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«Parmi les représentants lycéens, vous devez appartenir à la gauche sinon vous êtes ciblés», note Thomas Bonnet

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur ces étudiants qui veulent travailler et réclament la fin des blocages.

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Transcription
00:00Les étudiants qui veulent étudier, regardez le sujet de Mathilde Couvillier-Flornois
00:04parce qu'il y a quand même des lycéens, des collégiens qui voudraient travailler.
00:09Devant cette université parisienne, un barrage filtrant est mis en place par quelques élèves.
00:15C'est nous qui décidons qui ont les centrés.
00:17S'il y a Thèse, s'il y a même BU, Prousse, etc., nous on laisse entrer les gens.
00:22Les étudiants qui souhaitent se rendre en cours ont été refusés à l'entrée de l'établissement.
00:27Certains ne comprennent plus ces blocages.
00:30Je pense que bloquer, ce n'est pas forcément la meilleure solution de manière systématique.
00:33Je pense que, par exemple, les personnes qui veulent aller en cours
00:35vont peut-être avoir du ressentiment envers les personnes qui font blocus.
00:40Ce professeur est exaspéré par la situation.
00:43C'est le détroit d'Ormous, c'est ouvert, c'est fermé.
00:46Quand c'est ouvert, on se prend un missile.
00:47Quand c'est fermé, on peut quand même rentrer.
00:50C'est une farce totale.
00:52À Nantes, ceux qui souhaitent aller en cours sont menacés par les autres élèves.
00:56On a voté contre les blocages.
00:58On était une petite cinquantaine à avoir levé la main.
01:00On s'est fait huer, traiter de nazi et de fasciste.
01:03On a dû s'en aller de l'Assemblée générale.
01:05Sans reprise des cours, certains étudiants craignent pour leur diplôme de fin d'année.
01:10Il y a une grosse inquiétude pour mon diplôme, pour mon avenir.
01:14Je n'ai pas du tout envie de redoubler.
01:16On n'en peut plus, nous, on veut juste retourner en cours.
01:19On n'a peur pas de notre année.
01:20Vraiment, il y a des étudiants qui ne sont vraiment pas bien.
01:23Selon le gouvernement, ce lundi, environ 15% des établissements de l'enseignement supérieur ont de nouveau connu des perturbations.
01:32L'UALIO était ce matin.
01:33Alors, c'est intéressant, ces jeunes qui, évidemment, on les montre peu.
01:36Les jeunes qui veulent quand même travailler.
01:38On invite à longueur de plateau des jeunes gens pour exprimer...
01:43Le fameux Elouane.
01:44Qui prétendent parler au nom de la jeunesse, à toute entièreté, alors qu'il ne représente même pas 1%
01:49de celle-ci.
01:50Il faut voir le pourcentage de jeunes gens qui sont syndiqués.
01:52Le fameux Elouane, c'est important parce que quand il y a la manifestation, il est au premier rang et
01:58tout de suite, il se fait mettre à deux rangs derrière pour mettre à la place Mme Rima Hassan.
02:03Et ça, c'est révélateur.
02:05Cette image est extrêmement révélateur.
02:06Écoutez Louis Alliot qui était ce matin avec Laurence Ferrari.
02:10En plus, on crée de la division parce que ce gouvernement est faible.
02:14C'est une minorité qui bloque aujourd'hui le système éducatif.
02:17Eh bien, il faut réouvrir les lycées.
02:19Il y a des moyens pour ça, mais encore faut-il en prendre les mesures.
02:23Et le gouvernement ne le fait pas.
02:25Il est anormal que les lycées soient condamnés par cette minorité agissante d'extrême-gauche.
02:31D'ailleurs, tous les porte-parole que l'on voit à la télévision sont curieusement d'ailleurs de gauche ou
02:36d'extrême-gauche.
02:37Il n'y en a aucun de droite.
02:39C'est là une curiosité particulière.
02:41Et c'est vrai que nous, on a invité Louise Montangon de l'Uni, mais elle n'a pas été
02:46invitée.
02:47Elle a été invitée sur BFM.
02:48Avec Gabriel Attal, qui soutient Gabriel Attal et qui a d'ailleurs été très vivement critiquée pour ça.
02:54Ça veut dire que parmi les représentants lycéens, en effet, vous devez appartenir à la gauche, sinon vous êtes ciblé.
03:00Non, ça n'a pas toujours été ciblé.
03:02Ça a toujours été le cas ?
03:03Oui.
03:03Ah bon ?
03:04Mais ce n'est pas pour ça que je l'utilise pas.
03:06Donc la gauche, vous nous écrivez que la gauche est majoritaire ?
03:10Je dis que les mouvements lycéens ont toujours été incarnés par des...
03:14Il y avait l'Uni en politisant.
03:15Il y avait les autres travaillent, en fait.
03:17C'est ça l'histoire.
03:19Il faut préciser qu'on a vu quand même des étudiants inquiets, eux aussi.
03:23Mais simplement pour leur avenir et pour leur année.
03:25Peut-être que cette inquiétude pourrait trouver sa place dans nos débats.
03:28Mais écoutez, les parents...
03:29Ils ont de quoi être inquiets, ils ont de quoi être en colère aussi.
03:32Par exemple, à Sciences Po, ça fait des semaines que les cours sont passés en distanciel,
03:36alors même que vous avez des jeunes gens qui payent parfois 15 000 euros par an...
03:39Vous payez pas quand même que les premières revendications lycéennes abordaient le fait qu'il manque des enseignants...
03:46Mais c'est pas ça, le vrai truc.
03:49Un établissement sur deux, Pascal.
03:50Mais arrêtez le vrai truc, ils ne veulent pas de sélection.
03:54C'est vrai, mais il y a aussi le fait qu'il y a des absences...
04:00Moi, j'ai eu un témoignage d'une personne qui n'a pas eu cours de philo pendant six mois,
04:05alors que la matière...
04:08Olivier, Pascal, sélection, comment dire ?
04:11Dites-moi.
04:12Tout ça est un prétexte.
04:14Vous le savez bien.
04:15Oui, d'accord, mais c'est un réceptif quand même.
04:16Oui, c'est sans doute un sujet.
04:18Mais la sélection, en revanche, ils ne veulent pas de sélection.
04:21Pas cette sélection.
04:22Pardon ?
04:23Ils ne veulent pas de sélection.
04:25Ils ne veulent pas de sélection.
04:27Moi, je pense qu'il faut de la sélection.
04:29Évidemment.
04:30Il faut simplement...
04:31Ça s'appelle un examen.
04:32Un examen à la fin de la troisième.
04:34Oui, oui.
04:35Si tu es capable...
04:35C'est très simple, d'ailleurs.
04:36Si tu es capable de passer en seconde, tu fais l'examen.
04:39Si tu n'es pas capable, tu redoubles une fois.
04:40Puis tu redoubles deux fois.
04:41Puis tu peux redoubler dix fois si tu veux.
04:43Mais par contre...
04:43Parce qu'il a raison, il faut considérer quand même un entretien d'embauche, c'est fasciste.
04:46Alors, écoute-moi...
04:47Bon.
04:48Et alors Roland Lescure, paraît-il qu'il a fait le plein dans ça.

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