclamer
33:03des augmentations
33:04qui n'auront pas lieu
33:05le prix de l'énergie
33:06a explosé
33:07le logement
33:08on oublie qu'il y a
33:092 millions et demi
33:10de foyers
33:10qui attendent
33:11un logement social
33:12c'est une bombe sociale
33:13on est en crise
33:14ça ne suffit pas
33:15mais si vous voulez
33:16sur l'énergie
33:17sur l'énergie
33:18quand même
33:19je rappelle toujours
33:21parce que c'est une gourmandise
33:22pour moi
33:22que notre grand visionnaire
33:24Emmanuel Macron
33:25président de la république
33:26voulait fermer
33:27avant son discours
33:28de Belfort
33:28sur l'énergie
33:29il voulait fermer
33:2913 réacteurs nucléaires
33:31en France
33:32après avoir fermé
33:33Fessenheim
33:33sur demande
33:34de François Hollande
33:35mais il voulait
33:36contraindre l'énergie nucléaire
33:38qui est la plus décarbonée
33:39et la moins chère
33:40c'est pas le seul
33:41mais notre visionnaire
33:42Emmanuel Macron
33:43est-ce qu'il voit
33:44la fin de son quinquennat
33:45ou pas ?
33:46elle approche en tout cas
33:47c'est fini
33:48on se retrouve dans
33:49quelques instants
33:50je voulais quand même
33:50vous faire toucher un mot
33:51sur quelque chose
33:52qui a attiré mon attention
33:53ce week-end
33:54de se passer un petit peu
33:55crème comme ça
33:55alors c'est pas voté
33:57mais bon décidément
33:58on parle toujours
33:58des LFI
33:59mais c'est vrai
34:00que ça crée le débat
34:019 milliards
34:02de l'enseignement privé
34:03qu'on aimerait bien prendre
34:04pour aller soigner
34:06un peu plus
34:07les profs du public
34:08qui le méritent certainement
34:09mais enfin
34:09est-ce qu'il faut dégrader
34:10aussi l'enseignement privé
34:11ça fonctionnait pas trop mal
34:13donc est-ce qu'il faut
34:14y toucher
34:14à vous de le dire
34:160826 300
34:20à vous de le dire
34:24dernière partie
34:25avec Jérôme Dubu
34:26Eric Revelle
34:26Brice Socol
34:27on parle beaucoup
34:28d'éducation en ce moment
34:29à juste titre
34:30avec énormément
34:32de difficultés
34:33évidemment dans le public
34:34les classements PISA
34:36où les élèves français
34:37dégringolent
34:38année après année
34:40et bien
34:40dans ce contexte
34:41et bien un nouveau débat
34:43qui ressurgit
34:44un député LFI
34:45Paul Vannier
34:46qui demande au gouvernement
34:46de financer l'augmentation
34:48des profs dans le public
34:49par le privé
34:51il a fait voter
34:52un amendement
34:53près de 9 milliards d'euros
34:55sur les crédits
34:56du privé sous contrat
34:56alors c'est un peu technique
34:57mais quand même
34:58en gros ça consiste
34:59à détricoter totalement
35:01le privé
35:02qui est vent debout
35:03il parle d'une déclaration
35:05de guerre
35:05dans le privé
35:07finalement
35:08pour financer
35:09le public
35:10est-ce que vous trouvez
35:11ça normal
35:12mon cher Jérôme ?
35:12ça revient
35:13systématiquement
35:13à gauche
35:14perpétuellement
35:15de temps en temps
35:15d'attaquer
35:16le secteur privé
35:17je me souviens
35:18de la loi Savary
35:19vous vous souvenez
35:19le grand service public
35:20laïc et unifié
35:21de Mitterrand
35:22bon ça a échoué
35:23parce qu'il y a
35:24un certain nombre
35:24de gens
35:24et des millions
35:25de gens
35:25qui sont descendus
35:26dans la rue
35:26il faut dire
35:27que les députés
35:28de droite
35:28n'étaient pas là
35:28ce jour-là
35:29je me demande
35:30s'il ne va pas falloir
35:31se remobiliser
35:32redescendre dans la rue
35:33pour défendre
35:34l'école privée
35:35voilà
35:35on en est là
35:36aujourd'hui
35:36c'est stupéfiant
35:38la loi Guermeur
35:39est une bonne loi
35:40elle a été revue
35:41à plusieurs reprises
35:44qui contractualise
35:44les rapports
35:45entre le secteur privé
35:46le secteur scolaire
35:47privé
35:47et l'état
35:48les profs sont payés
35:49par l'état
35:50et c'est comme ça
35:51et c'est très bien
35:52je ne vois pas
35:52pourquoi on remettrait
35:53encore une fois en cause
35:54c'est toujours
35:55systématiquement
35:56remettre en cause
35:57le pluralisme
35:58remettre en cause
35:59ce qui existe
35:59et ce qui marche bien
36:00c'est peut-être
36:01une des rares choses
36:02qui marche en ce moment en France
36:04on descendra encore une fois
36:05dans la rue
36:06pour défendre le secteur privé
36:08vous voyez que l'offensive
36:09elle vient toujours du même camp
36:11et c'est toujours la même
36:11on parlait de la liberté d'expression
36:13c'est la liberté d'enseigner
36:14qu'ils veulent atteindre
36:15donc c'est la liberté
36:16en globalement
36:17qu'ils veulent atteindre
36:18donc il faut à la fois
36:19pour les gens de LFI
36:21bordélisés
36:22et tout conflictualisé
36:23c'est-à-dire qu'en mettant
36:24de nouveau ce sujet
36:25sur la table
36:26alors que plein de gens de gauche
36:27qu'on connaît
36:28mettent leurs enfants
36:29dans l'école privée
36:30vous voyez
36:31et peut-être même
36:32d'extrême gauche
36:32j'en sais rien
36:33il faudrait gratter un peu
36:34mais en fait
36:35qu'est-ce qu'ils veulent ?
36:36ils veulent communautariser
36:37ils sont logiques avec eux-mêmes
36:39ils veulent bordéliser le pays
36:40et je n'oublierai jamais
36:41qu'en 1991
36:42un jeune sénateur socialiste
36:45publie un livre
36:46chez De Noël
36:47il s'appelle
36:47Jean-Luc Mélenchon
36:48et le livre s'appelle
36:49A la conquête du chaos
36:51si vous suivez
36:52Jean-Luc Mélenchon
36:52depuis longtemps
36:53ce qui est mon cas
36:53tout est écrit
36:54tout est précisé
36:56il vient de l'ECI
36:57l'organisation communiste
36:59internationaliste
36:59c'est un Trotsko-Lambertiste
37:01en fait il croit
37:03à la révolution
37:03et au sens de l'histoire
37:05enfin au sens de son histoire
37:06donc en fait
37:07ne nous étonnons pas
37:08mais dans un pays
37:09en difficulté
37:10comme le nôtre
37:10dans un contexte aussi
37:12inflammable
37:13remettre cette question
37:14là sur le tapis
37:16c'est chercher quoi
37:17en réalité ?
37:18c'est chercher le chaos
37:19aujourd'hui il y a 17%
37:21des enfants
37:22qui vont dans
37:22les écoles privées
37:24c'est 2,1 millions d'élèves
37:25il semble-t-il
37:26de plus en plus
37:26chaque année
37:27mais la question
37:28ce serait plutôt
37:28de remettre en cause
37:30notre service public
37:31pourquoi les gens
37:32décident
37:32de mettre leurs enfants
37:34dans les écoles privées
37:34c'est peut-être
37:35qu'il faut repenser
37:36l'école publique
37:38je peux vous raconter
37:39une anecdote
37:39je vais faire une conférence
37:41à Saint-Denis
37:42dans une école privée
37:44tenue par des religieux
37:45et à Saint-Denis
37:47dans le département
37:48de Seine-Saint-Denis
37:49en 1993
37:50et bien
37:51elles m'ont dit
37:51nous avons de plus en plus
37:53d'élèves
37:54de confessions musulmanes
37:57qui viennent
37:57dont les parents
37:58souhaitent qu'ils soient
37:59inscrits chez nous
38:00d'ailleurs on n'a plus de place
38:01parce qu'ils considèrent
38:02que notre école
38:03est plus qualitative
38:04que l'école publique
38:06en 1993
38:06et qu'elle donnera
38:07plus de chances
38:08à leurs enfants
38:09de pouvoir obtenir
38:10de bons diplômes
38:11vous vous rendez compte ?
38:12oui
38:12ça c'est la réalité
38:14ça c'est une réalité
38:16que moi j'ai vécu
38:18sociologique
38:19et territoriale
38:20voilà
38:20et donc opposer
38:22l'école publique
38:23à l'école privée
38:23est encore une fois
38:24pour moi
38:24une absurdité
38:25je te confirme
38:26l'école où étaient
38:27mes enfants
38:28dans le 17ème arrondissement
38:29une école catholique
38:31il y avait de plus en plus
38:32de demandes
38:32à la fois d'enfants juifs
38:34et d'enfants
38:35d'origine musulmane
38:36on cherchait l'erreur
38:37et puis on se demande
38:39pourquoi
38:39mais bon je le précisais
38:41les députés
38:42de droite
38:42n'étaient pas dans l'assemblée
38:43quand cet amendement
38:44a été voté
38:45il faut le souligner
38:46ils avaient piscine
38:48ça fait quand même partie
38:49du socle commun
38:50qu'il faudrait défendre
38:52messieurs
38:52il reste vraiment
38:53un petit peu de temps
38:54deux minutes
38:54je voulais vous faire
38:55quand même réagir
38:56sur cette primaire
38:57écoutez ce qu'on pense
38:58Michel Barnier
39:00qui est revenu
39:00sur la question
39:01de la primaire
39:02à droite
39:03il était l'invité
39:04de Benjamin Gless
39:05ce matin
39:05sur Sud Radio
39:06donc oui
39:07les sondages peuvent être utiles
39:08mais ça ne remplace pas
39:09le débat
39:10la primaire
39:11ce n'est pas quelque chose
39:12de vexant
39:12ou d'humiliant
39:13c'est un débat public
39:14or une élection présidentielle
39:15c'est un débat
39:16et on a vu
39:17au parti socialiste
39:18que ça intéressait les gens
39:19donc en tout cas
39:20je souhaite une primaire
39:21ouverte
39:21c'est-à-dire avec
39:22tous les citoyens
39:23qui se reconnaissent
39:24dans les valeurs
39:25de la droite et du centre
39:26et qui le diraient
39:27mais s'il n'y a pas
39:27de primaire
39:28ce sondage XXL
39:30c'est quoi ?
39:32ça vous semble crédible ?
39:33je vous ai dit
39:34les sondages
39:35ils comptent
39:36puisque chaque candidat
39:37regarde où il en est
39:38les courbes
39:38ces sondages sont utiles
39:40mais je ne pense pas
39:40qu'ils remplaceraient
39:41voilà pourquoi je pense
39:42qu'il faut faire confiance
39:44au temps
39:44pour la primaire
39:46alors primaire
39:47ou pas primaire Brissot ?
39:48c'est moi qui commence ?
39:49des sondages
39:50je me tourne vers vous
39:51on parle de quelle primaire ?
39:53est-ce qu'on parle
39:54de la primaire
39:54qui va de M. Retailleau
39:56à M. Glucksmann ?
39:57est-ce qu'on parle
39:58de la primaire
39:59qui va de M. Édouard Philippe
40:01à M. Retailleau
40:02ou est-ce qu'on parle
40:03d'une primaire
40:03plus restreinte
40:04des candidats ?
40:05d'une primaire
40:05Édouard Philippe
40:05on ne veut pas
40:06il dit ça n'a aucun sens
40:07on n'est pas d'accord
40:08entre nous
40:08il n'y a aucune raison
40:09de faire une primaire
40:10ce n'est pas logique
40:11et ça apporte de la confusion
40:12mais moi je pense
40:13qu'une primaire
40:15les socialistes
40:17malgré un nombre
40:18de votants
40:18assez limités
40:19a permis de clarifier
40:20la position
40:21et les candidats
40:23qui représentent
40:24donc moi je ne suis pas
40:25contre une primaire
40:26mais la vraie question
40:27c'est
40:27mais quel est le récit
40:29quel est le programme
40:30et quel est le message
40:31des candidats du bloc central
40:32c'est ça le vrai sujet
40:33aujourd'hui
40:34ils sont inaudibles
40:35la primaire masque
40:37l'inertie
40:38de la droite
40:39depuis 20 ans
40:39on essaye de se raccrocher
40:41aux branches
40:41en disant
40:42si on perd
40:42c'est parce qu'on a
40:43trop de candidats
40:44je suis désolé
40:45en 95
40:46il y avait deux candidats
40:47qui se sont tapés dessus
40:48et Jacques Chirac a gagné
40:49donc ce n'est pas
40:50un problème de primaire
40:51c'est un problème de dynamique
40:52et la droite
40:53aujourd'hui
40:53la droite et le centre
40:54sont sans dynamique
40:55il suffit de parler
40:56avec les gens dans la rue
40:57vous voyez qu'il n'y a
40:58aucune dynamique
40:59pour la droite et le centre
41:00pour ces candidats
41:01c'est tout
41:01c'est aussi simple que ça
41:02donc la primaire
41:03stop
41:04stop
41:04stop c'est fini
41:06non mais la nature électorale
41:07a à la fois
41:08horreur du vide
41:09et d'une cruauté absolue
41:11ce qui va se passer
41:12pour Edouard Philippe
41:13je vous donne mon billet
41:14il refuse une primaire
41:16il est sur un toboggan
41:17sondagé absolument hallucinant
41:18quand même
41:19il perd des points
41:20mais en réalité
41:21qu'est-ce qui va se passer
41:22si les autres
41:23organisent une primaire
41:24celui qui sortira
41:25sera renforcé
41:26et Edouard Philippe
41:27continuera de glisser
41:28je vous rappelle
41:29la petite déclaration
41:29de ce matin
41:30d'un des premiers soutiens
41:31de Gérald Darmanin
41:31ministre de la justice
41:32Edouard Philippe
41:33était en danger
41:34pour être au second tour
41:35on préfère avoir
41:36des amis
41:36ou des ennemis
41:37politiques comme lui
41:39c'est là
41:39c'est la question
41:40on restera en suspens
41:41merci à tous les trois
41:42arrêtons avec ça
41:43merci Jérôme Dubu
41:45merci Eric Rebelle
41:46et merci Brice Socol
41:47mon cher Eric Olegas
41:48c'est apparu
41:49tel
41:50je suis ravi d'être
41:51sur votre précieux plateau
41:52ma chère Stéphanie
41:53peut-être un jour
41:54faudrait-je partie
41:54de cette glorieuse équipe
41:55pour l'instant
41:56je suis encore en formation
41:57je commencerai par une humeur
42:01par laquelle j'expliquerai
42:03que remplacer la contestation
42:04par la disqualification
42:05et l'insulte
42:06peut conduire à la guerre civile
42:08ensuite je recevrai
42:09le grand Robert Ménard
42:10à qui je demanderai
42:11dans quel pays vit-on
42:12lorsque 600 000 citoyens
42:14demandent l'interdiction
42:15d'un média suivi
42:16par des millions
42:16de ses concitoyens
42:18après quoi je recevrai encore
42:19un homme en colère
42:20qui s'appelle Jérôme Bail
42:21qui va nous expliquer
42:22que la colère lycée
42:23il n'y a rien à côté
42:24du bordel que peuvent foutre
42:26les paysans
42:27indignés
42:27et puis je recevrai enfin
42:29pour calmer le tout
42:30Margot Haddad
42:30qui nous explique
42:31pourquoi la France
42:32subit une tentation
42:33Trumpiste
42:34peut-être tu expliquerais
42:35que le Trumpiste
42:35c'est nous qui l'avons inventé
42:36que c'est eux qui nous ont copié
42:37ce qui est arrivé dans l'histoire
42:38déjà
42:39bonne émission mon cher Perico
42:40et nous on se retrouve
42:41demain à 10h
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