00:00Les étudiants qui veulent étudier, regardez le sujet de Mathilde Couvillier-Flornois
00:04parce qu'il y a quand même des lycéens, des collégiens qui voudraient travailler.
00:09Devant cette université parisienne, un barrage filtrant est mis en place par quelques élèves.
00:15C'est nous qui décidons qui ont les centrés.
00:17S'il y a Thèse, s'il y a même BU, Prousse, etc., nous on laisse entrer les gens.
00:22Les étudiants qui souhaitent se rendre en cours ont été refusés à l'entrée de l'établissement.
00:27Certains ne comprennent plus ces blocages.
00:30Je pense que bloquer, ce n'est pas forcément la meilleure solution de manière systématique.
00:33Je pense que, par exemple, les personnes qui veulent aller en cours
00:35vont peut-être avoir du ressentiment envers les personnes qui font blocus.
00:40Ce professeur est exaspéré par la situation.
00:43C'est le détroit d'Ormous, c'est ouvert, c'est fermé.
00:46Quand c'est ouvert, on se prend un missile.
00:47Quand c'est fermé, on peut quand même rentrer.
00:50C'est une farce totale.
00:52À Nantes, ceux qui souhaitent aller en cours sont menacés par les autres élèves.
00:56On a voté contre les blocages.
00:58On était une petite cinquantaine à avoir levé la main.
01:00On s'est fait huer, traiter de nazi et de fasciste.
01:03On a dû s'en aller de l'Assemblée générale.
01:05Sans reprise des cours, certains étudiants craignent pour leur diplôme de fin d'année.
01:10Il y a une grosse inquiétude pour mon diplôme, pour mon avenir.
01:14Je n'ai pas du tout envie de redoubler.
01:16On n'en peut plus, nous, on veut juste retourner en cours.
01:19On n'a peur pas de notre année.
01:20Vraiment, il y a des étudiants qui ne sont vraiment pas bien.
01:23Selon le gouvernement, ce lundi, environ 15% des établissements de l'enseignement supérieur ont de nouveau connu des perturbations.
01:32L'UALIO était ce matin.
01:33Alors, c'est intéressant, ces jeunes qui, évidemment, on les montre peu.
01:36Les jeunes qui veulent quand même travailler.
01:38On invite à longueur de plateau des jeunes gens pour exprimer...
01:43Le fameux Elouane.
01:44Qui prétendent parler au nom de la jeunesse, à toute entièreté, alors qu'il ne représente même pas 1%
01:49de celle-ci.
01:50Il faut voir le pourcentage de jeunes gens qui sont syndiqués.
01:52Le fameux Elouane, c'est important parce que quand il y a la manifestation, il est au premier rang et
01:58tout de suite, il se fait mettre à deux rangs derrière pour mettre à la place Mme Rima Hassan.
02:03Et ça, c'est révélateur.
02:05Cette image est extrêmement révélateur.
02:06Écoutez Louis Alliot qui était ce matin avec Laurence Ferrari.
02:10En plus, on crée de la division parce que ce gouvernement est faible.
02:14C'est une minorité qui bloque aujourd'hui le système éducatif.
02:17Eh bien, il faut réouvrir les lycées.
02:19Il y a des moyens pour ça, mais encore faut-il en prendre les mesures.
02:23Et le gouvernement ne le fait pas.
02:25Il est anormal que les lycées soient condamnés par cette minorité agissante d'extrême-gauche.
02:31D'ailleurs, tous les porte-parole que l'on voit à la télévision sont curieusement d'ailleurs de gauche ou
02:36d'extrême-gauche.
02:37Il n'y en a aucun de droite.
02:39C'est là une curiosité particulière.
02:41Et c'est vrai que nous, on a invité Louise Montangon de l'Uni, mais elle n'a pas été
02:46invitée.
02:47Elle a été invitée sur BFM.
02:48Avec Gabriel Attal, qui soutient Gabriel Attal et qui a d'ailleurs été très vivement critiquée pour ça.
02:54Ça veut dire que parmi les représentants lycéens, en effet, vous devez appartenir à la gauche, sinon vous êtes ciblé.
03:00Non, ça n'a pas toujours été ciblé.
03:02Ça a toujours été le cas ?
03:03Oui.
03:03Ah bon ?
03:04Mais ce n'est pas pour ça que je l'utilise pas.
03:06Donc la gauche, vous nous écrivez que la gauche est majoritaire ?
03:10Je dis que les mouvements lycéens ont toujours été incarnés par des...
03:14Il y avait l'Uni en politisant.
03:15Il y avait les autres travaillent, en fait.
03:17C'est ça l'histoire.
03:19Il faut préciser qu'on a vu quand même des étudiants inquiets, eux aussi.
03:23Mais simplement pour leur avenir et pour leur année.
03:25Peut-être que cette inquiétude pourrait trouver sa place dans nos débats.
03:28Mais écoutez, les parents...
03:29Ils ont de quoi être inquiets, ils ont de quoi être en colère aussi.
03:32Par exemple, à Sciences Po, ça fait des semaines que les cours sont passés en distanciel,
03:36alors même que vous avez des jeunes gens qui payent parfois 15 000 euros par an...
03:39Vous payez pas quand même que les premières revendications lycéennes abordaient le fait qu'il manque des enseignants...
03:46Mais c'est pas ça, le vrai truc.
03:49Un établissement sur deux, Pascal.
03:50Mais arrêtez le vrai truc, ils ne veulent pas de sélection.
03:54C'est vrai, mais il y a aussi le fait qu'il y a des absences...
04:00Moi, j'ai eu un témoignage d'une personne qui n'a pas eu cours de philo pendant six mois,
04:05alors que la matière...
04:08Olivier, Pascal, sélection, comment dire ?
04:11Dites-moi.
04:12Tout ça est un prétexte.
04:14Vous le savez bien.
04:15Oui, d'accord, mais c'est un réceptif quand même.
04:16Oui, c'est sans doute un sujet.
04:18Mais la sélection, en revanche, ils ne veulent pas de sélection.
04:21Pas cette sélection.
04:22Pardon ?
04:23Ils ne veulent pas de sélection.
04:25Ils ne veulent pas de sélection.
04:27Moi, je pense qu'il faut de la sélection.
04:29Évidemment.
04:30Il faut simplement...
04:31Ça s'appelle un examen.
04:32Un examen à la fin de la troisième.
04:34Oui, oui.
04:35Si tu es capable...
04:35C'est très simple, d'ailleurs.
04:36Si tu es capable de passer en seconde, tu fais l'examen.
04:39Si tu n'es pas capable, tu redoubles une fois.
04:40Puis tu redoubles deux fois.
04:41Puis tu peux redoubler dix fois si tu veux.
04:43Mais par contre...
04:43Parce qu'il a raison, il faut considérer quand même un entretien d'embauche, c'est fasciste.
04:46Alors, écoute-moi...
04:47Bon.
04:48Et alors Roland Lescure, paraît-il qu'il a fait le plein dans ça.