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Avec Robert Ménard

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Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h13 et nous recevons, nous avons en ligne Robert Ménard, maire de
00:13Béziers.
00:14Bonjour Robert Ménard.
00:16Bonjour, bonjour à vous.
00:17Robert Ménard, vous avez, j'aime bien rappeler votre âge parce que vous le rappelez souvent, vous avez 73 ans,
00:22vous êtes né en Algérie en 53, à Oran.
00:24Vous avez été un étudiant engagé, vous avez milité dans des partis politiques, chez les trotskistes, aux partis socialistes, vous
00:30avez fondé Reporters sans frontières, vous avez voyagé à travers le monde.
00:34Le vrai fascisme, vous savez ce que c'est. Le racisme qui tue, vous savez ce que c'est. La
00:38guerre civile, vous savez ce que c'est, vous l'avez vécu.
00:40La haine, la détestation et la mort à cause d'idées qu'on ne supporte pas, vous savez ce que
00:45c'est.
00:45Robert Ménard, quel nom doit-on donner un pays dont 600 000 citoyens signent une pétition publique demandant l'interdiction
00:55d'un média suivi par des millions d'autres concitoyens ?
00:59Il s'appelle comment ce pays, Robert Ménard ?
01:01Il est malade. Il est malade. Il est atteint d'une maladie profonde, c'est l'intolérance.
01:08Il est atteint d'une maladie profonde qui s'appelle la haine de l'autre.
01:12Il est atteint d'une maladie profonde qui s'appelle le sectarisme.
01:16Il est atteint d'une maladie profonde qui s'appelle la politisation de tout, le débat, l'idéologisation de tout.
01:26comment autant de Français demandent juste l'interdiction d'un média.
01:31Moi, je me suis battu toute ma vie, vous l'avez rappelé, dans tous les pays du monde.
01:36On était présents dans plus de 120 pays du monde,
01:39justement pas pour qu'on interdise, mais qu'on autorise les médias.
01:43Et Dieu sait qu'il pouvait penser des choses différemment, par exemple, de ce que je pense,
01:49et que je pouvais condamner même ce qu'il disait au temps, vous avez compris, d'un débat.
01:53Ou je pourrais, Péricault, discuter avec vous et m'engueuler avec vous en disant que vous dites une connerie et
01:58tout ça.
01:59Mais est-ce que je dirais, est-ce qu'on va interdire Sud Radio ?
02:03Mais enfin, il faut être tombé sur la tête.
02:05Mais le problème, c'est que ça reflète autre chose.
02:10Ça reflète pas seulement la capacité folle d'un certain nombre de gens à penser qu'ils ont à ce
02:17point raison,
02:18qu'il faut faire taire les autres, mais ça dit quelque chose du profond.
02:21Ça dit une violence du débat d'idées, du débat politique, incroyable.
02:28Vous avez vu les équipes de journalistes se faire agresser.
02:31Alors avant, pardon, c'était CNews, ça n'excuserait.
02:34Vous avez bien dit, moi j'y interviens tous les jeudis sur CNews.
02:37Ça c'est l'argile, vous avez vu BFM TV.
02:41Mais même M. Mélenchon qui trouve que l'interview d'Anne-Marie Coudray, il ne lui convient pas sur TF1.
02:49D'un autre côté, vous avez un certain nombre de gens qui disent,
02:53ah Sonia Mabrouk, elle vient de CNews, donc il faudrait l'interdire de parler.
02:59Ou au moins, on ne va plus chez elle.
03:01Je pense à la France Insoumise.
03:03Il y a encore, je disais, le témoignage d'une journaliste de CNews, vous avez vu, samedi,
03:07qui disait, s'il n'y avait pas eu des gens pour me protéger, je ne sais pas comment ça
03:12aura fini.
03:14Attendez, Perico, vous vous rendez compte ?
03:15Est-ce que vous vous rendez compte de la phrase que je viens de prononcer ?
03:17Tout à fait, d'ailleurs.
03:18Elle dit, heureusement qu'il y avait des gens pour me protéger.
03:21Parce qu'on est dans un pays où il faut qu'il y ait des gardes du corps
03:25qui accompagnent des journalistes pour être protégés.
03:28Mais vous vous rendez compte où on en est arrivé ?
03:31Robert Ménard, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:33Vous avez connu, avec un peu plus d'avance que moi,
03:35deux quotidiens, minutes, qui étaient vraiment le quotidien de l'extrême droite violente,
03:38et l'humanité, qui était le quotidien du parti communiste stalinien.
03:42Jamais, vous n'avez entendu, vous vous en souvenez,
03:44un journaliste communiste demandait la fermeture de minutes.
03:47Jamais un journaliste de minutes n'a demandé la fermeture de l'humanité.
03:51Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
03:53Pourquoi la disqualification a remplacé la contestation ?
03:56Pourquoi le dénigrement a remplacé l'opposition ?
03:59Pourquoi ce pays est devenu fou de haine ?
04:02J'y lève de fou de haine parce qu'il y a un parti qui s'appelle la France insoumise
04:06et qui vit de ça, qui vit de ce commerce-là,
04:10qui vit de la peur, qui essaye de nous expliquer au fond,
04:14regardez si vous élisez Marine Le Pen.
04:16Et comme vous le savez, je ne suis pas un électeur aujourd'hui de Marine Le Pen,
04:21donc je ne plaide pas pour moi.
04:23Et ils vous disent, si vous élisez Marine Le Pen, regardez le bordel que ça va être.
04:29Regardez.
04:29Et tout est prétexte à ça.
04:32Là, avec les médias, mais avec les étudiants ou les lycéens
04:36à qui on me fait miroiter un certain nombre de choses
04:39dont on sait pertinemment que ça n'a aucun sens.
04:41Aujourd'hui, supprimer Parcoursup, ça veut dire quoi ?
04:44Peut-être qu'il faut modifier Parcoursup.
04:46Honnêtement, je n'en sais plus rien à mes enfants.
04:48Il faut une sélection.
04:50Oui, c'est ça.
04:51Ça voudrait dire quoi ?
04:52Ça voudrait dire qu'on ne va plus sélectionner les gens ?
04:54Bien sûr.
04:55Aujourd'hui, vous savez combien il y a de gens qui veulent faire Sciences Po Paris ?
04:58Il y en a 20 000 par an.
05:00On va dire oui aux 20 000 ?
05:02Enfin, vous voyez bien, Perico, vous voyez bien l'imbécilité du propos que je viens de tenir.
05:07On ne va pas dire aux 20 000 qui veulent faire Sciences Po Paris,
05:11mais mes petits chéris, il n'y a aucun problème, vous le faites.
05:14Et il y a des gens qui entretiennent ce climat-là,
05:17qui entretiennent un climat de haine par rapport à la police.
05:21Ils ont commencé avec la police.
05:22Et aujourd'hui, c'est les médias.
05:24Et c'est les mêmes d'ailleurs qui vous disent qu'au fond,
05:27la police, les médias, tout ça, c'est la censure,
05:29tout ça, c'est une violence institutionnalisée.
05:32Mais je te les prendrai par la peau du cul, pardon de vous le dire,
05:35je les amènerai dans un vrai pays où le fascisme règne,
05:39où un régime autoritaire règne, et on verra ce qu'ils en pensent.
05:43Alors justement, Robert Ménard,
05:44des enfants gâtés.
05:46Quand vous et moi, nous écoutons,
05:47et tous ceux qui sont sur cette antenne,
05:51quand on se lève le matin à 8h30,
05:52quand on entend la violence des insultes,
05:54des menaces, des disqualifications, des déligrements,
05:57je me dis à 8h30, je suis en Afrique du Sud au moment de l'apartheid,
06:00à 11h30, je suis au Chili avec la dictature de Pinochet,
06:03à 15h30, je suis chez Erdogan en Turquie
06:05avec la répression de l'opposition,
06:08à 18h, je suis peut-être en Biélorussie,
06:10est-ce qu'on va finir à 22h30
06:11avec des khmers mouges, au train où ça va ?
06:14Est-ce que vous êtes inquiet sur l'évolution
06:16de cette monstruosité ?
06:18Je suis inquiet et rassuré,
06:22inquiet, parce que cette évolution,
06:24cette violence qui gangrène le débat politique
06:27et qui se traduit par cette pétition,
06:29évidemment, en plus,
06:31j'ai défendu la liberté de la presse
06:32pendant plus de 25 ans à faire ça,
06:36et je sais à quel point cette liberté,
06:38elle est essentielle pour le débat,
06:40parce que si vous n'avez pas de médias
06:42de points de vue différents,
06:43mais vous n'avez pas de débat,
06:45et en même temps, je suis rassuré
06:46parce que je crois que la France,
06:47elle est plus forte que ça,
06:48honnêtement, Péricault,
06:49je pense qu'elle est plus forte que ça,
06:51et qu'aujourd'hui, on est dans une période folle
06:53où il faut vite tourner la page de M. Macron,
06:56vous savez, je suis de ceux qui disent
06:58qu'il faudrait qu'il parte plus tôt
06:59sans penser une seconde qu'il le fera,
07:02donc c'est une espèce de vœu pieux,
07:04je le souhaiterai,
07:05mais enfin, comme je ne peux pas l'obliger,
07:07et ensuite, j'espère que les citoyens français,
07:11que nous tous, on saura ne pas croire
07:13un certain nombre de charlatans
07:16qui nous vendent des propositions
07:18dans tout un tas de domaines économiques,
07:21sociaux, de politiques étrangères,
07:23de démagogues, de promesses dont ils savent
07:26qu'ils ne tiennent pas,
07:27et qui feraient que les gens,
07:29voyant qu'elles ne sont pas tenues,
07:31passeraient à un degré de violence
07:32encore plus important.
07:33Vous vous rendez compte ?
07:34Vous avez vu ce qui se passe de samedi en samedi ?
07:37Robert Ménard, est-ce que vous pouvez considérer,
07:39on va prendre les termes de la corrida,
07:41que les quatre derniers présidents de la République,
07:42le premier était le picador, on va dire Chirac,
07:45ensuite, on a eu les banderilles,
07:46est-ce que Macron, c'est l'estocade de la démocratie ?
07:49Car le terrain dans lequel cette situation
07:51et cette société est en train de dégénérer,
07:53ce n'est pas Macron tout seul qui l'a créé.
07:55Il y a eu des antériorités.
07:56C'est car, en tout cas,
07:57c'est pour ça que je refuserais
08:00d'en faire l'estocade,
08:01et il ne serait pas l'estocade.
08:02Il ne porte pas la mise à mort du taureau,
08:04ou la mise à mort aujourd'hui de la démocratie.
08:07Je ne crois pas.
08:08Je crois qu'on est encore une fois des enfants gâtés
08:12qui ne faisons pas attention à la chance qu'on a.
08:14On est dans un pays de vraie liberté.
08:17Moi, je n'ai jamais connu un débat démocratique aussi important.
08:21Écoutez, vous avez compris que vous le disiez,
08:23je ne suis pas tout jeune.
08:24J'ai participé, je suis journaliste depuis presque 50 ans.
08:30J'ai commencé à être journaliste.
08:32Et alors, à l'époque, on avait une espèce de...
08:34Vous vous en souvenez, peut-être,
08:35vous êtes plus jeune que moi,
08:36mais vous vous en souvenez,
08:37un monopole d'État,
08:39à Béziers, ici, dans la région,
08:41tu avais le code...
08:42Tu avais, à l'époque, ça devait s'appeler FR3,
08:46FR3, vous savez, qui était l'État,
08:48et tu avais une radio officielle,
08:51et tu avais Midi Libre,
08:54un monopole de la presse quotidienne régionale.
08:56Et il y a même eu une époque, Robert Ménard,
08:57vous l'avez connu,
08:58où le ministre de l'Information,
08:59qui s'appelait M. Alain Perfi,
09:01dictait le contenu du JT directement au téléphone.
09:03Il avait une ligne directe avec la principale rédaction de l'audiovisuel.
09:09Tout ça, ça a changé.
09:11C'est un progrès colossal.
09:14Aujourd'hui, on a des chaînes qui s'affrontent.
09:16Si des chaînes disent des conneries,
09:18ou sont en dehors des clous,
09:22elles sont condamnées.
09:23Très bien, elles sont condamnées.
09:25Mais elles sont condamnées.
09:26Je ne suis pas contre ces condamnations-là,
09:28je vous le dis tout de suite.
09:29Mais en même temps, vous ne pouvez pas, à partir de là,
09:31dire, maintenant, elles vont se faire.
09:34Justement, Robert Ménard,
09:35je voudrais juste qu'Anissa Arfawi nous fasse un rappel.
09:37La pétition a plus de 600 000 signatures.
09:39Et maintenant, Anissa ?
09:40Plus de 600 000 signatures,
09:42juste il y a 10 minutes,
09:42elle a fiché 713 851 signatures sur le site de l'Assemblée nationale.
09:47Donc, ça grossit, ça grossit.
09:48Je vous rappelle que la semaine dernière,
09:49elle était encore autour de 100 000 signatures.
09:54Alors, bon, maintenant, qu'est-ce qui se passe ?
09:57Premier rendez-vous cet après-midi à 14h15.
09:59Le bureau de la Commission des affaires culturelles se réunit.
10:02Il peut proposer de classer la pétition
10:04ou de confier le dossier à un député rapporteur.
10:06La Commission devrait normalement se prononcer demain matin.
10:09Pour que l'affaire arrive dans l'hémicycle,
10:11il faut que le cap des 500 000 signatures soit déjà franchi,
10:14ce qui est déjà le cas.
10:15Il faut aussi qu'elles viennent d'au moins 30 départements
10:18ou collectivités d'outre-mer.
10:19Alors, si la Commission examine la pétition,
10:21son président ou un président de groupe
10:22peut demander un débat.
10:24Et c'est la conférence des présidents qui tranche.
10:27Mais enfin, si les députés débattent de cette pétition,
10:29est-ce qu'ils peuvent faire disparaître
10:31CNews de la TNT, carrément ?
10:32Alors, la fréquence en elle-même,
10:34c'est l'ARCOM qui en décide.
10:35Aujourd'hui, CNews est autorisé à y mettre sur la TNT
10:38jusqu'au 31 août 2035.
10:40L'ARCOM peut aller jusqu'à retirer cette autorisation
10:43si elle constate, après une mise en demeure,
10:45un nouveau manquement suffisamment grave.
10:47C'est une procédure à part entière.
10:49Donc, à cette heure,
10:49enfin, en tout cas, ce qu'on sait,
10:50c'est que demain matin,
10:51on verra si la Commission classe le dossier
10:54ou si elle charge un député de l'étudier.
10:56Pour la fréquence, donc, de cette chaîne d'information,
10:58c'est un autre calendrier.
11:00Robert Ménard, imaginez que CNews lance une pétition
11:03pour une contre-pétition,
11:04pour dire qu'au contraire,
11:06on demande à ce que CNews continue.
11:07Elle pourrait rassembler combien de signatures ?
11:10J'espère plus que ça.
11:12Évidemment, c'est le risque que prennent les autres.
11:16Mais Péricault, je serai le premier à la signer.
11:18Mais je signerai en même temps
11:20une pétition si quelqu'un voulait interdire l'humanité.
11:24Enfin, c'est le minimum.
11:26Moi, Dieu sait que l'humanité a menti.
11:28Dieu sait que ce journal avait même négocié
11:31au début de la Deuxième Guerre mondiale
11:33l'autorisation de paraître
11:34pendant l'occupation nazie de la France.
11:37Mais ce n'est pas pour ça que j'irai demander
11:39l'interdiction de l'humanité.
11:40C'est quelque chose qui me dépasse.
11:44Vous vous rendez compte ?
11:45Le débat moyenâgeux qu'on a.
11:47Un débat moyenâgeux.
11:48Qu'est-ce que c'est ?
11:49On va marquer au fer rouge tel journaliste.
11:53Attendez, je choisis à dessein
11:55puisque vous avez remarqué
11:56qu'un certain nombre de chaînes de télévision
11:58maintenant n'ont plus le logo de la chaîne
12:00ni sur la caméra de leur caméraman
12:03ni sur la bonnette de leur micro
12:06tellement elles ont peur de se faire agresser.
12:08Mais on est fou, ce pays est fou furieux.
12:11Robert Ménard, merci, merci infiniment
12:14d'avoir accepté cette conversation.
12:16J'espère pouvoir compter sur vous
12:17pour continuer à nous éclairer davantage
12:19sur la tragédie qui touche la démocratie française.
12:22Je vous dis à très bientôt.
12:23Merci d'avoir été avec nous.
12:23À très bientôt.
12:25Nous avons Olivier qui nous appelle de Melun.
12:26Bonjour Olivier.
12:28Bonjour Péricault.
12:29Que vous inspire cette situation et cette pétition ?
12:32Alors, évidemment, au ras du sol,
12:35c'est un vrai scandale.
12:38Et je pense que...
12:39Alors, dans un fonctionnement de démocratie normale,
12:42que des gens se disent
12:43qu'il faudrait jeter un coup d'œil sur quelque chose
12:45et que le gouvernement s'en empare,
12:47ça c'est logique,
12:47à condition que le gouvernement
12:49fasse son boulot correctement derrière.
12:52L'ARCOM ne s'est pas gêné de fermer C8
12:54sans demander d'avis ni des Français
12:56ni du gouvernement.
12:58S'ils ne se sont pas saisis de l'affaire CNews,
13:00c'est qu'à mon avis, ça devrait faire chier.
13:01C'est logique, c'est ce qu'on dit.
13:03L'ARCOM n'est pas complaisante.
13:05Après, elle est allée jusqu'à fermer C8.
13:07Donc, je pense que s'il y a une police,
13:08quelque part, des médias,
13:10elle existe.
13:10On n'a pas besoin d'en rajouter, me semble-t-il.
13:12Voilà.
13:13Mais par contre,
13:14en prenant un peu de hauteur,
13:16moi, j'ai l'impression que c'est un peu
13:17le début du fond du signe
13:18de LFI et de M. Mélenchon.
13:21Je vous explique.
13:21Après avoir fait beaucoup, beaucoup de bruit
13:24et être allé assez loin
13:26dans les excès de tout genre,
13:27de Mathilde Panot
13:29à M. Mélenchon
13:30dans ses meetings,
13:32il y a enfin un réveil
13:34de tous les gens
13:36qui ne sont pas éléfistes,
13:38que ce soit des Glucksmann
13:40ou au lié fort de la gauche,
13:42même si lui,
13:42pour des raisons politiciennes,
13:44a tendance de temps en temps
13:45à vouloir dire
13:45qu'il aura des appointances.
13:47On peut même parler de sursaut.
13:48On peut même parler de sursaut.
13:50Voilà.
13:51Et je pense que Mélenchon
13:53est à bloc
13:53et que là, pour lui,
13:55maintenant,
13:56il est passé par l'apex.
13:58Il débat comme il peut,
13:59mais il ne va faire que redescendre.
14:00Quand on regarde
14:01les précédentes élections,
14:03il a toujours gagné
14:035, 6, 7, 8 points
14:05pendant la campagne,
14:06avant l'élection.
14:08Mais là, en ce moment,
14:09sa réserve de voix,
14:10il semblerait que ce soit les jeunes.
14:11Or, je ne vois pas
14:12pourquoi un jeune
14:13qu'on irait sonder
14:14dirait
14:15« Oh, je ne suis pas encore sûr
14:16de voter pour Mélenchon ».
14:17Donc, dans les sondages
14:19qui sont faits de population,
14:21je pense que ça inclut déjà
14:22sa réserve de voix.
14:22Vous voulez dire
14:23que le schéma est très clair
14:24et aujourd'hui,
14:24quand on est interrogé,
14:25on sait très bien
14:26à quoi s'en tenir
14:26quand on vote pour l'un
14:27ou pour l'autre.
14:28Il n'y a pas de part de mystère
14:29à garder.
14:30Voilà.
14:31Et surtout,
14:31les jeunes,
14:31ils sont fouilleux.
14:33Donc, ils n'ont pas de raison
14:34de dire...
14:34L'avenir le dira.
14:36Et je vous avoue
14:36qu'il n'y a que certains
14:37sondeurs qui nous disent
14:38« Au contraire,
14:38il a été surévalué.
14:39Peut-être que là,
14:40au contraire,
14:40il a été sous-évalué.
14:41Peut-être que là,
14:42il est surévalué. »
14:43Et Olivier,
14:43merci pour votre témoignage.
14:44Vous appeliez de Melun
14:45et on a bien compris
14:46que vous étiez très inquiés
14:47vous aussi sur cette situation.
14:48Vous restez avec nous.
14:49Les lycéens se mobilisent
14:50indépendant ce temps
14:51qui écoutent encore
14:52les agriculteurs.
14:53La colère des lycéens
14:54a-t-elle fait oublié ?
14:55La colère paysanne ?
14:56On va demander
14:57à Jérôme Bay,
14:58l'éleveur bovin
14:59et figure du mouvement,
15:00ce qui a vraiment bougé
15:02pour les agriculteurs
15:03depuis leur manifestation.
15:04Et puis,
15:05vous qui nous écoutez,
15:06est-ce que vous pensez
15:06qu'on les entend encore
15:07ou est-ce que ça y est,
15:08on les a littéralement oubliés ?
15:10Dites-le au 0826 300 300.
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